
Publié le 20 juillet 2026, mis à jour le 20/07/2026
Encart normalisé de présentation du contact :
Contacté : Oswald Gonzalez.
Planète du contact : Nep-4 et Nep-7 (qui désignent des numérotations de planètes depuis leur étoile, et pas vraiment les noms de leurs planètes), en orbite de deux étoiles brillantes situées à gauche et dans la partie supérieure de la nébuleuse de la Tête de Cheval tenue dans le sens où on voit la tête de cheval à l’endroit, dans la constellation d’Orion (près du Baudrier d'Orion, pas top loin de Alnitak).
Nom du contact principal : Zebban et Liom.
Date et lieu du contact : transport à bord des vaisseaux en 1936 à l’âge de 5 ans au foyer catholique Saint Joseph de Peekskill, aux USA, et les contacts physiques ont duré jusqu’en 1972 dans divers lieux et de différentes manières (rencontres physiques avec montée dans le vaisseau, communication télépathique et clairaudiente, ainsi qu’écriture automatique, qui dans ce cas a duré au-delà de 1972).
Présentation complète du contact par vidéo détaillée d'accompagnement :
Vidéos détaillées : Youtube, Odysee (non encore réalisées, liens absents)
Vidéos abrégées : Youtube, Odysee (non encore réalisées, liens absents)
Durée de lecture de l'article entier : 3h10
Sommaire cliquable de liens internes :
◻️ Planète d’origine des contacts
◻️ Identité du contacté
◻️ Époque et lieu du contact
◻️ Publication de l’histoire
◻️ Comment a eu lieu le contact
➳ Les premières manifestations au foyer Saint Joseph de 1930 à 1940
➳ L’accident et l’expérience de mort imminente de 1946
➳ Télépathie, clairaudience et écriture automatique – 1949 et au-delà
➳ L’origine de Zebban et Liom
➳ L’arrivée à Giant Rock en 1958
➳ L’apparition de Zebban et Liom à Giant Rock en 1958
➳ L’appareil posé dans la vallée et l’embarquement
➳ L’aménagement intérieur et les membres de l’équipage
➳ La mission d’Oswald et le retour sur Terre
➳ La convention de Giant Rock du 20 février 1958
➳ La manifestation photographique au-dessus de Giant Rock lors de la convention
➳ Le témoignage livré à George Adamski et le retour à Anaheim
➳ Rencontre avec le vaisseau dans la chaîne d’Ivanpah – 12 avril 1958
➳ Les systèmes de navigation et la fin de la rencontre d’Ivanpah
➳ La destruction d’une grande partie des classeurs et des photographies en 1968
➳ La rencontre à Sedona en 1991
➳ L’incident mortel survenu près de Tecate
➳ Les symboles et les enseignements du Grand Homme
◻️ Apparence des habitants de Nep-4 et Nep-7
◻️ Description de leur monde et de leur civilisation
➳ Description physique de leur monde
➳ Les villes, les communautés et les habitations
➳ Gouvernement, lois et organisation sociale
➳ Famille, mariage et démographie
➳ Éducation et activités spécialisées
➳ Vêtements
➳ Langue de Nep-4 et rapprochement avec la langue de Mu
➳ Histoire de l’évolution de leur civilisation
➳ Transports terrestres et véhicules de projection
➳ Installations cristallines et énergie
➳ Croyances et principes spirituels
➳ Nature physique et spirituelle des habitants
➳ Animaux et vie aquatique
➳ Gestion des ressources et protection des espaces naturels
➳ Alimentation et longévité
➳ Relations avec d’autres mondes
➠ Extrait 1 : vaisseaux spatiaux
➳ Description extérieure des petits vaisseaux
➳ Description intérieure des petits vaisseaux
➳ Les sièges, les consoles et leur emblème
➳ Éclairage et circulation de l’énergie
➳ Navigation et observation
➳ Vaisseaux-mères porteurs
➳ Fabrication et transformation des matériaux
➳ Système de propulsion
➳ Voyage interdimensionnel et transfert par faisceau
➳ Champ de force protecteur
➳ Équipage et répartition des fonctions
➳ Adaptation et protection des occupants
➠ Extrait 2 : le pourquoi du contact avec la Terre
➳ Le rôle des visiteurs auprès de la Terre
➳ Les avertissements politiques et militaires transmis à Giant Rock
➠ Extrait 3 : la vision d’Ézéchiel interprétée comme un vaisseau - juillet 1950
➠ Extrait 4 : la puissance photonique et la ceinture de photons - juillet 1950
➠ Extrait 5 : cosmologie spirituelle et réinterprétation de l'histoire biblique
➳ La responsabilité individuelle et le rôle d’Emmanuel
➳ Le Déluge et les créatures hybrides
➳ Les Avatars, les incarnations et la restauration spirituelle
➳ La longévité, l’alimentation et les lois spirituelles
➳ Les 144 000 élus
➠ Extrait 6 : la nature des anges et des extraterrestres
➳ Le temple intérieur, la Création et les vérités anciennes
➠ Extrait 7 : les catastrophes du passé et les avertissements pour l'avenir
➳ La communication retrouvée du 14 mars 1960
➳ Phaéton et les catastrophes de l’Antiquité
➳ Les témoignages anciens et les bouleversements terrestres
➳ Les prophéties contemporaines et les avertissements
➠ Extrait 8 : la Lune, son origine et la formation des mondes, les missions Apollo
➳ Le contexte de la communication sur la Lune et le programme Apollo
➳ La gravité lunaire et le point neutre
➳ Les images présentées des missions Apollo
➳ Les indices avancés en faveur d’une atmosphère lunaire
➳ Les installations et la vie sur la Lune
➳ Les théories sur l’origine de la Lune
➳ Le processus spirituel de formation des mondes
➳ L’énergie, l’éther et la matière
➳ Le déplacement de la Lune vers la Terre
➠ Extrait 9 : les religions, la Bible et leurs dérives selon Zebban
➳ Le contexte de la communication sur les religions et l’Apocalypse
➳ La surveillance des autorités terrestres
➳ L’Église catholique et ses dirigeants
➳ Les versions de la Bible et la création de l’humanité
➳ Les télévangélistes et l’affaire Jim Bakker
➳ Les sept lettres et les quatre cavaliers de l’Apocalypse
➳ Le premier cavalier et le cheval blanc
➳ Le deuxième cavalier et le cheval rouge
➳ La page manquante dans le livre
➳ La surveillance des installations terrestres
➳ Les ressources terrestres et les conséquences du nucléaire
➳ Les prophéties, les famines et la société terrestre
➳ Le quatrième cavalier et le cheval livide
➳ Le cinquième cheval et la conclusion de la communication
➠ Extrait 10 : Lucifer, Satan et la véritable nature du mal selon Zebban
➳ Les communications retrouvées sur la notion de diable
➳ Lucifer et la naissance de la figure de Satan
➳ L’inexistence d’un diable personnifié
➳ La réponse à la peur et aux persécutions
➳ Les nouvelles manifestations annoncées
➳ Les réactions des responsables religieux
➳ Les rapprochements avec l’expérience de William Herrmann
➳ Les enseignements religieux disparus
➠ Extrait 11 : des parallèles avec le contact de Leo Dworshak
➳ Des expériences de contact remarquablement similaires
➳ Des technologies et des connaissances comparables
➳ La suspension du mouvement et le voyage vers Bethléem
➳ Les facultés des visiteurs et l’organisation de la Création
➳ La conclusion
➠ Compléments : les photographies de Joe Clower de 1995
➳ La première série de photographies de Joe Clower
➳ La seconde observation de Joe Clower
🔗 Liens vers des documents plus complets sur ce contact
Contenu complet du contact provenant du livre :
Planète d’origine des contacts :
Ils sont originaires des planètes nommées par eux « Nep-4 » et « Nep-7 » chacune en orbite d’une étoile très proche de la nébuleuse tête de cheval, elle-même située en plein centre de la constellation d’Orion, près de l’étoile Alnitak du Baudrier d’Orion. En fait Nep-4 n’est pas le nom de leur planète mais un système de numérotation désignant la position de la planète dans l’ordre d’éloignement depuis l’étoile autour de laquelle elle orbite (Nep-4 = 4ème planète depuis leur étoile, mais ce n’est ni le nom de la planète, ni cela n’indique l’étoile).


Oswald Gonzalez : « Au cours de l’un de mes contacts, je voulus savoir exactement d’où ils venaient. On me demanda de me procurer un projecteur de diapositives ainsi que des diapositives de certaines nébuleuses et constellations auprès du planétarium de Los Angeles. Je le fis et, à une occasion, j’installai le projecteur dans mon appartement et commençai à montrer les diapositives une par une. Pour chaque diapositive, je reçus de nombreuses informations sur la manière dont les planètes étaient apparues.
Lorsque j’arrivai à la diapositive montrant la nébuleuse de la Tête de Cheval, ils s’exclamèrent : “C’est de cette galaxie de mondes que nous venons.” Il me demanda de prendre une baguette afin de désigner leur emplacement exact. Comme je n’en avais pas, j’utilisai un crayon, ce qu’ils jugèrent parfaitement convenable.
Dans les parties ouest et nord de la nébuleuse de la Tête de Cheval se trouvaient deux étoiles brillantes, ou soleils. Il déclara que des planètes abritant des formes de vie semblables aux nôtres gravitaient autour de ces étoiles jumelles. »





