
Publié le 23 juin 2026, mis à jour le 23/06/2026
Encart normalisé de présentation du contact :
Contacté : Helen et Betty Mitchell, qui sont sœurs, originaires du Missouri aux USA.
Planète du contact : MARS, planète de notre système solaire, dans une alliance avec d’autres planètes du système dont Vénus, Jupiter, Saturne ou Pluton appelée « la Ligue ».
Nom du contact principal : Zelas, Elen en contact sur Terre d’abord, mais aussi rencontre dans le vaisseau de Kadar Alna (commandant du vaisseau mère et haut responsable de la Ligue), Benen, Len, Emba, Wone et d’autres comme interlocuteur dans les communications depuis le sol comme Sigt, Tregon, To, Fot, Sapa, Larye, Bazon.
Date et lieu du contact : le 20 mai 1957 dans un snack-café de la zone commerciale de la région de Saint-Louis (non loin de laquelle elles habitaient), dans le Missouri, aux USA.
Présentation complète du contact par vidéo détaillée d'accompagnement :
Vidéos détaillées : Youtube, Odysee (non encore réalisées, liens absents)
Vidéos abrégées : Youtube, Odysee (non encore réalisées, liens absents)
Durée de lecture de l'article entier : 2h40
Sommaire cliquable de liens internes :
◻️ Planète d'origine des contacts
◻️ Identité du contacté
◻️ Époque et lieu du contact
◻️ Publication de l'histoire
◻️ Comment a eu lieu le contact
➳ Le premier contact dans un café-snack sur Terre
➳ La surveillance terrestre et le premier contact radio avec le Meired
➳ Alna, la Ligue et le destin spirituel de la Terre
➳ Les visiteurs de Mars et de Vénus dévoilent leur mission
➳ Une soucoupe de Mars dans la campagne
➳ Le voyage vers le Meired de Mars
➳ La découverte du Meired de Mars
➳ Le retour sur Terre et la décision de témoigner
◻️ Apparence des habitants de Mars
◻️ Description de leur monde et de leur civilisation
➳ Description physique de Mars
➳ Gouvernement et lois
➳ Population et emploi
➳ Repas
➳ Énergie
➳ Histoire de l’évolution de leur civilisation
➳ Les villes
➳ Formation de la Ligue
➳ Mariage et naissance
➳ La capitale Vrss
➳ Transport
➳ Agriculture
➳ Industrie et production
➳ Croyance
➳ Éducation
➳ Médecine
➠ Extrait 1 : vaisseaux spatiaux
➳ Vaisseau navette
➳ Apparence extérieure
➳ Structure générale intérieure
➳ Zone de pilotage
➳ Cartographie et navigation
➳ Lentille d'observation centrale
➳ Sièges passagers
➳ Propulsion
➳ Champ vibratoire et camouflage
➳ Caractéristiques de vol
➳ Fonction dans l'organisation de la Ligue
➳ Disques de surveillance
➳ Vaisseau mère : le Meired
➳ Le Meired : apparence extérieure
➳ Le Meired : architecture intérieure générale
➳ Le pont de réception et le hangar principal
➳ Les systèmes d’accès
➳ Les quartiers et salles de réunion
➳ Les centres de contrôle
➳ Les systèmes d’observation
➳ Les zones de loisirs
➳ Le restaurant et les espaces collectifs
➳ Le Temple du Meired
➳ La cohérence des vaisseaux avec les autres contactés des mêmes mondes
➠ Extrait 2 : le pourquoi du contact avec la Terre
➠ Extrait 3 : le danger du nucléaire
➠ Extrait 4 : les visiteurs extraterrestres hostiles
➠ Extrait 5 : la guerre occulte entre les Fraternités Blanche et Noire
➠ Extrait 6 : le gouvernement martien et les lois de l’évolution
➠ Extrait 7 : la médecine vibratoire et les causes spirituelles de la maladie
➠ Extrait 8 : la formation d’un membre de la Ligue
➠ Extrait 9 : l’Atlantide, la chute d’un âge d’or et l’avenir de la Terre
➠ Extrait 10 : la planète Lucifer
➠ Extrait 11 : la lecture du passé par la technologie Vénusienne
➠ Extrait 12 : les lois divines et les mondes de la Lumière et de Sirius
➠ Extrait 13 : la roue de la vie, la mort et la réincarnation
➠ Extrait 14 : les prophéties de la Terre future
➠ Extrait 15 : les plans de l’univers et l’évolution de la conscience
➠ Complément 1 : Le contact avec Mars de Ernest L. Norman
➳ Description de Mars et de sa civilisation souterraine
➳ Norman en réaction à un article scientifique sur Mars
➳ D’autres contacts avec Vénus
➳ Les informations de Ernest L. Norman sur d’autres civilisations dont Vénus
➠ Complément 2 : Des photos bizarres de Mars par la Nasa
🔗 Liens vers des documents plus complets sur ce contact
Contenu complet du contact provenant du livre :
Planète d’origine des contacts :
Ils sont présentés comme originaires principalement de la planète Mars, bien que certains membres de leur organisation proviennent également de Vénus ainsi que d’autres mondes habités du système solaire (Jupiter, Saturne, Pluton). Selon leur récit, Mars et Vénus abritent des civilisations humaines très anciennes, beaucoup plus avancées que celle de la Terre sur les plans technologique, scientifique et spirituel. Les Martiens décrivent leur société comme unifiée, pacifique et fondée sur des lois universelles d’évolution, tandis que les Vénusiens sont présentés comme ayant joué un rôle majeur dans l’histoire de Mars, notamment après la destruction de son ancienne civilisation, ainsi que dans l’accompagnement discret de la Terre. Les communications évoquent également l’existence de peuples associés à Jupiter, Saturne et à d’autres mondes du système solaire, intégrés à une communauté interplanétaire plus vaste.
Les visiteurs appartiennent à une organisation appelée la Ligue. Cette institution regroupe des hommes et des femmes issus de plusieurs planètes du système solaire. Son principal centre de formation et d’administration se trouve sur Mars, dans la cité de Vrss, mais ses membres proviennent de différents mondes et servent ensemble au sein d’une même structure. Sa mission consiste à maintenir les échanges entre les planètes habitées, à développer les connaissances scientifiques, à explorer l’espace et à accompagner l’évolution des civilisations moins avancées. Une partie de ses membres reçoit une formation spécialisée pour les missions liées à la Terre.
Leurs opérations sont coordonnées depuis de grands vaisseaux spatiaux appelés Meireds, qui servent à la fois de centres de commandement, de recherche, de communication, d’observation et de transport interplanétaire. Les équipages de ces vaisseaux sont composés de représentants de plusieurs mondes. Les membres de la Ligue affirment surveiller la Terre depuis longtemps afin d’éviter que l’humanité ne répète certaines catastrophes ayant autrefois frappé Mars. Leur objectif déclaré est d’aider les êtres humains à progresser vers un futur âge de paix, d’unité et de coopération avec les autres peuples de l’espace.
Liste des interlocuteurs identifiés de Helen et Betty dans le contact :
· Zelas (Martien, membre de la Ligue, principal contact sur Terre)
· Elen (Vénusien élevé et formé sur Mars, membre de la Ligue, assistant d'Alna)
· Alna (également appelé Kadar ; commandant du Meired et haut responsable de la Ligue)
· Benen (membre de la Ligue, accompagne Helen lors de son voyage vers le Meired)
· Len (femme rencontrée à bord du Meired, sœur d'un prêtre du Temple de Lumière)
· Emba (membre de la Ligue présent lors de la visite du Meired)
· Wone (responsable d'un centre de communication du Meired, déjà connu des sœurs par les transmissions)
· To (interlocuteur martien qui raconte l'histoire de Menw et explique la Ligue)
· Fot (interlocuteur martien de la ville de Dufit Reuah ; explique la guerre antique de Mars et la médecine)
· Sapa (scribe du Temple de Lumière ; explique la création de la Terre, l'Atlantide et l'évolution humaine)
· Larye (scribe d’Aaru du Temple de Lumière ; explique la religion, la nature de Dieu, les lois universelles, les hiérarchies spirituelles, la civilisation de Sirius, les cycles de la vie, l’au-delà et la réincarnation)
· Bazon (scribe d’Aaru du Temple de Lumière ; explique la Roue de la Vie, le corps électrique ou âme, le mécanisme des « gravures » karmiques, la réincarnation, les cycles planétaires de l’existence et l’évolution de la conscience après la mort)
· Sigt (membre du Rilem et enseignant du Temple de Lumière ; explique l’organisation de l’enseignement martien, les méthodes éducatives de la Ligue)
· Tregon (Vénusien ; présente la version vénusienne de l’histoire de la Terre et de l’Atlantide, l’influence des habitants de Lucifer sur l’humanité)
Identité des contactées :
Helen et Betty Mitchell sont deux sœurs américaines ayant grandi dans une petite ville du sud-ouest des États-Unis avant de s’installer dans la région de Saint-Louis, dans le Missouri. Toutes deux se sont mariées à l’âge adulte, leur père étant décédé avant la mariage de Betty qui précéda celui de Helen de 2 ans, mais leurs mariages ont échoué et elles sont mère célibataire. Au moment des contacts, elles vivent de nouveau sous le même toit avec leurs enfants respectifs, et leur mère. Issues d’un milieu ordinaire, fortement marqué par l’éducation chrétienne et la vie familiale, elles ne possèdent aucune fonction scientifique, politique ou religieuse particulière avant le début de leurs expériences avec les visiteurs. La vie quotidienne du foyer est décrite comme simple et stable.

Elles ne sont présentées ni comme des scientifiques, ni comme des personnalités publiques, ni comme des membres d’un mouvement ésotérique particulier avant le début des contacts.
Les âges exacts des deux sœurs ne semblent pas être précisés de manière claire. Elles apparaissent toutefois comme des femmes adultes, responsables de famille et pleinement intégrées à la vie quotidienne de leur communauté au moment des évènements.
Leur sélection fin mai 1957 comme contactées par des êtres de « la Ligue » de Mars est décrite comme celle de personnes ordinaires choisies pour leur caractère, leur réceptivité et leur capacité à transmettre les enseignements reçus. elles découvrent progressivement les enseignements qui leur sont transmis et posent fréquemment des questions destinées à obtenir des explications sur la Ligue, Mars, Vénus, la spiritualité, l’histoire de la Terre et l’organisation des sociétés extraterrestres.
Elles ont parlé en 1958 conférence dans des associations d’Ufologie et à de petits groupes. Puis il n’y eut plus d’apparition publique pendant un temps.
Helen explique lors d’une conférence en janvier 1959 que son retrait temporaire de la scène ufologique n’était pas dû aux prétendus « Hommes en Noir » comme certains l’ont dit, elles n’ont jamais été menacées, mais à des raisons personnelles. Elle révèle notamment qu’un projet de départ pour la France avait été envisagé avant d’être abandonné, ce qui explique leur retour ultérieur aux conférences publiques.
Elles apparaissent à la convention ufologique de Buck Nelson le 28 juin 1959, et les sœurs ont constaté que le message ne fut pas bien reçu par le public, avec les opposants habituels hautement septiques. Elles furent attaquées par les habituels « opposants ». Elles le refirent encore une fois lors d’une autre convention similaire l’année suivante en 1960, puis abandonnèrent et cessèrent de parler publiquement. Depuis elles ont disparu complètement de la scène publique.

Époque et lieu du contact :
Le contact débute le 20 mai 1957 à 13h30 dans la région de Saint-Louis, dans l’État du Missouri, aux États-Unis. La première rencontre a lieu dans un petit café-snack situé dans une zone commerciale de la ville, où les sœurs Helen et Betty Mitchell font la connaissance de deux hommes se présentant sous les noms de Zelas et Elen.
Les échanges se poursuivent ensuite à leur domicile grâce à un dispositif de communication construit par elles selon des instructions simples fournies par les visiteurs, puis lors de nouvelles rencontres physiques dans la région de Saint-Louis.
Une partie importante du récit se déroule également à bord d’une soucoupe volante et du Meired, immense vaisseau spatial servant de base opérationnelle à la Ligue dans l’espace proche de la Terre. Les informations transmises concernent principalement Mars, Vénus, la Ligue interplanétaire et l’évolution passée et future de l’humanité.
Les contacts dureront environ 2 ans, avec 23 contacts principaux recensés par Helen et Betty. Zelas et Elen affirmeront dans les discussions que les Gens de l’Espace observaient Helen et Betty depuis huit ans et qu’elles étaient suivies de façon intermittente depuis leur naissance. Ils expliquent avoir choisi les deux sœurs comme futurs intermédiaires destinés à transmettre leurs enseignements à la Terre.
Publication de l’histoire :
Gray Barker, de Clarksburg en Virginie-Occidentale, publia la première transcription de cette première présentation dans un petit livret de 15 pages intitulé « Nous avons rencontré les gens de l’espace », qu’il vendait 1 dollar l’exemplaire. L’histoire des soeurs Mitchell fut racontée dans une réédition de ce petit pamphlet sous le titre « Parmi les soucoupes volantes », puis l’affaire sembla perdre de son élan après que les soeurs eurent cessé de parler de leurs expériences.


Mais Helen mit par écrit l’autobiographie de leur affaire dans un manuscrit dactylographié de 216 pages qui sera publié par Wendelle Stevens.

Comment a eu lieu le contact :
Le premier contact dans un café-snack sur Terre
Nous sommes le 20 mai 1957. Betty et sa sœur Helen passent le début d’après-midi dans un nouveau centre commercial. Fatiguées de la foule, vers 13h30 elles s'installent dans un café où une discussion sur la télépathie les conduit à échanger sur les impulsions cérébrales et la possibilité de lire les pensées. Deux jeunes hommes assis à une table voisine interviennent alors dans leur conversation. Les inconnus, nommés plus tard Zelas et Elen, développent une réflexion philosophique selon laquelle toute manifestation naît d'abord sous forme de pensée ou d'énergie invisible. La discussion dérive vers les causes de la guerre, qu'ils attribuent à la peur, à la cupidité et à l'incompréhension, tandis qu'ils soutiennent que la paix pourrait être obtenue grâce à la fraternité et à l'unité de l'humanité.
Le sujet se déplace ensuite vers le paradis et la vie dans l'univers. Helen estime que le paradis pourrait exister quelque part parmi les étoiles. Les deux hommes paraissent attendre cette réponse et interrogent les sœurs sur l'existence d'autres formes de vie. Après que Betty a évoqué des livres parlant d'êtres spatiaux et de soucoupes volantes, les inconnus révèlent qu'ils se nomment Elen et Zelas et qu'ils viennent de Mars. D'abord incrédules, les deux sœurs les interrogent sur leur présence sur Terre et sur les conditions de vie martiennes, pour tester leurs propos. Les visiteurs affirment que Mars est environ 2 500 ans plus avancée que la Terre, qu'elle a connu les mêmes problèmes mais les a dépassés, et qu'ils sont venus aider l'humanité à progresser vers la paix, l'amour, la science et l'unité. Ils expliquent également que les habitants des planètes du système solaire possèdent une apparence essentiellement humaine et ils contestent les théories terrestres sur le climat martien.
Le tournant de la rencontre survient lorsqu'Elen révèle des souvenirs très personnels de l'enfance des deux sœurs qu'aucun inconnu ne pourrait normalement connaître. Il leur affirme alors qu'elles sont observées depuis des années et que ce contact a été soigneusement préparé. Les deux visiteurs déclarent appartenir à une organisation interplanétaire appelée la Ligue, regroupant des représentants de Mars, Vénus, Jupiter, Saturne, Pluton et d'autres mondes. Selon eux, cette organisation surveille l'évolution de la Terre et intervient discrètement pour favoriser son progrès. Ils décrivent également leur société comme beaucoup plus harmonieuse que celle de la Terre : les divorces y seraient inexistants grâce à un Conseil des Conseils composé de douze sages utilisant des méthodes avancées et des ordinateurs pour déterminer la compatibilité des futurs époux avant le mariage.
Concernant l’organisation de la Ligue : il est indiqué qu’au-dessus de la Ligue existe une structure appelée le « Conseil des Conseils », composée de douze membres sélectionnés parmi la Ligue et constituant l’autorité suprême pour toutes les opérations concernant la Terre.
Les visiteurs expliquent ensuite qu'ils résident habituellement dans un grand vaisseau spatial appelé Meired, stationné à environ deux mille miles de la Terre et parfois observé par les astronomes terrestres. Ils décrivent plusieurs catégories de soucoupes volantes, depuis de petits appareils de surveillance jusqu'à de grands vaisseaux interplanétaires. Ils affirment également que les différentes planètes habitées du système solaire présentent des populations humaines aux apparences variées mais partageant la même structure physique fondamentale. Au fil de la conversation, Betty passe progressivement du scepticisme à la conviction que les deux hommes disent peut-être la vérité. Après avoir promis de reprendre contact, Elen et Zelas quittent les lieux. Les deux sœurs rentrent chez elles profondément troublées, partagées entre doute et fascination, et décident de garder l'expérience secrète jusqu'à ce qu'elles obtiennent de nouvelles preuves de l'identité réelle de leurs mystérieux visiteurs.
La surveillance terrestre et le premier contact radio avec le Meired
La semaine qui suit leur première rencontre est marquée par le doute. Betty et Helen oscillent constamment entre l'idée d'avoir été victimes d'une plaisanterie élaborée et la conviction d'avoir réellement rencontré des visiteurs martiens. Malgré leurs discussions répétées et quelques tentatives discrètes pour obtenir des informations auprès de leurs proches, elles ne trouvent aucune explication satisfaisante. Elles ressentent cependant toutes deux un attachement grandissant envers Zelas et Elen, et une impression de vide depuis leur disparition. Une semaine plus tard, en retournant faire quelques courses dans la même zone commerciale, elles reviennent presque instinctivement au même restaurant où elles avaient rencontré les deux hommes. Là, elles découvrent Elen qui semble les attendre. Il leur explique qu'il avait prévu leur venue grâce à des impulsions mentales dirigées vers elles.
Au cours de cette nouvelle rencontre, Elen leur parle davantage de la mission de la Ligue. Il affirme que de nombreux habitants de Mars vivent discrètement parmi les Terriens, principalement dans les domaines scientifiques et médicaux, afin d'encourager le progrès de l'humanité. Selon lui, les contactés terrestres ont pour rôle de préparer les populations à accepter l'existence d'autres civilisations. Il explique qu'un atterrissage public auprès des gouvernements provoquerait actuellement panique, méfiance et réactions militaires, chaque bloc politique soupçonnant l'autre d'être responsable de cette apparition. La Ligue préfère donc préparer progressivement les mentalités avant tout contact officiel. Lorsqu'Helen s'étonne que deux femmes ordinaires aient été choisies pour participer à cette mission, Elen répond que la valeur d'une personne ne se mesure pas uniquement à son niveau d'éducation et qu'elles ont été sélectionnées pour des raisons précises.
La conversation porte ensuite sur les méthodes utilisées pour organiser les contacts. Elen affirme que certaines pensées peuvent être implantées dans l'esprit d'une personne au moyen de vibrations agissant sur des zones spécifiques du cerveau afin de l'inciter à se rendre à un lieu donné. Il précise cependant que cela dépend toujours de la réceptivité de l'individu. Les futurs contactés feraient l'objet d'une surveillance permanente menée depuis le Meired, grâce à de minuscules disques de moins de deux pouces (5 cm) capables d'enregistrer images, conversations et pensées avant de retransmettre ces informations au vaisseau spatial. Elen décrit longuement leur fonctionnement : ces appareils utiliseraient des propriétés cristallines particulières pour capter et amplifier les vibrations, puis seraient attirés vers une personne en suivant sa signature mentale. Une fois saturés d'informations, ils perdraient leur harmonie vibratoire avec la cible et reviendraient automatiquement à leur point de départ. Il affirme également que la Ligue conserve depuis 2008 av. J.-C. des archives extrêmement détaillées retraçant les pensées, les vies successives et les réincarnations des habitants de la Terre.
Elen explique aussi que ces disques suivent les lignes magnétiques entourant la Terre et qu'en cas de collision avec un avion ils se désintégreraient instantanément sans provoquer de dégâts importants. Après ces explications techniques, il propose aux deux sœurs quelque chose de spectaculaire : construire un dispositif leur permettant de communiquer directement avec le Meired. Il leur remet alors une liste de matériaux ainsi qu'un schéma précis de montage, tout en insistant sur la nécessité absolue de garder cet appareil secret afin qu'il ne tombe pas entre de mauvaises mains.
Les sœurs reçoivent l’ordre de mémoriser entièrement le schéma sans pouvoir l’emporter avec elles. Les visiteurs insistent sur le fait que chaque composant doit être placé exactement à l’endroit indiqué sous peine d’échec du dispositif. Convaincues de la réalité de leurs visiteurs, Betty et Helen passent le reste de l'après-midi à rechercher les composants nécessaires puis rentrent chez elles pour assembler soigneusement l'appareil dans leur sous-sol.
Une fois la construction achevée, elles effectuent un premier essai avec beaucoup d'appréhension. Après quelques instants de silence, le dispositif fonctionne : elles entendent clairement la voix de Zelas. Celui-ci leur révèle qu'il les observait pendant l'assemblage de l'appareil et leur confirme qu'elles ont réussi. Il leur demande de reprendre contact deux heures plus tard, car le commandant du Meired, nommé Alna, souhaite leur parler personnellement. Les deux sœurs sont alors envahies par l'excitation et l'émerveillement. Tous leurs doutes disparaissent pratiquement, remplacés par la certitude qu'elles participent désormais à quelque chose d'extraordinaire dont elles ne mesurent pas encore toute l'importance.
Commentaire personnel :
Les informations données par la suite sur la façon dont le dispositif est utilisé permet d’essayer de deviner des grandes lignes de sa constitution. Betty et Helen doivent poser la main sur le dispositif pour pouvoir entendre une transmission qui leur est faite depuis le vaisseau. Si elles ne le touchent pas elles n’entendent rien. Ce dispositif semble permettre que des informations envoyées par le biais d’ondes d’un certain type soient entendues dans leur esprit lorsqu’elles touchent l’appareillage construit. Probablement des ondes télépathiques envoyées et accordées à la fréquence que l’appareil peut recevoir et amplifier afin qu’elles entendent un message envoyé par un appareil permettant l’envoi depuis le vaisseau. L’appareil est probablement un assemblage simple constitué de cristaux et métaux précis achetés et agencés les uns par rapport aux autres pour permettre cette fonction d’amplification d’une onde télépathique dirigée vers lui. En soi il ne transmet pas vraiment mais sert juste d’amplificateur d’un signal reçu de manière probable. Evidemment je peux me tromper complètement dans ma compréhension.
Les êtres du vaisseau expliqueront utiliser leur technologie pour les voir et les entendre à travers leur maison depuis leur vaisseau en haut altitude et le démontreront lorsqu’une des sœurs ira dans le vaisseau en orbite plus tard. Donc ils entendent ce que les sœurs disent en réponse par leur technologie, et les sœurs entendent les messages télépathiques accordés envoyés par l’émetteur du vaisseau vers cet assemblage, lorsqu’elles sont en contact avec lui pour circulation de l’influx vibratoire. Voilà ma tentative de compréhension et d’explication. Qui encore une fois peut être totalement erronée.
Alna, la Ligue et le destin spirituel de la Terre
Après avoir réussi à établir le contact avec le Meired grâce au dispositif construit selon les instructions d’Elen, Betty et Helen attendent avec impatience l’entretien promis avec le commandant Alna. Les deux heures qui précèdent leur paraissent interminables. Pendant le dîner, les tâches domestiques et le coucher des enfants, elles restent absorbées par l’importance de ce qui leur arrive. Peu à peu, leur nervosité laisse place à une réflexion plus profonde sur l’avenir de l’humanité et celui de leurs enfants. Elles en viennent à considérer leur participation à cette expérience comme une responsabilité importante, surtout si elle peut contribuer à éviter une future catastrophe mondiale et favoriser un monde plus pacifique.