Les êtres de Nep-4 pouvaient exister sous une forme spirituelle ou physique en modifiant leurs vibrations.
L’un des deux systèmes fut identifié comme « Nep-4, Constellation 12, Variance 6-478 » et présenté comme le monde d’origine de son principal contact, Zebban. Le second, « Nep-7, Constellation 4, Variance 6-479 », abriterait certains membres de l’équipage, dont Liom qui est son second contact.
Selon les informations données par les contacts d’Oswald, le système solaire comprend douze planètes, bien que les astronomes terrestres n’en aient identifié que neuf à l’époque. La Terre est désignée par eux comme « Nep-3 Shan », troisième planète du Soleil, dans le secteur 4. Shan est le nom donné à la Terre, mais sa désignation dans le catalogue est Nep-3 : 3ème planète depuis le Soleil. Donc Nep-x est un simple système de numérotation des planètes et pas leur nom réel. De même que la Terre est appelé « Shan » finalement par eux, leurs mondes doivent aussi avoir des noms, mais qu’ils n’ont pas donné.
Oswald Gonzalez : « Les systèmes sont classés par secteurs, et notre système se trouve dans le secteur 4, NEP 3 - SHAN [Terre]. C'est ainsi que leurs cartes localisent une planète donnée. Le terme « NEP » facilite la localisation, en indiquant que nous sommes la troisième planète à partir de notre soleil [Sol]. Notre système planétaire se trouve dans le secteur 4, à la longitude et à la latitude indiquées par les cartes dans l'ordre. »
Identité du contacté :
Oswald Gonzalez et son frère jumeau George sont nés le 21 août 1930 à Humacao, à Porto Rico, de parents originaires d’Espagne. Avant leur naissance, leur mère aurait vu la Vierge Marie, qui lui aurait annoncé qu’elle ne donnerait pas naissance à un seul enfant, mais à des jumeaux. George naquit le premier à 18 heures. Le médecin, qui ne pensait pas qu’un second enfant allait naître, renvoya leur mère chez elle. Oswald vint au monde quatre heures plus tard. George pesait environ 2,83 kilogrammes, tandis qu’Oswald, extrêmement petit et maigre, ne pesait qu’environ 1,50 kilogramme. La nourrice vivant au domicile familial doutait de sa survie.
Alors qu’il avait environ dix mois, sa famille s’installa dans le Bronx, à New York. Le logement familial étant surpeuplé, plusieurs des onze enfants furent confiés au foyer catholique Saint Joseph de Peekskill. Oswald y entra à l’âge d’un an avec certains de ses frères et sœurs, parmi lesquels son frère jumeau George. Leurs parents étaient autorisés à venir les voir deux dimanches par mois.
Les expériences de contact d’Oswald Gonzalez commencèrent en 1936 au foyer catholique, alors qu’il n’avait que cinq ans. À partir de l’âge de dix ans, son jumeau et lui retournèrent vivre avec leurs parents et là il apprendra par sa mère à qui il parlera de ses expériences, qu’elle aussi était enlevée dans un vaisseau quand elle était plus jeune. Ainsi c’est un suivi familial comme cela arrive à plusieurs reprises dans les histoires d’enlèvement. Leur mère était convaincue que ses propres expériences extraterrestres avaient comporté l’annonce de cette naissance gémellaire. Elle pensait qu’Oswald venait d’un autre monde au moment de sa conception et reliait cette origine supposée au délai de quatre heures séparant les deux naissances. Le contact extraterrestre d’Oswald nommé Zebban ne confirma jamais explicitement cette idée, mais Oswald avait toujours éprouvé le sentiment de ne pas appartenir entièrement à la Terre. Il pensait avoir autrefois vécu dans le monde de Zebban et avoir choisi de venir ici pour apprendre.
Les premières expériences d’Oswald précédèrent ainsi de onze ans la médiatisation des « soucoupes volantes » consécutive à l’observation de Kenneth Arnold en 1947. En raison de la santé de sa mère et du climat new-yorkais, la famille partit vivre en Californie et s’installa à San Francisco. Oswald s’y distingua dans les domaines de la musique, de l’art, des sciences et de la religion.
Dès l’adolescence, Oswald prit des notes sur ses rencontres et conserva le contenu de ses dialogues avec les êtres extraterrestres. Oswald étudia le dessin architectural à l’université d’État de San Francisco puis à celle de San Diego. Après l’obtention de son diplôme, il travailla comme dessinateur adjoint sur différents chantiers, avant de participer directement à la construction des maisons qu’il concevait. Il se maria à deux reprises et eut des enfants de son premier mariage (partis vivre à Rockford après son divorce), mais pas de son second mariage.
À partir de 1949, il commença à dactylographier méthodiquement ces informations et il consigna ses rencontres à la machine à écrire, à une vitesse pouvant atteindre environ quatre-vingts mots par minute.
L’éducation catholique reçue par Oswald au foyer Saint Joseph avait éveillé son intérêt pour la Bible, qu’il étudiait dans la version du roi Jacques. En 1950 Oswald fut incorporé à l’armée et démobilisé en 1952. Durant cette période il ne recevait aucun contact. Après son incorporation dans l’armée, il avait progressivement cessé de fréquenter régulièrement les offices religieux. Ses contacts devenant plus actifs après sa démobilisation, il recommença à s’intéresser profondément aux religions, à la vie d’Emmanuel, appelé Jésus, à ses disciples et à différents événements bibliques considérés comme paranormaux.
Après avoir obtenu son diplôme de dessin technique, Oswald rejoignit son frère à Anaheim. Les emplois dans le secteur de la construction étant plus rares qu’il ne l’avait prévu, il entra en novembre 1957 à la Kirkill Rubber Company de Fullerton. Il y préparait les composés chimiques destinés à la fabrication du caoutchouc. Les mélanges étaient traités dans une grande machine rotative appelée Banbury, puis découpés, pliés et déposés sur des plateaux de bois.
Oswald recevait des informations supplémentaires aux contacts physiques sous la forme d’écriture automatique ou de communication télépathique ou clairaudiente. Oswald reconnut que l’écriture automatique constituait une caractéristique assez fréquente dans les récits de contacts extraterrestres. La communication télépathique lui causait parfois davantage de difficultés, notamment lorsqu’il subissait du stress ou d’autres interférences mentales. Zebban lui demandait alors de se détendre, mais ces perturbations restaient peu fréquentes. En 1958, Oswald avait rempli près de 12 classeurs consacrés notamment à la structure des appareils, à leurs systèmes de propulsion et à leurs méthodes de construction, et en 1968 il avait un total de 26 classeurs.
Il était très investi dans sa communauté religieuse chrétienne étant plus jeune. Lors d’une réunion avec son groupe communautaire il leur parle de ses contacts et leur prêta ses 26 classeurs remplis de ses notes de contact et photos originales d’engins spatiaux pour lecture attentive chez eux, en leur demandant d’y faire très attention car il n’avait aucun double. Une femme du groupe considéra tous ces documents comme provenant du diable, et brûlera de très nombreux classeurs. Quand il l’apprit Oswald fut horrifié de la chose, mais le pasteur de l’église confirma le bien-fondé de cette action, en disant que tout cela était démoniaque. Il lui fut demandé de cesser tous ses contacts immédiatement. Alors Oswald cessera de les fréquenter et de fréquenter cette église.
Malgré la possibilité de poursuivre leur transcription, les contacts physiques avaient pris fin en 1972 (il lui arrivait malgré tout de continuer à recevoir des informations par écriture automatique après cette date), alors qu’Oswald avait 42 ans. Cette interruption l’attrista, mais il considéra que ses visiteurs avaient leurs raisons. Après la fin de ses contacts physiques en 1972, Oswald s’était tourné vers l’étude indépendante des phénomènes paranormaux, des ovnis, des assassinats et d’autres sujets controversés. Il cherchait notamment à savoir si d’autres personnes avaient vécu des expériences comparables aux siennes. Il constitua une importante bibliothèque consacrée aux observations apparues depuis les événements de Roswell et d’Aztec en 1947. Il s’intéressa aussi au cas d’Eduard « Billy » Meier, avec lequel il correspondit et dont il reçut quelques photographies. Les descriptions physiques des êtres rencontrés par Meier lui parurent présenter de fortes similitudes avec ses propres visiteurs.
Lorsqu’Oswald épousa Michele en 1991, il lui raconta l’ensemble de ses contacts. Elle accueillit son témoignage avec compréhension. Au cours de ses années de contact, il avait également reçu de nombreuses informations par écriture automatique, puis par clairaudience après l’acquisition d’un ordinateur. Une grande partie de ces données avait alimenté les 26 classeurs, dont beaucoup furent ensuite brûlés. Une partie des informations perdues lui fut ensuite redonnée par clairaudience.
Il exerça pendant 17 ans comme ébéniste au centre hospitalier Anaheim Memorial, jusqu’à sa retraite à 65 ans. Oswald subit un léger accident vasculaire cérébral en septembre 1991, puis un second en 1998, sans séquelles apparentes. Il pensait que les êtres continuaient à veiller sur lui, notamment lorsque la sensation de « Grandeur » réapparaissait occasionnellement, cette sensation spéciale qu’il ressentait avant un contact.
Après sa retraite en 1995, il poursuivit ses lectures et ses recherches. Il regrettait surtout de ne pas avoir retrouvé une grande partie des connaissances bibliques qui lui avaient été transmises, tout en se disant reconnaissant d’avoir pu développer ses facultés. Il confia finalement ses souvenirs à Wendelle Stevens avec un dessin du vaisseau et de Zebban ainsi qu’une carte stellaire, malgré la méfiance provoquée par la destruction de ses archives.
Oswald estimait avoir perdu l’essentiel de ses facultés de clairaudience et de télépathie, ainsi qu’une partie de la sensation de « Grandeur ». Il ressentait néanmoins encore occasionnellement des picotements dans la tête. Il attribuait l’affaiblissement de ses capacités au diabète, à l’hypertension artérielle et aux légers accidents ischémiques transitoires survenus à l’approche de ses 65 ans. Ces problèmes de santé demeuraient toutefois maîtrisés et avaient entraîné peu de complications.
Bien plus tard, Oswald entra en correspondance avec Wendelle Stevens après avoir lu plusieurs de ses ouvrages, notamment ceux consacrés aux expériences de contact de William Herrmann avec des êtres de Zeta-Reticuli. Il hésitait depuis longtemps à rendre son histoire publique, car il avait constaté que des événements aussi inhabituels provoquaient généralement l’incrédulité, le rejet ou la peur, même chez des amis proches. Il redoutait également les menaces et les ingérences dont certains témoins avaient fait l’objet.
Le frère jumeau d’Oswald, George, est mort le 20 septembre 2002 à l’âge de 72 ans.
Âgé de 72 ans en mai 2003, Oswald estima néanmoins avoir vécu une existence suffisamment longue et satisfaisante pour pouvoir transmettre son expérience sans se soucier du qu’en dira-t-on, tout en demandant initialement que son identité reste confidentielle ; décision sur laquelle il reviendra finalement lors de la publication d’un livre par Wendelle Stevens relatant son cas de contact.
Oswald ne recherchait ni célébrité ni reconnaissance et refusait de confier ses informations aux organismes militaires ou gouvernementaux. Il savait que d’autres témoins avaient vécu des événements comparables avant de s’entendre répondre qu’ils avaient imaginé leurs expériences. Ses recherches dans ses archives ne lui permirent pas de retrouver tous les documents disparus. Sa première épouse avait également détruit ou jeté plusieurs dossiers d’écritures automatiques qui auraient pu l’aider à reconstituer les enseignements perdus.
Dans une nouvelle lettre datée du 21 mai 2003, Oswald exprima sa surprise et son soulagement après avoir reçu une réponse rapide de Wendelle Stevens. Il avait craint d’être considéré comme un homme en quête de publicité, alors qu’il souhaitait seulement faire connaître des expériences qu’il tenait pour exactes. Stevens était seulement la deuxième personne à avoir répondu avec un intérêt sincère à ses courriers. Encouragé par cette réaction, Oswald se déclara prêt à reprendre son histoire depuis le début et à reconstituer autant que possible le contenu des classeurs disparus. Wendelle Stevens l’encouragea alors à organiser chronologiquement ses souvenirs, ses notes, ses dialogues et ses croquis afin de publier le tout dans un livre de récit.
Oswald voulait avant tout faire comprendre que ces visiteurs ne cherchaient pas à nuire à l’humanité et qu’ils agissaient avec un amour durable envers tous les êtres. L’intérêt manifesté par Wendelle Stevens l’aida à sortir du repli dans lequel l’avaient enfermé les réactions de sa famille, de ses amis et des fondamentalistes religieux. Pendant des années, il avait continué ses recherches en privé. En rassemblant les éléments demandés par Stevens, il constata que de nombreux souvenirs revenaient progressivement et éprouva le sentiment d’être aidé dans cette récupération.
Wendelle Stevens accueillit favorablement les souvenirs et les dessins d’Oswald. Leurs conceptions de la divinité et de l’histoire de la Création lui paraissaient proches. Il communiqua certaines informations à ses amis Lucius Farish et Timothy Good, qui avaient leurs propres raisons de leur accorder de la crédibilité. Un autre lecteur se montra plus sceptique, considérant qu’Oswald connaissait trop de détails et avait probablement combiné des éléments provenant de différents ouvrages consacrés aux ovnis. Stevens jugea cette conclusion prématurée : une personne ayant vécu de telles expériences depuis l’enfance aurait naturellement cherché à lire tout ce qui pouvait les expliquer ou les corroborer.
Sa formation artistique et technique devait l’aider à redessiner de mémoire les appareils, leurs intérieurs et les nombreux détails observés. Oswald avait étudié l’art, le dessin architectural, la construction, la musique, les sciences et la physique. Il comptait mettre ces compétences au service d’une reconstruction visuelle précise de ses souvenirs.
Oswald souhaitait découvrir l’histoire des sœurs Mitchell, dont il avait peut-être déjà rencontré le nom dans d’anciennes publications sur les ovnis. Il ignorait qu’elles étaient intervenues à Giant Rock et constatait qu’elles avaient elles aussi subi des moqueries et des attaques. Beaucoup de témoins semblaient ainsi avoir préféré se retirer après avoir parlé de leurs expériences. Oswald envisageait d’étudier la version électronique de leur histoire afin de comprendre la méthode de publication proposée par Wendelle Stevens et de l’appliquer ensuite à ses propres contacts.
Il recommença parallèlement à dessiner régulièrement. Il achevait notamment un portrait au crayon et à l’encre de Johnny Cash, récemment décédé, et constatait avec satisfaction qu’il n’avait pas perdu ses capacités artistiques.
Époque et lieu du contact :
À la demande de Wendelle Stevens, Oswald entreprit de rechercher des cartes topographiques des lieux où s’étaient déroulées ses rencontres physiques. Il se souvenait notamment des cartes de la chaîne d’Ivanpah, de la forêt de Joshua Tree et du secteur de Giant Rock. Il estimait avoir connu trois ou quatre rencontres avec atterrissage dans la vallée de la chaîne d’Ivanpah (du côté de Searchlight), quatre autres à Joshua Tree et une à Giant Rock, en Californie. Ses nombreux autres contacts s’étaient produits par projection d’un faisceau de lumière radiale, télépathie, clairaudience ou écriture automatique.