À l’heure convenue, elles utilisent le dispositif et entendent d’abord la voix de Zelas, qui les met en relation avec Alna, commandant du Meired. Contrairement à la télépathie, cette communication leur apparaît comme une véritable conversation à distance, comparable à un appel téléphonique. Alna s’exprime dans un langage solennel centré sur l’amour, l’unité et la fraternité. Il affirme que l’humanité doit apprendre à vivre selon ces principes et que les deux sœurs auront pour mission d’aider à diffuser cette compréhension. Selon lui, même si une seule personne accepte cette vérité, les efforts entrepris auront été utiles. Il présente l’amour non comme un sentiment de faiblesse mais comme une loi fondamentale de l’univers fondée sur la justice, l’harmonie et le service du bien commun.
Alna explique ensuite que plusieurs planètes du système solaire sont habitées par des civilisations très avancées ayant dépassé la guerre, la maladie, la haine et la pauvreté. Ces peuples vivraient dans des sociétés harmonieuses où les sciences sont développées au service du bien-être collectif. Betty perçoit alors la possibilité que la Terre puisse un jour suivre la même voie. Alna les encourage à poursuivre leur mission de diffusion de ces enseignements et leur témoigne son respect. Les deux sœurs se sentent profondément honorées d’avoir été choisies pour participer à cette œuvre.
Lorsque Helen lui demande pourquoi elles ont été sélectionnées, Alna répond par une comparaison entre l’esprit humain et un récipient. Selon lui, beaucoup de personnes sont tellement remplies de certitudes et de connaissances terrestres qu’elles rejettent automatiquement toute idée nouvelle. Les deux sœurs, au contraire, posséderaient une ouverture d’esprit et un désir sincère de comprendre qui permettent à ces enseignements d’être reçus et assimilés. Cette explication conduit Betty à réfléchir sur l’orgueil intellectuel et sur la nécessité de conserver une attitude humble face à l’inconnu.
La conversation devient ensuite plus personnelle. Alna révèle qu’il est également connu sous le nom de Kadar, qu’il a vécu l’équivalent d’environ cent années terrestres et qu’il mesure environ cinq pieds sept pouces. Il confirme également qu’il peut observer les deux sœurs depuis le Meired grâce à un instrument d’observation installé près de lui. Cette révélation provoque un léger embarras chez Betty et Helen, qui réalisent soudain qu’elles sont observées en direct depuis le vaisseau spatial tout en poursuivant leur première conversation avec celui qu’elles considèrent désormais comme l’un des principaux dirigeants de la Ligue.
La conversation avec Alna se poursuit sur un ton à la fois personnel et philosophique. Interrogé sur sa vie, il explique qu’il n’est pas marié, que les membres de la Ligue se marient rarement, et qu’il est responsable de toutes les opérations menées autour de la Terre ainsi que du Meired lui-même. Il indique que le vaisseau compte douze responsables principaux et environ sept cents membres d’équipage. Lorsqu’Helen s’enthousiasme à l’idée de visiter un jour le Meired, Alna laisse entendre qu’une telle possibilité pourrait exister, sans toutefois donner davantage de précisions. Il évoque également sa famille sur Mars, expliquant que sa mère « dort désormais », une formule qui donne aux deux sœurs l’impression que la mort est perçue par son peuple comme un état temporaire plutôt qu’une disparition définitive.
Questionné sur la mission du Meired, Alna explique que ses appareils sont chargés de nombreuses opérations liées à la Terre, mais qu’ils doivent également être prêts à évacuer certaines personnes si une catastrophe majeure survenait. Il fait alors référence au danger des armes atomiques. Selon lui, une guerre nucléaire pourrait provoquer des bouleversements géophysiques considérables, allant jusqu’à modifier l’axe terrestre, déclencher d’immenses incendies planétaires et transformer profondément la surface du globe. Il affirme que de telles catastrophes se sont déjà produites dans le passé, évoquant des traces d’anciens bouleversements visibles dans la géologie terrestre ainsi que l’existence de civilisations disparues sous les océans.
Lorsque Betty demande une nouvelle fois pourquoi elles ont été choisies, Alna répond que les contacts ne sont établis qu’avec des personnes prêtes à les recevoir. Il explique que de nombreux individus servent déjà les objectifs de la Ligue sans même savoir qu’ils sont guidés. Certains seraient nés sur Terre dans le cadre de cette mission, travaillant discrètement dans des domaines importants avant de retourner à leur origine spirituelle une fois leur tâche accomplie. Les êtres les plus ouverts à ces influences contribueraient à préparer l’émergence d’une « Nouvelle Race » ou d’un « Nouvel Âge », tandis que ceux qui restent attachés aux anciennes façons de penser poursuivraient leur évolution dans d’autres conditions. Pour Alna, l’évolution est avant tout un processus spirituel et mental qui se manifeste progressivement dans la société humaine.
Alna explique aussi que davantage de femmes devraient être contactées dans l’avenir. Il indique que les normes sociales terrestres auraient longtemps rendu difficile la présence de femmes au sein de groupes composés principalement d’hommes de la Ligue, ce qui aurait limité ce type de contacts.
La discussion s’oriente ensuite vers la survie de l’âme après la mort. Alna rejette l’idée d’une destinée limitée à un paradis ou un enfer définitifs. Il décrit l’existence comme un cycle continu comparable à une roue en mouvement, où la vie se poursuit à travers différents plans d’existence et différentes incarnations. Selon lui, le paradis et l’enfer sont avant tout des états créés par les pensées et les actions de chacun. Il affirme également que l’être humain possède un corps subtil et immortel qui survit à la mort physique. La compréhension de cette réalité permettrait aux civilisations avancées de maintenir un haut niveau de santé physique et mentale. Ces explications impressionnent profondément les deux sœurs, qui découvrent une vision de l’univers très différente des enseignements religieux traditionnels qu’elles ont connus.
La communication prend finalement fin lorsqu’Alna annonce que l’heure est venue de se quitter. Après son départ, Betty et Helen restent bouleversées par tout ce qu’elles viennent d’entendre. Elles s’interrogent sur l’opportunité de révéler leurs expériences mais concluent qu’elles ne disposent d’aucune preuve qu’elles puissent montrer publiquement, puisque le dispositif de communication doit rester secret. Elles décident donc d’attendre et de suivre le plan que semblent avoir élaboré leurs visiteurs. La possibilité évoquée d’un futur voyage à bord du Meired les fait également rêver, même si Betty estime qu’elle ne pourrait pas prendre un tel risque à cause de sa grossesse. En terminant la soirée, les deux sœurs réalisent avec amusement qu’elles parlent depuis plusieurs semaines avec des êtres venus de l’espace sans avoir encore observé la moindre soucoupe volante de leurs propres yeux, ce qui les conduit à sortir regarder le ciel et à envisager l’achat d’une paire de jumelles.
Les visiteurs de Mars et de Vénus dévoilent leur mission
Une semaine après leur conversation avec Alna, Betty et Helen résistent à la tentation d’utiliser constamment leur dispositif de communication, estimant qu’il serait irrespectueux de déranger leurs contacts sans raison valable. Elles retournent néanmoins à plusieurs reprises dans la zone commerciale où elles avaient rencontré Elen et Zelas, persuadées qu’elles les reverront. Leur première tentative est décevante : les deux visiteurs ne se montrent pas. Durant les jours qui suivent, les deux sœurs développent une nouvelle passion pour l’observation du ciel nocturne. Pendant de longues soirées, elles scrutent les étoiles avec des jumelles dans l’espoir d’apercevoir une soucoupe volante, mais ne parviennent jamais à distinguer avec certitude autre chose que des étoiles, des météores ou des phénomènes ordinaires.
Quelques jours plus tard, alors qu’elles effectuent des courses en ville avec leur petit chien chihuahua appelé Bambi, elles décident de s’arrêter dans un drive-in après avoir été empêchées d’entrer dans leur snack habituel à cause d’un règlement interdisant les chiens. Tandis qu’elles attendent leurs boissons dans leur voiture, Zelas et Elen apparaissent soudainement près d’elles et prennent place à l’arrière du véhicule. Bambi les accueille immédiatement avec enthousiasme et sympathie. Helen propose spontanément de leur offrir le chien, mais Zelas explique que les membres de la Ligue n’ont pas le droit de posséder d’animaux ou de biens personnels, afin d’éviter tout attachement susceptible de nuire à leur mission de service. Les visiteurs révèlent également qu’ils ont continué à observer discrètement les deux sœurs pendant toute cette période.
Au cours de la conversation, Betty tente de comprendre l’étrange attirance émotionnelle qu’elle ressent en leur présence. Elle réalise que ses sentiments ressemblent davantage à un profond respect spirituel qu’à une attirance ordinaire. Zelas lui explique alors que chaque être possède un corps spirituel ou « corps électrique » immortel, siège de la conscience, de la mémoire et des émotions. Selon lui, ce corps émet des vibrations dont la fréquence dépend du niveau moral et spirituel de l’individu. Les habitants de la Ligue posséderaient des vibrations beaucoup plus élevées que celles des Terriens. Lorsqu’un être humain entre en contact avec eux, son propre corps spirituel reconnaît instinctivement cet état supérieur comme un idéal vers lequel il aspire, ce qui produit ce puissant sentiment d’attirance, de paix et de respect que ressentent les contactés.
Lorsque Helen leur demande s’ils sont comparables aux anges des traditions religieuses, Zelas répond que les représentations terrestres des anges sont symboliques. Selon lui, les anciens peuples percevaient autrefois ces êtres avancés et représentaient leur rayonnement spirituel sous la forme de robes blanches lumineuses, tandis que les ailes symbolisaient simplement leur capacité à venir des cieux. Il insiste toutefois sur le fait que les membres de la Ligue ne se considèrent pas comme supérieurs à l’humanité. Ils seraient simplement plus avancés sur le même chemin évolutif que suit actuellement la Terre. Leur rôle consiste à servir les civilisations moins avancées, comme d’autres êtres plus évolués les ont eux-mêmes aidés auparavant. La discussion se termine au moment où Helen leur demande pourquoi ils n’interviennent pas ouvertement pour corriger les injustices du monde et séparer les bons des mauvais, question qui ouvre la suite de leurs enseignements.
La discussion continue sur la nature spirituelle de l’humanité. Zelas affirme qu’il n’existe pas réellement de personnes mauvaises, mais seulement des individus plus ou moins avancés dans leur compréhension. Selon lui, l’humanité a été plongée dans une forme d’oubli de son héritage divin afin de favoriser son évolution, mais l’époque du réveil approche désormais. Il refuse cependant d’approfondir davantage ce sujet pour le moment, expliquant que les enseignements doivent être transmis progressivement, comme des graines qui ont besoin de temps pour germer avant d’en recevoir d’autres.
Les deux sœurs l’interrogent ensuite sur les nombreuses controverses entourant les soucoupes volantes. Elen affirme que les autorités terrestres possèdent bien davantage d’informations qu’elles n’en divulguent au public, mais qu’elles choisissent de minimiser ou de nier certains faits. Selon lui, beaucoup de sceptiques sont principalement motivés par la peur de remettre en cause leur vision du monde. Zelas ajoute que les chercheurs sincères de vérité finissent par accepter la possibilité de réalités nouvelles, tandis que la peur pousse d’autres personnes à rejeter toute preuve. Il explique que cette recherche honnête de la vérité est précisément ce qui a conduit la Ligue à choisir Betty et Helen.
À propos des accidents impliquant des avions poursuivant des soucoupes, Elen raconte le cas d’un appareil militaire détruit après avoir approché un engin de la Ligue en difficulté. Il explique que les soucoupes sont entourées d’un puissant champ vibratoire protecteur capable de désintégrer involontairement un appareil terrestre qui s’en approche trop près. Selon lui, ces incidents sont toujours vécus avec tristesse par les membres de la Ligue. Il affirme également que les Martiens surveillent la Terre depuis plus de deux mille ans, que les Vénusiens le font depuis encore plus longtemps et que des visiteurs venus d’autres systèmes stellaires s’intéressent désormais eux aussi à l’évolution terrestre. Toutefois, la Terre ne sera pas autorisée à rejoindre pleinement les civilisations spatiales tant qu’elle n’aura pas dépassé la guerre et développé un véritable esprit de paix.
La conversation aborde ensuite la diversité des visiteurs de l’espace. Zelas confirme que de nombreux peuples différents fréquentent la Terre et que certains peuvent présenter des apparences très éloignées de celle des humains. Il insiste néanmoins sur le fait que tous viennent dans un esprit de fraternité. Interrogé sur le Meired, Elen révèle qu’il existe actuellement deux grands vaisseaux de ce type près de la Terre, situés à environ vingt mille miles de distance, auxquels s’ajoute parfois un appareil venant de Vénus. Il précise également que les équipages sont composés de représentants de plusieurs mondes. Elen révèle alors être lui-même originaire de Vénus. Fils d’un dirigeant vénusien, il a été envoyé dès l’enfance sur Mars pour y suivre la formation de la Ligue dans la cité de Vrss. Après des années d’études, il a été admis au service plus tôt que la normale et vient tout juste d’être nommé assistant personnel d’Alna.
Au moment de se séparer, Zelas autorise les deux sœurs à utiliser librement leur dispositif de communication lorsqu’elles en ressentiront le besoin. Les visiteurs prennent congé avec la formule « Mel Bez De Son », qu’Elen traduit par « Que la paix soit avec vous ». Après leur départ, Betty et Helen réfléchissent aux explications reçues sur les vibrations spirituelles. Betty en vient à penser que les affinités ou les incompatibilités entre les personnes pourraient s’expliquer par l’harmonie ou le conflit entre leurs vibrations respectives. Même leur chien Bambi semble avoir perçu la bonté de leurs visiteurs et ressentir leur absence. En quittant le drive-in, les deux sœurs concluent que leur aventure ressemble à un immense puzzle dont chaque rencontre apporte une nouvelle pièce, sans jamais épuiser le mystère de l’évolution et de la connaissance.
Concernant les infrastructures spatiales de la Ligue, Alna indique que les opérations sont menées depuis plusieurs bases situées à la fois sur Mars et sur la Lune terrestre.
Une soucoupe de Mars dans la campagne
Au fil de l’été, Betty et Helen poursuivent de nombreuses conversations avec Zelas, Elen et Alna. Elles découvrent que les sociétés des autres planètes présentent certaines ressemblances avec la Terre tout en étant beaucoup plus avancées. Zelas leur explique que les individus naissent dans une situation déterminée afin de favoriser leur évolution spirituelle et que cette destinée obéit à une « Loi de Compensation » encore méconnue sur Terre. Les habitants de Mars et de Vénus disposent de gouvernements, de scientifiques et de travailleurs spécialisés comme les Terriens, mais leurs technologies ont largement automatisé les tâches domestiques. Les maisons sont plus confortables, éclairées et chauffées directement par leurs structures, ce qui laisse davantage de temps aux loisirs, à l’éducation, aux voyages et au développement personnel.
Les visiteurs décrivent également leur organisation sociale et familiale. Les mariages sont approuvés par un conseil qui associe les individus selon la compatibilité de leurs vibrations, ce qui réduit fortement les conflits conjugaux. Les familles les plus évoluées ont généralement davantage d’enfants, car elles offrent les meilleures conditions pour favoriser l’évolution des nouvelles générations. Les maladies existent encore, mais elles sont rapidement traitées grâce à des méthodes reposant sur l’équilibrage des vibrations du corps spirituel ou énergétique. La conversation s’interrompt lorsqu’une soucoupe vénusienne arrive au Meired pour emmener Alna à une conférence, obligeant Zelas à interrompre ses explications.
En dehors de ces contacts, les deux sœurs consacrent une grande partie de leur temps libre à observer le ciel. Malgré plusieurs signalements d’objets mystérieux dans les journaux, elles ne parviennent jamais à obtenir une observation certaine. Refusant de prendre n’importe quelle lumière pour une soucoupe volante, elles préfèrent rester prudentes et attendre une preuve incontestable. Leur intérêt pour le sujet ne cesse cependant de grandir, alimenté par les conversations qu’elles poursuivent avec leurs visiteurs spatiaux.
Le soir du 23 septembre 1957 particulièrement chaud, Betty, Helen et les enfants partent faire une promenade en voiture à la campagne. Tout en roulant sur des routes secondaires, les deux sœurs discutent de Zelas, d’Elen et de la possibilité de voyager un jour à bord de leur appareil. Soudain, Helen aperçoit une vive lumière provenant d’une zone boisée. Intriguées, elles arrêtent la voiture et examinent l’objet avec des jumelles. Cette fois, il ne s’agit pas d’une étoile ni d’un phénomène ordinaire : Helen distingue clairement une soucoupe volante posée au sol, avec un dôme supérieur et plusieurs hublots lumineux. L’émotion est immense, car il s’agit de la première observation directe et certaine qu’elles réalisent depuis le début de leurs contacts.
Les deux sœurs envisagent immédiatement de s’approcher afin de vérifier si l’appareil appartient à Zelas et Elen. Elles quittent la voiture et tentent de rejoindre la zone éclairée, mais découvrent qu’une clôture de barbelés et la présence des enfants rendent toute approche difficile. Malgré leur excitation et leur envie de poursuivre l’observation, elles doivent pour le moment se contenter d’admirer à distance l’engin qu’elles cherchaient depuis des mois, réalisant enfin que les soucoupes dont leurs visiteurs leur parlaient existent réellement.
Après avoir observé la soucoupe à distance, Helen continue à l’examiner aux jumelles et estime qu’elle mesure environ deux à trois mètres de haut pour huit à neuf mètres de diamètre. Sa forme lui rappelle davantage une soucoupe retournée surmontée d’une tasse qu’un disque plat classique. Elle distingue également plusieurs petites sphères servant de supports sous l’appareil. Malgré leur excitation, les deux sœurs sont bloquées par la clôture et le terrain difficile qui les séparent de l’engin. Elles éprouvent en outre l’étrange impression d’être observées depuis la soucoupe. Ne pouvant s’approcher davantage, elles retournent dans leur voiture et tentent maladroitement d’établir un contact télépathique avec ses occupants, en imaginant Zelas ou Elen s’avançant vers elles à travers le champ. Cependant, aucun contact ne se produit.
Pendant près d’un quart d’heure, elles poursuivent leur observation dans l’espoir de voir quelqu’un sortir de l’appareil. Plus elles attendent, plus l’atmosphère leur paraît étrange et oppressante. Finalement, elles concluent que si les occupants avaient souhaité entrer en contact avec elles, ils l’auraient déjà fait. Elles décident alors de repartir, non sans continuer à observer la soucoupe aussi longtemps que possible. Malgré leur déception, elles sont heureuses de pouvoir affirmer pour la première fois avoir vu une véritable soucoupe volante de leurs propres yeux. Cette observation renforce leur désir de parler ouvertement de leur expérience, même si elles savent que beaucoup de personnes resteront sceptiques.
Extrait du récit de Betty sur ce 23 septembre 1957 : « L’incident du 23 septembre 1957, je pense, vous intéressera car il concerne l’observation directe d’un vaisseau dans la région de Saint-Louis. Ma soeur et moi conduisions avec les enfants dans le comté vers 22 heures lorsque nous aperçûmes plusieurs lumières brillantes sur la gauche dans une zone boisée. Nous avions regardé le ciel fréquemment durant le trajet et n’avions vu aucune lumière ni aucun objet inhabituel au-dessus de nous, et c’est le fait de regarder si souvent vers le haut qui nous fit presque manquer le vaisseau dans la zone boisée. Il se trouvait à environ 400 yards de distance (Note du traducteur : environ 360 mètres), et nous arrêtâmes la voiture et l’observâmes de loin avec nos jumelles, que nous transportons toujours dans la voiture. Le bois était en retrait de la route, et situé derrière une clôture de fil barbelé. Le vaisseau était circulaire avec un sommet en dôme, reflétant un éclat intense provenant de trois hublots. Cette lumière se reflétait sur le métal et accentuait le bord extérieur depuis l’intérieur. Nous ne vîmes aucun occupant ni mouvement près du vaisseau et nous l’observâmes pendant environ une heure avant de rentrer chez nous avec les enfants fatigués. Nous n’avions aucun moyen de franchir les fils barbelés et nous ne l’aurions de toute façon pas fait avec les enfants. Nous ne savons pas ce que faisait le vaisseau là ; et nous étions certaines qu’ils n’avaient aucune raison évidente ni désir à ce moment-là d’établir un contact personnel. Je pense pouvoir parler également au nom de ma soeur concernant nos sentiments à être aussi proches d’un vaisseau pour la première fois, et je dirai que nous étions tout à fait impressionnées d’en voir un d’aussi près. La vision du vaisseau nous rendit très excitées et nous restâmes assises là en espérant que l’un des êtres nous verrait et nous parlerait peut-être. Ce ne fut cependant pas le cas ; et nous en parlâmes pendant des jours par la suite.
Six jours après avoir vu le vaisseau, le 29 septembre, nous parlâmes avec Alna et Elen, encore indirectement, leur racontant notre observation. Ils rirent de notre excitation à ce sujet, et nous dirent qu’il pouvait peut-être provenir de l’autre vaisseau-mère, puisqu’il y en a deux qui opèrent près de la Terre. Nous leur demandâmes à propos d’autres personnes sur Terre qui avaient parlé d’avoir été à l’intérieur de vaisseaux spatiaux, et l’on nous répondit que plusieurs hommes d’Amérique avaient voyagé dans les vaisseaux. »
De retour à la maison après avoir couché les enfants, les deux sœurs passent encore plusieurs heures à discuter de l’événement. La conversation revient rapidement sur la possibilité évoquée à plusieurs reprises par Zelas et Elen d’un futur voyage à bord de leurs appareils. Helen reconnaît que l’idée lui inspire à la fois de la peur et une profonde attirance. Betty, enceinte, estime qu’elle ne pourrait envisager une telle aventure qu’après la naissance de son enfant. Peu à peu, Helen prend conscience qu’elle désire réellement vivre cette expérience. En repensant à la soucoupe observée dans la campagne et au Meired stationné dans l’espace, elle réalise que ce qui lui paraît encore extraordinaire aujourd’hui pourrait finalement devenir réalité, tant les événements vécus depuis leur premier contact ont déjà dépassé tout ce qu’elle croyait possible.
Le voyage vers le Meired de Mars
Au début de novembre 1957, Helen se rend seule en ville pour diverses démarches administratives. Pendant son trajet en bus, elle repense aux mois écoulés depuis le début de leurs contacts avec Zelas, Elen et Alna. Malgré de nombreuses conversations avec eux, Betty et elle continuent d’attendre avec impatience le voyage à bord d’une soucoupe qui leur a été plusieurs fois suggéré. Chaque fois qu’elles demandent quand il aura lieu, leurs visiteurs se contentent de leur répondre que la patience est une vertu à développer. Cette attente devient progressivement l’un des thèmes centraux de leur relation avec les êtres de la Ligue.
Arrivée en ville, Helen découvre que le rendez-vous pour lequel elle s’est déplacée est annulé. Déçue, elle décide de profiter de sa présence dans le centre-ville pour faire quelques courses. C’est alors qu’un homme inconnu l’interpelle par son nom. Se présentant sous le nom de Benen, il est rejoint par Zelas. Celui-ci lui pose alors directement la question qu’elle attend depuis des mois : est-elle prête à effectuer dès aujourd’hui le voyage à bord de leur appareil ? Sur le moment, Helen accepte spontanément, avant de réaliser l’importance de ce qu’elle vient d’accepter. Elle regrette aussitôt l’absence de Betty, mais comprend que sa grossesse avancée rend une telle expérience impossible pour le moment.
Zelas et Benen conduisent alors Helen jusqu’à leur voiture noire déjà aperçue lors de précédentes rencontres. Alors qu’ils quittent le centre-ville, Helen est envahie par des sentiments contradictoires. L’excitation de voir enfin se réaliser ce qu’elle attend depuis des mois se mêle à l’appréhension. Elle pense à sa famille, aux risques éventuels du voyage et à tout ce qu’elle laisse momentanément derrière elle. Durant le trajet, les deux hommes restent calmes et rassurants, tandis qu’Helen tente en vain de mémoriser l’itinéraire. Peu à peu, elle perd toute notion précise de leur destination et finit par soupçonner qu’ils cherchent volontairement à préserver le secret du lieu.
Après environ quarante-cinq minutes de route, ils arrivent dans une zone rurale isolée. Une vieille grange abandonnée semble servir de couverture à leur activité. Après avoir dissimulé la voiture à l’intérieur, Benen et Zelas conduisent Helen derrière le bâtiment. Malgré sa nervosité croissante, sa curiosité l’emporte. En contournant quelques arbres, elle aperçoit enfin ce qu’elle est venue chercher depuis si longtemps : une véritable soucoupe volante. Ce lieu d’atterrissage utilisé près de Saint-Louis est décrit comme une zone boisée de l’Illinois située derrière la vieille grange. L’appareil apparaît comme une immense structure métallique parfaitement lisse et brillante, réfléchissant la lumière du soleil comme du métal poli. À cet instant, Helen comprend que le voyage tant attendu est sur le point de commencer.
Helen découvre enfin la soucoupe de près. Le petit appareil utilisé pour rejoindre le vaisseau-mère mesure environ neuf pieds de haut et trente-huit pieds de diamètre, possède un dôme supérieur mais aucun hublot visible.
L’appareil repose sur trois sphères servant de supports et présente une forme évoquant une grande cloche métallique surmontée d’un petit dôme. Malgré ses craintes concernant d’éventuelles radiations, elle constate que la coque est simplement tiède au toucher. Sa surface est parfaitement lisse, sans aucune jointure visible, donnant l’impression d’avoir été fabriquée d’un seul bloc. Rassurée par Zelas et Benen, elle franchit l’ouverture et pénètre à l’intérieur du vaisseau.
L’intérieur lui paraît plus spacieux qu’elle ne l’imaginait. Une lumière bleutée éclaire une cabine circulaire aux murs et au plafond courbes. Un opérateur en uniforme est installé devant un poste de contrôle tandis que des banquettes entourent une zone centrale traversée par un poteau vertical. Helen remarque également une lentille d’observation dans le plancher permettant de voir le sol sous l’appareil. Zelas lui explique que cette soucoupe diffère de celle aperçue précédemment dans les bois mais repose sur les mêmes principes de propulsion. Une carte représentant les lignes magnétiques terrestres est fixée près de l’entrée et sert à la navigation. Selon Benen, les appareils de la Ligue utilisent ces lignes de force naturelles pour se déplacer efficacement autour de la Terre. Les cartes ne représentent pas des territoires géographiques mais seulement des réseaux de lignes magnétiques servant à la navigation spatiale. Les pilotes exploitent ainsi certaines lignes de force où le déplacement du vaisseau est facilité.
Peu après le décollage, Helen observe la Terre s’éloigner à une vitesse vertigineuse sans ressentir la moindre accélération ni le moindre inconfort physique. L’impression dominante n’est pas celle de voler mais de voir la Terre tomber rapidement sous elle. Zelas lui décrit alors sommairement certains éléments du système de propulsion. Le poteau central distribue l’énergie vers différents régulateurs orientés selon les points cardinaux, chacun contrôlant un aspect particulier du déplacement. Les explications techniques lui paraissent largement incompréhensibles, mais elle retient que l’appareil serait capable d’atteindre la vitesse de la lumière et même de la dépasser.
À travers la lentille d’observation, Helen assiste à un voyage spectaculaire à travers l’Amérique du Nord. Elle voit successivement la région de Chicago, les Grands Lacs, Boston puis l’océan Atlantique défiler sous elle à une vitesse incroyable. Malgré cette rapidité, elle ne ressent aucune sensation de mouvement. Zelas lui montre également plusieurs compartiments de secours contenant vêtements, provisions et équipements destinés à permettre aux équipages de survivre sur Terre en cas d’incident. Il explique que, si nécessaire, la Ligue peut même désintégrer complètement un appareil afin qu’il ne tombe pas entre des mains étrangères.
Le voyage se poursuit au-dessus de l’Atlantique puis vers les régions polaires. Helen observe les étendues glacées du Grand Nord avant de sentir l’appareil s’élever de plus en plus haut. La lumière du jour disparaît progressivement tandis qu’ils quittent l’atmosphère terrestre. Pour la première fois, elle aperçoit la Terre depuis l’espace, entourée d’une lueur rosée, tandis que l'espace entre les planètes apparaît totalement noir. Helen insiste également sur l'absence de rayons solaires visibles dans le vide spatial, ceux-ci n'étant perceptibles qu'au voisinage de la Terre. Une nouvelle observation concerne ce qu'elle interprète comme des rayons cosmiques. Elle décrit de petites traînées lumineuses mobiles, particulièrement visibles dans la zone crépusculaire entourant la Terre. Selon son impression, ces rayons semblent rebondir sur une sorte de champ entourant la planète et forment un réseau de trajectoires entrecroisées.
Convaincue qu’elle est désormais en route vers le Meired et impatiente de rencontrer enfin Alna en personne, elle voit soudain apparaître une immense structure métallique sous l’appareil. La soucoupe pénètre dans ce qui ressemble à un vaste hangar, ralentit puis s’immobilise. Lorsque la porte s’ouvre, Helen comprend qu’elle est arrivée à destination et qu’une nouvelle étape de son aventure commence.
La découverte du Meired de Mars
Après avoir quitté la soucoupe, Helen découvre l’intérieur du Meired. Elle est dans un immense hangar de réception pour les petits appareils, rempli de grandes machines et d’opérateurs en uniforme. Le vaisseau lui apparaît immense, et le hangar est une vaste salle de réception des appareils ressemblant à un gigantesque auditorium aux murs lisses et à l’éclairage uniforme. De nombreux appareils y sont entreposés ou entretenus par des hommes portant tous le même uniforme bleu-gris, sans distinction visible de rang.
Les uniformes bleu-gris métallisés des membres de la Ligue sont décrits comme une seule pièce incluant les bottes, avec une texture proche du velours. Cette absence de hiérarchie apparente la frappe immédiatement. Guidée par Zelas et Benen, elle traverse ensuite un long couloir dont les portes dissimulées s’ouvrent automatiquement grâce à un système de signaux lumineux. Les couloirs sont incurvés et faiblement éclairés. Chaque accès est associé à un voyant lumineux : une lumière jaune indique une ouverture automatique autorisée, tandis qu'une lumière verte signifie que la porte ne peut être ouverte que depuis l'intérieur.
Ils pénètrent dans une grande salle de détente où plusieurs groupes de membres de la Ligue discutent paisiblement. La salle de repos comporte des fauteuils et divans blancs décorés de motifs dorés. Une grande peinture ou représentation est dissimulée derrière de lourds rideaux bleus dans la salle de réception du vaisseau, sans que ce qui est dessus ne soit décrit. Helen remarque qu'elle semble très importante mais qu'elle n'est manifestement pas destinée à être montrée aux visiteurs terrestres.
Tous l’accueillent avec une chaleur et une bienveillance qui dissipent rapidement son sentiment d’étrangeté. C’est là qu’elle rencontre enfin Alna en personne. Contrairement à l’image qu’elle s’était construite à partir de son âge annoncé d’une centaine d’années terrestres, il apparaît comme un homme relativement jeune, en parfaite santé et dégageant une profonde sérénité. Son âge était indiqué comme étant de cent ans, mais rien dans son apparence ne le laissait deviner. Sa peau était lisse, sans rides ni imperfections, et tous présentaient un visage d’une telle douceur naturelle qu’ils semblaient être affranchis de la nécessité de se raser. Il est décrit comme plus sombre que les autres membres d’équipage, avec une peau fortement bronzée. Son accent est également signalé comme particulièrement prononcé. Alna lui souhaite la bienvenue à bord du Meired et évoque l’absence de Betty, assurant qu’elle pourra les rejoindre plus tard. Helen est immédiatement frappée par la force tranquille et l’attraction spirituelle qui émanent de lui.
Peu après, une femme nommée Len rejoint brièvement le groupe. Helen est soulagée de constater qu’elle n’est pas la seule femme présente à bord. Len, sœur d’un prêtre du Temple de la Lumière sur Mars, lui fait une forte impression par sa beauté naturelle, sa grâce et son élégance dépourvue d’artifices. Helen remarque que les vêtements, les attitudes et l’apparence générale des habitants du Meired semblent privilégier la simplicité, l’harmonie et la dignité plutôt que l’ornementation.
Après avoir déposé ses affaires, Helen retrouve Zelas, Benen et Elen, désormais vêtus de leurs uniformes de la Ligue. Accompagnée également d’un membre nommé Emba, elle est conduite par Alna vers les centres de contrôle du vaisseau. Elle y découvre de vastes salles remplies de consoles, d’écrans et d’opérateurs chargés de surveiller l’environnement spatial. Zelas lui explique que le Meired détecte les objets susceptibles d’entrer en collision avec lui grâce à l’analyse de perturbations apparaissant dans un flux énergétique permanent entourant le vaisseau. Ces informations permettent ensuite soit de déplacer le Meired, soit de créer des champs de répulsion pour éviter les impacts.
Toujours fascinée par la technologie de ses hôtes, Helen cherche à comprendre le principe de propulsion des soucoupes et du Meired. Zelas lui répond que leur technologie repose sur une forme d’énergie fondamentale encore inconnue de la science terrestre. Cette énergie serait associée à des électrons libres puis utilisée pour modifier la polarité du vaisseau. En rendant celui-ci semblable ou opposé à la destination visée, il deviendrait possible de provoquer naturellement son déplacement dans l’espace. Malgré ces explications, Helen reconnaît comprendre très peu des détails techniques qui lui sont exposés, mais elle retient que toute la technologie de la Ligue semble reposer sur une maîtrise avancée des champs énergétiques et magnétiques qui structurent l’univers.
Au cours de sa visite du Meired, Helen continue à interroger Alna et Zelas sur le fonctionnement de leurs appareils. Alna confirme que la propulsion repose sur la captation d’une énergie fondamentale présente partout dans l’univers et sur l’utilisation de polarités permettant soit d’attirer, soit de repousser le vaisseau par rapport à une destination donnée. Helen parvient à rapprocher ce principe du fonctionnement d’un aimant, ce qui lui donne enfin une compréhension partielle de la technologie de la Ligue.
Helen visite la salle de contrôle du vaisseau où plusieurs opérateurs surveillent les systèmes de navigation et de sécurité. Deux d’entre eux travaillent devant un écran spécial et une carte. Alna explique que cet écran détecte les flux d’énergie et les vibrations émis par les objets présents dans l’espace. Ces signaux apparaissent sous forme de nombreuses lignes en mouvement que seuls des opérateurs entraînés savent interpréter. Lorsqu’une interférence indiquant un danger potentiel est repérée, l’information est transmise à la section chargée de protéger le vaisseau afin d’éviter toute collision. Selon Alna, cette surveillance permanente permet au vaisseau de voyager en sécurité à travers l’espace. Elle précise également qu’une compréhension approfondie de l’univers et de ses lois est indispensable pour pouvoir exploiter correctement une telle technologie et naviguer dans l’espace.
Helen apprend que la principale difficulté du voyage interstellaire ne réside pas dans la propulsion, mais dans la précision des calculs de navigation. Selon Alna, chaque système solaire possède son propre mouvement ou « impulsion cosmique », et les trajectoires doivent tenir compte à la fois des distances, des déplacements relatifs des systèmes stellaires, des influences des étoiles voisines et des mouvements de l’univers lui-même. Les routes spatiales sont ainsi déterminées à partir de l’ensemble des mouvements cosmiques traversés. Ces calculs ne sont pas confiés uniquement à des instruments. Plusieurs techniciens les effectuent indépendamment, puis leurs résultats sont comparés afin de corriger les erreurs d’interprétation et d’obtenir la trajectoire finale. La conscience de chaque calculateur jouerait ainsi un rôle direct dans la navigation spatiale.
Malgré les efforts de Zelas pour simplifier ces explications, Helen comprend difficilement ces concepts et prend conscience de l’avance scientifique considérable de ces civilisations. Alna précise que la maîtrise de ces méthodes a nécessité de nombreuses générations d’apprentissage et que les premiers explorateurs spatiaux de son peuple ont commis de nombreuses erreurs avant de parvenir à voyager en sécurité. Il ajoute qu’un jour un être humain découvrira sur Terre les principes permettant de réaliser des voyages spatiaux sûrs. Cette avancée ouvrira à l’humanité l’accès aux mondes habités de l’espace, une perspective qui remplit Helen d’espoir quant à l’intégration future de la Terre parmi les peuples stellaires.
Pendant qu’ils discutent, Helen observe le calme qui règne dans la salle de contrôle du Meired. Les opérateurs accomplissent leurs tâches avec efficacité mais sans agitation apparente. Cette atmosphère paisible lui rappelle le contraste entre le vaisseau et le bruit de la vie familiale terrestre. Lisant ses pensées, Alna lui explique que les enfants représentent une forme de pureté encore proche des lois naturelles de l’existence. Selon lui, leur spontanéité et leur sincérité sont des qualités précieuses que les adultes retrouvent lorsqu’ils s’ouvrent pleinement à la vérité et à l’amour universel.
Le groupe poursuit ensuite sa visite vers une seconde salle de contrôle dirigée par Wone, un membre de la Ligue avec lequel Betty et Helen ont déjà communiqué auparavant. Helen comprend alors qu’elle se trouve dans le centre même par lequel transitent les messages échangés avec la Terre. Elle éprouve un sentiment de familiarité en découvrant l’endroit d’où provenaient les voix qui ont accompagné son aventure depuis des mois. Fascinée par les consoles, les écrans et les dispositifs de communication, elle se surprend à réfléchir à son intérêt constant pour les questions scientifiques et même à la possibilité de vies antérieures.
Depuis la seconde salle de contrôle du Meired, Helen découvre comment les habitants du vaisseau observent la Terre. Zelas et Alna lui expliquent que chaque bâtiment, objet ou être vivant émet des vibrations particulières. En sélectionnant et en analysant ces différentes couches vibratoires, leurs appareils peuvent reconstituer à distance une image extrêmement détaillée d’un lieu. Un écran spécial permet même de faire disparaître visuellement les toits, les murs et les surfaces extérieures afin de ne laisser apparaître que les personnes et les objets situés à l’intérieur.
Zelas annonce alors qu’ils vont contacter Betty. Sous les yeux d’Helen, l’écran affiche sa propre maison avec une netteté remarquable, comme si elle regardait à travers une fenêtre. Elle voit Betty, sa mère et les enfants poursuivre leurs activités habituelles, totalement inconscients d’être observés depuis le vaisseau spatial. Cette démonstration lui apporte une preuve directe des capacités d’observation de la Ligue et la bouleverse par le niveau de connaissance et de technologie dont disposent ces civilisations. Peu après, Zelas établit une liaison téléphonique avec Betty. Surprise et déçue de ne pas participer elle-même à l’expérience, celle-ci comprend néanmoins immédiatement où se trouve sa sœur et accepte calmement la situation. Cette conversation rassure Helen, désormais certaine que sa famille ne s’inquiétera pas de son absence prolongée.
Alors qu’elle poursuit sa visite, Helen assiste à une autre démonstration technologique inattendue lorsqu’un robot apparaît dans la salle. Sa première réaction est la peur, mais Zelas lui explique qu’Alna contrôle directement la machine par impulsions mentales. Les visiteurs refusent cependant d’en révéler davantage sur son fonctionnement. Peu après, Alna remarque que son invitée pense à une boisson gazeuse terrestre (coca) et lui rappelle une nouvelle fois que ces produits sont nuisibles à la santé. L’heure du repas étant arrivée, le groupe se dirige vers la salle à manger. Helen découvre alors une technologie domestique très avancée : tables et sièges surgissent directement du plancher lorsqu’ils sont nécessaires puis disparaissent après usage.
Le repas réunit Alna, Zelas, Elen, Emba et plusieurs autres membres de la Ligue. Avant de manger, Alna récite une prière dans sa langue natale (la Langue Universelle). La nourriture est composée de trois plats accompagnés d’une boisson ressemblant à un nectar d’abricot. Les aliments servis sont différents de ceux de la Terre mais agréables et nourrissants. Pendant le repas, une musique douce résonne dans la salle. Alna explique qu’elle reproduit les harmonies engendrées par le mouvement de la Terre dans l’espace et qu’elle favorise l’équilibre intérieur. Helen est profondément impressionnée par cette conception de la musique comme expression directe des lois cosmiques.
Après le repas, les membres de la Ligue offrent à Helen un spectacle de danse martienne représentant symboliquement Mars et ses deux lunes. Deux danseurs exécutent une chorégraphie d’une grande précision et d’une remarquable élégance, utilisant un objet sphérique qu’ils s’échangent au rythme de la musique. Helen est fascinée par la grâce et l’harmonie de cette représentation, qui lui paraît très différente des spectacles terrestres. Elle y perçoit l’expression d’une culture raffinée et profondément intégrée à son environnement cosmique.
Helen visite ensuite une salle de loisirs où certains membres se détendent et jouent à un jeu reposant sur la télékinésie. Des disques colorés sont déplacés sur le sol uniquement par la pensée grâce à une surface électriquement sensible aux ondes mentales. Le plancher du sol a été spécialement conçu pour être sensible aux ondes mentales émises par les participants. Encouragée par Alna, Helen participe elle-même à l’expérience et parvient à déplacer un disque rouge sur une courte distance, ce qui lui vaut les félicitations amusées des joueurs, tandis qu’Alna obtient un résultat beaucoup plus spectaculaire.
Helen découvre également que sa montre a été perturbée par les énergies utilisées lors du voyage spatial. Les visiteurs expliquent que le magnétisme du petit vaisseau est compensé par celui du corps humain, mais que celui du vaisseau-mère est suffisamment puissant pour arrêter une montre mécanique. La montre d’Helen qui a cessé effectivement de fonctionner doit être « démagnétisée » dans une machine spécialisée avant son retour. Alna la réajuste rapidement grâce à un appareil spécialisé.
Finalement, Alna lui annonce qu’il est temps de retourner sur Terre. Il laisse entendre qu’une nouvelle visite pourra avoir lieu plus tard, cette fois peut-être en compagnie de Betty. Helen réalise alors que plusieurs heures se sont écoulées depuis son départ mais que l’expérience lui a paru beaucoup plus brève. Tandis qu’elle récupère ses affaires et rejoint Zelas et Benen pour le voyage de retour, elle éprouve à la fois de la tristesse de quitter le Meired et de l’impatience à l’idée de raconter à Betty tout ce qu’elle a vu au cours de cette visite exceptionnelle.
Le retour sur Terre et la décision de témoigner
Après sa visite du Meired, Helen entame le voyage de retour en compagnie de Zelas et Benen. Elle constate que la grande salle d’activité du vaisseau, animée à son arrivée, est désormais silencieuse et presque déserte. Ses accompagnateurs lui expliquent que les habitants du Meired consacrent toute leur attention à leur travail lorsqu’il doit être accompli, puis disposent librement de leur temps pour le repos et les loisirs. Benen compare cette organisation harmonieuse aux difficultés de la vie terrestre, marquée selon lui par l’inefficacité, la confusion et les conflits. Helen réfléchit alors à l’idée que les inspirations et aides invisibles reçues par certains êtres humains pourraient provenir de l’influence discrète de la Ligue.
Avant son départ, Helen exprime à Zelas son admiration pour l’ordre, la sérénité et l’esprit de coopération qui règnent à bord du Meired, ainsi que pour Alna, dont la personnalité l’a profondément marquée. Elle embarque ensuite dans la même soucoupe qui l’avait conduite au vaisseau-mère. Le voyage de retour est extrêmement rapide. À travers la lentille d’observation, elle aperçoit successivement l’espace, la Terre puis un mystérieux objet sombre traversant brièvement son champ de vision. Zelas refuse toutefois de lui révéler sa nature. Peu après, l’appareil redescend vers la Terre et atterrit dans la même zone rurale d’où elle était partie.
Zelas explique à Helen que certaines lois internes de la Ligue réglementant précisément les modalités des contacts avec les Terriens leur interdisent de la reconduire directement à son domicile. Zelas et Benen la ramènent en voiture jusqu’au centre-ville de Saint-Louis. Durant le trajet, Helen mesure davantage encore la vitesse prodigieuse des soucoupes et repense à tout ce qu’elle a vécu. Elle quitte ses deux compagnons et prend le bus qui la ramène chez elle. Helen observe les passagers ordinaires autour d’elle et réalise combien son expérience lui paraît désormais difficile à partager. Elle est convaincue que beaucoup la prendraient pour une folle si elle racontait ce qu’elle vient de vivre. Pourtant, elle ressent de plus en plus fortement la nécessité de faire connaître les enseignements et les expériences que Betty et elle ont reçus.
De retour à la maison, Helen raconte en détail son voyage à Betty et à leur mère. Au fil de la discussion naît l’idée d’écrire un livre relatant leurs contacts avec la Ligue. Malgré ses doutes sur ses capacités d’écriture, Helen estime qu’elle doit essayer. Désireuse de connaître l’avis d’Alna, elle utilise immédiatement le dispositif de communication. Celui-ci accueille favorablement le projet et explique que les preuves seules ne convaincront jamais ceux qui refusent d’accepter certaines réalités, mais que d’autres lecteurs reconnaîtront intuitivement la vérité du message transmis. Il affirme que la Ligue soutiendra cette initiative, car elle participe à leur mission de préparation des consciences humaines. Encouragées par cette approbation, les deux sœurs décident de se lancer dans la rédaction de leur témoignage. Quelques semaines plus tard, un événement plus léger vient toutefois rappeler que leurs visiteurs ne sont pas infaillibles : contrairement à leur prédiction, Betty donne naissance à un garçon alors qu’ils avaient annoncé une fille.
Les contacts par communicateur seront nombreux (le nombre de 23 a été donné par une des soeurs) et une grande quantité d’information a été donnée aux deux sœurs, consignées dans leur livre. Ces informations sont toutes disponibles sous une forme résumée dans les Extraits qui suivent ci-dessous dans l’article.
Apparence des habitants de Mars :
Voici une description de détails physiques sur Zelas et Elen. Leur taille est donnée comme environ 1,73 mètre. Leurs cheveux sont naturellement coiffés en quatre boucles lorsqu’ils se trouvent sur Mars ou dans leurs vaisseaux, mais adaptés différemment lors de leurs missions sur Terre.

Elen est décrit avec des cheveux plus clairs et des yeux bleu clair, tandis que Zelas possède des cheveux noirs et des yeux très sombres. Helen insiste également sur une sensation physique inhabituelle ressentie en leur présence, comparable à une légère électrisation permanente.
Dans le vaisseau, leurs uniformes étaient d’une couleur bleu-gris avec un aspect métallique, mais étaient tout à fait doux au toucher. Semblables au velours sur Terre. Ils portaient de petites bottes de type jodhpur d’un matériau semblable, seulement d’apparence plus robuste.

Description de leur monde et de leur civilisation :
Mars est décrite comme une planète habitée possédant des villes, des centres de communication, des installations industrielles, des établissements d'enseignement et des régions agricoles. Des montagnes et d'autres reliefs sont mentionnés à plusieurs reprises dans les récits historiques et géographiques. La planète est présentée comme le siège principal de la Ligue et de plusieurs de ses institutions importantes, notamment des centres de contrôle, des écoles de formation et des installations scientifiques. Les descriptions insistent davantage sur l'organisation de la société martienne, ses villes et ses infrastructures que sur l'aspect détaillé des paysages eux-mêmes. Les visiteurs décrivent également l'existence de bases, de centres de recherche et de ports spatiaux reliés aux activités interplanétaires de la Ligue.