Après plusieurs recherches infructueuses dans les bibliothèques d’Anaheim et à Hobby City, Oswald obtint finalement des cartes topographiques grâce à ses relations avec les services municipaux. Il a pu récupérer des photocopies des secteurs de Joshua Tree et de la chaîne d’Ivanpah.
Les cartes furent réduites au format 21,6 sur 27,9 centimètres afin de permettre à Oswald d’y entourer approximativement les zones de ses rencontres. Les pages reproduisent des cartes des secteurs de Giant Rock, Joshua Tree et Ivanpah, comportant des routes, des reliefs montagneux et plusieurs annotations ou cercles manuscrits et croix destinés à situer les endroits concernés, avec les chemins empruntés pour y aller en pointillé souvent. Certaines indications sont toutefois trop petites ou trop peu nettes pour permettre de déterminer précisément tous les emplacements marqués depuis ces cartes, mais cela s'améliore avec à côté des cartes à plus haute résolution.






Publication de l’histoire :
Wendelle Stevens appréciait particulièrement les dessins en couleur, la précision visuelle et la mémoire d’Oswald. Il considérait ces illustrations comme essentielles pour permettre au public de se représenter correctement les scènes. Il lui suggéra de publier sous son véritable nom, estimant que cette identification renforcerait la valeur de son témoignage et pourrait confirmer ce qu’il avait autrefois tenté de raconter à ses proches. Âgé lui-même de 80 ans et ayant connu certaines expériences personnelles, Stevens rassura Oswald sur ses facultés mentales.
Il souhaitait recevoir progressivement le contenu des classeurs préservés et envisageait de reproduire certaines pages dans leur état matériel, après les mauvais traitements subis. Il ne craignait pas que les enseignements sur la création des univers contredisent les conceptions scientifiques, astronomiques ou religieuses habituelles, car il avait déjà rencontré des divergences comparables dans ses dossiers sur les Pléiades et Reticulum. Il proposa de mettre particulièrement en évidence les communications de l’être appelé par ses contacts extraterrestres le « Grand Homme », sans exiger que tous les lecteurs les acceptent.
Stevens demanda à Oswald de préparer ses pages avec un logiciel de traitement de texte et lui transmit des instructions précises sur leur format, les marges, la police et la disposition des illustrations. Ce travail informatique devait leur permettre de construire progressivement un ouvrage prêt à être imprimé. Les dessins pouvaient être réduits ou agrandis pour s’adapter au format, puis accompagnés de légendes.
Stevens effectua également des recherches informatiques sur la nébuleuse de la Tête de Cheval. Parmi plusieurs références, il repéra deux petites étoiles peu lumineuses dans la partie supérieure du cou de la silhouette et demanda à Oswald si elles correspondaient à celles que Zebban lui avait indiquées. Il souhaitait connaître le nom donné par Zebban à son soleil d’origine et à l’autre étoile. Si la localisation pouvait être précisée, il prévoyait de se rendre à l’observatoire de Kitt Peak afin d’obtenir une meilleure image pour l’ouvrage. Mais le courrier contenait plusieurs questions pour Oswald et il répondit à la plupart, mais pas à la confirmation de l’emplacement des étoiles.
Lorsque Oswald perdit sur son ordinateur certains fichiers contenant leurs premiers échanges, Stevens lui en renvoya des copies. Il prépara une page de titre et le début d’une préface, dans laquelle il envisageait de reproduire les lettres originales jusqu’au moment où Oswald avait entrepris la reconstruction de ses archives. Il projetait aussi une annexe consacrée à la nébuleuse de la Tête de Cheval, comprenant une photographie plus nette, une carte céleste et des informations astronomiques sur ce nuage de gaz d’Orion.
Stevens encouragea Oswald à transmettre régulièrement ses pages, dessins, cartes et photographies par courrier électronique afin qu’une copie de sauvegarde soit conservée ailleurs. Les photographies devaient être numérisées avec une résolution suffisante, et l’une d’elles pourrait éventuellement servir à la couverture. Il exposa aussi les conditions pratiques et financières d’une publication directe : un premier tirage d’environ deux mille exemplaires, un choix entre couverture souple et reliure rigide, ainsi qu’une diffusion principalement par correspondance. Il jugeait difficile la vente en librairie, compte tenu des remises imposées, des délais de paiement et de la taille limitée du marché des ouvrages consacrés aux ovnis.
Le 18 juillet 2003, Oswald remercia Stevens de lui avoir renvoyé l’ensemble de leurs échanges. Une surcharge électrique avait supprimé les fichiers sauvegardés sur son ordinateur Packard Bell. Il décida désormais de conserver des copies de tout ce qu’il rédigerait et enverrait. Sa femme Michele approuva la présentation préparée par Stevens et accepta d’aider son mari pour les aspects informatiques. Son ordinateur professionnel disposait de Microsoft Word, contrairement à celui de leur domicile, et elle prévoyait de transférer les textes sur disque afin de les mettre au format demandé.
C’est ainsi que naquit le livre, qui est essentiellement un recueil des lettres envoyées par Oswald Gonzalez à Wendelle Stevens, contenant des résumés ou des extraits de notes de contact et des dessins ou des photographies : « UFO contact from Planet NEP-4 », par Oswald Gonzalez et publié en 2004 comme ebook par Wendelle Stevens, ISBN 978-093426940.

Comment a eu lieu le contact :
Les premières manifestations au foyer Saint Joseph de 1930 à 1940
Les premières manifestations survinrent au foyer Saint Joseph où vivait Oswald lorsqu’il avait cinq ans, généralement la nuit avant son endormissement. Au début, l’expérience l’effrayait au point qu’il criait et pleurait, obligeant la religieuse responsable à venir le calmer. Incapable d’expliquer ce qui lui arrivait, il disait seulement ne pas savoir. Ces sensations apparurent d’abord environ une fois par semaine, puis devinrent plus fréquentes. Oswald avait alors l’impression d’être entièrement enveloppé dans une sorte de bulle spirituelle où il se sentait gigantesque tandis que tout ce qui l’entourait paraissait réduit à la taille d’une tête d’épingle. Il donna à cet état le nom de « Grandeur ». Il comprit plus tard qu’il était, selon ses visiteurs, placé dans un champ protecteur de lumière rayonnante, tantôt bleue, tantôt vert émeraude, une lumière qu’il lui arrivait encore d’apercevoir des décennies plus tard.
À mesure qu’il s’habitua à cet état, Oswald commença à ressentir une élévation, comme s’il était transporté vers le haut à travers cette lumière colorée. Durant les dix années passées au foyer, il finit par comprendre qu’il était conduit dans une vaste pièce ovale comportant des sièges disposés autour de consoles qu’il ne savait pas encore identifier comme des équipements informatiques. Il eut de nombreuses conversations avec les occupants de ce qu’ils appelaient un « Vimanos » c’est-à-dire un « vaisseau de lumière ». Lorsqu’il demanda pourquoi il avait été choisi, ils lui répondirent que cela devait être ainsi. Pendant les premières années, il ne fut pas autorisé à voir l’intérieur de l’appareil. Il ne le découvrit que vers l’âge de sept ou huit ans, sans encore pouvoir comprendre ce qu’il observait.
Commentaire personnel :
"Vimanos" fait évidemment fortement penser à "Vimānas", le nom donné dans la tradition hindoue aux engins volants. Etant donné que la langue de Nep-4 est semble-t-il une langue qui fut utilisée à l'époque ancienne de Mu selon des informations de Zebban et qu'il en est resté des traces par la suite, on peut supposer que Vimānas est un dérivé de Vimanos.
Dans la tradition hindoue, les Vimānas sont des véhicules, chars ou palais célestes capables de se déplacer dans les airs, mentionnés notamment dans les grandes épopées sanskrites comme le Rāmāyaṇa et le Mahābhārata. Selon les textes et les époques, ils peuvent désigner le char volant d’une divinité, une demeure mobile ou un moyen de transport merveilleux. Leur rapprochement avec des appareils technologiques volants est très clair.