Description physique de Mars
Mars n’a pas de mers. L’eau y est précieuse, conservée dans des réservoirs, avec des méthodes encore imparfaites pour créer de l’eau à partir des énergies proches de la planète. La planète possède une grande calotte glaciaire polaire, peu de montagnes sauf près des pôles, de vastes déserts où sont construites la plupart des villes, mais aussi des vallées vertes entre les déserts, avec végétation, animaux domestiques et sols fertiles.
Gouvernement et lois
La société martienne est organisée autour d'institutions telles que la Ligue, le Conseil Martien et le Temple de la Lumière. La Ligue rassemble des membres provenant de plusieurs planètes du système solaire et supervise les échanges, les recherches et les missions spatiales. Les lois sont présentées comme fondées sur des principes moraux, spirituels et scientifiques destinés à assurer l'harmonie collective. Les membres de la Ligue reçoivent une formation spécifique et sont soumis à des règles strictes concernant leurs missions.
Population et emploi
Mars compte six cents millions d’habitants. Tous sont enregistrés dans de grands centres où leur emplacement est connu et où leurs capacités sont analysées. Chacun est placé dans la fonction correspondant le mieux à ses talents et à son évolution. Personne n’est dans le besoin, et la société ne connaît pas la peur du manque.
Mars n’utilise pas l’argent. Le pouvoir ne vient ni de la richesse ni de la popularité. Chaque personne comprend sa position comme le résultat de son évolution et comme une étape dans un développement plus vaste. Le but de la vie est de progresser vers un plan d’existence supérieur.
Mars est présentée comme un important centre industriel du système solaire. La planète possède d'importantes ressources minérales, notamment en fer et en cuivre. Sa production manufacturière est échangée avec d'autres mondes, en particulier Vénus. Un commerce interplanétaire régulier existe entre les différentes planètes associées à la Ligue.
Repas
Les repas sont simples et pris collectivement. Avant de manger, une prière est prononcée dans la Langue Universelle. Les aliments sont décrits comme sains et accompagnés de boissons fruitées. L'alimentation martienne apparaît étroitement liée à leur conception de la santé et de l'équilibre du corps.
Énergie
La civilisation martienne maîtrise une technologie énergétique avancée utilisée pour la propulsion spatiale, les communications, les appareils de surveillance et les infrastructures. Les vaisseaux utilisent des systèmes basés sur le magnétisme, la gravité et la polarité. Les habitations et installations fonctionnent grâce à des sources d'énergie compactes et très efficaces.
Histoire de l’évolution de leur civilisation
Les Martiens expliquent avoir traversé dans le passé une période de guerres et de conflits avant d'atteindre une société unifiée. Ils attribuent une partie de leur évolution à l'influence de civilisations plus avancées, notamment vénusiennes. Les erreurs du passé auraient conduit à la création d'institutions destinées à empêcher le retour des conflits et à favoriser l'évolution spirituelle aussi bien que scientifique.
Les villes
Les villes martiennes sont décrites comme très organisées, propres et planifiées. Elles comprennent des centres de recherche, des établissements d'enseignement, des lieux de réunion, des zones résidentielles et des installations industrielles. La ville de Vrss est mentionnée comme l'un des centres importants de la Ligue. Dufit Reuah est également citée comme une ville martienne importante.
Les villes martiennes ne produisent ni fumées, ni smog, ni nuisances industrielles. Les campagnes n’ont pas de clôtures et ne sont pas divisées en propriétés privées. Tout appartient au Tout et doit servir chacun. Les animaux sont maintenus dans leurs zones par des barrières énergétiques.
Formation de la Ligue
La grande école de formation de la Ligue se trouve à Vrss. Les futurs membres y étudient les mathématiques, les Lois universelles, les langues et coutumes de la Terre, les sciences de l’espace, la navigation, les cartes du système solaire et de l’univers, la construction des Meireds et des soucoupes, les quatre forces, ainsi que les procédures de survie. Les laboratoires peuvent recréer toutes les conditions de l’univers utiles à l’instruction.
Les membres de la Ligue portent fréquemment des uniformes bleu-gris à aspect légèrement métallique. Ces vêtements sont souples, confortables et forment souvent un ensemble continu incluant les bottes. Les habitants portent également des vêtements civils adaptés à leurs activités quotidiennes.
Mariage et naissance
Les unions sont contrôlées par analyse vibratoire. Deux personnes ne peuvent être unies que si elles sont en harmonie et si leurs trajectoires d’évolution suivent des lignes parallèles. Le but est d’offrir de bonnes conditions aux deux partenaires et aux âmes appelées à renaître dans cette famille.
La capitale Vrss
Vrss est la capitale de Mars et le principal centre administratif, scientifique, éducatif, spatial et politique de la planète, celle-ci constituant une seule nation. La ville joue également un rôle central dans les activités de la Ligue, notamment pour les communications interplanétaires, les échanges avec les autres mondes du système solaire, les contacts avec la Terre et les opérations des Meireds. Plusieurs interlocuteurs des sœurs Mitchell y vivent ou y travaillent, et de nombreux messages qui leur sont adressés proviennent de ses centres de contrôle et de communication.
La ville possède une forme circulaire d’environ 200 miles (320 kilomètres) de diamètre. En son centre se trouvent le palais royal et les terrains gouvernementaux. À l’intérieur du grand cercle sont disposés les quartiers de la Ligue, de Jupiter, de Vénus et de Saturne selon une organisation géométrique particulière. Ces secteurs forment un carré inscrit dans le cercle, dont les diagonales divisent la ville en quatre grands triangles. L’ensemble est recouvert d’un vaste dôme énergétique qui fournit aux bâtiments la lumière, le chauffage et l’énergie nécessaires à leur fonctionnement.
Les différentes zones de la ville sont identifiées par des couleurs extérieures précises auxquelles est attribuée une signification liée à l’harmonie. Le secteur situé entre la Ligue et Jupiter est jaune, celui entre Jupiter et Vénus est bleu, celui entre Vénus et Saturne est vert, celui entre Saturne et la Ligue est bleu-gris. Le cercle central est rose, tandis que les espaces situés entre les triangles et le grand cercle extérieur sont violets.
L’architecture de Vrss est décrite comme harmonieuse, élégante et très différente de celle de la Terre. Les bâtiments sont construits avec des matériaux à la fois plus légers et plus résistants que les matériaux terrestres. Les formes courbes et circulaires dominent, les constructions sont de grandes dimensions et comportent souvent des pièces très vastes. Les infrastructures techniques sont intégrées aux bâtiments de manière discrète, sans créer l’encombrement caractéristique des villes terrestres.
Les zones résidentielles se trouvent principalement en périphérie de la ville, le long du grand cercle extérieur, notamment dans les secteurs violets. La population n’y est jamais entassée. Les membres du Rilem résident dans le Temple de Lumière, la royauté dans les palais, les membres de la Ligue dans leurs quartiers spécifiques ou à bord des Meireds, tandis que les autres habitants occupent des logements adaptés à leurs fonctions. Les habitations sont spacieuses et comprennent généralement des salles de préparation des aliments, des salles à manger, des pièces de détente, des chambres et des salles de bain. Plus de deux personnes ne partagent jamais une même chambre.
Vrss abrite de nombreux centres de communication, bâtiments administratifs, établissements d’enseignement, installations scientifiques et infrastructures liées au trafic spatial. L’éducation et la recherche y occupent une place importante. Les écoles de la Ligue, les centres de formation et les instituts scientifiques sont nombreux, et les habitants reçoivent une formation associant les dimensions scientifique, morale et spirituelle.
La ville est décrite comme extrêmement propre, soigneusement entretenue et parfaitement organisée. Les rues sont larges et dégagées, la circulation calme et ordonnée. Les espaces publics sont maintenus dans un état irréprochable. La population apparaît disciplinée, coopérative et orientée vers le bien collectif plutôt que vers la compétition individuelle. L’ensemble de la cité donne ainsi une impression constante d’ordre, d’efficacité, de sérénité et d’harmonie.
Transport
Mars possède des véhicules comparables aux voitures terrestres, mais fonctionnant selon le même principe que les vaisseaux. Contrairement à Vénus, où les véhicules se déplacent au-dessus du sol, les véhicules martiens roulent sur roues en raison du champ gravitationnel plus faible de Mars. Certains véhicules ont trois roues, d’autres quatre. Tous les habitants ne possèdent pas de voiture, mais des transports publics rapides et sans retard sont disponibles. Certains habitants possèdent aussi leur propre appareil spatial, après formation, et il existe également des appareils spatiaux publics.
Agriculture
Vénus est décrite comme la principale planète agricole de leur système d'échanges. Mars reçoit une partie de sa production alimentaire de Vénus dans le cadre du commerce interplanétaire. Les méthodes agricoles sont présentées comme très avancées et capables de fournir une alimentation abondante.
Industrie et production
Mars constitue le principal centre industriel et manufacturier. Les usines produisent des équipements technologiques, des appareils spatiaux et de nombreux biens nécessaires aux différentes planètes associées à la Ligue. L'exploitation des ressources minières joue un rôle important dans cette activité.
Croyance
La société martienne est profondément spirituelle. Elle reconnaît l'existence d'un Créateur suprême appelé le Très-Haut. Le Temple de la Lumière joue un rôle majeur dans la transmission des connaissances spirituelles. Les concepts de réincarnation, d'évolution de l'âme, de responsabilité morale et de progression spirituelle occupent une place centrale dans leur vision du monde.
Éducation
L'éducation est un élément fondamental de leur société. Les membres de la Ligue suivent une longue formation scientifique, morale et spirituelle. Des écoles spécialisées préparent les futurs membres aux responsabilités qu'ils exerceront dans les domaines de la recherche, de l'exploration spatiale et du service aux autres mondes.
Médecine
La médecine martienne est très avancée. Les maladies sont étudiées scientifiquement au niveau de leur cause et traitées rapidement. Les Martiens considèrent les germes comme faisant partie d'un vaste réseau interconnecté plutôt que comme des organismes isolés. Ils utilisent des techniques de diagnostic et de traitement très développées comparées à celles de la Terre.
Extraits des divulgations, selon une sélection choisie :
Extrait 1 : vaisseaux spatiaux
Vaisseau navette
Apparence extérieure
Le petit appareil utilisé pour les liaisons entre la Terre et le Meired est un engin discoïdal métallique de couleur argentée, posé silencieusement sur le sol. Sa hauteur est estimée à environ 9 pieds (2,7 mètres) et son diamètre à environ 38 pieds (11,5 mètres) en comptant les bords extérieurs. Sa silhouette générale est formée d'une section supérieure en dôme reposant sur une partie périphérique plus plate. Un rebord rainuré entoure tout le pourtour de l'appareil.
Aucun hublot n'est visible. Helen ne distingue ni rivets, ni jointures, ni panneaux assemblés. La coque semble constituée d'une seule pièce métallique continue parfaitement lisse. Lorsqu'elle pose la main dessus, elle constate que le métal est chaud au toucher.
Le vaisseau repose sur trois appendices ronds ou sphériques servant de supports. L'accès s'effectue par une ouverture qui apparaît directement dans la coque. Le rebord périphérique sert lui-même de première marche d'accès. Une seconde marche, légèrement plus basse, se trouve juste à l'intérieur de l'appareil.
Lorsque l'embarquement commence, Benen entre le premier, suivi de Zelas, Helen montant à bord en dernier. Une fois tous les passagers installés, la porte coulisse silencieusement pour reprendre sa place dans la coque. Helen observe son mouvement jusqu'aux derniers pouces précédant sa fermeture complète. Une fois refermée, l'ouverture devient pratiquement invisible.
L'appareil décolle et atterrit sans bruit perceptible ni vibration importante. Pendant le vol, il peut suivre les lignes magnétiques naturelles ou s'en affranchir lors des déplacements spatiaux. Les changements apparents de forme, de taille ou d'apparence observés depuis la Terre proviennent de modifications volontaires du champ vibratoire entourant l'appareil. Les ondes lumineuses sont alors déformées avant d'atteindre les observateurs, créant l'illusion que le vaisseau se transforme alors que sa structure demeure inchangée.
Dessin d’apparence extérieure du vaisseau donné en 1ère de couverture du livre de Helen et Betty Mitchell.
Structure générale intérieure
L'intérieur est entièrement circulaire. Les parois sont lisses, sans tuyauteries ni mécanismes visibles. Le plafond forme une coupole arrondie. Une lumière douce est diffusée dans toute la cabine à partir d'un petit rebord lumineux courant autour du sommet du plafond. Aucune lampe visible n'est présente.
L'impression générale est celle d'un appareil extrêmement épuré, conçu avec un minimum d'éléments apparents.
Zone de pilotage
Une section de contrôle est aménagée dans la cabine. Un opérateur en uniforme y est installé pendant le trajet. Il demeure silencieux durant tout le voyage et reste concentré sur son travail.
Deux sièges d'opérateur sont présents, bien qu'un seul soit occupé. Devant eux se trouvent de nombreux cadrans, boutons et instruments de contrôle constituant le poste de pilotage.
Deux écrans sont installés sur la paroi. L'un est plus grand que l'autre. Le plus petit sert aux communications visuelles avec le Meired, bien qu'il ne soit pas activé durant le voyage d'Helen.
Cartographie et navigation
Deux cartes sont fixées aux murs de la cabine. Elles ne ressemblent en rien aux cartes géographiques terrestres. Elles sont composées de zones colorées principalement en vert et en brun, traversées par de nombreuses lignes sombres.
Ces lignes représentent les lignes magnétiques utilisées pour la navigation. Les pilotes exploitent ces réseaux énergétiques afin de déplacer l'appareil sur les trajets où son fonctionnement est le plus efficace.
Selon les explications données plus tard à Helen, la navigation spatiale repose sur l'exploitation de lignes de force magnétiques et gravitationnelles. Les trajectoires sont calculées en tenant compte des mouvements relatifs des systèmes stellaires, des impulsions cosmiques et des influences exercées par les corps célestes traversés.
Lentille d'observation centrale
L'élément le plus remarquable de la cabine est une immense lentille circulaire transparente intégrée dans le plancher. Son diamètre est estimé à environ sept pieds, soit un peu plus de deux mètres.
Les sièges des passagers sont disposés tout autour de cette lentille. Pendant le vol, elle permet d'observer directement le terrain ou l'espace situé sous l'appareil.
Helen regarde fréquemment à travers cette ouverture. Elle décrit l'impression comme saisissante et quelque peu inquiétante. Le sol semble glisser très rapidement sous le vaisseau, produisant une sensation de vitesse impressionnante. À un moment, alors qu'elle observe le paysage défiler sous ses pieds, Zelas pose sa main sur son bras pour la rassurer et lui montrer qu'aucun danger ne la menace.
C'est principalement grâce à cette lentille qu'elle observe l'ascension du vaisseau vers le Meired.
Sièges passagers
Les passagers prennent place sur des sièges ou des banquettes disposés autour de la lentille centrale. Cette disposition permet à chacun d'observer l'extérieur durant le trajet. Aucun système de retenue n'est mentionné malgré les vitesses atteintes.

Propulsion
Le système de propulsion est basé sur une énergie fondamentale présente partout dans l'univers. Cette énergie est captée par un mât ou conducteur central intégré à l'appareil.
L'énergie collectée est ensuite séparée en composantes positives et négatives avant d'être utilisée pour le déplacement du vaisseau.
Quatre commandes principales permettent d'agir sur les lignes de force associées aux directions fondamentales nord, sud, est et ouest. Le déplacement est obtenu par la maîtrise des forces gravitationnelles, magnétiques et polaires plutôt que par une propulsion mécanique classique.
Selon les explications données aux sœurs Mitchell, ces appareils sont capables d'atteindre la vitesse de la lumière puis de la dépasser lorsqu'ils effectuent des trajets spatiaux.
Champ vibratoire et camouflage
Le vaisseau est entouré d'un champ vibratoire contrôlable. En modifiant ce champ, les occupants peuvent altérer la manière dont les rayons lumineux se propagent autour de l'appareil.
Ce phénomène explique pourquoi certaines soucoupes semblent changer de forme, de taille, de couleur ou même disparaître momentanément. L'appareil reste physiquement identique, mais l'image perçue par l'observateur terrestre est modifiée par la déformation des ondes lumineuses traversant le champ vibratoire.
Caractéristiques de vol
Le décollage et l'atterrissage s'effectuent dans un silence presque total. Les vibrations sont extrêmement faibles et les passagers demeurent confortablement installés durant tout le trajet.
Pendant le voyage d'Helen, le sol terrestre s'éloigne progressivement sous la lentille centrale tandis que l'appareil rejoint le Meired stationné à environ vingt mille miles de la Terre. Malgré la vitesse atteinte, l'intérieur demeure calme et stable.
Fonction dans l'organisation de la Ligue
Ces navettes assurent les liaisons entre les Meireds et les planètes ou zones d'opération. Elles transportent les membres de la Ligue, les visiteurs, les équipements et les messages.
Lorsqu'elles ne sont pas utilisées, elles sont stockées dans les vastes hangars intérieurs des Meireds. Elles y accèdent par de grandes ouvertures aménagées dans la coque du vaisseau-mère et utilisent des rampes internes reliant les zones d'atterrissage aux différents secteurs du bâtiment spatial.
Disques de surveillance
En plus des soucoupes classiques, il existe de très petits engins automatiques de surveillance, parfois de seulement vingt-cinq centimètres de diamètre, utilisés pour mesurer le magnétisme, la radioactivité et d’autres paramètres terrestres.
Vaisseau mère : le Meired
Le Meired : apparence extérieure
Le Meired est présenté comme un immense vaisseau-mère stationné dans l’espace à environ vingt mille miles de la Terre. Plusieurs Meireds opèrent simultanément autour de la planète, et un troisième provenant parfois de Vénus peut les rejoindre. Sa taille est décrite comme gigantesque. Alna commande à lui seul un équipage d’environ sept cents personnes, réparties entre de nombreux services et responsables spécialisés, ce qui laisse entendre un appareil de dimensions considérables.
Helen n’observe jamais directement sa silhouette extérieure complète depuis l’espace ; aucune forme générale précise n’est donnée. Les seuls éléments visibles sont les ouvertures permettant aux petits appareils de transport d’entrer et sortir du vaisseau ainsi que les vastes baies internes où ils sont stockés. Le Meired sert à la fois de centre de commandement, de base scientifique, de port spatial, de centre de communication et de transport interplanétaire.
Le Meired : architecture intérieure générale
L’intérieur est constitué d’un réseau de très longs couloirs arqués reliant de nombreux secteurs spécialisés. Les murs sont lisses, dépourvus de portes visibles. Les ouvertures apparaissent automatiquement lorsqu’elles sont autorisées. Le sol de certains couloirs ressemble à du marbre clair légèrement rugueux. Une douce lumière bleutée émane directement des parois sans source lumineuse apparente. Les plafonds sont voûtés et les surfaces intérieures présentent partout un aspect parfaitement lisse et continu.
Le pont de réception et le hangar principal
La première pièce visitée par Helen est un immense pont de réception servant d’aire d’arrivée pour les petits appareils. Elle le compare à un gigantesque auditorium. L’espace est très vaste, coiffé d’un haut dôme et uniformément éclairé par une lumière comparable à la lumière du soleil. Aucune poutre ni structure porteuse n’est visible. Les murs et le plafond sont parfaitement lisses. De nombreuses machines fixes sont réparties dans la salle. Les petits vaisseaux pénètrent directement dans cette zone par de grandes ouvertures situées dans la coque. D’autres appareils sont stockés derrière les parois du hangar. Une large rampe relie cette zone aux secteurs internes du vaisseau.
Les systèmes d’accès
Les portes sont dissimulées dans les murs. Elles ne sont signalées que par de petits voyants lumineux. Les voyants jaunes indiquent une ouverture automatique libre d’accès. Les voyants verts signalent des secteurs verrouillés qui doivent être ouverts depuis l’intérieur. Lorsqu’une autorisation est accordée, une portion entière du mur coulisse silencieusement et révèle un passage.
Les quartiers et salles de réunion
Les pièces visitées sont décrites comme extrêmement propres, harmonieuses et paisibles. Les couleurs dominantes sont le blanc, le bleu clair et parfois des décorations dorées. Certaines salles contiennent des fauteuils et divans blancs décorés de motifs dorés. L’ambiance générale donne une impression de calme, d’ordre et de beauté discrète. Helen ne remarque aucune décoration inutile ni aucun encombrement.
Les centres de contrôle
Helen visite plusieurs salles de contrôle (elle en visitera deux). L’une d’elles mesure approximativement 8 mètres sur 7. Au centre se trouvent de longues consoles occupant presque toute la longueur de la pièce. Des opérateurs y travaillent devant de nombreux cadrans, boutons, voyants lumineux et écrans. D’autres techniciens surveillent des écrans comparables à des téléviseurs ainsi que des cartes et graphiques. Ces centres assurent la surveillance de l’espace, la navigation, le suivi des objets approchant du vaisseau, les communications et les opérations liées aux contacts terrestres.
Les systèmes d’observation
Le Meired possède des dispositifs capables d’observer la Terre à distance. Helen voit notamment sa propre maison depuis le vaisseau. Les systèmes éliminent visuellement les murs, toits et structures extérieures pour ne laisser apparaître que les personnes et objets recherchés. Les opérateurs utilisent également de minuscules disques de surveillance capables de transmettre images et informations vers le vaisseau.
Les zones de loisirs
Le vaisseau comporte des espaces consacrés à la détente de l’équipage. Helen assiste à des spectacles, à des démonstrations de danse et à un jeu utilisant la télékinésie assistée technologiquement. Certains sols sont spécialement conçus pour réagir aux impulsions mentales des participants. Les membres d’équipage disposent de longues périodes de repos et de loisirs après leurs heures de travail.
Le restaurant et les espaces collectifs
Des salles sont utilisées pour les repas collectifs. Tables et sièges peuvent apparaître directement depuis les structures du sol lorsqu’ils sont nécessaires. Les repas sont pris en commun et précédés d’une prière dans la Langue Universelle.
Le Temple du Meired
Le vaisseau contient également un Temple. Celui-ci n’est pratiquement jamais décrit physiquement, mais il est mentionné comme un lieu important où Alna se rend pour prier ou méditer lors de situations graves. Son existence montre que le Meired n’est pas seulement une installation technique mais aussi un centre spirituel.
La cohérence des vaisseaux avec les autres contactés des mêmes mondes
Voici ce que Wendelle Stevens a écrit en Appendice du livre, extrait :
« Helen Mitchell a décrit la navette martienne qui vint la chercher près de Saint-Louis en novembre 1957 comme un véhicule en forme de cloche, identique dans sa description à celui décrit et effectivement photographié par George Adamski le 13 décembre 1952 à Palomar Gardens près de Vista, Californie.
L’appareil décrit par Helen semble très semblable à celui utilisé par les « Vénusiens » d’Adamski pour entrer en contact avec lui et même l’emmener à bord jusqu’à notre Lune puis le ramener. Un appareil très similaire fut également utilisé par les « Vénusiens » de Bill Clendenen lors de leurs contacts avec lui à Seattle et ailleurs, ainsi que par les visiteurs de Dino Kraspedon au Brésil. Leonard Cramp tenta de reconstruire et d’analyser cet appareil dans son livre SPACE, GRAVITY, AND THE FLYING SAUCER, publié en février 1955, et prépara un dessin détaillé en coupe à partir des divers rapports et descriptions.
Ron Card à Miami, Floride, fut lui aussi pris à bord par ses « visiteurs vénusiens » dans un appareil exactement semblable. Ils venaient parfois le chercher à la sortie du campus universitaire dans leur voiture de location et le conduisaient jusqu’à la soucoupe stationnée afin d’embarquer. Ils lui demandèrent même une fois de leur rapporter la voiture après un voyage. Ces Vénusiens étaient également en contact avec, et parfois accompagnés par, un homme prétendant venir de Mars. Ils emmenaient Ron dans un bar à jus de fruits où tous buvaient un jus avant de se rendre à l’appareil.
Cedric Allingham décrivit un appareil similaire utilisé par des humains martiens lors de leurs contacts avec lui en Écosse en février 1954, et il photographia également cet appareil près de midi le 18 février 1954. Il publia son livre FLYING SAUCER FROM MARS en février 1955 et y inclut ses photographies.