À dix ans, Oswald et son frère jumeau quittèrent le foyer pour retourner vivre auprès de leurs parents dans le Bronx. Les sensations et les transports par la lumière continuèrent. Lorsqu’il se confia à sa mère, il fut surpris de constater qu’elle ne manifestait aucun étonnement. Elle lui révéla avoir elle-même été emmenée à bord d’un appareil lorsqu’elle vivait à Porto Rico. Elle avait gardé le silence par peur que son entourage, influencé par les superstitions entourant les phénomènes inconnus, attribue ces expériences à des démons. Oswald connut ensuite le même type de réactions et de moqueries auprès de ses camarades et d’autres personnes de son entourage.
L’accident et l’expérience de mort imminente de 1946
En 1946, ses parents avaient emménagé à San Francisco, et alors qu’il se rendait à une leçon de musique, il fut renversé par une voiture. Il eut les deux jambes fracturées dans leur partie inférieure, une artère de la tête sectionnée et resta cinq jours dans le coma à l’hôpital de San Francisco. Après plusieurs mois dans des plâtres de traction remontant jusqu’aux hanches, il poursuivit sa convalescence durant neuf mois à son domicile.
Pendant son coma, Oswald vécut une expérience de mort imminente au cours de laquelle il retrouva ses mentors extraterrestres. Ceux-ci lui annoncèrent qu’il les reverrait plusieurs années plus tard dans un lieu désertique et qu’il guérirait sans difficulté. Ses contacts répétés auraient également éveillé certaines facultés liées, selon lui, à la glande pinéale. Il devint clairvoyant, reçut des communications par clairaudience et développa une capacité d’écriture automatique. De nombreux messages concernaient des questions spirituelles, des passages de la Bible et des informations qu’il jugeait importantes pour l’humanité.
Télépathie, clairaudience et écriture automatique – 1949 et au-delà
Les visiteurs lui transmettaient parfois télépathiquement, pendant qu’il travaillait, qu’ils souhaitaient communiquer avec lui par écriture automatique lorsqu’il serait rentré chez lui.
Oswald affirma recevoir des communications télépathiques et clairaudientes de façon continue à partir de 1949. Lorsqu’il fut incorporé dans l’armée en 1950, les contacts cessèrent provisoirement. Ils reprirent après sa démobilisation honorable en 1952. Quand ses interlocuteurs avaient des informations importantes à lui communiquer, il était transporté dans leur vaisseau par ce qu’il appelait une « transformation de lumière ». La sensation de « Grandeur » lui annonçait leur arrivée. Vivant alors seul dans un appartement à Anaheim, il recevait généralement l’instruction de dîner puis de se détendre afin de les laisser accomplir le reste du processus. Sa belle-sœur, à laquelle son frère jumeau rapportait ces événements, craignait qu’il soit sous l’influence du diable. Oswald tenta de la convaincre que les explications spirituelles et bibliques qu’il recevait ne pouvaient pas, selon lui, avoir une origine maléfique.
L’origine de Zebban et Liom
Au cours d’un contact, Oswald demanda à connaître précisément l’origine de ses visiteurs. Ils lui recommandèrent de se procurer un projecteur et des diapositives représentant différentes nébuleuses et constellations auprès du planétarium de Los Angeles. Dans son appartement, il projeta ensuite les images les unes après les autres et reçut des explications sur la formation des planètes. Lorsqu’apparut la Voie lactée, ses interlocuteurs lui parlèrent de nombreux mondes habités par des formes de vie et organisés, comme le système solaire, autour d’une étoile centrale.
Face à une image de la nébuleuse de la Tête de Cheval, les visiteurs désignèrent cette région comme leur lieu d’origine. Oswald utilisa un crayon comme pointeur afin de localiser deux étoiles brillantes situées dans sa partie occidentale et septentrionale. Ces deux soleils posséderaient des planètes habitées par des êtres d’apparence humaine. Ceux-ci ressembleraient suffisamment aux habitants de la Terre pour vivre parmi eux sans être reconnus, tant par leur morphologie que par leurs vêtements. L’un des deux systèmes fut identifié comme « Nep-4, Constellation 12, Variance 6-478 » et présenté comme le monde d’origine de son principal contact nommé Zebban. Le second, « Nep-7, Constellation 4, Variance 6-479 », abriterait certains membres de l’équipage comme Liom. Une carte astronomique de la région d’Orion et du Taureau accompagnait cette localisation.
Le principal interlocuteur d’Oswald s’appelait Zebban et son second contact s’appelait Liom. Zebban ne souhaita pas encore révéler les noms des autres membres de l’équipage. Il précisa que douze personnes se trouvaient à bord, lui compris, chacune remplissant une fonction particulière nécessaire au voyage. L’appareil pouvait également se déplacer par « transfert de pensée » : il suffisait à ses occupants de concevoir mentalement une vitesse et une trajectoire pour que celles-ci soient immédiatement réalisées.
Dans une conversation datée du 14 mars 1949, Zebban expliqua que les habitants de la Terre auraient autrefois possédé cette faculté, avant qu’elle leur soit retirée en raison de la persistance du mal, après la destruction des continents de Lémurie et d’Atlantide. Les êtres de Nep-4 parcourrent continuellement le cosmos à la recherche des multiples formes de vie créées par l’Être divin. Grâce à la projection mentale vers une destination connue, ils peuvent atteindre rapidement la Terre ou tout autre monde du système solaire. Ils entrent également en contact avec d’autres humains choisis selon un dessein déterminé.
L’arrivée à Giant Rock en 1958
Le contact physique avec Zebban et Liom à Giant Rock, en Californie, eut lieu dans la nuit du 19 février 1958. Deux ans auparavant, Oswald avait quitté San Francisco pour terminer ses études de dessin technique à proximité de l’université d’État de San Diego. Il louait alors un appartement à El Cajon. Son frère jumeau George vivait à Anaheim après avoir subi un grave accident pendant son apprentissage dans le travail de la tôle. Un disque vertébral écrasé nécessitait une fusion vertébrale. Son épouse l’avait quitté parce qu’elle ne voulait pas rester mariée à un invalide. Margaret, fille de l’infirmière qui venait quotidiennement s’occuper de lui, participa à sa convalescence. Divorcée et mère de trois enfants, elle épousa ensuite George, avec lequel elle vécut pendant quarante-deux ans.
George avait autrefois pour loisir de capturer dans le désert des lézards à queue annelée, qu’il revendait à la ferme aux alligators de Knott’s Berry, à Buena Park, pour être présentés dans des vitrines. Il affirmait recevoir deux cents dollars par animal et proposa à Oswald de tenter cette activité afin de gagner un complément de revenu. Ces lézards ressemblaient, selon lui, à de petits tyrannosaures et couraient sur leurs longues pattes arrière.
Oswald dut attendre février 1958 pour obtenir un congé de trois jours. Il n’avait encore jamais découvert de véritable désert, à l’exception du parc de Joshua Tree, qu’il considérait davantage comme une forêt. Guidé par une carte topographique et les indications écrites de George, il partit tôt le 19 février avec une glacière contenant des sandwichs, du poulet, des boissons gazeuses et de l’eau. Il atteignit Giant Rock en milieu de matinée, gara son véhicule sur une large étendue de terre et prépara un couchage sur la banquette arrière avant de déjeuner. Une carte accompagnait cette partie du parcours et situait notamment Anaheim, El Cajon, Joshua Tree et la région désertique de Californie du Sud.
Le vent frais soulevait de petits tourbillons de poussière. Deux véhicules de camping stationnaient à proximité, ce qui rassura Oswald. Équipé du filet et du dispositif à boucle fournis par George, il tenta pendant deux ou trois heures de capturer les lézards qui surgissaient des rochers. Leur rapidité lui fit manquer toutes ses tentatives et il finit par retourner à sa voiture.
Après avoir mangé vers 17 h 30, Oswald utilisa une lampe à lumière noire pour chercher des pierres fluorescentes. La nuit tomba vers 18 heures, sous un ciel parfaitement dégagé et rempli d’étoiles. La lampe fit apparaître des pierres orange, bleu pâle, vert foncé, jaunes et vert citron brillant. Il en remplit un sac de tissu et ne cessa ses recherches que vers 22 heures. Il plaça les pierres et la lampe dans le coffre, retira une partie de ses vêtements et s’installa dans son sac de couchage sur la banquette arrière. Après avoir lu à la lumière d’une lampe de poche, il s’endormit.
Vers 0 h 20, la sensation de « Grandeur » l’éveilla. Elle enveloppait fortement tout son corps et s’accompagnait de picotements allant de la tête aux pieds. Oswald comprit que Zebban cherchait à établir un contact, sans savoir de quelle manière il allait se manifester. Ne recevant aucun message télépathique, il se rhabilla et sortit du véhicule. À 0 h 32, la sensation demeurait si intense qu’il avait l’impression qu’il allait s’élever dans les airs.
L’apparition de Zebban et Liom à Giant Rock en 1958
Une lumière blanche extrêmement brillante apparut soudain dans le ciel. Elle descendait à une vitesse régulière vers une montagne, à la manière d’une étoile filante, mais sa forme semblait presque rectangulaire. Elle disparut derrière un relief sans produire le bruit ou l’explosion qu’aurait provoqué l’impact d’une météorite. Une lueur restait visible de l’autre côté. Inquiet et intrigué, Oswald prit sa lampe de poche et une ancienne caméra Kodak 8 mm avant de marcher vers la montagne.
Le terrain était couvert d’arbustes et de pierres instables. Sous la lumière des trois quarts de la Lune, Oswald progressa avec difficulté, trébuchant à plusieurs reprises et surveillant le sol par crainte des serpents à sonnette. Au quart de l’ascension, il aperçut deux silhouettes au sommet de la colline. Elles semblaient l’observer, les bras croisés. L’une était nettement plus grande que l’autre. Il pensa d’abord qu’il s’agissait de personnes venues dans le désert.
À mi-pente, une légère lueur jaune apparut autour des deux corps. Oswald comprit qu’il ne se trouvait pas devant des êtres humains ordinaires et filma cette luminosité avec sa caméra. Après une chute sur les pierres, il entendit mentalement son nom. Les deux êtres l’appelèrent « frère Oswald » et lui demandèrent de ne pas avoir peur, car leur rencontre avait été prévue afin qu’ils puissent communier ensemble. Il se souvint alors de l’annonce reçue pendant son coma en 1946 : il retrouverait ses mentors dans un lieu désertique lorsque le moment serait venu.
La lueur entourant les deux visiteurs s’intensifia à mesure qu’il approchait du sommet, peut-être pour assurer leur protection mutuelle. Arrivé près d’eux, Oswald reconnut Zebban et Liom. Leur aura diminua et ils décroisèrent les bras. Lorsqu’il voulut leur serrer la main, Zebban lui demanda d’attendre. Il passa la main droite le long de son corps, provoquant une sensation chaude et apaisante.
Zebban expliqua télépathiquement que cette intervention avait évité à Oswald d’être momentanément étourdi et immobilisé. Les corps des deux visiteurs vibraient à une fréquence plus élevée que le sien, abaissée par de nombreuses années d’existence terrestre. Zebban avait donc équilibré leurs fréquences afin de rendre le contact physique possible.
Tous deux portaient des combinaisons jaune clair. Zebban précisa que les membres de leur société progressaient eux aussi d’un niveau à l’autre, comme les élèves et les étudiants terrestres, bien que leur degré de connaissance fût supérieur. La couleur des vêtements indiquait le niveau atteint par chacun.
L’appareil posé dans la vallée et l’embarquement
Depuis la crête, Oswald découvrit dans la vallée un grand appareil enveloppé d’un éclat doré. Il ne s’agissait pas d’une lumière dorée, mais d’une sorte de gaine entourant une surface argentée. L’engin lui parut plus grand que ceux qu’il avait vus auparavant. Il avait été posé entre deux hautes collines, dans un endroit où il risquait peu d’être découvert.
Autour du bord extérieur pulsaient des lumières bleu-vert, blanches et plus faibles. Sous celles-ci tournait une lumière rouge. Les trois couleurs supérieures se déplaçaient dans le sens des aiguilles d’une montre, tandis que le rouge circulait en sens inverse. La colonne cylindrique centrale touchait le sol et maintenait l’appareil en équilibre. Sa surface associait des teintes dorées et argentées.
Liom donna à l’engin une circonférence de 150 « rotanes », traduits par environ 150 pieds, soit près de 45 mètres, et une hauteur de 50 pieds, soit environ 15 mètres. Il invita Oswald à ne plus utiliser sa voix, mais à former mentalement ses questions, afin de constater la facilité avec laquelle leurs pensées pouvaient être traduites. Le vaisseau pouvait accueillir vingt-quatre membres d’équipage, chacun accomplissant sa fonction sans hostilité ni rivalité.
L’équipage comprenait seize hommes et huit femmes. Les femmes étaient formées à l’astrophysique et à la navigation pour les longs voyages cosmiques. Certains hommes étaient spécialisés dans l’analyse géophysique et l’étude des astres. Tous avaient suivi une instruction adaptée à leur mission. Les hommes portaient des combinaisons beige clair ajustées, tandis que les femmes étaient vêtues de bleu clair.
Deux membres masculins attendaient près du cylindre central. Par les ouvertures du vaisseau, Oswald aperçut de nombreux visages qui l’observaient. L’appareil comportait trois rangées de quatre ouvertures octogonales. Zebban décrivit le cylindre comme une cage d’ascenseur servant à l’embarquement et au débarquement. Le vaisseau possédait trois niveaux surmontés d’une coupole cristalline.
Une porte jusque-là invisible s’ouvrit dans le cylindre. Oswald, Zebban, Liom et les deux membres d’équipage y pénétrèrent. Aucune commande n’était visible, mais l’ascenseur s’éleva. Oswald éprouva une sensation de flottement et apprit que le vaisseau avait déjà quitté le sol. Lorsque la porte se referma, toute trace de jointure disparut.
Ils arrivèrent dans une grande pièce ovale. Les ouvertures, auparavant octogonales durant l’atterrissage, avaient pris une forme rectangulaire en vol. Des instruments inconnus occupaient les parois courbes à hauteur des ouvertures. Les membres de l’équipage travaillaient devant ces appareils, tandis que Zebban et Liom conduisirent Oswald vers un siège incurvé placé près de la pente menant au cylindre central. D’autres sièges arrondis et une structure ressemblant à un canapé complétaient cet espace.
L’aménagement intérieur et les membres de l’équipage
Oswald ressentit soudain un malaise. Zebban en comprit immédiatement l’origine et demanda télépathiquement à un membre d’équipage de couper une partie de la puissance. Liom expliqua que l’inconfort provenait des champs de force extérieurs, car l’appareil se trouvait déjà très loin au-dessus de la Terre. Ces champs pouvaient transmettre instantanément des quantités considérables d’énergie.
Des points lumineux semblables à des étoiles apparaissaient autour de la salle. Liom confirma qu’Oswald observait directement les astres, qui pouvaient aussi être examinés avec davantage de précision sur les instruments. Le vaisseau s’était éloigné de la Terre parce que son lieu d’atterrissage se trouvait relativement près d’une base militaire. Ses occupants craignaient que leur présence soit interprétée comme une invasion et qu’une intervention mette tout le monde en danger.
Les sièges placés devant les instruments ressemblaient à des fauteuils de commandement et portaient sur leur dossier de petits symboles qu’Oswald ne distinguait pas clairement. Les banquettes incurvées étaient recouvertes d’une matière bleu clair rappelant une tapisserie, à la fois souple et suffisamment ferme pour épouser les contours du corps. Une table basse en cristal occupait le centre de la zone. Des encoches semblaient destinées à recevoir des récipients.
Deux membres féminins de l’équipage apportèrent un plateau de boissons afin d’assurer le confort des visiteurs. L’une d’elles avait des cheveux auburn descendant légèrement sous les épaules. Ses traits ne différaient pas de ceux d’une femme terrestre et son teint donnait l’impression d’une peau bronzée ou légèrement rougie par le soleil. Les femmes aperçues par Oswald étaient minces, séduisantes et pesaient selon son estimation entre 52 et 54 kilogrammes. Leurs combinaisons ajustées couvraient entièrement leur corps du cou aux pieds et soulignaient leurs formes. De petites bandes jaunes entouraient le cou et les poignets.
Toutes portaient une ceinture identique, dont la boucle inhabituelle comportait des commandes arrondies semblables à des touches tactiles. Après avoir déposé les boissons sur la table, elles quittèrent la pièce. Un dessin d’Oswald représentait également les consoles incurvées, les sièges, plusieurs dispositifs d’observation circulaires et le quadrant triangulaire servant de source de puissance et de commande de navigation. La légende associait ce dessin à un grand appareil de Nep-4 présenté comme mesurant soixante pieds.
La mission d’Oswald et le retour sur Terre
Zebban révéla qu’Oswald et son frère jumeau George étaient déjà montés de nombreuses fois dans cet appareil pendant leur enfance. Sans qu’Oswald ait parlé de l’accident récent de son frère, les visiteurs indiquèrent connaître sa blessure et en être attristés. Ils annoncèrent qu’ils communiqueraient avec George au moment approprié et qu’il reconnaîtrait leur présence.
Il est dit à Oswald que lui et George appartiennent, depuis avant leur naissance, à un groupe particulier dont d’autres membres avaient été choisis dans différentes régions du monde. Les visiteurs avaient ainsi établi des contacts avec plusieurs personnes et Oswald n’occupait pas une position unique.
Liom avertit Oswald qu’il serait intimidé, persécuté et condamné par certains mouvements religieux. Il serait traité de menteur, de charlatan et d’adorateur du diable. Certaines personnes jalouses demanderaient pourquoi les visiteurs avaient choisi Oswald plutôt qu’un individu disposant d’une fonction gouvernementale. Liom soulignait la contradiction consistant à nier l’existence des visiteurs tout en réclamant d’être contacté à sa place. Oswald ne devait pas se laisser ébranler par ces attaques, mais garder courage en sachant que ses mentors resteraient avec lui par la pensée et l’esprit.
Une sensation comparable à l’arrêt d’un ascenseur lui indiqua le retour du vaisseau sur Terre. Zebban annonça que les radars militaires avaient détecté l’appareil et que des avions seraient probablement envoyés pour l’intercepter. Le moment était donc venu de se séparer. Oswald emprunta le cylindre central et fut déposé entre les deux collines. Zebban et Liom lui firent un signe d’adieu en l’appelant « frère Oswald ».
Oswald remonta rapidement la pente pour s’éloigner avant la remise en marche des systèmes. Le cylindre se rétracta dans la coque et les ouvertures redevinrent rectangulaires. Une puissante luminosité blanche, jaune et orange enveloppa alors l’appareil, qui prit l’apparence d’une boule de lumière. Il s’éleva brusquement dans le ciel nocturne et disparut presque immédiatement. À grande altitude, seules des lumières clignotantes restaient visibles.
La convention de Giant Rock du 20 février 1958
En redescendant, Oswald se souvint des images 8 mm prises lorsque Zebban et Liom se tenaient au sommet, les bras croisés et entourés de leur lueur. Il espérait qu’elles seraient correctement exposées et mises au point. Il termina plus tard la pellicule en filmant George, Margaret et les enfants afin de pouvoir la faire développer et projeter. En atteignant le pied de la colline vers 2 h 30, il entendit six avions à réaction arriver en formation. Ils effectuèrent une large boucle au-dessus de la zone où le vaisseau s’était trouvé. Celui-ci était déjà hors d’atteinte, mais Oswald distinguait encore très haut ses clignotements blancs, jaunes et orange, qu’il interpréta comme le signe que tout allait bien.
Il retourna à sa voiture et tenta de dormir malgré l’agitation provoquée par l’expérience. Le lendemain matin, il fut réveillé par l’arrivée de petits avions, de voitures, de camions et de véhicules de camping. Il apprit qu’il se trouvait par hasard sur le lieu de la convention annuelle de Giant Rock consacrée aux ovnis. Des estrades, un podium, des haut-parleurs et des sièges étaient installés pour accueillir le public. Une cuisine improvisée, aménagée derrière le gigantesque rocher donnant son nom au lieu, servait des petits-déjeuners, des boissons et différents repas.
Des tables présentaient des ouvrages sur les ovnis et les mouvements spirituels contemporains, ainsi que des annonces concernant les intervenants. Parmi les personnalités présentes figuraient George Adamski, George Hunt Williamson et Daniel Fry. Oswald retourna chercher son appareil Polaroid afin de photographier le rassemblement pour son frère.
À 10 heures, Daniel Fry, qui assurait la fonction de maître de cérémonie, présenta George Adamski. Chaque intervenant disposait d’un maximum de deux heures pendant les deux jours de la convention. De nombreuses personnes enregistraient les conférences avec des magnétophones et des caméras. Oswald désirait raconter ce qui lui était arrivé la nuit précédente, mais renonça puisqu’il ne faisait pas partie des intervenants programmés.
Assis sur une chaise proposée par un agent de sécurité, il écouta avec intérêt l’intervention d’Adamski, qui présentait de grandes photographies du vaisseau dans lequel il disait être monté. Après la conférence, une foule se rassembla autour de lui pour acheter et faire dédicacer ses livres. Oswald déjeuna, puis prit plusieurs photographies Polaroid des véhicules, des avions, des installations, du public, du restaurant, de la scène et de Giant Rock.
La manifestation photographique au-dessus de Giant Rock lors de la convention
Alors qu’il rechargeait son appareil, la sensation de « Grandeur » réapparut. Zebban lui annonça télépathiquement que son équipage souhaitait offrir aux participants une nouvelle manifestation de son appareil. Les visiteurs connaissaient l’existence de ces réunions rassemblant des personnes affirmant avoir rencontré des êtres du cosmos et savaient qu’un public de croyants se trouvait sur place. Le vaisseau devait devenir visible au-dessus de Giant Rock afin qu’Oswald puisse le photographier.
À une distance estimée entre douze et quinze mètres du rocher, Oswald prit un premier cliché. Après les quarante secondes nécessaires à son développement, la photographie ne montra que Giant Rock, des voitures et deux toilettes mobiles. Il réalisa une seconde image. Celle-ci révéla au-dessus du rocher une forme brillante semblable à un nuage ou à une bulle intensément illuminée, comparable à l’apparence du vaisseau lors de son départ nocturne. Un large rayon lumineux descendait sur le côté gauche de Giant Rock et éclairait un rocher plus petit.
À l’œil nu, Oswald ne distinguait pourtant rien au-dessus du site. Seul l’appareil photographique avait enregistré la forme lumineuse. Il reçut l’explication que la pellicule avait capté les harmoniques et les vibrations énergétiques invisibles à sa vue. Étonné, il montra les deux photographies aux personnes présentes en prenant soin de ne pas les laisser lui échapper. La comparaison entre le premier cliché vide et le second provoqua rapidement un attroupement, puis la nouvelle se répandit pendant l’intervention suivante de George Hunt Williamson.


Ces deux photographies montrent le rassemblement de Giant Rock. La première présente le grand rocher au milieu des voitures, des véhicules de camping, des installations provisoires et des participants à la convention. Aucun objet particulier n’apparaît clairement dans le ciel. La seconde photographie reprend un point de vue proche, mais une importante formation lumineuse blanchâtre est visible au-dessus de Giant Rock. Elle présente une partie supérieure diffuse et un large prolongement vertical descendant vers le site. Ces deux clichés correspondent aux photographies qu’Oswald avait comparées après avoir reçu télépathiquement l’annonce que le vaisseau deviendrait photographiquement visible au-dessus du rocher.
Oswald se réjouissait d'apprendre par Wendelle Stevens que d'autres photographies inhabituelles avaient été prises lors des conventions de Giant Rock. Il croyait reconnaître, sur l'une d'elles, l'agent en uniforme qui lui avait proposé un siège. La convention de 1958 avait été la première et la seule à laquelle il avait assisté. Ignorant qu'un tel rassemblement se tenait ce week-end-là, il avait été profondément surpris d'y découvrir la présence de nombreux contactés parmi les intervenants.
Voici par exemple une photographie en noir et blanc, intitulée « Qu’est-ce que c’est ? », qui fut prise par quelqu’un à Giant Rock le 28 avril (pas durant une convention Ovni), insérée au dossier par Wendelle Stevens, bien qu’elle ne vienne pas d’Oswald.
Cette photographie avait été réalisée le 28 avril à 14 h 30 par Carl A. Anderson, domicilié à Long Beach, en Californie. Il photographiait deux de ses amis, M. et Mme Van Horn. Ceux-ci déclarèrent avoir entendu un puissant bruit de souffle au moment de la prise de vue. Carl Anderson avait également écrit un ouvrage intitulé Two Nights to Remember, consacré à une expérience vécue par sa famille avec une soucoupe volante.