Omnec Onec de Vénus décrit un appareil très semblable qui la transporta, elle et son oncle, jusqu’à un grand vaisseau-mère en forme de cigare dans l’espace, puis depuis ce vaisseau-mère jusqu’à la surface de la Terre, que son oncle conserva ici pendant un certain temps. Omnec comprenait que ces vaisseaux vénusiens étaient construits pour eux sur Mars par les Martiens. Elle et son oncle furent accueillis par un homme martien au nord de Las Vegas, Nevada, puis conduits jusqu’à Little Rock, Arkansas, par cet homme au volant d’une Cadillac noire. L’appareil en forme de cloche était conservé dans un monastère des hautes Himalayas au Tibet pendant la période où elle et son oncle étaient « conditionnés » à vivre parmi nous sur Terre.
Helen Mitchell décrivit être montée à bord d’un grand vaisseau-mère dans la petite navette, laquelle pénétra entièrement à l’intérieur du plus grand appareil avec équipage et tout, puis se gara sur un sol métallique à l’intérieur. Ses descriptions de l’intérieur du vaisseau-mère correspondent aux descriptions et photographies d’Adamski concernant un vaisseau-mère en forme de cigare lançant de plus petits appareils depuis une baie de sortie du gigantesque vaisseau principal, qu’Adamski affirma avoir lui-même photographié les cinq et neuf mars 1951.
Bill Clendenon, qui vivait alors à Seattle, Washington, observa une soucoupe du type Adamski voler très près au-dessus de lui, à moins de quinze mètres de hauteur, ce qui changea sa vie pour toujours. Il fut ensuite contacté par ses occupants et emmené à bord, où avant de repartir il fut autorisé à examiner l’appareil en détail, y compris le système de propulsion sous le plancher. Il monta à bord à deux autres reprises par la suite. Bill passa le reste de sa vie à tenter de reconstruire les systèmes expliqués par ces occupants, et publia son livre MERCURY: UFO MESSENGER OF THE GODS, publié en 1990.
Ces images et dessins ont été largement « démystifiés » par des experts autoproclamés du débunkage, mais ont-ils toujours raison ? Ils offrent beaucoup de rhétorique mais très peu de preuves réelles pour soutenir leurs affirmations.
Voici donc des dessins et photographies provenant de ces autres sources afin de confirmer les descriptions d’Helen. Rappelez-vous que ces dessins et photographies n’étaient pas accessibles à Helen Mitchell. »
Voici les images que Wendelle Stevens avait jointes à propos de la forme du vaisseau navette décrit semblable par plusieurs contacts :




En cohérence aussi, George Adamski décrit un énorme vaisseau-mère, en forme de cigare, avec un énorme hangar de réception et des rails de circulation des vaisseaux-soucoupes, des couloirs arrondis, un grand salon de réception finement décoré, la salle de contrôle avec le même genre de carte que le contact de Helen Mitchell.


Extrait 2 : le pourquoi du contact avec la Terre
Les membres de la Ligue expliquent que leur présence auprès de la Terre s'inscrit dans une mission de surveillance, d'assistance et d'enseignement exercée depuis longtemps envers l'humanité. Selon eux, la Terre est une jeune civilisation qui traverse une période critique de son évolution et qui risque de répéter certaines erreurs déjà commises dans le passé par d'autres mondes.
Les visiteurs affirment notamment suivre avec inquiétude le développement des armes atomiques et nucléaires. Ils considèrent que l'humanité se trouve dans une situation comparable à celle de civilisations antérieures qui ont provoqué de graves catastrophes par un mauvais usage de la science. Une partie importante de leurs messages vise donc à avertir les habitants de la Terre des conséquences possibles de ces activités et à encourager une évolution plus pacifique.
La Ligue présente également sa mission comme un travail d'éducation. Ses membres cherchent à transmettre certaines connaissances concernant les lois de l'univers, l'évolution spirituelle, l'organisation des civilisations avancées, la réincarnation, les responsabilités morales et les relations entre les mondes habités du système solaire. Ils expliquent que la Terre devra un jour rejoindre une communauté plus vaste de peuples de l'espace et qu'il est nécessaire de préparer progressivement l'humanité à cette réalité.
Les visiteurs déclarent aussi vouloir corriger certaines erreurs historiques et religieuses qu'ils estiment s'être accumulées au cours du temps. Plusieurs communications ont pour objectif d'expliquer leur version de l'histoire ancienne de la Terre, de l'Atlantide, des origines de l'humanité et des interventions passées de peuples venus d'autres mondes.
Ils indiquent également qu'ils observent la Terre afin d'identifier les personnes réceptives à leurs enseignements. Certains contacts individuels sont utilisés pour transmettre des informations au public terrestre. Les sœurs Mitchell sont ainsi présentées comme des intermédiaires chargées de recevoir, conserver et diffuser ces messages.
Enfin, les membres de la Ligue affirment vouloir aider l'humanité à progresser vers une société fondée sur la coopération, la paix, la compréhension mutuelle et le respect des lois universelles. Leur objectif déclaré est de favoriser l'entrée future de la Terre dans une période de plus grande harmonie et de préparer les êtres humains à établir des relations ouvertes avec les autres civilisations du système solaire.
Extrait 3 : le danger du nucléaire
Lors d’une discussion par communication avec le Meired, un nouvel interlocuteur appelé Sigt se présente, pour transmettre un message à la demande du Conseil martien concernant les dangers des bombes atomiques et thermonucléaires.
Sigt développe une théorie détaillée des effets biologiques de la radioactivité. Selon lui, chaque explosion nucléaire disperse des particules qui s’accumulent progressivement dans les organismes vivants. Il décrit la radioactivité comme un mouvement tourbillonnant antihoraire pénétrant les cellules et perturbant leur équilibre naturel. Les cellules tenteraient de résister par un mouvement opposé, mais les expositions répétées finiraient par l’emporter, provoquant maladies, dégénérescences et altérations génétiques transmissibles aux générations suivantes.
Une autre information nouvelle concerne l’existence de vibrations sonores produites par les explosions atomiques. Sigt affirme que certaines fréquences très élevées issues des essais nucléaires affecteraient directement la conscience humaine. Elles pourraient favoriser des maladies, perturber l’équilibre mental ou influencer négativement le comportement. Il présente même ces effets psychiques comme plus dangereux encore que les dommages physiques de la radioactivité.
Il est ajouté que « Gens de l’Espace » vivant ou opérant autour de la Terre devraient eux-mêmes prendre des mesures de protection contre les retombées radioactives produites par l’humanité.
A une autre occasion, Alna et Elen parleront aussi de l’entrée de la Terre dans une « phase de quatrième dimension ». Selon Alna et Elen, cette transition modifiera progressivement le comportement de la matière elle-même. Les scientifiques terrestres finiront par constater des anomalies physiques nouvelles, notamment dans le domaine nucléaire.
Une conséquence particulière de cette transition est décrite. Les propriétés des particules atomiques changeront progressivement, ce qui pourrait rendre les explosions nucléaires beaucoup plus dangereuses ou imprévisibles, avec un mécanisme impliquant une réorganisation des neutrons et des protons sous l’effet de nouvelles conditions dimensionnelles.
Extrait 4 : les visiteurs extraterrestres hostiles
Helen et Betty ont été informées de l’existence de visiteurs extraterrestres hostiles, des soucoupes et des occupants négatifs. Ceux-ci sont associés à certains récits d’agressions, de brûlures ou d’enlèvements forcés attribués à des occupants de petits appareils. Ils sont décrits comme provenant de systèmes stellaires éloignés ayant atteint un haut niveau scientifique mais un faible niveau moral ou spirituel.
Une information importante est que ces groupes négatifs seraient engagés dans une véritable lutte contre la Ligue. Leur objectif serait de semer la confusion, d’empêcher l’établissement de la paix sur Terre et de soutenir des forces terrestres qui profiteraient de la guerre, de la discorde et du désordre. Il est décrit un conflit cosmique opposant des civilisations favorables à l’évolution harmonieuse de l’humanité à d’autres cherchant au contraire à exploiter les tendances destructrices de la Terre.
Ces visiteurs négatifs entretiendraient des alliances avec certaines intelligences terrestres et ils tireraient profit des émotions et comportements négatifs humains. Le mécanisme exact n’est pas expliqué, mais l’idée d’une alimentation ou d’un bénéfice obtenu à partir de la disharmonie humaine est donnée.
Autre élément : Helen et Betty déclarent avoir elles-mêmes été régulièrement confrontées à ces groupes lors de leurs communications avec le dispositif utilisé, qui était émises par une autre source que le Meired. Elles affirment que certaines transmissions reçues sur leur appareil provenaient d’entités se faisant passer pour des représentants martiens ou pour des services officiels de la Ligue. Ces intervenants auraient tenté de les tromper. Par exemple, ils ont parfois menti et dit qu’ils étaient la Section M-4 de Mars et qu’ils avaient un message pour elles venant du Conseil, et qu’elles devaient dire telle ou telle chose ou bien que cesser complètement de parler. Ils ont aussi cherché discréditer les Frères de l’Espace ou pousser Helen et Betty à diffuser de faux enseignements. Elles expliquent avoir appris à les reconnaître par leur comportement, leur agressivité et leurs contradictions.
Enfin, les soeurs mentionnent que ces interlocuteurs négatifs auraient demandé aux sœurs de rédiger et publier un livre destiné à diffuser leur propre version de l’histoire des « anges déchus ». Elles disent avoir commencé à rédiger un ouvrage dicté par ces entités avant de rejeter leurs enseignements et de détruire les premières parties du manuscrit. Cette tentative de manipulation éditoriale, présentée comme une opération de désinformation menée par les groupes extraterrestres hostiles a dépassé de simples interruptions radio pour aller jusqu’à une tentative de production d’un livre concurrent.
Concernant les phénomènes paranormaux, Helen dit qu’il lui a été expliqué de nombreux événements attribués aux esprits, aux poltergeists ou à des forces mystérieuses seraient provoqués par des êtres négatifs capables de modifier la polarité moléculaire des objets. Les déplacements d’objets dans les airs, les apparitions, les disparitions ou les traversées de murs seraient obtenus non par une violation des lois naturelles mais par une utilisation avancée des lois de polarité et de gravitation. Même les phénomènes les plus étranges restent soumis aux lois divines et physiques de l’univers.
Certains phénomènes psychiques ne seraient pas causés par des intelligences extérieures mais involontairement par des êtres humains eux-mêmes. Certaines personnes mettraient inconsciemment en action ces lois de polarité sans comprendre les mécanismes qu’elles déclenchent.
Extrait 5 : la guerre occulte entre les Fraternités Blanche et Noire
Dans une conférence donnée par Helen Mitchell le 19 janvier 1959 elle présente les informations qui suivent :
Une vaste organisation spirituelle de la Terre est divisée entre deux courants opposés : la Grande Fraternité Blanche et la Fraternité Noire. La première rassemble des maîtres ayant développé l’amour, la douceur, l’humilité et le contrôle de soi au cours de nombreuses incarnations. La seconde regroupe des êtres ayant cultivé les forces opposées telles que la haine, l’envie, la domination et la destruction. Chacune possède ses écoles secrètes et ses centres de pouvoir dissimulés dans différentes régions du monde.
Les maîtres de la Grande Fraternité Blanche travaillent au maintien de l’équilibre de la Terre. Grâce à la maîtrise des lois spirituelles et des éléments, ils empêchent les explosions atomiques de provoquer une réaction en chaîne capable de détruire la planète. Leur puissance mentale leur permet également d’agir directement sur certaines forces naturelles. Les Frères Noirs poursuivent au contraire une œuvre de division, de peur et de conflit destinée à renforcer les tendances destructrices de l’humanité.
Les principales forteresses de ces deux organisations sont réparties sur plusieurs points stratégiques du globe. La Fraternité Noire possède notamment des centres en France, en Chine, en Mandchourie, dans le Pacifique et dans la région de l’Illinois. La Grande Fraternité Blanche maintient ses propres centres en Égypte, en Chine, dans certaines régions océaniques et au mont Shasta en Californie. Ces positions sont organisées selon un réseau mondial où les deux forces cherchent continuellement à étendre leur influence.
Les Frères Noirs reçoivent leur soutien depuis la constellation d’Orion tandis que les Frères Blancs sont reliés à la Lyre et à la Croix du Sud. La Terre évolue ainsi entre deux courants cosmiques opposés qui cherchent chacun à orienter son destin.
Certaines personnes perçoivent des notes aiguës ou des séries de sons semblables à des signaux. Ces fréquences proviennent de plusieurs sources. Les plus dangereuses naissent des explosions atomiques qui modifient les atmosphères terrestres. Elles influencent directement la conscience humaine, favorisent les maladies, perturbent les facultés mentales et poussent parfois les individus vers des comportements destructeurs. La Terre subit une tension croissante sous l’effet de ces perturbations et les êtres évolués de la Terre et de l’espace travaillent continuellement à maintenir son équilibre.
D’autres fréquences sont produites par des expériences de contrôle mental menées par des scientifiques liés à la Fraternité Noire. Leur objectif est de rendre certains individus réceptifs à leur influence afin d’obtenir progressivement le contrôle des populations. Cependant, les peuples de l’espace utilisent ces mêmes fréquences pour transmettre des messages de paix, d’amour et d’harmonie aux personnes sensibles, transformant ainsi ces tentatives de manipulation en moyen de communication spirituelle.
L’univers entier est traversé par des vibrations sonores. Chaque objet émet ses propres notes et il existe cent quarante-quatre fréquences fondamentales. Une personne suffisamment développée peut percevoir ces émissions comme une immense symphonie cosmique composée d’accords harmonieux et de sons discordants résultant des interactions entre toutes les formes de matière et d’énergie.
Extrait 6 : le gouvernement martien et les lois de l’évolution
Lors d’une nouvelle communication avec le Meired, Betty et Helen interrogent leurs correspondants sur Mars. Ceux-ci expliquent que la planète possède peu d’eau, dont la conservation constitue un enjeu majeur. De vastes déserts couvrent une grande partie de sa surface, tandis que des vallées fertiles accueillent la végétation, l’élevage et certaines cultures. Mars dispose également de villes souterraines, d’importantes ressources minières en fer et en cuivre, ce qui en fait un centre industriel et manufacturier, et entretient des échanges avec Vénus, orientée vers l’agriculture, qui fournit une partie de sa nourriture en échange de produits manufacturés. La planète forme une seule nation gouvernée par une autorité unique, sans divisions politiques comparables à celles de la Terre.
Leur interlocuteur décrit ensuite Vrss, capitale martienne et siège de la Ligue. La ville est organisée selon un vaste plan géométrique circulaire de deux cents miles de diamètre, avec au centre les palais gouvernementaux et royaux. Autour de ce noyau sont répartis les quartiers de la Ligue ainsi que ceux des représentants de Jupiter, Vénus et Saturne. L’ensemble est recouvert d’un dôme énergétique qui fournit l’énergie nécessaire à toutes les activités urbaines. Les bâtiments industriels, administratifs, éducatifs et commerciaux y fonctionnent sans fumée, pollution ni nuisances. Les campagnes environnantes ne comportent ni clôtures ni propriétés privées, les animaux étant contenus par des barrières énergétiques. Selon les Martiens, le vol n’existe pratiquement pas, car chacun reçoit ce dont il a besoin et est éduqué selon les principes de la « Loi de Compensation ».
Les villes martiennes utilisent également un système de couleurs attribuées à chaque secteur, chaque teinte étant associée à des principes d’harmonie particuliers. Les habitations se trouvent principalement en périphérie des centres urbains. Les maisons sont spacieuses, confortables et conçues pour éviter toute promiscuité. Les membres de la Ligue résident dans leurs propres quartiers ou à bord des Meireds, tandis que les prêtres du Rilm vivent dans les Temples de Lumière. Les Martiens insistent sur l’absence de quartiers pauvres ou surpeuplés, chaque famille disposant de logements adaptés à ses besoins.
La conversation aborde ensuite les transports. Mars utilise des véhicules à roues fonctionnant selon les mêmes principes énergétiques que les vaisseaux spatiaux, mais adaptés à la gravité martienne. Les transports publics sont largement développés et permettent des déplacements rapides. Certains habitants possèdent également leurs propres appareils spatiaux et peuvent voyager librement entre les planètes habitées du système solaire, à l’exception de la Terre, dont l’accès est strictement réservé aux membres spécialement formés de la Ligue afin d’éviter les réactions hostiles de la population terrestre.
Enfin, les Martiens décrivent leurs loisirs et leur mode de vie intellectuel. Ils pratiquent des sports faisant appel autant aux capacités mentales qu’aux aptitudes physiques, apprécient la danse, la natation et diverses activités sociales, mais ignorent les sports de contact violents. Leur temps de sommeil est relativement court et une grande partie de leur journée est consacrée à l’étude et à la recherche scientifique. Selon eux, les avancées technologiques de leur civilisation résultent avant tout d’une meilleure compréhension des lois universelles. Ils estiment que la science terrestre finira par progresser dans la même direction, mais qu’elle devra d’abord abandonner de nombreuses erreurs et retrouver les principes fondamentaux qu’elle a perdus de vue.
Au cours d’une nouvelle communication, les sœurs interrogent leurs correspondants sur l’organisation politique de Mars. Ceux-ci expliquent qu’aucun système de gouvernement n’est parfait en lui-même et que tous finissent par se dégrader lorsque leur esprit d’origine est perdu au profit d’intérêts personnels. Selon eux, les gouvernements terrestres approchent progressivement de cet état de « cristallisation » qui précède leur remplacement par des formes plus adaptées. Mars est pour sa part gouvernée par une structure trinitaire composée du Rilem, de la Royauté et de la Ligue, chacun de ces trois corps remplissant une fonction spécifique et agissant selon treize Lois fondamentales, dont douze sont connues et appliquées tandis qu’une treizième, liée à la perfection divine, demeure mystérieuse.
Le Rilem, composé de douze Grands Prêtres, est présenté comme le gardien de ces Lois et le responsable de l’éducation martienne. Grâce à une vaste organisation hiérarchique d’enseignants et d’étudiants, il veille à ce que l’ensemble des six cents millions d’habitants de Mars reçoive une formation adaptée à son niveau de compréhension. Les Martiens affirment que les nombreuses lois terrestres deviendraient inutiles si l’humanité assimilait pleinement ces principes universels, qu’ils rapprochent des Dix Commandements interprétés dans un sens spirituel et ésotérique.
La Royauté constitue le second pilier du gouvernement martien. Forte de 1 728 membres, elle supervise la production, la distribution des ressources, l’emploi et le bien-être général de la population. Selon leurs explications, aucun habitant n’est laissé dans le besoin et chacun est orienté vers les fonctions correspondant le mieux à ses capacités et à son niveau d’évolution. De vastes centres d’information permettent de suivre la situation de tous les citoyens de la planète. Les dirigeants ne sont pas considérés comme des privilégiés mais comme des serviteurs investis d’une lourde responsabilité envers l’ensemble de la société.
Le troisième pilier est la Ligue, chargée de la recherche scientifique, du développement social, des communications interplanétaires et des activités spatiales. Elle supervise également les missions menées auprès de la Terre. Son rôle n’est pas d’imposer des changements à l’humanité mais de lui présenter des idées nouvelles, des découvertes et un modèle de société plus avancé, tout en respectant le libre arbitre des individus. Selon les Martiens, seuls ceux qui restent ouverts à ces enseignements progressent vers des états supérieurs d’évolution, tandis que ceux qui demeurent enfermés dans des conceptions figées doivent poursuivre leur apprentissage à travers de nouvelles expériences.
La conversation aborde enfin le contrôle des mariages sur Mars. Les unions sont autorisées uniquement lorsque les partenaires présentent une harmonie vibratoire et des trajectoires d’évolution compatibles, afin de favoriser à la fois leur développement personnel et celui des âmes appelées à renaître dans leur famille. Les Martiens soulignent que leur société ne repose ni sur l’argent, ni sur la recherche du pouvoir, mais sur la conviction que chaque individu est engagé dans un processus continu d’évolution spirituelle. Ils concluent en rappelant que Mars n’a pas toujours été un monde pacifique et harmonieux comme aujourd’hui, mais que l’histoire de cette transformation sera expliquée lors d’une future conversation.

Une information est donnée sur les limites psychologiques du contact interplanétaire. Alna affirme qu’un humain terrestre ne pourrait pas vivre longtemps sur Mars sans éprouver un profond malaise mental, non en raison des conditions physiques, mais à cause de l’écart immense entre les connaissances martiennes et celles de la Terre. L’exposition à des concepts scientifiques inconnus provoquerait une forme de choc culturel et intellectuel.
Extrait 7 : la médecine vibratoire et les causes spirituelles de la maladie
Lors d’une nouvelle communication avec Mars, les deux sœurs demandent comment la planète est devenue le monde pacifique qui leur a été décrit. Leur interlocuteur explique que Mars fut autrefois divisée en deux grandes nations rivales. À cette époque, la planète possédait davantage d’eau, de végétation et de terres fertiles, et sa civilisation avait déjà atteint un niveau scientifique supérieur à celui de la Terre actuelle. Malgré ces progrès, les deux puissances martiennes restaient enfermées dans des conflits idéologiques et militaires. Chacune développa des armes extrêmement destructrices ainsi que de petites stations spatiales placées en orbite. Lorsque la guerre éclata finalement, les Vénusiens évacuèrent les femmes, les enfants et d’autres personnes non impliquées dans le conflit avant que la planète ne soit presque entièrement dévastée. Les océans disparurent, l’atmosphère fut gravement altérée et toute vie fut pratiquement anéantie.
Les survivants furent alors accueillis sur Vénus où ils furent éduqués selon les lois spirituelles et sociales vénusiennes. Pendant des siècles, les Vénusiens entreprirent de restaurer Mars en y réintroduisant progressivement eau, végétation et conditions favorables à la vie. Lorsque la planète redevint habitable, une nouvelle civilisation martienne y fut fondée sur des principes entièrement différents de ceux qui avaient conduit à la catastrophe. Selon leur interlocuteur, cette histoire démontre que la paix durable ne peut exister que lorsque les sociétés vivent en accord avec les « Lois du Tout ». Il affirme que la véritable liberté ne consiste pas à agir sans limite, mais à exercer son libre arbitre dans le respect du bien commun et des conséquences de ses actes. Les souffrances observées sur Terre seraient précisément le résultat du refus de nombreuses personnes de vivre selon ces principes.
La conversation se tourne ensuite vers l’avenir de la Terre. Les Martiens expliquent que la planète est surveillée par la Ligue dans l’espoir d’éviter une guerre mondiale comparable à celle qui détruisit Mars. Ils ajoutent toutefois que, quelles que soient les circonstances futures, une « race-semence » composée des individus les plus avancés spirituellement serait préservée afin de participer à la construction d’un nouvel âge pour l’humanité, de la même manière que les survivants martiens avaient permis la renaissance de leur monde après la catastrophe.
Les sœurs interrogent ensuite leurs correspondants sur la médecine martienne. Ceux-ci expliquent que la maladie est considérée comme un déséquilibre vibratoire affectant le corps ou l’esprit. Les centres médicaux utilisent des instruments capables d’analyser précisément les fréquences propres à chaque individu afin d’identifier les perturbations présentes. Les blessures physiques seraient traitées en rétablissant les fréquences harmonieuses des tissus, permettant aux cellules de retrouver leur organisation normale et d’accélérer leur réparation. Les causes profondes des maladies sont toujours recherchées avant le traitement, contrairement à ce que les Martiens estiment être la tendance de la médecine terrestre à ne traiter que les effets visibles.
Les germes sont considérés non comme des organismes isolés mais comme les manifestations locales d’un vaste réseau invisible interconnecté.