Le témoignage livré à George Adamski et le retour à Anaheim
George Adamski vint à la rencontre d’Oswald et s’assit auprès de lui. Il lui demanda s’il avait déjà vécu des contacts physiques et s’il avait été enlevé. Oswald répondit qu’il recevait des visites depuis l’âge de cinq ans, mais refusa de parler d’enlèvement. Il précisa également qu’il n’avait jamais entendu parler d’Adamski avant cette convention.
Oswald raconta son expérience de la nuit précédente, indiqua le lieu exact de l’atterrissage et expliqua être resté à bord pendant près de deux heures. Il mentionna les avions militaires venus rechercher l’appareil après son départ. Il montra de nouveau les deux photographies et rapporta le message télépathique annonçant que le vaisseau apparaîtrait au-dessus de Giant Rock. Adamski manifesta un vif intérêt et proposa de reprendre la conversation plus tard, mais ne revint finalement pas.
Après les dernières conférences de la journée, un film fut projeté à 20 h 30 sous le ciel étoilé. Oswald remarqua plusieurs lumières clignotantes et se demanda si l’une d’elles pouvait être le vaisseau de Zebban. Celui-ci lui répondit immédiatement par télépathie que son hypothèse était correcte. Oswald regarda ensuite le film, puis retourna dormir dans sa voiture après avoir soigneusement mis ses photographies à l’abri.
Le lendemain matin, il quitta la convention de bonne heure. Il n’avait capturé aucun lézard, mais rapportait les pierres fluorescentes, les photographies du rassemblement et surtout les deux clichés de Giant Rock, dont l’un montrait la manifestation attribuée au vaisseau de Zebban.
De retour à son appartement, Oswald téléphona à George puis se rendit chez lui. Il lui raconta la rencontre avec Zebban et Liom, le voyage à bord du vaisseau, l’arrivée des avions militaires et la convention. Il lui montra ses pierres ainsi que les photographies Polaroid du site, du restaurant, de Giant Rock et de la forme lumineuse.
La pellicule 8 mm utilisée pendant la nuit était une Kodachrome K-459 double 8 mm destinée aux prises de vue en plein jour. Oswald se demanda donc si les silhouettes lumineuses de Zebban et Liom avaient réellement été enregistrées. La boîte indiquait que la pellicule devait être envoyée à Eastman Kodak, à Rochester, ou confiée à un revendeur Kodak pour être développée. Oswald affirmait toujours posséder ce film.
Note : Dans les 12 classeurs qu’il avait remplis de ses notes en 1958, il y avait également rassemblé des interprétations de la Bible et des informations religieuses qu’il considérait comme inconnues des théologiens. Lorsqu’il essaya d’en discuter avec des ministres du culte, plusieurs lui ordonnèrent de quitter leur bureau, estimant qu’il était sous l’emprise du diable et risquait la damnation s’il poursuivait ses activités.
Rencontre avec le vaisseau dans la chaîne d’Ivanpah – 12 avril 1958
En mars 1958, Zebban lui annonça par écriture automatique qu’une rencontre devait avoir lieu dans le désert. Il lui demanda d’obtenir une carte topographique de la chaîne d’Ivanpah, dans le désert des Mojaves, et de prendre la route conduisant à Searchlight, dans le Nevada. Oswald partit le 12 avril 1958 et emprunta la route de Las Vegas avant de bifurquer vers Searchlight. Après près de quatre heures de trajet dans une région montagneuse qu’il connaissait mal, il aperçut une lumière brillante et intermittente au-dessus des reliefs. La sensation familière de « Grandeur » lui confirma qu’il s’agissait de ses visiteurs.
Une ancienne piste de terre lui permit de s’approcher de la montagne, mais elle s’interrompit au bout d’environ un mile. Oswald dissimula sa voiture près des arbres afin qu’elle ne paraisse pas abandonnée. Il avait acheté un nouvel appareil Polaroid et espérait obtenir de nouvelles preuves photographiques. Il s’éloigna du véhicule pour éviter que le champ de force de l’appareil extraterrestre n’endommage sa batterie. Le vaisseau descendit alors jusqu’à une hauteur comprise entre trente et quarante-cinq mètres. Une lumière turquoise, mêlant le vert et le bleu, jaillit de sa partie inférieure et enveloppa Oswald. Celui-ci lâcha son appareil photographique, ressentit des picotements dans tout le corps ainsi qu’une perte d’équilibre, puis se retrouva brusquement à l’intérieur.
Il apparut dans une vaste salle comportant douze ouvertures octogonales réparties en trois rangées de quatre. Des consoles et des sièges fixés sur des supports entouraient ces ouvertures. Le sol s’élevait en pente vers le centre, où se dressait une large structure cylindrique. Oswald reconnut immédiatement Zebban et Liom. Zebban lui expliqua que le cylindre était un ascenseur permettant de descendre hors de l’appareil après son atterrissage ou de rejoindre les ponts supérieurs. Le niveau où ils se trouvaient constituait une section d’observation servant à examiner les mondes visités et les différentes régions du cosmos.
Les consoles périphériques analysaient notamment la composition des atmosphères et signalaient l’approche de débris ou de corps célestes. La couleur des ouvertures d’observation variait selon les conditions extérieures. L’orange renseignait sur l’atmosphère environnante, le rouge signalait la radioactivité ou des isotopes inconnus, tandis que le vert indiquait un environnement instable et dangereux interdisant toute sortie. Une couleur orange clair signifiait que les occupants pouvaient quitter le vaisseau sans vêtement protecteur.
En avançant sur le sol incliné, Oswald constata qu’il était transporté vers le centre sans avoir besoin de marcher. Une porte invisible s’ouvrit dans le cylindre, puis l’ascenseur les conduisit au deuxième niveau. Avant la fermeture, il aperçut les autres membres de l’équipage prendre place devant les consoles du pont inférieur. Le deuxième étage contenait une sorte de bibliothèque, des documents disposés sur de petites tables, des espaces de repos et une grande salle destinée aux réunions. Les couchettes demeuraient dissimulées dans les parois et n’en sortaient qu’au moment où les occupants souhaitaient dormir.
Une lumière intense remplissait les pièces sans qu’aucune lampe soit visible. Elle était produite par les panneaux du plafond et des murs, alimentés par des champs d’électricité brute circulant dans l’ensemble de l’appareil. Les matériaux eux-mêmes retenaient et distribuaient cette énergie, rendant inutiles les fils et les interrupteurs. La salle équipée de grandes tables et de sièges servait à présenter les résultats des missions et à tenir des réunions spéciales avec un personnage appelé le « Grand Homme ». Zebban laissa entendre que celui-ci possédait une importance bien supérieure à celle d’un simple dignitaire.
Les systèmes de navigation et la fin de la rencontre d’Ivanpah
Au pont supérieur, Oswald découvrit de vastes graphiques tridimensionnels occupant environ la moitié de la paroi circulaire. Des lignes bleues, jaunes, orange, rouges, vertes et blanches les parcouraient verticalement, horizontalement et en diagonale. Des consoles comportant des touches colorées et des commandes semblables à du cristal étaient disposées à leur base. Ces équipements formaient le système de propulsion, de direction et d’équilibrage. Chaque ligne représentait une voie de déplacement cosmique et chaque couleur correspondait à un monde particulier. Des symboles permettaient à l’équipage de vérifier sa trajectoire, comme les numéros des routes terrestres guident les automobilistes.
Un instrument nommé « quadrant triangulaire » occupait une position centrale. Il se composait d’un triangle suspendu au-dessus d’une console et entouré de deux cercles gradués de zéro à 360 degrés. Lorsque certaines commandes étaient activées, la pointe du triangle s’orientait vers l’une des lignes colorées du graphique, tandis que sa position sur les graduations déterminait précisément la direction du vaisseau. Ce dispositif garantissait le maintien de la trajectoire. Si un corps céleste ou un autre obstacle apparaissait sur la route, un détecteur déclenchait la dématérialisation de l’appareil. L’objet pouvait alors le traverser sans collision, après quoi le vaisseau se rematérialisait et reprenait son déplacement. Cette procédure permettait également de ne pas perturber la trajectoire naturelle des corps célestes, considérée comme une partie du plan divin.
Zebban critiqua les engins et les débris envoyés dans l’espace par les scientifiques terrestres. Ces objets pourraient un jour retomber à grande vitesse et provoquer des dégâts s’ils ne se désintégraient pas dans l’atmosphère. Il compara la différence entre les vaisseaux extraterrestres et les engins spatiaux humains à celle séparant un grand feu d’un simple bâton d’allumette. Les flammes produites par les fusées terrestres traduisaient, selon lui, le caractère rudimentaire et potentiellement dangereux de cette technologie.
À la fin de cette présentation, Zebban annonça qu’une nouvelle rencontre serait préparée prochainement. Oswald fut ramené dans le désert par transfert de faisceau. Le vaisseau demeurait invisible et le soleil venait de se coucher. Il retrouva l’appareil photographique qu’il avait laissé tomber, puis rentra chez lui en quatre heures. Il nota de mémoire tout ce qu’il venait d’apprendre et compléta ses écrits durant les jours suivants à mesure que d’autres éléments lui revenaient, y compris pendant son travail. Les photographies prises dans le désert ne montrèrent rien en raison de l’intensité du champ magnétique.
La destruction d’une grande partie des classeurs et des photographies en 1968
En 1968, les informations recueillies par Oswald occupaient 26 classeurs. Il possédait également des photographies Polaroid des appareils. Les clichés pris en vol étaient particulièrement nets, tandis que certaines photographies réalisées lorsque les engins se trouvaient au sol avaient été altérées par l’intensité du champ de force qui s’étendait autour d’eux. Peu avant Thanksgiving, des amis de son église vinrent dîner chez lui avec une chrétienne évangélique particulièrement attachée à ses convictions théologiques. Avec l’autorisation d’Oswald, ils empruntèrent ses 26 classeurs et ses photographies afin de les lire et d’en discuter. Comme il ne possédait aucune copie, il leur demanda d’en prendre grand soin.
Après plusieurs semaines, Oswald les contacta pour récupérer ses documents, mais ils affirmèrent ne pas avoir terminé leur lecture et sollicitèrent un délai supplémentaire d’une semaine. Le dimanche suivant, il les retrouva à l’église avec leur invitée. Lorsqu’il demanda de nouveau ses classeurs et ses photographies, leur hésitation lui fit comprendre qu’un évènement grave s’était produit. L’un de ses amis, Steve, le prit alors à part pour lui expliquer ce qui était arrivé.
La chrétienne évangélique invitée par les amis d’Oswald avait déclaré que ses travaux étaient l’œuvre du diable. Elle avait saisi plusieurs classeurs et les avait jetés dans le feu de la cheminée, avec toutes les photographies qui lui avaient été confiées. Les documents avaient entièrement brûlé avant que les autres personnes présentes puissent intervenir. Profondément bouleversé, Oswald reprocha violemment à cette femme d’avoir détruit des biens qui ne lui appartenaient pas. Le pasteur approuva pourtant son geste en affirmant lui aussi que ces informations avaient une origine diabolique. Oswald rompit immédiatement toute relation avec ces personnes et cessa définitivement de fréquenter leur église.
D’autres responsables religieux vinrent ensuite chez lui pour l’inciter à retrouver le droit chemin, tout en tournant ses expériences en ridicule. Oswald leur répondit qu’une grande partie des documents détruits concernait précisément la Bible et Dieu. Il engagea une procédure judiciaire contre l’église et la femme responsable, mais celle-ci n’aboutit pas. Il fut ensuite insulté, harcelé et qualifié d’adorateur du diable. Cette épreuve le décida à ne plus jamais remettre ses écrits à une organisation religieuse, civile, gouvernementale ou militaire. Zebban l’encouragea à patienter, lui assura qu’une partie des informations lui reviendrait en mémoire et lui demanda de pardonner à ceux qui lui avaient fait du tort. Malgré sa colère, Oswald finit par essayer de leur pardonner.
La rencontre à Sedona en 1991
La première personne ayant répondu favorablement à l’un de ses courriers avait été le chercheur Tom Dongo, installé à Sedona, en Arizona. Cette correspondance rappelait à Oswald une expérience survenue en juillet 1991, quelques mois avant son mariage avec Michele. Celle-ci travaillait alors comme responsable chez Automatic Data Processing, société chargée d’établir les fiches de paie de plus de deux mille entreprises. Après avoir atteint ses objectifs annuels, la société avait offert à ses responsables un séjour de trois jours à Clarkdale, en Arizona.
Oswald et Michele louèrent une voiture pour se rendre à Sedona. Au centre d’information touristique, ils découvrirent les formations rocheuses rouges de la région et l’existence de plusieurs lieux réputés pour leurs vortex énergétiques, notamment Cathedral Rock. Ils apprirent aussi que Secret Mountain, Bear Mountain et Red Canyon étaient associés à de nombreuses observations d’ovnis. Ils choisirent Red Canyon afin de découvrir à la fois un vortex et les paysages de roche rouge.
Après une ascension difficile, ils atteignirent une zone fréquentée par les touristes et s’assirent pour reprendre leur souffle. Un homme très grand et solidement bâti gravit la pente sans effort apparent et se dirigea directement vers eux. Il portait une chemise et un short kaki, de lourdes chaussures de randonnée, des chaussettes blanches remontées sur les chaussures et un chapeau de style australien relevé sur un côté. Sans avoir été présenté, il salua Oswald par son prénom et lui déclara savoir qu’il recevait depuis sa jeunesse de nombreuses visites extraterrestres.
Interrogé sur la manière dont il connaissait son nom et ses expériences, l’inconnu répondit que beaucoup de choses susceptibles de les étonner étaient connues. Il leur affirma notamment qu’une installation souterraine secrète se trouvait sous les arbres en contrebas. Des tunnels y abriteraient des appareils sur lesquels travaillait le gouvernement. Il annonça aussi l’arrivée prochaine d’hélicoptères noirs chargés d’éloigner les intrus au moyen de haut-parleurs. Il laissa entendre que lui-même et ses semblables surveillaient depuis longtemps les activités menées dans cette installation.
L’homme demanda ensuite à Oswald et Michele s’ils avaient déjà prié dans certains endroits utilisés pour la méditation. Comme il s’agissait de leur première visite à Sedona, ils répondirent ne rien connaître de ces lieux. Il les conduisit jusqu’à un emplacement précis et leur recommanda de s’y asseoir, de méditer et de prier. Lorsqu’ils se retournèrent pour le remercier, il avait entièrement disparu. Il n’y avait aucune foule dans laquelle il aurait pu se dissimuler et leurs recherches aux alentours restèrent infructueuses. Ils suivirent néanmoins son conseil et méditèrent en priant.
Oswald estimait que l’inconnu mesurait environ 2,08 mètres. Il avait un corps et des jambes particulièrement musclés. Le couple avait d’abord pensé qu’il accompagnait le guide touristique. Troublés par sa disparition et ne souhaitant pas attendre l’éventuelle arrivée des hélicoptères, ils redescendirent vers Sedona pour déjeuner.
Dans une boutique de souvenirs, Oswald découvrit des ouvrages consacrés aux vortex, aux ovnis, aux enlèvements et aux expériences paranormales de la région. Leur auteur, Tom Dongo, se trouvait sur place pour les dédicacer. Oswald acheta trois de ses livres et lui annonça qu’il lui écrirait prochainement pour lui raconter ses propres expériences. Ces ouvrages abordaient les activités extraterrestres et paranormales de Sedona, les mondes invisibles ainsi qu’un supposé accident d’ovni dans la région. Tom Dongo devint ensuite la première personne à répondre sérieusement à l’un de ses courriers.
L’incident mortel survenu près de Tecate
Zebban raconta à Oswald un incident survenu près de Tecate, au Mexique, où son appareil s’était posé dans le voisinage d’une ferme. Il devait y retrouver un médecin déjà contacté auparavant. Pendant leur rencontre, Liom était chargé de surveiller le vaisseau, dont les systèmes restaient actifs, et d’empêcher quiconque de s’approcher du champ de force. Des fermiers découvrirent l’appareil et, le prenant pour une manifestation dangereuse, s’avancèrent avec des bâtons et des pierres.
Alors que les hommes criaient et lançaient des projectiles, Liom quitta momentanément son poste pour essayer de les empêcher d’atteindre le champ de force. À son insu, l’un des fermiers pénétra dans le dispositif d’ascenseur servant au débarquement. Lorsque Liom revint, l’homme avait été entièrement incinéré et il ne restait de lui qu’une masse carbonisée de chair et d’ossements. Zebban interrompit immédiatement sa rencontre avec le médecin et regagna le vaisseau au milieu des projectiles. L’appareil dut repartir précipitamment, abandonnant le corps dans le champ. Le médecin ne fut pas blessé et tenta de calmer les fermiers, persuadés que le diable était descendu pour les détruire.
L’affaire fut examinée par le Conseil du Tribunal. Bien que le fermier se soit introduit sans être vu dans le dispositif, Liom fut tenu responsable de son défaut de surveillance. Il fut rétrogradé et interdit de voyage spatial pendant six mois, avant de retrouver son ancienne fonction auprès de Zebban. Cet accident montrait que les membres de l’équipage pouvaient commettre des erreurs et que leur technologie demeurait extrêmement dangereuse lorsqu’une personne pénétrait dans une zone active.
Les symboles et les enseignements du Grand Homme
Une grande force d’amour divin gouvernerait l’univers et les univers contenus en son sein. L’enfer de feu et de soufre enseigné par les fondamentalistes n’aurait jamais été créé par Dieu. Il serait une invention humaine, le seul enfer véritable étant celui que les hommes construisent eux-mêmes. L’amour serait éternel, tandis que les souffrances terrestres résulteraient de la cupidité, de l’égoïsme, de l’envie, de la haine, de la malveillance et de la méfiance.
Au cours d’un contact, Zebban avait laissé entendre qu’il était le gardien d’Oswald, dans un rôle comparable à celui d’un ange gardien. Oswald serait venu sur Terre avec certaines facultés et pour une raison précise, ce qui expliquerait la présence de Zebban à ses côtés depuis son enfance. George participa rarement aux excursions de son frère, notamment parce que son épouse s’y opposait. Il possédait néanmoins des capacités télépathiques et ressentait lui aussi la sensation de bulle, mais ces facultés disparurent bien avant celles d’Oswald.
D’autres symboles furent transmis à Oswald pendant des séances d’écriture automatique. Une figure cosmogonique, ou pyramide, composée des pointes de quatre triangles se rencontrant, représentait la divinité. La pointe d’un triangle surmontée d’un cercle symbolisait les quatre grands piliers, les quatre êtres sacrés, les quatre grands architectes, les quatre grands bâtisseurs ou les quatre puissants. De fines lignes horizontales représentaient l’espace. Un cercle se déplaçant dans cet espace symbolisait l’Univers et les forces magnétiques qu’il contenait.
L’un des classeurs préservés contenait un enseignement consacré à la formation des mondes. Oswald pensait que son contenu remettrait en question les conceptions des scientifiques, des astronomes et des théologiens. Une partie de ces informations provenait du « Grand Homme » et exposait plus précisément la structure et l’origine de plusieurs univers. Oswald proposa de retranscrire cet ensemble afin qu’il puisse être intégré ultérieurement.
Oswald acceptait que les enseignements du Grand Homme soient distingués, mais ne souhaitait pas qu’une mise en valeur excessive soit utilisée. Il révéla avoir découvert que l’identité réelle de ce personnage était l’archange Gabriel. Il hésitait cependant à rendre ce nom public et pensait que l’appellation « Grand Homme » lui conférait davantage de force et de dignité.
Apparence des habitants de Nep-4 et Nep-7 :
Voici des précisions sur leur apparence : peau semblable à celle des humains, cheveux généralement portés jusqu’aux épaules, yeux bleus pour Zebban et brun foncé pour Liom, cheveux blond doré pour Zebban et bruns pour Liom.
Sa combinaison, dépourvue de coutures, de fermeture à glissière et de boutons, formait une seule pièce afin de ne pas entraver ses mouvements. Les visiteurs affirmaient pouvoir revêtir leurs vêtements par la seule force de la pensée, celle-ci constituant à leurs yeux une puissante forme d’énergie. Ils associaient cette faculté à d’anciens êtres spirituels venus de Sirius et à certaines traditions bibliques, notamment celles liées à Sodome et Gomorrhe, qui devaient être expliquées ultérieurement.
La combinaison de Zebban couvrait entièrement son corps, depuis le cou et les poignets jusqu’aux pieds. Elle présentait une texture bleu brillant, des bandes plus sombres autour des poignets, ainsi qu’un motif jaune évoquant de l’or filé autour du cou. À la taille se trouvait une bande bleu foncé et jaune, ajustée au corps et interrompue légèrement à côté du centre. Ses cheveux blond doré lui descendaient jusqu’aux épaules, ses yeux étaient bleus et sa peau avait la même apparence que celle d’un être humain. Une lueur jaune entourait tout son corps et semblait former une protection.

Liom portait une tenue identique, mais mesurait environ 2,24 mètres. Il avait les cheveux bruns jusqu’aux épaules, les yeux marron foncé et le visage couvert de taches de rousseur. Une lueur jaunâtre enveloppait également son corps. Les autres membres de l’équipage mesuraient approximativement 1,68 mètre et portaient des combinaisons de couleur beige. Oswald rapprocha l’absence de fermetures visibles sur ces vêtements des descriptions rapportées dans le cas de William Herrmann et se demanda si ses visiteurs utilisaient eux aussi la pensée pour se vêtir.

Pour ce qui est des femmes d’équipage observées par Oswald, voici un extrait alors qu’il était dans le vaisseau : « Deux membres féminins de l’équipage apportèrent un plateau de boissons afin d’assurer le confort des visiteurs. L’une d’elles avait des cheveux auburn descendant légèrement sous les épaules. Ses traits ne différaient pas de ceux d’une femme terrestre et son teint donnait l’impression d’une peau bronzée ou légèrement rougie par le soleil. Les femmes aperçues par Oswald étaient minces, séduisantes et pesaient selon son estimation entre 52 et 54 kilogrammes. Leurs combinaisons ajustées couvraient entièrement leur corps du cou aux pieds et soulignaient leurs formes. De petites bandes jaunes entouraient le cou et les poignets. Toutes portaient une ceinture identique, dont la boucle inhabituelle comportait des commandes arrondies semblables à des touches tactiles. Après avoir déposé les boissons sur la table, elles quittèrent la pièce. »

Description de leur monde et de leur civilisation :
Description physique de leur monde
Nep-4 comporte des montagnes, des lacs, des cours d’eau, des océans, des forêts, des prairies et de vastes étendues végétales. L’eau y est considérée comme indispensable à toute vie physique et à toutes les formes de végétation. Son évaporation forme des nuages par condensation et son ciel était bleu clair, comparable à celui de la Terre.
Les communautés sont entourées de jardins botaniques remarquables par leur beauté et leurs parfums. De l’herbe verte recouvre de grandes superficies et de nombreuses collines. Des arbres de formes et de dimensions variées poussent autour des habitations ainsi que dans les régions forestières. Les habitants se rendent en famille dans les montagnes et au bord des lacs pour se reposer, se distraire et rechercher une élévation spirituelle au contact de la nature.
Nep-4 ne connaît ni tornades, ni ouragans, ni séismes, ni vents destructeurs. Zebban attribue cet équilibre naturel aux pensées positives de ses habitants et à leur respect des lois spirituelles. Les charges négatives produites par la pensée peuvent, selon lui, perturber l’équilibre de la nature. En vivant sans ces influences négatives, les habitants de Nep-4 maintiennent leur environnement dans un état stable.
Les villes, les communautés et les habitations
Zebban ne parle pas exactement de villes semblables aux grandes agglomérations terrestres, mais de communautés réparties à travers leur monde. Les habitations sont circulaires et leur apparence rappelle celle de leurs vaisseaux. Certaines sont très grandes et d’autres de dimensions moyennes. Elles sont entourées de jardins botaniques, de pelouses, de collines boisées et de forêts.
Chaque habitation possède une plateforme permettant l’atterrissage des petits véhicules. Des installations de stockage situées dans les zones résidentielles peuvent abriter jusqu’à vingt véhicules. Les familles effectuent ensemble des excursions afin de développer les connaissances des enfants au contact des différents environnements naturels.
L’éclairage et le chauffage des habitations proviennent de cristaux intégrés aux plafonds et aux murs. Aucun câble électrique n’est nécessaire. Cette énergie cristalline sert principalement à produire la lumière et peut également fournir de la chaleur lorsque cela est nécessaire. Zebban annonce que la Terre découvrira un jour une source d’énergie comparable.
Gouvernement, lois et organisation sociale
Nep-4 ne possède ni gouvernement politique, ni dirigeant comparable à un président. Les habitants n’ont pas besoin d’être gouvernés ou contrôlés, leur société reposant sur un consensus général concernant le bien-être collectif. Zebban affirme que le cœur et l’esprit dirigent leur intelligence. L’harmonie, la confiance et le souci mutuel remplacent les institutions politiques.
Aucune force de police n’est nécessaire, et il n’existe ni prison ni établissement de détention. Les habitants ont dépassé depuis des millions d’années la violence, la criminalité, la contrainte et les comportements autodestructeurs. Leur conduite repose sur l’autodiscipline et sur l’observation des lois de la Création. La société est fondée sur un équilibre positif, dans lequel la force et les actes nuisibles n’existent plus.
Ils n’ont pas davantage besoin de gardes ou de surveillants chargés de protéger les propriétés, et les espaces naturels. Ils se considèrent comme protégés par des êtres lumineux bienveillants. La chasse n’existe pas et aucun gardien de la faune n’est donc nécessaire.
Nep-4 possède néanmoins un « Conseil du Tribunal » qui peut examiner les fautes commises dans l’exercice d’une fonction.
Après l’accident survenu près de Tecate, au Mexique, où un fermier avait été incinéré après être entré dans le dispositif d’ascenseur resté actif, Liom fut jugé responsable de son défaut de surveillance. Le Conseil le rétrograda et lui interdit les voyages spatiaux pendant six mois. Il retrouva ensuite son ancienne fonction auprès de Zebban. Leur société connaît donc des responsabilités, des rangs et des sanctions professionnelles, même si elle ne possède pas de système policier, carcéral ou gouvernemental comparable à celui de la Terre.
Famille, mariage et démographie
Les enfants sont conçus et naissent d’une manière physiquement comparable à celle des humains, mais leur développement s’effectue à l’intérieur d’une bulle lumineuse produisant l’énergie nécessaire à l’entrée de la nouvelle vie. Cette méthode rend inutile l’assistance de médecins ou d’infirmières.
Une aura énergétique invisible entoure chaque forme de vie, spirituelle ou physique. Ce champ demeure présent pendant toute l’existence et constitue l’essence divine donnant au nouveau-né sa vitalité et sa force spirituelle. Chez les humains terrestres, cette aura est devenue beaucoup plus faible en raison du stress et des conditions de vie.
Le mariage constitue une union sacrée de deux âmes par le Saint-Esprit, accomplie au cours d’une cérémonie d’élévation spirituelle. Le divorce et la pluralité des époux/épouses n’existent pas. Les époux forment symboliquement une seule âme et un seul esprit unis par l’amour.
Zebban a douze enfants, sept garçons et cinq filles. Quatre de ses fils sont déjà formés à la navigation spatiale. Les huit autres poursuivent leur apprentissage dans différents domaines et développent des compétences techniques plus avancées. Son épouse, Tarra, l’accompagne lors de certains voyages et poursuit elle aussi son perfectionnement technologique, tout en possédant des compétences élevées dans l’enseignement.
Nep-4 ne connaît aucun problème de surpopulation. Nep-7, le monde de Liom, maintient le même équilibre. Zebban parle d’une répartition équilibrée des âmes, et d’un nombre équivalent de formes de vie sur les deux mondes.
Éducation et activités spécialisées
L’apprentissage commence dès l’âge d’un an par transmission télépathique de la pensée. Les jeunes enfants manifestent déjà le désir d’apprendre et reçoivent leurs premières connaissances par instruction mentale. En grandissant, ils ne sont pas répartis en fonction de leur âge, et peuvent choisir librement le domaine correspondant à leurs intérêts.
Les disciplines proposées comprennent notamment les sciences, l’architecture, l’étude chimique des mondes, la navigation spatiale, la cartographie des routes cosmiques, la conception des vaisseaux et les nouvelles techniques destinées à améliorer leur construction et leur sécurité. Certains choisissent de devenir enseignants, scientifiques, navigateurs, commandants de vaisseau ou constructeurs d’appareils.
Aucun enseignement n’est obligatoire. Les étudiants peuvent changer de spécialité lorsqu’ils le souhaitent. Le désir intérieur de comprendre, de créer et de progresser rend inutile toute contrainte scolaire. Des formations particulières sont aussi consacrées à la mécanique et à la conception des véhicules. Leurs scientifiques élaborent continuellement de nouveaux modèles offrant davantage de maniabilité et de sécurité.
Vêtements
Les vêtements forment des combinaisons d’une seule pièce dépourvue de boutons, de fermetures à glissière et de coutures visibles. Ils couvrent le corps depuis le cou jusqu’aux pieds, dont ils constituent également la protection. Zebban explique que les habitants les revêtent par la pensée, celle-ci étant considérée comme une puissante source d’énergie.
La couleur des vêtements indique le niveau de progression atteint. Lors d’une rencontre, Zebban et Liom portaient des combinaisons jaune clair. À une autre occasion, leurs vêtements étaient d’un bleu brillant, avec des bandes plus sombres aux poignets, un motif jaune comparable à de l’or filé autour du cou, ainsi qu’une bande bleu foncé et jaune à la taille. Les autres membres masculins de l’équipage portaient des combinaisons ajustées beige clair ou brun clair. Les femmes étaient vêtues de combinaisons bleu clair ajustées, couvrant le corps du cou jusqu’aux pieds, avec de petites bandes jaunes autour du cou et des poignets. Elles portaient également une ceinture munie d’une boucle comportant des commandes arrondies semblables à des touches tactiles.
Les habitants continuent à progresser d’un niveau à l’autre, selon un principe que Zebban compare au passage d’une classe scolaire ou universitaire à la suivante. La couleur de leurs vêtements indique le niveau de connaissance ou d’accomplissement atteint. Cette progression existe même si leur niveau général est déjà présenté comme supérieur à celui de l’humanité terrestre.
Langue de Nep-4 et rapprochement avec la langue de Mu
Le 14 octobre 2003, Oswald annonça avoir retrouvé dans son garage un ancien classeur intitulé Livre no 5, dissimulé parmi des partitions de musique. Il contenait un complément télépathique au contact physique de Giant Rock du 19 février 1958. Cette communication avait été reçue le lendemain afin de l’aider à retrouver les nombreuses réponses données par Zebban pendant son séjour dans le vaisseau.
Le 20 février 1958, tandis qu’Oswald racontait encore son expérience à George et à son épouse, une partie de ses souvenirs demeurait inaccessible. George reçut mentalement l’instruction de demander à son frère de préparer du papier et un stylo. Zebban commença alors à communiquer par son intermédiaire. Il expliqua qu’il pouvait réactiver les souvenirs enregistrés dans l’esprit d’Oswald en stimulant électriquement ses pensées et sa glande pinéale, sans recourir à l’hypnose.
Zebban salua les trois personnes par l’expression « Ishatrosh Neb ». Questionné sur sa signification et sur la langue employée, il répondit qu’elle signifiait « bienvenue à tous » dans la langue universelle de Nep-4. Des écritures très proches de cette langue pouvaient, selon lui, être découvertes dans un ouvrage de James Churchward consacré à la langue du continent disparu de Mu.
La langue de Nep-4 était particulièrement condensée, un seul mot pouvant parfois exprimer une phrase entière. « Ishatrosh » signifiait « bienvenue » et « Ishatrosh Neb », « bienvenue à tous ». « Shastal » voulait dire « adieu » ou « au revoir », tandis que « Shastal Neb » signifiait « adieu à tous ». « Taramushatrosh » exprimait l’idée de recevoir quelqu’un dans la paix. « Imenubicob » signifiait que leur mission présente était accomplie. Zebban et les autres membres de son groupe connaissaient également les langues terrestres et pouvaient les parler couramment.
Des symboles utilisés par Nep-4 désignant des termes précis ont été donnés à Oswald à titre d'exemple dans une communication.
L'un était appelé Cosmogonie, ou une Pyramide. Les sommets de quatre triangles se croisent les uns les autres, ce qui symbolise la Divinité.