Enfin, les Martiens abordent le lien entre santé mentale, conscience et évolution spirituelle. Selon eux, de nombreux désordres psychologiques résultent d’un conflit entre les aspirations supérieures de l’être et ses peurs, ses désirs ou ses résistances intérieures. Les traitements peuvent aider à rétablir l’équilibre, mais aucune technologie ne peut remplacer la volonté personnelle d’évoluer vers l’harmonie. Ils soutiennent que la pensée, les émotions et le mode de vie influencent directement la santé, et que l’acceptation intérieure des lois universelles favorise naturellement le rééquilibrage du corps et de l’esprit.
La conversation reprend sur les liens entre santé, pensée et vibrations. Les Martiens expliquent que les émotions négatives telles que la peur, la haine, l’envie, la culpabilité ou le ressentiment perturbent progressivement l’équilibre vibratoire du corps et peuvent favoriser l’apparition de maladies. À l’inverse, un état intérieur harmonieux agit comme une protection naturelle, même si certaines influences extérieures continuent d’exister. Selon eux, la médecine terrestre se concentre encore principalement sur les symptômes visibles, mais finira un jour par réunir science et compréhension spirituelle. Ils ajoutent que certaines découvertes énergétiques importantes sont déjà proches, mais que des connaissances plus avancées resteront inaccessibles tant que l’humanité utilisera la science à des fins destructrices ou égoïstes.
Les sœurs apprennent également que chaque individu possède une fréquence vibratoire unique résultant de ses pensées, de ses actes et de son niveau d’évolution. Les membres de la Ligue seraient capables d’identifier une personne grâce à cette signature vibratoire et de percevoir certaines impressions mentales associées. Ils précisent toutefois que cette capacité est encadrée par des règles strictes. Selon eux, l’absence de criminalité sur Mars s’explique en partie par le fait que les déséquilibres psychologiques sont détectés très tôt et corrigés avant qu’ils ne deviennent dangereux. Ils affirment également que chaque pensée influence l’ensemble de la création et que les pensées harmonieuses contribuent au bien-être collectif tandis que les pensées destructrices alimentent les souffrances individuelles et sociales.
Ils parlent d’une conception spirituelle de la maladie. Les Martiens introduisent l’idée d’une « Source Suprême » ou étincelle divine présente en chaque être, reliée à la conscience universelle. Selon eux, cette dimension conserve la mémoire complète des expériences vécues au cours des différentes incarnations. Certaines maladies physiques ou mentales pourraient ainsi provenir de conflits remontant à des vies antérieures, lorsque des comportements contraires aux lois universelles se répètent sans avoir été compris ni corrigés. Dans cette perspective, la maladie devient parfois un signal destiné à attirer l’attention de l’individu sur un déséquilibre profond nécessitant une prise de conscience.
Pour identifier ces causes profondes, les Martiens décrivent l’usage de machines complexes associant analyse vibratoire, enregistrement, calcul et transmission d’énergie. Les techniciens interprètent les fréquences et les couleurs associées aux différents états mentaux ou spirituels afin de déterminer l’origine du problème. Ils expliquent que certaines couleurs correspondent à certains types de déséquilibres, les pensées et les souvenirs étant enregistrés dans des structures de mémoire reliées à la conscience universelle. Cette conception conduit les deux sœurs à comparer le fonctionnement de l’esprit à un système de mémoires accumulées au fil des existences successives.
Enfin, les Martiens précisent que les maladies d’origine mentale ou spirituelle sont les plus difficiles à traiter. Elles nécessitent l’intervention de spécialistes particulièrement avancés provenant de systèmes stellaires supérieurs et possédant une profonde connaissance des lois de l’esprit. Ils réaffirment également que Mars ne connaît plus de criminalité violente. Les comportements déviants sont considérés comme des manifestations de déséquilibres ou d’incompréhensions qui doivent être corrigés plutôt que punis. Selon eux, cette situation résulte d’une longue évolution morale ayant progressivement éliminé les pensées hostiles et les comportements agressifs qui existaient autrefois sur leur planète.
Extrait 8 : la formation d’un membre de la Ligue
Après plusieurs jours consacrés à assimiler les enseignements reçus, Betty et Helen comprennent qu’elles doivent régulièrement prendre du recul afin de retrouver un certain équilibre. Lorsqu’elles reprennent leurs communications, elles décident d’en apprendre davantage sur la Ligue, l’organisation qui regroupe Zelas, Elen, Alna et les autres visiteurs.
Un interlocuteur nommé To choisit alors de leur présenter son fonctionnement à travers l’exemple de Kadar Menw, futur dirigeant de la Ligue. Pour expliquer son parcours, il rappelle que l’être humain est avant tout une âme immortelle évoluant à travers de nombreuses incarnations. Les positions occupées dans la société martienne ne dépendent ni de la richesse ni du pouvoir, mais du degré d’évolution acquis au cours de ces expériences successives.
Menw est présenté comme un être qui, après de nombreuses vies consacrées au service, est né dans la Royauté avec la mission de rejoindre la Ligue et d’aider la Terre. Dès son jeune âge, il est envoyé à l’École d’Instruction de Vrss, où sont formés les futurs membres de cette organisation. L’enseignement y couvre les mathématiques, les lois universelles, les langues et les coutumes terrestres, la navigation spatiale, la science des forces de l’univers, le fonctionnement des soucoupes et des Meireds ainsi que les procédures de survie en cas d’incident sur Terre. Les étudiants apprennent également à surveiller les lignes de force magnétiques dont dépend la navigation de leurs appareils.
To décrit ensuite cette école comme un immense centre d’apprentissage où architecture, couleurs et aménagements sont conçus pour favoriser l’harmonie et la compréhension. Les salles d’étude utilisent des représentations symboliques des quatre grandes forces de l’univers, que les étudiants apprennent progressivement à comprendre et à maîtriser. Après de longues années de formation, Menw achève brillamment son parcours et se lie d’amitié avec un autre élève nommé Zan.
Le récit atteint ensuite le jour de l’initiation des nouveaux membres de la Ligue. Revêtus pour la première fois de leur uniforme officiel, les étudiants prêtent un serment de service envers le Tout et envers la création entière. Pour Menw, cet engagement représente l’aboutissement d’une vocation poursuivie depuis de nombreuses existences. À l’issue de la cérémonie, il reçoit une note lui annonçant qu’une compagne génétiquement compatible lui a été attribuée conformément aux règles martiennes d’union. Cette annonce le surprend et éveille sa curiosité quant à l’identité de celle qu’il devra épouser.
Troublés par les événements de cette journée, Menw et Zan se rendent alors au Temple du Tout. To décrit un vaste sanctuaire dominé par une mystérieuse sphère de cristal suspendue dans les airs sans support visible. Les visiteurs y méditent sous différents rayons lumineux associés à divers types de recherche : compréhension spirituelle, guidance morale, résolution de problèmes scientifiques ou réflexion sur les affaires du monde. Ce lieu symbolise l’union entre science, spiritualité et quête de connaissance qui caractérise la civilisation martienne et la formation des membres de la Ligue.
To poursuit son récit de la formation de Menw en décrivant un épisode personnel survenu juste après son initiation dans la Ligue. Après avoir médité dans le Temple du Tout sous les rayons du grand cristal suspendu, Menw est profondément rassuré quant à son avenir. Cependant, l’annonce de son union prochaine avec Ja, une femme choisie pour sa parfaite compatibilité avec lui, éveille une curiosité irrésistible. Incapable d’attendre la présentation officielle, il décide de désobéir aux règles et se rend discrètement à la résidence de K. Shan afin d’apercevoir celle qui lui est destinée.
Arrivé dans les jardins de la demeure, Menw pénètre furtivement à l’intérieur après avoir longuement hésité. Alors qu’il s’apprête à repartir bredouille, il entend un rire et aperçoit enfin Ja cachée derrière des rideaux. Celle-ci s’amuse de son impatience et le taquine à propos de ses craintes concernant son âge. Lorsqu’elle se montre finalement à lui, sa beauté et sa présence le bouleversent profondément. Submergé par l’émotion, Menw s’enfuit presque sans réfléchir, oubliant même sa cape dans sa précipitation. De retour à l’École, il passe la nuit dans l’attente fébrile de leur rencontre officielle.
Le lendemain, Menw est pris en charge par les autorités chargées de préparer les futurs époux. Il rejoint le Temple des Rilem où, pendant plusieurs mois, lui et Ja suivent un enseignement consacré à l’harmonie, aux relations et à l’application des lois universelles dans la vie commune. Au fil de cette période, leur compréhension mutuelle et leur compatibilité s’approfondissent jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être unis. Le jour de la cérémonie, Ja lui restitue discrètement la cape qu’il avait perdue lors de leur première rencontre, geste qui témoigne de l’affection née entre eux avant leur mariage.
To explique ensuite que l’union martienne est considérée comme un engagement profond fondé sur l’amour, la compréhension et le service mutuel. Après son mariage, Menw poursuit ses missions au sein de la Ligue, souvent dans des régions éloignées de l’espace. Ces longues absences sont acceptées comme une conséquence naturelle de leur vocation. Lorsqu’ils reviennent de mission, les membres de la Ligue consacrent une grande partie de leur temps à leur famille et à l’éducation de leurs enfants. Menw et Ja auront ainsi seize enfants, nombre présenté comme naturel pour un couple particulièrement harmonieux.
Pour conclure, To rappelle que des êtres comme Menw consacrent leur existence au service de la Terre et des autres mondes, acceptant les sacrifices personnels que cela implique. Il invite les deux sœurs à soutenir, à leur niveau, les efforts de ceux qui travaillent à l’évolution de l’humanité. Après la fin de la communication, Betty et Helen restent longtemps silencieuses, marquées par la beauté du récit et par l’image idéalisée de la vie martienne qui leur a été présentée.
Une information leur sera donnée à un autre moment sur la biologie des membres de la Ligue en mission. Helen affirme qu’avant certaines missions spatiales leur sang serait temporairement remplacé par un fluide artificiel transparent. Ce liquide contiendrait notamment de l’oxygène liquide stabilisé, des substances huileuses comparées à la lanoline et un composant plastique. L’opération durerait environ une heure et servirait à éviter les interférences magnétiques provoquées par le sang normal. Les voyageurs conserveraient ainsi une température corporelle plus basse, proche de 31,7 °C. C’est aussi la raison pour une température régulée dans le vaisseau mère de 20,5°C, adaptée à leur température corporelle.
Extrait 9 : l’Atlantide, la chute d’un âge d’or et l’avenir de la Terre
Au cours d’une nouvelle communication, Betty et Helen demandent aux Martiens leur version de l’origine de la Terre. Leur interlocuteur, Sapa, un scribe du Temple de Lumière, leur expose une vaste cosmologie selon laquelle toute création provient d’un « espace vivant » composé d’énergies positives et négatives intimement mêlées. Sous l’action de l’Esprit créateur, la composante négative se rassemble progressivement pour former de grandes masses gazeuses en rotation. De ce processus naissent le Soleil, les planètes et les autres corps célestes. La Terre commence alors son existence comme une masse enflammée entourée de gaz et de vapeurs qui, au fil d’immenses périodes de temps, se refroidissent et donnent naissance aux océans et aux conditions nécessaires à l’apparition de la vie.
Sapa explique ensuite que l’évolution de la Terre ne concerne pas seulement la matière mais également des « essences d’âmes » guidées par des intelligences plus avancées. Selon ce récit, les formes de vie apparaissent progressivement en plusieurs étapes. Les essences les plus évoluées se manifestent dans le règne animal, tandis que d’autres donnent naissance aux végétaux puis aux minéraux. Chacun de ces règnes participe à la transformation graduelle de la planète et à la préparation de formes de vie de plus en plus complexes.
Au cours des âges suivants, les premières créatures vivantes se transforment progressivement. Les formes primitives initialement hermaphrodites deviennent mâles ou femelles, puis apparaissent des êtres humanoïdes encore dépourvus de véritable raison. Guidés principalement par l’instinct de survie, ils vivent dans un état proche de l’animalité. Peu à peu, une conscience plus développée émerge, leur permettant d’acquérir des désirs personnels puis une forme élémentaire de raisonnement. Cette évolution les conduit finalement à se regrouper en petites communautés familiales comparables aux hommes des cavernes des traditions terrestres.
Tout au long de son exposé, Sapa présente cette histoire comme un processus extrêmement long, composé de nombreuses périodes et de multiples niveaux d’évolution. L’apparition de l’humanité n’est ainsi qu’une étape parmi d’autres dans un vaste plan cosmique où matière, conscience et développement spirituel progressent ensemble sous l’influence des lois universelles.
Sapa poursuit son récit de l’évolution de l’humanité en décrivant plusieurs étapes successives du développement de la conscience. Les premiers groupes humains s’organisent d’abord en tribus, puis en sociétés structurées. Ils prennent progressivement conscience de l’importance du Soleil pour la vie sur Terre et développent les premières formes de religion, fondées davantage sur la crainte que sur la compréhension. Au fil des âges, leurs capacités intellectuelles s’accroissent, leur raisonnement devient plus élaboré et leur faculté de compréhension atteint finalement un niveau permettant l’accumulation de sagesse. Selon Sapa, c’est à ce stade que l’être humain acquiert pleinement les qualités fondamentales de volonté, de raison et de compréhension qui caractérisent l’humanité moderne.
La Terre entre alors dans une nouvelle période marquée par l’existence des continents de l’Atlantide et de la Lémurie. Les habitants de cette époque sont décrits comme des êtres très avancés, maîtrisant les voyages spatiaux, l’énergie atomique et vivant en harmonie avec les Vénusiens. Leur société aurait atteint un haut niveau de spiritualité et même une forme de longévité exceptionnelle grâce à l’application des lois universelles. Cependant, selon ce récit, des âmes moins évoluées venues d’un autre système commencèrent à s’incarner parmi eux et à occuper des positions d’influence. Peu à peu, l’Atlantide abandonna ses principes spirituels et sombra dans la corruption, l’ambition, la domination et la violence.
La dégradation morale de l’Atlantide s’aggrave ensuite. Les dirigeants rejettent les avertissements des sages et des prophètes, persécutent ceux qui dénoncent leur dérive et détournent leurs connaissances scientifiques vers la guerre et la conquête. Les Vénusiens continuent longtemps à tenter de les conseiller, mais leurs messages sont ignorés et certains de leurs représentants sont même exécutés. L’usage destructeur de l’énergie atomique provoque alors des déséquilibres majeurs qui affectent la planète entière. Des bouleversements géologiques, des séismes et des catastrophes climatiques se multiplient jusqu’à conduire à l’effondrement final de l’Atlantide.
Sapa décrit ensuite un gigantesque cataclysme au cours duquel la Terre se déplace sur son axe, provoquant inondations, tremblements de terre et destructions à grande échelle. L’Atlantide disparaît sous les eaux tandis qu’un unique prophète survivrait grâce à l’aide des Vénusiens. Selon cette interprétation, le récit biblique de Noé conserverait le souvenir déformé de cet événement. Après cette catastrophe commence l’histoire connue de l’humanité, qui constitue une nouvelle tentative d’équilibrer progrès intellectuel et développement spirituel.
Enfin, Sapa établit un parallèle direct entre l’époque actuelle et la fin de l’Atlantide. Il affirme que la Terre se trouve de nouveau à un tournant décisif : elle possède désormais le vol aérien, l’énergie atomique et commence à explorer l’espace, tandis que les peuples de l’espace sont revenus pour tenter d’aider l’humanité. Selon lui, deux voies s’ouvrent désormais devant la civilisation terrestre : celle de la destruction ou celle d’un Nouvel Âge fondé sur la paix et la fraternité. Les individus capables de s’adapter à ce niveau d’évolution supérieur participeraient à cette transformation, tandis que les autres poursuivraient leur développement dans d’autres mondes plus adaptés à leur état de conscience. Dans ce futur idéal, les nations disparaîtraient progressivement au profit d’une humanité unifiée et les peuples de l’espace pourraient alors collaborer ouvertement avec la Terre. Après cette communication, Betty et Helen discutent longuement de ces idées, notamment de la réincarnation et de la possibilité que l’humanité soit à l’aube d’un nouveau cycle d’évolution.
Extrait 10 : la planète Lucifer
Les sœurs interrogent ensuite Sapa au sujet de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Celui-ci affirme qu’elle correspond aux restes d’une ancienne planète appelée Lucifer. Selon son récit, Lucifer possédait une civilisation technologiquement très avancée, capable de voyager dans l’espace, mais dominée par des scientifiques animés par l’ambition et le désir de conquête. Les habitants de cette planète auraient exploité Mars, pillé ses ressources, pollué ses océans avec des déchets radioactifs et enlevé des enfants pour en faire des serviteurs. Malgré les tentatives de médiation entreprises par les Vénusiens, les dirigeants de Lucifer auraient refusé toute paix et poursuivi leur militarisation. Peu après, une catastrophe provoquée par leurs propres expérimentations aurait entraîné l’explosion complète de la planète, dont les fragments formeraient aujourd’hui la ceinture d’astéroïdes.
Sapa explique que cette destruction aurait bouleversé l’ensemble du système solaire. Mars, Jupiter, Saturne, la Terre et sa Lune auraient subi d’importantes perturbations géologiques et orbitales. Les âmes des habitants de Lucifer se seraient ensuite réincarnées sur diverses planètes du système solaire afin de poursuivre leur évolution. Certaines auraient progressé, tandis que d’autres auraient conservé les mêmes tendances destructrices. Selon ce récit, plusieurs de ces âmes se seraient incarnées plus tard sur l’Atlantide, contribuant à sa corruption, à son expansion agressive et finalement à sa destruction.
Revenant sur le déluge atlante, Sapa affirme que le personnage biblique de Noé aurait réellement existé mais que son arche n’était pas un bateau ordinaire. Il la décrit comme un appareil aérien construit avec l’aide des Vénusiens, capable de flotter sur l’eau ou au-dessus d’elle. Les Vénusiens auraient également sauvé certaines populations considérées comme les plus évoluées afin de préserver leur lignée après les bouleversements planétaires qui accompagnèrent la disparition de l’Atlantide.
Interrogé sur le devenir des anciens habitants de Lucifer, Sapa répond que beaucoup de ces mêmes âmes seraient encore présentes sur Terre. Il les décrit comme les principaux promoteurs des guerres, de la destruction et des tendances qui menacent l’avenir de l’humanité. Selon lui, l’issue dépendra de la capacité des peuples terrestres à résister à ces influences et à choisir une voie plus pacifique.
Avant de conclure, Sapa cède la parole à un autre scribe du Temple de Lumière, nommé Larye. Les sœurs lui demandent alors si la Lune est habitée. Larye répond brièvement qu’une race d’êtres y vit effectivement et que son niveau d’évolution est comparable à celui de l’humanité terrestre. Il refuse toutefois d’en dire davantage, mettant ainsi fin à la communication.
Commentaire personnel :
Le contacté George Van Tassel a reçu l’information dans un message reçu par télépathie du 18 juillet 1952 du groupe d’extraterrestre avec qui il fera une rencontre physique plus tard, que la planète située entre Mars et Jupiter et appelée par ses contacts du nom de Lucifer a été réduite en morceaux (constituant la ceinture d’astéroïdes), que leurs interventions sur la Terre sont destinées à ce que ceci ne puisse pas se reproduire avec la Terre. Les êtres du contact se disent déterminés à ce que cela ne puisse pas se reproduire avec la Terre.
Le contacté Orfeo Angelucci reçut au début de 1953 par contact direct avec des êtres d’apparence humaine dans une dimension éthérée, que la planète Lucifer, autrefois située entre Mars et Jupiter a été détruite dans une explosion qui forma la ceinture d’astéroïdes, suite à déstabilisation de son orbite à cause d’armements puissants utilisés par eux pour se faire la guerre. Ils disent venir surveiller les terriens pour qu’ils ne réempruntent pas des voies guerrières du même genre, les âmes des anciens de Lucifer qui ont causé la destruction de leur planète étant venues s’incarner sur Terre depuis.
Là on a la même information sur la planète Lucifer par les contacts qui eurent lieu avec Helen et Betty Mitchell à partir de 1954. Cela constitue une convergence du nom et destinée de cette ancienne planète avec la même information que les âmes des anciens de Lucifer sont incarnées sur Terre et doivent être surveillées à notre période actuelle comme promoteurs des guerres afin d’empêcher une nouvelle orientation négative.
Extrait 11 : la lecture du passé par la technologie Vénusienne
Tregon de Vénus est un des interlocuteurs de Helen et Betty, et il leur présente une version spécifiquement vénusienne de l’histoire ancienne de la Terre et de l’Atlantide.
Selon lui, les Vénusiens disposent de machines capables de reconstituer les événements historiques passés à partir des vibrations et des traces qu’ils ont laissées. Ces appareils permettent de revoir les scènes anciennes et d’en entendre les sons, offrant ainsi un accès direct aux événements du passé.
Il explique également que la diversité des langues humaines résulte d’une décision volontaire du Créateur, mise en œuvre avec l’aide des Vénusiens après la destruction de l’Atlantide. Cette séparation linguistique aurait eu pour objectif de protéger l’humanité en empêchant la diffusion incontrôlée de certains savoirs dangereux hérités de l’Atlantide et des anciens habitants de Lucifer.
Dans ce cadre, les Vénusiens ont participé à la réorganisation du monde après la catastrophe atlante. Ils ont guidé les groupes survivants vers différentes régions de la Terre et favorisé l’apparition de dialectes distincts afin d’empêcher la reconstitution rapide des anciens centres de pouvoir.
Tregon relie ainsi la séparation des langues au récit traditionnel de la Tour de Babel. Cette mesure a été destinée à limiter l’accès à des connaissances technologiques et spirituelles jugées trop dangereuses pour des peuples encore influencés par l’héritage de Lucifer.
Concernant la « Langue Universelle » parlée dans le vaisseau, selon ce qu’elle a compris Betty précise que les Atlantes parlaient tous cette langue unique avant la dispersion des peuples, et l’écriture symbolique retrouvée dans certaines ruines anciennes constituerait une tentative de transcription de cette langue originelle.
Tregon affirme également que les Atlantes avaient gravé leurs connaissances sur des tablettes de pierre et des plaques de marbre afin de transmettre à la postérité le souvenir de leur puissance. Ces archives reposent aujourd’hui sous les océans avec les ruines englouties de l’Atlantide.
Selon lui, les habitants de Lucifer ont introduit sur Terre des systèmes de domination fondés sur l’esclavage et établi de faux cultes religieux destinés à détourner l’humanité de sa véritable évolution spirituelle. Cette influence aurait constitué l’une des principales raisons ayant conduit à la dispersion des langues et des peuples.
Tregon soutient aussi que plusieurs descriptions bibliques traditionnellement interprétées comme des manifestations divines désignent en réalité des vaisseaux vénusiens. Les expressions telles que « chars de feu », « roue à l’intérieur d’une roue » ou encore « nuage » font référence aux appareils utilisés lors de leurs interventions auprès des peuples anciens.
Concernant le déluge, il affirme que plusieurs groupes de fidèles ont été avertis et secourus dans différentes régions du monde. Le récit de Noé ne conserve que le souvenir d’un seul de ces sauvetages parmi plusieurs opérations similaires.
Les Vénusiens sont par ailleurs soumis à des règles d’intervention très strictes imposées par le « Très Haut Conseil ». Ils peuvent avertir, conseiller et évacuer certaines populations, mais ne sont pas autorisés à empêcher directement l’humanité de commettre ses propres erreurs.
Enfin, Tregon compare la situation moderne à celle qui précéda la chute de l’Atlantide. Il estime que la poursuite des expérimentations nucléaires pourrait conduire à de nouveaux bouleversements planétaires et que, dans une telle éventualité, les Vénusiens pourraient de nouveau évacuer certains groupes de personnes avant la catastrophe.
Extrait 12 : les lois divines et les mondes de la Lumière et de Sirius
Au cours d’une nouvelle communication, Betty et Helen décident d’aborder la question de la religion et de la nature de Dieu. Leur interlocuteur les met en relation avec Larye, scribe du Temple de la Lumière, qui affirme d’emblée que Dieu ne doit pas être compris comme une personne semblable à un être humain, mais comme un Esprit créateur universel. Selon lui, cet Esprit existe de toute éternité et possède la capacité de concevoir puis de manifester l’univers. Il compare ce processus à celui d’un architecte qui imagine d’abord un bâtiment avant d’en établir les plans puis de le construire. L’univers serait ainsi l’expression d’un immense plan conçu par l’Esprit selon des lois précises et immuables.
Larye explique que la véritable religion consiste à rechercher, comprendre et appliquer ces lois universelles. Les êtres humains seraient créés « à l’image de Dieu » non par leur apparence physique mais parce qu’ils possèdent eux aussi un esprit capable de concevoir, de planifier et de créer. Selon lui, chaque individu représente une étincelle de l’Esprit central engagée dans un long processus d’évolution. Il laisse entendre que cette évolution conduit progressivement l’âme vers des états de conscience toujours plus élevés, tout en reconnaissant que certains mystères dépassent encore la compréhension des Martiens eux-mêmes.
Interrogé sur les nombreuses religions terrestres, Larye refuse d’en condamner aucune. Il affirme que chacune correspond à un niveau particulier d’évolution et constitue un chemin valable vers la même vérité fondamentale. Les différences religieuses lui apparaissent comme les multiples branches d’un même arbre. Selon lui, le véritable problème ne réside pas dans les religions elles-mêmes mais dans la tendance des hommes à se critiquer mutuellement, à imposer leurs croyances ou à se focaliser sur les divergences plutôt que sur la lumière commune présente au cœur de toutes les traditions spirituelles.
La discussion se poursuit sur les rapports entre évolution personnelle et libre arbitre. Larye compare la vie à une école où chacun apprend des leçons différentes selon son niveau de développement. Il conseille de ne pas chercher à diriger ou corriger constamment les autres, mais plutôt de les aider uniquement lorsqu’ils demandent eux-mêmes de l’aide. Chaque individu doit acquérir sa propre compréhension par l’expérience et la recherche. La fraternité véritable consisterait ainsi à respecter le chemin d’autrui tout en préservant sa propre liberté de conscience.
Enfin, Larye revient sur la notion de loi divine. Selon lui, Dieu ne punit personne ; les souffrances résultent simplement des conséquences naturelles de la violation des lois universelles, de la même manière qu’une personne se blesse si elle ne respecte pas les règles d’utilisation d’une machine dangereuse. Il compare ces lois aux lois mathématiques, qui demeurent vraies partout et en tout temps. Il explique également que l’univers est constitué de multiples niveaux vibratoires et que l’esprit humain peut, en développant ses capacités, accéder à des formes plus élevées de compréhension, de perception et même de télépathie. Pour lui, la connaissance des lois universelles représente la véritable source de liberté, de puissance intérieure et d’harmonie.
Betty et Helen demandent comment les êtres humains reçoivent l’aide divine. Larye répond que l’évolution est organisée selon une vaste hiérarchie d’êtres qui se servent mutuellement. Les civilisations plus avancées assistent celles qui le sont moins, tout comme la Ligue tente d’aider la Terre. Il affirme également que l’existence est structurée en douze plans d’expression répartis entre trois grandes catégories d’êtres : l’Homme, l’Ange et l’Archange. L’humanité actuelle évoluerait encore dans les plans inférieurs liés aux règnes minéral, végétal, animal et humain, tandis que les anges seraient associés à des forces plus élevées gouvernant les manifestations fondamentales de la nature.
Larye décrit ensuite quatre grandes forces cosmiques symbolisées par le Lion, l’Aigle, l’Agneau et le Visage de l’Homme. Ces puissances seraient liées aux éléments fondamentaux de la création et exerceraient leur influence sur la matière, l’atmosphère, les liquides, les règnes végétal et animal ainsi que sur l’évolution de la conscience. Selon lui, ces forces coopèrent continuellement pour maintenir l’équilibre de l’univers et sont à l’origine de nombreux symboles religieux anciens. Il affirme que certaines civilisations stellaires utilisent encore des emblèmes représentant ces principes afin de se rappeler les lois fondamentales qui gouvernent la création.
Concernant l’adoration : Larye explique que les symboles religieux, les rites et même les anciennes formes de culte jouent un rôle utile dans l’évolution humaine. Ils permettent à l’esprit de relier le monde visible à une réalité spirituelle plus vaste. Les croyances changent avec le temps, mais elles participent toutes à une même recherche de compréhension du divin. Selon lui, la vérité demeure indépendante des opinions humaines : elle existe que les hommes l’acceptent ou non.
Interrogé sur le mal, Larye affirme qu’il ne constitue pas une force opposée à Dieu mais une expression incomplète ou inférieure du bien. Il compare cette idée à la lumière : ce que les hommes appellent obscurité n’est souvent qu’une lumière qu’ils sont incapables de percevoir. De la même manière, l’ignorance et les erreurs résultent d’un niveau limité de compréhension. Le péché est défini comme le fait de manquer le degré de perfection que l’on est capable d’atteindre. Les souffrances qui en résultent ne sont pas des punitions imposées de l’extérieur mais les conséquences naturelles du non-respect des lois universelles.
Larye refuse d’aborder en détail les mystères liés à Jésus-Christ, mais affirme que le ciel et l’enfer ne sont pas des lieux physiques. Ils représentent des états de conscience que chacun crée par ses pensées, ses intentions et ses actes. Selon lui, la loi divine s’exprime à travers six qualités fondamentales : la foi, la pureté, la douceur, la véracité de la pensée, l’honnêteté dans l’action et l’humilité, toutes devant être animées par l’amour. L’accomplissement de cette loi repose avant tout sur l’amour de Dieu et du prochain, principe qu’il présente comme le fondement de toute véritable spiritualité.
Enfin, Helen et Betty l’interrogent sur la religion martienne. Larye explique que Mars et Vénus partagent une religion fondamentale unique servie par les Rilem, ou Grands Prêtres, qui consacrent leur vie à l’étude, à la guérison, à l’enseignement et au service désintéressé de l’ensemble du système solaire. Il décrit ensuite un temple idéal où prêtres et prêtresses célèbrent des cérémonies fondées sur l’harmonie, les couleurs symboliques et la représentation des lois de la création. Chaque couleur correspond à un principe cosmique particulier, et les rituels visent à rappeler l’unité profonde reliant toutes les formes de vie à la source divine universelle.
Larye poursuit sa description de la religion martienne en expliquant la signification symbolique des couleurs utilisées dans les cérémonies des temples. Chaque couleur représente une loi ou un aspect fondamental de la création : la lumière originelle, les forces créatrices, la justice, l’intelligence, la révélation ou encore les émotions. Les prêtres et prêtresses unissent ces différentes qualités dans leurs rituels afin d’honorer la source divine de toute existence. Les cérémonies se déroulent dans une atmosphère de paix, de musique, de parfums et d’harmonie destinée à élever l’état intérieur des participants et à renforcer leur compréhension des lois universelles.
À la demande de Betty, Larye décrit ensuite une civilisation plus avancée encore que celle de Mars, située autour de l’étoile Sirius. Il évoque des cités aux couleurs pastel, une architecture majestueuse dominée par de hauts édifices, une technologie raffinée et une société fondée sur la sérénité, la connaissance et l’équilibre. Les habitants disposent d’une alimentation extrêmement concentrée, d’institutions dirigées par les individus les plus aptes et d’un mode de vie où l’ordre et l’harmonie remplacent la compétition. Leur évolution spirituelle et intellectuelle serait bien supérieure à celle des Martiens eux-mêmes.
Selon Larye, ces êtres ont dépassé le stade des voyages spatiaux matériels. Ils seraient capables de projeter directement leur conscience vers les lieux qu’ils souhaitent atteindre. Leur civilisation n’aurait pourtant pas toujours été aussi avancée : elle aurait connu autrefois des guerres, des catastrophes et des maladies comparables à celles que traversent actuellement les mondes moins évolués. Grâce à une compréhension croissante des lois universelles, ils auraient progressivement atteint un état de coopération et de sagesse qui leur permet aujourd’hui de servir d’autres civilisations.
Larye affirme également que ces êtres de Sirius participent à une vaste hiérarchie spirituelle chargée d’aider l’évolution de nombreux mondes, dont la Terre. Les influences qu’ils transmettent circuleraient à travers différentes organisations et groupes de sages présents sur plusieurs planètes. Selon lui, il existerait même sur Terre des communautés discrètes d’êtres particulièrement avancés qui reçoivent cette inspiration supérieure et travaillent silencieusement au progrès de l’humanité. Ces groupes seraient consacrés à la connaissance, à l’amour, au service et à l’élévation de la conscience.
Décrivant ces communautés idéales, Larye parle de demeures paisibles remplies de livres, de jardins, de fleurs, de fontaines et d’une musique subtile produite par l’harmonie des pensées de leurs habitants. Il présente cet état comme un objectif vers lequel toute âme évolue progressivement. Toutefois, nul ne pourrait atteindre une telle maîtrise sans avoir d’abord surmonté ses propres faiblesses, abandonné ses tendances destructrices et choisi consciemment la voie de la lumière, de l’amour et du service. Les méthodes précises permettant d’accéder à ces niveaux d’initiation demeurent secrètes, mais Larye affirme que chacun peut s’en approcher en élevant continuellement ses pensées et ses actions. La communication s’achève sur cette vision d’un avenir spirituel accessible à tous ceux qui persévèrent dans leur évolution intérieure.
Extrait 13 : la roue de la vie, la mort et la réincarnation
Betty et Helen cherchent à comprendre ce que deviennent les êtres humains après la mort et quel est le sens global de l’évolution de l’âme. Larye les met alors en relation avec Bazon, un autre scribe du Temple de Lumière. Celui-ci explique que chaque âme possède un « corps électrique » ou éthérique qui survit à la mort physique. Ce corps accompagne l’individu au cours de nombreuses existences et conserve les traces de toutes les pensées, actions et expériences vécues. Bazon compare ce processus à une gravure réalisée dans de la cire ou à l’enregistrement d’un disque : chaque acte laisse une empreinte durable qui façonne les réactions futures de l’âme. Les habitudes, les tendances et le caractère résulteraient ainsi de l’accumulation de ces expériences au fil des incarnations.
Les deux scribes expliquent que le corps physique est maintenu en vie par l’interaction entre sa nature matérielle et ce corps électrique. Celui-ci serait visible sous forme d’une aura lumineuse entourant le corps humain, dont les couleurs reflètent l’état intérieur de la personne. Lors de la mort ou de certaines expériences particulières, le corps éthérique peut se détacher temporairement du corps physique. Les voyages hors du corps, certains rêves et diverses expériences spirituelles seraient liés à ce phénomène. Cependant, ces domaines demeurent difficiles à explorer sans une préparation appropriée.
Revenant à la « roue de la vie », Bazon affirme que les actions accomplies au cours d’une existence créent les conditions des expériences futures. Les notions de ciel et d’enfer sont présentées comme des états de conscience résultant des choix effectués par chacun. Afin d’illustrer cette idée, il raconte l’histoire d’un émissaire vénusien vivant à l’époque de l’Atlantide. Envoyé pour tenter d’obtenir la paix auprès des dirigeants atlantes, celui-ci fut capturé puis exécuté après avoir refusé de renoncer à sa mission. Avant sa mort, il prononça le vœu de revenir continuellement sur Terre jusqu’à ce que son peuple puisse y revenir en paix et y partager la sagesse et l’amour. Sa compagne formula un engagement similaire. Selon Bazon, ces deux êtres se seraient ensuite réincarnés à de nombreuses reprises pour poursuivre cette mission, leurs âmes conservant l’empreinte profonde de ce serment à travers les siècles.
Bazon explique que de nombreuses âmes présentes sur Terre aujourd’hui seraient venues volontairement pour aider l’humanité dans son évolution. Même lorsqu’elles oublient leur origine ou leur mission, une impulsion intérieure continue de les pousser vers certains objectifs. Cette continuité d’une vie à l’autre constituerait l’un des mécanismes fondamentaux de l’évolution spirituelle.
Enfin, Larye introduit une description plus détaillée des cycles de la vie humaine. Selon cet enseignement, l’existence terrestre est divisée en périodes successives de sept ans, chacune placée sous l’influence d’une planète particulière et associée à certaines qualités ou leçons à développer. Vénus gouverne ainsi les premières années de l’enfance par l’amour, tandis que d’autres planètes influencent ensuite différentes phases de la croissance, de la maturité, de la sagesse et du bilan de la vie. Ces cycles se répéteraient ensuite chez les personnes vivant au-delà de quatre-vingt-quatre ans. Le chapitre s’achève alors que Bazon commence à détailler la signification spirituelle de chacune de ces périodes d’évolution.
Larye et Bazon parlent de cycles de sept ans qui, selon eux, structurent toute l’existence humaine. Chaque période de la vie est influencée par une planète particulière et favorise le développement de certaines qualités. Après l’amour de l’enfance associé à Vénus viennent la douceur de Diana, la rapidité intellectuelle de Mercure, la force de Mars, les désirs éveillés par Pluton, le magnétisme de Neptune, puis l’influence terrestre liée à la matérialisation des expériences. Les cycles suivants concernent la séparation entre les bonnes et les mauvaises actions, leur révision, leur jugement, l’acquisition de la sagesse et enfin un stade supérieur demeurant largement mystérieux. Selon eux, l’âme attire naturellement les influences dont elle a besoin pour poursuivre son évolution et acquérir les expériences qui lui manquent encore.
Ils expliquent ensuite que la mort ne constitue pas une fin mais un passage vers une progression inverse à celle de la vie terrestre. Après avoir quitté son corps, l’âme remonterait les différents cycles dans l’ordre inverse, traversant une série de « cieux » ou d’« enfers » correspondant à son propre état intérieur. Les expériences vécues, les actions accomplies et les leçons comprises détermineraient la rapidité avec laquelle elle progresse vers un état de paix et de béatitude associé à l’amour. Certaines âmes atteindraient rapidement ce niveau, tandis que d’autres resteraient longtemps dans les états correspondant aux conséquences de leurs actes passés.
Bazon met également en garde contre les influences négatives qui agissent sur l’être humain. Selon lui, des forces attirées par la colère, la haine, l’avidité, la luxure ou d’autres comportements destructeurs peuvent renforcer les tendances les plus sombres de l’homme. À l’inverse, les vertus de douceur, foi, pureté, vérité, honnêteté et humilité permettent de fermer ces portes et de s’orienter vers la lumière. Les mondes supérieurs et inférieurs existeraient tous deux, mais il conseille de concentrer son attention sur l’élévation spirituelle plutôt que sur les régions obscures de l’existence.
Larye affirme également que chaque personne reçoit une aide provenant de niveaux de conscience plus élevés. Cette assistance dépend toutefois de la capacité de chacun à la recevoir. Plus une âme se rapproche de la lumière par ses pensées et ses actes, plus elle devient réceptive à cette inspiration. Selon lui, les enseignements spirituels ne peuvent être réellement compris que par ceux dont l’expérience intérieure les a préparés à les recevoir, tandis que les autres les rejetteront ou les déformeront.
Après la communication, Betty et Helen tentent d’interpréter ce modèle de réincarnation et de préparation des vies futures. Elles imaginent l’âme examinant ses expériences passées, planifiant les leçons à apprendre, choisissant les qualités nécessaires à son évolution puis revenant progressivement vers une nouvelle incarnation. Peu après, Larye intervient une dernière fois pour préciser que, dans l’état suivant la mort, les âmes remontent effectivement les différents niveaux selon leur degré d’évolution. Certaines atteignent rapidement l’état d’amour et de béatitude avant une nouvelle naissance, tandis que d’autres demeurent plus longtemps dans des états correspondant aux leçons qu’elles doivent encore assimiler. Cette vision conduit les deux sœurs à comparer l’existence à une immense roue ou à une spirale d’évolution où chaque vie constitue une étape supplémentaire vers une compréhension plus élevée.
Extrait 14 : les prophéties de la Terre future
Il est précisé que ces prévisions ne sont pas considérées comme fixes mais dépendent du comportement futur de l’humanité, notamment de la poursuite ou non des essais nucléaires. Cette insistance sur le caractère conditionnel des prophéties est assez marquée.
Zelas présente une série de prédictions obtenues à partir de l’analyse des tendances et des « vibrations » produites par l’humanité. Selon lui, l’avenir dépend directement des choix collectifs des peuples de la Terre. Si les nations coopèrent davantage et réduisent les conflits, une période de progrès et de prospérité pourra s’ouvrir. Il annonce notamment un rapprochement progressif entre l’Est et l’Ouest, une coopération internationale croissante et une exploration spatiale menée conjointement par plusieurs pays. Il prédit également qu’un équipage multinational atteindra la Lune après plusieurs tentatives préalables effectuées séparément par les grandes puissances.
De nombreuses transformations technologiques sont ensuite décrites. La médecine progresserait considérablement, notamment dans le traitement du cancer et l’utilisation de procédés électriques à des fins thérapeutiques. Les moyens de transport évolueraient vers une aviation plus développée, tandis que les véhicules terrestres deviendraient plus compacts. Les communications remplaceraient progressivement une partie des systèmes postaux traditionnels. De nouveaux matériaux, notamment les plastiques, prendraient une place importante dans la vie quotidienne, tandis que les habitations intégreraient davantage d’automatisation, de nouvelles méthodes de chauffage, de cuisson et de gestion des déchets.
Zelas évoque également une transformation sociale progressive. Les villes deviendraient plus propres et mieux organisées, les services publics s’étendraient, les conditions de logement s’amélioreraient et les échanges internationaux deviendraient plus faciles. Une langue universelle pourrait apparaître dans un avenir lointain afin de faciliter la communication entre les peuples. Il annonce aussi une réduction de certaines pollutions, des changements climatiques graduels et des modifications de l’organisation économique, monétaire et industrielle.
Cependant, il insiste sur le fait que cet avenir favorable n’est pas garanti. Une autre possibilité demeure : celle de multiples guerres régionales pouvant dégénérer en conflits majeurs, provoquer d’immenses pertes humaines et retarder de plusieurs générations l’amélioration des conditions de vie. Dans ce scénario, l’humanité subirait de graves bouleversements politiques, sociaux et environnementaux avant de retrouver un nouvel équilibre. Selon lui, les peuples de la Terre portent eux-mêmes la responsabilité du choix entre ces deux voies.
Les maisons du futur sont décrites comme principalement circulaires, dotées d’un dôme grillagé ouvrable pour la ventilation. L’éclairage proviendrait directement des murs et d’un anneau lumineux installé autour du plafond. Chaque habitation disposerait de sa propre source d’énergie autonome capable d’alimenter chauffage, éclairage, cuisine et équipements domestiques. Le paysage serait débarrassé des lignes électriques aériennes, des poteaux téléphoniques, des centrales visibles et des panneaux publicitaires. Des systèmes de contrôle automatisés permettront de réguler naturellement la hauteur des pelouses, supprimant la nécessité de les tondre.
Dans les prophéties données à Helen et Betty, les productions culturelles jugées immorales seront progressivement remplacées par des contenus destinés à transmettre la « vérité ». La télévision deviendra l’un des principaux instruments d’éducation spirituelle et morale de l’humanité. L’évolution spirituelle de la population entraînerait une transformation profonde des habitudes collectives.
Les visiteurs annoncent un futur système monétaire fondé sur des « points » plutôt que sur la monnaie traditionnelle. Selon eux, ce système sera d’abord expérimenté dans le domaine militaire avant de s’étendre progressivement au reste de la société.
Une autre information nouvelle concerne l’alimentation. La consommation de viande diminuera fortement dans le futur et les grands abattoirs disparaîtraient progressivement, même si le végétarisme complet ne deviendra pas universel. Cette évolution est présentée comme une conséquence naturelle du développement moral de l’humanité.
Le domaine médical fait également l’objet de nouvelles précisions. Les épidémies seront éliminées et les maladies deviendront des problèmes essentiellement individuels. Elles seront diagnostiquées et traitées rapidement dans des laboratoires spécialisés grâce à des techniques très avancées.
Il est annoncé non seulement l’intégration future de la Terre à une communauté interplanétaire mais aussi le fait que les humains deviendront eux-mêmes des assistants d’autres mondes moins avancés, reproduisant ainsi le rôle que les Gens de l’Espace jouent actuellement auprès de la Terre.
Parmi les prédictions faites par les visiteurs figure l’annonce d’un lent déplacement de l’axe terrestre. Selon cette vision, ce changement climatique progressif rendrait l’Amérique plus chaude tandis que certaines régions d’Europe deviendraient plus froides. Certains groupes chercheraient à accélérer artificiellement ce processus naturel.
Une autre précision concerne le mécanisme du futur changement d’axe terrestre. Ce phénomène ferait normalement partie d’un cycle naturel lent et progressif. Cependant, les explosions nucléaires pourraient accélérer artificiellement ce processus, reproduisant ce qui serait déjà arrivé à l’époque atlante. Les Atlantes sont aussi présentés comme ayant provoqué prématurément un changement géophysique qui aurait dû se produire beaucoup plus lentement. Cette relation directe entre activités nucléaires et accélération d’un changement d’axe est pointé du doigt.
Dans l’éventualité d’une aggravation de la situation terrestre, certains groupes humains pourraient être transportés temporairement « dans les cieux lointains » afin d’attendre la fin de la période de purification de la Terre avant de revenir. Cette image d’une évacuation temporaire hors de la planète constitue une formulation plus détaillée du scénario de sauvetage évoqué précédemment.
Betty insiste sur le rôle futur des Vénusiens comme protecteurs des « fidèles » lors d’une éventuelle crise mondiale. De la même manière qu’ils auraient guidé certains survivants avant la destruction de l’Atlantide, ils seraient prêts à recommencer dans le futur en désignant des « terres sacrées » où se réfugier ou en évacuant certaines personnes hors de la Terre elle-même.
Betty parle aussi de la notion de limitation imposée aux peuples de l’espace. Il est affirmé que ceux-ci posséderaient probablement la capacité technique de neutraliser l’ensemble des armes nucléaires terrestres, mais qu’ils en seraient empêchés par une loi supérieure émanant du « Très-Haut ». Leur mission serait donc limitée aux avertissements, aux conseils et, éventuellement, au sauvetage de certaines populations, sans intervention directe sur les décisions humaines.
Extrait 15 : les plans de l’univers et l’évolution de la conscience
Alna exposa une vaste cosmologie destinée à concilier les approches spirituelles et matérialistes de l’univers. Il décrit la création comme un ensemble de plans ou niveaux de manifestation organisés en structures imbriquées. Chaque système contient d’autres systèmes plus petits et s’insère lui-même dans des ensembles plus vastes, le tout évoluant selon un mouvement spiralé et rythmique. Les différents plans se chevauchent partiellement et leurs zones de contact produisent ce qu’il appelle des passages ou « fentes » dans l’espace. Selon lui, la conscience perçoit uniquement la partie de la réalité correspondant à son propre niveau vibratoire, ce qui explique pourquoi de nombreuses formes d’existence demeurent invisibles aux êtres humains.
Pour illustrer cette conception, il affirme que rien ne naît véritablement du néant. Les différentes formes de matière ne seraient que des états variés d’une même substance fondamentale, comparables à l’eau pouvant devenir glace, liquide ou vapeur. L’univers entier fonctionnerait selon des lois de vibration et de transformation permanentes. La Terre serait située dans un ensemble cosmique beaucoup plus vaste traversant actuellement une période de transition qui influencerait progressivement aussi bien la matière que les dimensions plus subtiles de l’existence.
Alna applique ensuite ces principes à la technologie spatiale. Selon lui, la chaleur, la gravité et les autres phénomènes physiques résultent de taux vibratoires particuliers pouvant être modifiés ou contrôlés. Les soucoupes volantes utiliseraient ainsi des champs vibratoires capables de neutraliser les effets de la friction et de modifier leur relation avec l’espace environnant. Il affirme également qu’un objet atteignant ou dépassant certaines vitesses vibratoires ne disparaît pas réellement, mais devient simplement imperceptible pour les observateurs restés sur un niveau inférieur de perception. Cette idée servirait à expliquer à la fois certains phénomènes spatiaux et les capacités attribuées aux appareils des peuples de l’espace.
Le récit développe ensuite une vision relative du temps et de la perception. Des étoiles visibles depuis la Terre pourraient avoir disparu depuis longtemps tandis que d’autres demeureraient invisibles parce que leurs vibrations n’ont pas encore atteint notre niveau d’observation. Les galaxies, les systèmes stellaires et les formes de conscience seraient tous soumis à des rythmes différents, si bien que ce qui paraît immense ou éternel à l’être humain pourrait n’être qu’un instant pour des intelligences évoluant sur d’autres plans de réalité.
Alna décrit également l’univers comme un immense organisme respirant. Les galaxies et systèmes supérieurs influenceraient périodiquement les mondes inférieurs par des mouvements comparables à une inspiration et une expiration. Ces cycles provoqueraient des changements géologiques, magnétiques et climatiques sur les planètes. Les guerres, les explosions nucléaires et les comportements collectivement destructeurs aggraveraient ces déséquilibres en perturbant l’harmonie vibratoire du système solaire. Selon lui, l’humanité joue donc un rôle réel dans la stabilité ou l’instabilité de son environnement cosmique.
Enfin, Alna affirme que les pensées et les émotions produisent elles aussi des vibrations capables de s’attirer, de se renforcer mutuellement et d’influencer leur environnement. Les pensées harmonieuses contribueraient à l’équilibre général tandis que les impulsions négatives renforceraient les désordres existants. Il explique que de nombreux objets ou êtres peuvent exister sur des niveaux vibratoires différents du nôtre tout en partageant le même espace. Cette idée est utilisée pour expliquer certains phénomènes associés aux soucoupes volantes, aux observations radar sans visibilité directe et aux interventions discrètes des peuples de l’espace. Selon lui, diverses civilisations suivent actuellement l’évolution de la Terre, particulièrement depuis l’apparition des armes nucléaires, car les choix de l’humanité pourraient influencer l’équilibre de systèmes bien plus vastes que son seul monde.
Alna poursuit son exposé en affirmant que d’autres plans de réalité peuvent abriter des êtres ressemblant globalement aux humains, mais constitués d’éléments vibrant à des fréquences différentes. Ces différences vibratoires expliqueraient notamment les variations de couleur, d’apparence et de niveau de conscience observées entre les mondes. Selon lui, plus un plan est élevé, plus l’évolution de la conscience y est rapide. L’essentiel n’est donc pas la forme matérielle elle-même mais le développement intérieur qui l’anime. Il compare l’évolution de la conscience à une nourriture spirituelle : de même que le corps se nourrit d’aliments, l’âme progresse grâce aux pensées harmonieuses, à la méditation et surtout à l’amour, considéré comme la force créatrice fondamentale.
Il explique ensuite que le passé, le présent et le futur correspondent à différents niveaux de conscience pouvant être atteints par l’esprit. La prophétie ne serait pas une vision fixe de l’avenir mais la perception partielle d’un plan futur obtenu en élevant temporairement sa conscience vers des niveaux vibratoires plus élevés. Celui qui accède à ces états ne voit pas nécessairement les événements exacts à venir, mais perçoit les tendances générales qui se manifesteront si les causes présentes demeurent inchangées.
Alna décrit également l’existence de plans dits « dormants », associés aux règnes minéral et végétal. Ces formes de conscience évolueraient lentement sous l’action des lois naturelles avant d’accéder progressivement à des niveaux supérieurs. Tous les règnes de la nature participeraient ainsi à un même processus d’évolution cosmique. Il insiste sur le fait que les différents plans restent séparés par leurs fréquences vibratoires : un niveau supérieur pourrait affecter un niveau inférieur sans que celui-ci en ait pleinement conscience, ce qui expliquerait de nombreux phénomènes invisibles aux sens humains.
Ces principes sont ensuite appliqués à la science et au voyage spatial. Selon Alna, les difficultés rencontrées par les scientifiques terrestres proviennent de leur tendance à séparer les disciplines plutôt qu’à les unifier. Une meilleure compréhension des relations entre matière, énergie, lumière et vibration permettrait de résoudre les problèmes liés à la propulsion spatiale et aux voyages à très grande vitesse. Il évoque également des technologies capables d’enregistrer les vibrations lumineuses du passé et de reconstituer des événements historiques sur des écrans comparables à des téléviseurs, permettant ainsi d’observer directement des périodes anciennes.
Le récit aborde ensuite l’organisation de la Ligue et des structures supérieures qui la dirigent. Alna décrit une vaste hiérarchie composée de représentants provenant de nombreux systèmes galactiques. Au sommet existerait un Conseil Suprême formé d’êtres extrêmement évolués dont l’apparence lumineuse rappellerait celle d’archanges. Ces entités superviseraient l’évolution de nombreux mondes et serviraient de guides aux organisations interstellaires comme la Ligue.
Enfin, Alna expose une théorie des classifications de conscience. Selon lui, tous les êtres appartiennent à l’une de quatre grandes catégories fondamentales : les guides ou juges, les dirigeants, les suiveurs et les serviteurs. Chaque individu posséderait une nature profonde correspondant à l’une de ces orientations, et l’harmonie sociale dépendrait du respect de cette disposition naturelle. Les membres de la Ligue seraient sélectionnés et formés en fonction de ces aptitudes. L’exposé s’achève sur un appel à l’harmonie, à la coopération et à l’amour universel, présentés comme les forces permettant à toutes les consciences de poursuivre leur ascension à travers les différents plans de l’existence.
Complément 1 : le contact avec Mars de Ernest L. Norman
Wendelle Stevens a cité des extraits du contenu du livre de Ernest L. Norman paru en 1956 qui décrit la civilisation de Mars, suite à contact en méditation par voyage de conscience (qu’il appelle clairvoyance à distance). Cela est fait pour voir la cohérence avec les informations données par les sœurs Mitchell. Ici on a un résumé de ces éléments ajoutés comme complément par Wendelle Stevens en fin du livre de contact de Helen et Betty Mitchell.
Description de Mars et de sa civilisation souterraine
Ernest L. Norman affirme avoir établi en 1955 un contact avec un habitant de Mars nommé Nur El lors d’un état de méditation profonde et de clairvoyance. Contrairement aux sœurs Mitchell, qui décrivent des contacts physiques avec des Martiens, Norman présente ses visites comme des voyages astraux de conscience. Selon lui, les Martiens souhaitaient clarifier les idées erronées concernant leur planète et lui fournir des informations directes sur leur civilisation.
Mars est décrite comme une planète extrêmement aride, froide et hostile en surface. Le terrain est constitué de déserts rocheux, de collines, de sable et de rares formes de végétation. L’eau y est devenue très rare et se concentre principalement près des pôles. Quelques plantes ressemblant à des cactus ou à des algues géantes survivent dans certaines régions. La faune comprend des reptiles, des insectes résistants et même d’étranges fourmis géantes mutantes issues d’anciennes expériences atomiques.
Face aux conditions difficiles de la surface, les Martiens vivent dans d’immenses cités souterraines protégées sous de gigantesques dômes métalliques. Ces villes sont reliées entre elles par d’énormes tunnels que Norman identifie aux célèbres « canaux martiens » observés par certains astronomes. Les tunnels servent à la fois au transport rapide par monorail, à la culture de nourriture et à diverses activités industrielles. Les cités sont climatisées, exemptes de pollution, maintenues à température constante et alimentées par de puissantes centrales atomiques.

L’architecture martienne est décrite comme harmonieuse, composée de bâtiments semi-préfabriqués réalisés dans divers matériaux plastiques légers et résistants. La végétation est intégrée partout dans la ville sous forme de cultures fruitières et maraîchères. Les Martiens ont développé des techniques avancées de recyclage de l’air et de l’eau afin de compenser la raréfaction progressive de ces ressources naturelles.
La société martienne est fortement organisée autour du bien commun. Les naissances sont limitées afin d’éviter la surpopulation, généralement à deux enfants par famille. Les relations sexuelles sont considérées comme sacrées et intégrées dans une conception spirituelle de la vie. Les habitants sont éduqués dès l’enfance dans le respect mutuel, l’amour du prochain et le service à la collectivité.
La spiritualité occupe une place centrale. Les Martiens ne possèdent pas de religions institutionnelles ni d’églises comparables à celles de la Terre. Ils rendent collectivement hommage à une Grande Source Créatrice Infinie et entretiennent des communications régulières avec les défunts. La réincarnation est acceptée comme une réalité quotidienne et les enfants seraient souvent capables de reconnaître leurs existences antérieures.
L’éducation repose sur des méthodes technologiques avancées. Les capacités mentales des enfants sont évaluées très tôt et leurs tendances négatives seraient corrigées grâce à des procédés utilisant des rayonnements. Une grande partie de l’enseignement est transmise directement au subconscient pendant le sommeil à l’aide d’un dispositif appelé « rayon Z ». Selon Norman, un enfant martien possède déjà l’équivalent d’une formation universitaire vers l’âge de dix ans.
Les Martiens utilisent largement la télépathie, bien que la parole soit encore employée. Ils disposent également d’observatoires perfectionnés et de moyens d’observation leur permettant de surveiller la Terre. Certains scientifiques maîtrisent le voyage astral, ce qui leur permettrait d’étudier directement d’autres mondes sans déplacement physique.
Enfin, Norman décrit une civilisation très avancée technologiquement mais aussi moralement, caractérisée par l’absence de pollution, une forte cohésion sociale, une spiritualité omniprésente, des communications avec les défunts, la réincarnation, l’éducation mentale avancée et un mode de vie collectif orienté vers l’harmonie plutôt que vers la compétition.
Selon Nur El, le gouvernement martien est extrêmement simple. Il n’existe ni lois écrites, ni partis politiques, ni compétition électorale. Toute la société repose sur un principe moral équivalent à la règle d’or : agir d’abord pour le bien des autres. Une personne qui manifeste des comportements tels que le vol, l’égoïsme ou la colère n’est pas considérée comme criminelle mais comme malade, et reçoit un traitement destiné à corriger son état. Les familles sont regroupées par unités de cinq foyers dirigées par un responsable appelé « Icla », chargé de veiller au bien-être du groupe. Les fonctions administratives et judiciaires sont attribuées uniquement selon les capacités intellectuelles, le mérite et le caractère. Les hommes et les femmes sont considérés comme parfaitement égaux. Les personnes âgées jouissent d’un grand respect et demeurent au sein de leur famille jusqu’à leur décès.
Les Martiens possèdent également d’importantes bibliothèques, mais la majorité de leurs archives est conservée dans des systèmes de mémoire électroniques très avancés. Les livres traditionnels existent encore principalement pour des raisons historiques et de recherche. Leur alphabet est composé de cryptogrammes particuliers. La société martienne accorde une grande importance à l’art. La décoration des objets, du mobilier, des céramiques et des bâtiments est omniprésente. Chaque individu pratique généralement une forme d’expression artistique.
Le transport urbain repose sur plusieurs technologies. Des navettes monorails suspendues circulent dans les villes et les tunnels reliant les cités. Ces véhicules argentés transportent plusieurs passagers et sont entièrement automatisés grâce à des systèmes électroniques, des capteurs de distance et des gyroscopes. D’autres secteurs utilisent des trottoirs roulants similaires à des escalators. Malgré ces moyens de transport avancés, les Martiens voyagent relativement peu car ils disposent d’autres formes de communication qui rendent de nombreux déplacements inutiles.
Le mariage occupe une place centrale dans leur société. Il est considéré comme une institution sacrée et les divorces sont extrêmement rares. Les unions sont préparées dès l’enfance à partir d’études de compatibilité psychologique et mentale. Les mariages sont généralement célébrés lorsque les futurs époux atteignent l’équivalent de douze à quinze ans. Les cérémonies durent trois jours. Le premier est consacré à l’échange de cadeaux entre les familles. Le deuxième comporte diverses préparations et pratiques mentales. Le troisième se termine par un banquet rituel où les familles partagent une coupe de jus de fruits avant de célébrer l’union pendant plusieurs heures puis d’accompagner les jeunes mariés vers leur nouveau foyer.
Nur El explique ensuite pourquoi les Martiens vivent sous terre. Selon son récit, Mars ressemblait autrefois à la Terre actuelle. La planète possédait une atmosphère dense, beaucoup d’eau, une abondante végétation et des villes prospères construites à la surface. Cette situation aurait perduré jusqu’à environ 100 000 ans avant l’époque actuelle. À cette date, les astronomes martiens observèrent l’explosion d’une étoile géante devenue nova. Un gigantesque fragment incandescent, plus grand que le Soleil, fut projeté vers leur région de l’espace. Les calculs montrèrent qu’il traverserait le système solaire et provoquerait des perturbations majeures. Aucun monde habitable proche n’étant disponible pour une migration massive, les Martiens décidèrent de construire d’immenses cités souterraines. Pendant environ deux siècles, ils réalisèrent un gigantesque programme de construction destiné à assurer la survie de leur civilisation.
Lorsque l’objet passa finalement à proximité du système solaire, Mars fut secouée durant huit jours par des forces cataclysmiques. La majeure partie de la vie végétale et animale fut détruite. L’atmosphère et une grande partie de l’eau furent arrachées à la planète. Mars devint alors le monde désertique et aride connu aujourd’hui. Selon Nur El, la Terre fut également touchée. De puissants séismes et raz-de-marée auraient provoqué la disparition de la Lémurie. Les futurs déserts du Sahara et du Gobi auraient été dévastés par les effets thermiques du passage de l’astre. L’orbite terrestre serait devenue elliptique et l’axe de rotation aurait été modifié. Uranus et Neptune auraient également vu leurs orbites perturbées.
Concernant le temps, les Martiens reproduisent artificiellement un cycle de jour et de nuit en modulant l’intensité lumineuse de leurs cités. Leur semaine dure environ douze jours. Ils ne semblent pas utiliser de mois comme sur Terre mais divisent l’année en quatre grandes périodes comparables à des saisons. Leur rapport au temps est très différent de celui des Terriens. Ils ne vivent pas sous la pression permanente des horaires et mesurent davantage leur existence à leurs réalisations qu’au passage des heures. Ils sont décrits comme travailleurs mais peu stressés.
Norman conclut cette partie en expliquant que son objectif, ainsi que celui de Nur El et du peuple martien, est de présenter un modèle de société qu’ils considèrent plus harmonieux. La civilisation martienne est décrite comme fondée sur la coopération, l’absence de compétition politique, l’égalité entre les sexes, le respect des anciens, l’éducation avancée, la spiritualité, l’art et la responsabilité collective. Selon eux, cette connaissance pourrait aider l’humanité à améliorer ses relations entre nations et préparer de futures relations entre les peuples de différentes planètes.
Norman en réaction à un article scientifique sur Mars
Norman parle d’un article, paru dans le Saturday Review du 28 mai 1955 et rédigé par le Dr Robert S. Richardson, astronome à Mount Palomar, faisant référence aux conclusions du Comité International sur Mars, qui clôtura sa quatrième conférence le 25 mars 1955. Ernest L. Norman répond à cet article scientifique publié en 1955 sur Mars. Il y défend les informations qu’il affirme avoir reçues de Nur El et les confronte aux conclusions des astronomes.
La vie existe sur Mars malgré les conditions difficiles observées depuis la Terre. La planète est principalement constituée de régions désertiques et semi-arides, mais certaines zones végétales vertes se développent près des calottes polaires. Ces formations, comparées à de gigantesques algues ou végétaux spongieux, atteignent plusieurs dizaines de mètres de hauteur, se développent lorsque la glace fond puis se dessèchent avant de repousser lors du cycle suivant. Leur existence implique la présence d’oxygène, bien que celui-ci soit beaucoup moins abondant que sur Terre.
L’eau est extrêmement rare sur Mars et constitue une ressource précieuse. Les habitants des cités souterraines en assurent une conservation rigoureuse. Les conditions climatiques de surface ont peu d’importance pour eux puisqu’ils vivent dans des villes souterraines entièrement pressurisées et climatisées où la température est maintenue à un niveau confortable.
Les mystérieux canaux martiens demeurent considérés comme une réalité importante dont l’existence n’est pas expliquée de manière satisfaisante par les observations astronomiques contemporaines.
L’avenir verra les voyages entre la Terre et Mars devenir relativement courants. Les voyageurs arriveront dans de vastes installations pressurisées reliées à des écluses atmosphériques. Ils pourront séjourner sur Mars dans des structures adaptées, une fois résolus les problèmes liés aux différences biologiques, sanitaires et atmosphériques entre les deux mondes.
La vie intelligente n’est pas limitée à la Terre ni à Mars. L’Univers contient d’innombrables soleils, systèmes planétaires, amas stellaires et galaxies, ce qui implique l’existence de nombreuses civilisations réparties dans le cosmos. Les mondes habités sont nombreux et constituent différentes demeures au sein de la création.
À mesure que l’humanité progressera, elle abandonnera progressivement ses divisions religieuses, philosophiques et idéologiques. Une compréhension plus vaste de l’Univers émergera, unissant science et spiritualité. La présence du divin sera alors reconnue non seulement dans l’être humain mais dans l’ensemble de l’Univers matériel, permettant une compréhension plus harmonieuse de la vie et de ses problèmes.
D’autres contacts avec Vénus
Wendelle Stevens commence par présenter le cas de Wallace et Tara Halsey comme un exemple important de contact direct avec des habitants de Vénus. Wallace Halsey, officier de la marine américaine et neveu de l’amiral Halsey, aurait commencé à rencontrer des visiteurs venus de Vénus pendant son service dans le Pacifique durant et après la Seconde Guerre mondiale. Après son retour dans l’Utah, son épouse Tara fut également acceptée dans les rencontres, les visiteurs considérant le couple comme une seule unité. Les rendez-vous étaient fixés à l’avance dans des lieux parfois très éloignés. Les Halsey y retrouvaient des hommes et des femmes se présentant comme Vénusiens, parfois accompagnés d’individus affirmant venir de Mars. Les rencontres se déroulaient souvent de manière simple et conviviale, autour d’un repas léger ou d’un jus de fruits, avant de se rendre auprès de l’engin spatial posé au sol. Wallace et Tara furent à plusieurs reprises invités à monter à bord de ces appareils. En 1954, ils auraient même été conviés à la Maison-Blanche pour rencontrer le président des États-Unis.
Les informations de Ernest L. Norman sur d’autres civilisations dont Vénus
Le mécanisme des transmissions reçues par Ernest Norman ne prend pas la forme de mots mais d’images mentales, d’idées et d’impressions télépathiques qui sont ensuite traduites en langage humain. Les expériences décrites sont parfois si vastes et intenses qu’elles deviennent difficiles à exprimer avec des mots ordinaires. Certaines visions auraient été accompagnées de phénomènes énergétiques puissants nécessitant une protection psychique particulière.
Les informations philosophiques reçues par Norman auraient été transmises par des figures spirituelles identifiées comme Élie, Énoch et Esdras, décrites sous l’apparence de vieillards vêtus de robes blanches et portant de longues barbes blanches. D’autres personnalités décédées, notamment des savants célèbres, auraient également communiqué. Selon ces récits, ces esprits considéraient leurs travaux terrestres comme relativement modestes face à la compréhension beaucoup plus vaste acquise après la mort.
Plusieurs phénomènes physiques paranormaux sont attribués à Norman lui-même. Il aurait présenté des stigmates psychiques aux mains ainsi qu’une marque au front reliée à des visions de vies antérieures. Ces manifestations sont présentées comme des conséquences directes de ses expériences visionnaires et médiumniques.
Selon la vision conception multidimensionnelle de l’univers par Normam, les astronomes terrestres commettent l’erreur de juger l’habitabilité des planètes uniquement à partir des conditions physiques observables. Chaque planète pourrait abriter des formes de vie dans des dimensions ou des fréquences vibratoires différentes de celles perceptibles par les instruments terrestres.
Mars est présentée par Norman comme une planète relativement proche du spectre vibratoire terrestre. Il dit qu’une partie de l’humanité terrestre descend d’anciens migrants martiens. Selon Norman, Certaines planètes de notre système solaire demeurent invisibles aux astronomes parce qu’elles existeraient dans d’autres bandes vibratoires.
Vénus occupe une place centrale dans cette cosmologie. Les prétendus nuages qui recouvrent la planète ne seraient pas de simples formations atmosphériques mais une enveloppe énergétique artificielle constituée de substances inconnues de la science terrestre. Cette barrière aurait été créée volontairement par les habitants avancés de Vénus afin d’empêcher les observateurs terrestres de voir la véritable nature de leur monde.
La surface de Vénus est décrite comme extrêmement belle et fondamentalement différente de tout ce que la science terrestre connaît. Sa matière existerait selon des relations vibratoires différentes de celles des éléments chimiques terrestres. Le texte compare ce phénomène aux différents états de l’eau, solide, liquide ou gazeux, pour illustrer l’idée qu’une même substance pourrait prendre des propriétés entièrement différentes selon la fréquence à laquelle elle vibre. Ainsi, Vénus serait bien réelle et matérielle pour ses habitants, tout en restant largement imperceptible aux instruments scientifiques de la Terre.
Complément 2 : des photos bizarres de Mars par la Nasa
Voici quelques photos authentifiées de Mars prises par la NASA par la sonde Mars Global Surveyor en 1997, sélectionnées à vous montrer ici parmi un ensemble de photos ajoutées par Wendelle Stevens comme complément au contact sur Mars.
Certains y ont vu des tunnels semi-transparents avec des anneaux de renforcement parcourant la planète, des dômes, et d’autres structures variées. Des zones arborées d’arbres de type Banyan et autres anomalies de Dunes de sable et traces d’animaux. Chacun peut y mettre une interprétation différente, les scientifiques interprètent toujours le tout comme des structures naturelles rocheuses ou cristallines dues aux conditions de température, de vent, et matériaux de surface locaux. D’autres y voient des preuves de traces de vie et de civilisation sur Mars.
Que ces interprétations soient partiellement correctes ou totalement erronées, elles ne constituent en rien le matériel de contact de Helen et Betty Mitchell de 1957 et sont juste des curiosités à regarder concernant Mars et des questions que certains se posent sur certaines images provenant des sondes martiennes.
Commentaire personnel :
Pour moi ces photos de tunnels sont aussi bien des veines de lave solidifiée datant d’une époque d’activité ancienne, à surface rocheuse, les « banyans » sont probablement une zone de développement de cristaux. En fait aucune des photos n’apporte d’éléments probants. Ils pourraient être anormaux éventuellement mais sont très probablement normaux. Ce qui n’a pas lieu de remettre en question directement le contact avec Mars dont il est question ici car ce n’est en rien lié à ces photos. Elles sont laissées ici pour le jugement individuel de chacun. De mon côté elles ne m’ont pas convaincu être des preuves de quoi que ce soit.










Liens vers des documents plus complets sur ce contact :
• Livre complet "UFO contact from Mars – among the saucers", écrit par Helen Mitchell, publié par Wendelle Stevens en 2004, en anglais - format PDF: Cliquer ici
☛ Traduction complète de qualité en FR : cliquer ici
• Livre complet "We met the space people", transcription d’une conférence de 1959 de Helen et Betty Mitchell, publié par Saucerian Books en 1959, en anglais - format PDF: Cliquer ici, Web : Cliquer ici
• Livre complet "We met the space people", ré-édition de 2020 de celle de 1959 enrichie de conférences et discours additionnel de Helen et Betty Mitchell, publié par Weird Lectures, en anglais : Acheter ici ou Cliquer ici
☛ Traduction complète de qualité en FR : cliquer ici
☝ Autres contacts avec Mars :
• Livre complet « The truth about Mars », 1956, Ernest Norman - en anglais - format PDF: Cliquer ici ou à emprunter ici
Article sur la contactée de Mars Rosemary Decker
☛ Traduction auto en FR : cliquer ici