Un autre symbole était constitué de la pointe d'un triangle surmontée d'un cercle à son sommet, symbolisant « Les Quatre Grands Piliers », « Le Quatuor Sacré », « Les Quatre Grands Architectes », « Les Quatre Grands Bâtisseurs » et « Les Quatre Puissances ».

Pour un autre, Zebban traça plusieurs fines lignes droites horizontales, en déclarant qu'il s'agissait de leur symbole de l'Espace.

Zebban dessina un cercle censé être en mouvement dans l'Espace, symbolisant l'Univers ainsi que les forces magnétiques qui y sont présentes.

Histoire de l’évolution de leur civilisation
Zebban précisait que leur niveau scientifique, médical et spirituel n’avait pas été atteint immédiatement. Leur civilisation avait eu besoin de plusieurs milliers d’années pour parvenir à ses connaissances présentes. Depuis des millions d’années, elle aurait dépassé l’usage de la force, la violence et les actes nuisibles.
Les guerres et les destructions ralentissaient l’accès aux connaissances supérieures. L’absence de conflits sur Nep-4 a permis à l’éducation, à la science, à la médecine et aux techniques de progresser sans les interruptions connues sur Terre. Leur évolution reposait conjointement sur le savoir, la maîtrise de la pensée et l’observation des lois spirituelles.
Transports terrestres et véhicules de projection
Les petits moyens de transport sont appelés « véhicules de projection ». Ils lévitent continuellement au-dessus de la surface et se déplacent sur des faisceaux lumineux ayant l’apparence de rayons solaires. Ils suivent des voies semblables à du verre, équipées à intervalles réguliers de cristaux installés dans des logements fixes.
Les véhicules comportent une console automatique et des dispositifs cristallins que Zebban rapproche, faute d’un équivalent exact, à des tachymètres. Les occupants forment mentalement leur destination. Les cristaux captent cette pensée et la transmettent à la console, permettant au véhicule de suivre son parcours avec stabilité, et sans conduite manuelle.
Ce système élimine les accidents et les pannes. Nep-4 ne possède aucun cimetière de véhicules. Les appareils anciens ne sont jamais abandonnés ni jetés : ils sont transformés et reconstruits selon de nouvelles conceptions. Les spécialistes recherchent constamment une meilleure maniabilité et une sécurité accrue.
Les voies de verre relient les communautés aux régions montagneuses, aux lacs et aux espaces de loisirs. Les habitants les empruntent avec leur famille et leurs amis pour se reposer, se distraire et se rapprocher de la nature et du Créateur.
Installations cristallines et énergie
Les installations destinées aux véhicules sont entièrement revêtues de matériaux cristallins. Elles peuvent contenir jusqu’à vingt appareils maintenus en lévitation permanente afin d’éviter la détérioration de leurs composants cristallins.
Des faisceaux lumineux aux couleurs de l’arc-en-ciel parcourent ces bâtiments et y maintiennent une température constante. La même formule cristalline est employée dans les habitations pour l’éclairage et, si nécessaire, pour le chauffage. Les cristaux sont intégrés directement aux plafonds et aux murs, sans fils, interrupteurs ou réseau électrique comparable aux installations terrestres.
Croyances et principes spirituels
Il n’existait sur Nep-4 ni religion organisée, ni ordre religieux, ni pratiques politiques associées à une croyance. Les habitants considèrent les religions institutionnelles et leurs rituels comme des constructions devenues nécessaires sur des mondes n’ayant pas encore atteint une véritable conscience spirituelle.
Ils suivent directement les lois de la Création et du Créateur, considéré comme l’intelligence donnant l’existence, la substance, la connaissance et la vérité à toutes les formes de vie. Le Saint-Esprit était présenté comme la source de la connaissance transmise par les ondes de pensée.
Leur conduite suit une règle interdisant de faire volontairement du mal à toute création divine. Lors de l’incident survenu au Mexique, les pierres et les branches lancées contre eux ont été renvoyées vers leurs agresseurs, mais déviées afin de retomber à côté d’eux et de ne blesser personne.
Le même principe s’applique aux déplacements cosmiques. Lorsqu’un corps céleste se trouve sur leur trajectoire, ils préfèrent dématérialiser leur vaisseau pour le laisser passer à travers plutôt que modifier sa route, car ils considèrent sa trajectoire comme une partie du plan de la Création.
Note : Zebban ne considérait pas le Christ comme un sauveur chargé d’accomplir sur Terre à la place des êtres le travail de leur salut. Chacun doit participer à son propre progrès. Le Christ est venu enseigner les vérités spirituelles et ramener l’humanité vers les lois de la Création. L’harmonie véritable se réalise par le service rendu aux autres et par la reconnaissance de l’essence divine présente en chaque être.
Nature physique et spirituelle des habitants
Les êtres de Nep-4 peuvent se manifester sous une forme spirituelle ou physique en modifiant leurs vibrations. La matière, la lumière, le son, l’énergie et les substances minérales correspondent à différentes catégories vibratoires issues du Saint-Esprit.
Leur véritable corps est décrit comme un véhicule énergétique habité par la conscience. Ils peuvent continuer d’exister comme organismes vivants dans un état éthérique de pensée, correspondant à un niveau de conscience supérieur. En abaissant par la pensée la fréquence de leurs vibrations sonores, ils deviennent temporairement physiques. Leur présence dans un corps matériel n’est ainsi qu’une manifestation provisoire de leur conscience.
Animaux et vie aquatique
Nep-4 possède des animaux, des oiseaux et des poissons très différents des espèces terrestres. Il existe des créatures de petites et de grandes dimensions, mais aucune n’a de comportement carnivore. Toutes consomment de la végétation et des sels minéraux indispensables à leur alimentation.
Certains animaux et oiseaux peuvent apparaître et disparaître pour se déplacer, mais pas les poissons. Les océans abritent de grands animaux aquatiques comparables aux baleines, mais aucun monstre marin.
Les habitants ne tuent et ne chassent aucune forme animale. Les animaux sont considérés comme des créatures divines participant à l’équilibre du monde.
Gestion des ressources et protection des espaces naturels
Nep-4 est considérée par ses habitants comme un organisme vivant. Aucune ressource ne doit être retirée de la planète sans pouvoir être renouvelée. Cette règle permet de maintenir l’équilibre de la nature et de préserver les conditions nécessaires à la vie.
Zebban insistait particulièrement sur l’importance des arbres. Ils entretiennent l’humidité nécessaire à la croissance des plantes, fournissent un habitat aux animaux et aux oiseaux et contribuent à maintenir l’équilibre des populations d’insectes. La disparition des forêts entraîne au contraire des migrations animales, la prolifération d’insectes nuisibles, l’apparition d’eaux stagnantes et le développement de maladies comme le paludisme.
Il ne condamne pas l’utilisation du bois pour la construction ni les formes d’élevage nécessaires à l’alimentation terrestre. Il propose que les ressources prélevées soient systématiquement renouvelées afin que leur exploitation ne rompe pas l’équilibre naturel.
Zebban affirme que Nep-4 ne produit aucun déchet inutilisable. Leur civilisation a découvert une méthode permettant de transférer les atomes vers une nouvelle structure moléculaire utilisable. L’énergie et les matières issues de leurs opérations sont ainsi récupérées ou transformées plutôt qu’abandonnées.
Alimentation et longévité
Les habitants de Nep-4 ne consomment ni viande, ni oiseaux ni poissons. Leur alimentation repose sur un équilibre végétal comparable à celui que Zebban associe aux premiers passages de la Genèse, dans lesquels les plantes portent des graines. Les fruits et les herbes étaient donnés comme nourriture aux humains et aux animaux.
La consommation de chair animale raccourcit considérablement la durée de la vie humaine. Zebban attribue la longévité des habitants de Nep-4 à une alimentation correctement équilibrée. Leur refus de consommer les animaux repose également sur la reconnaissance de la vie divine présente en chaque créature, même si celles-ci ne possèdent pas, selon lui, le même niveau d’essence spirituelle que les habitants de Nep-4.
Relations avec d’autres mondes
À bord du vaisseau-mère Phoenix, Oswald a assisté à un grand banquet réunissant des émissaires originaires de différents mondes ou systèmes. La Terre y était représentée par douze personnes venant de plusieurs nations. Cela révèle l’existence de rencontres organisées entre représentants de différentes civilisations.
Les êtres de Nep-4 parcourent continuellement le cosmos afin de rechercher et d’étudier les différentes formes de vie créées par la divinité. Ils établissent également des contacts avec certaines personnes sur différents mondes, selon des objectifs déterminés.
Extraits des divulgations, selon une sélection choisie :
Extrait 1 : vaisseaux spatiaux
Description extérieure des petits vaisseaux
Les appareils destinés aux déplacements spatiaux, appelés par eux « Vimanos » ou « vaisseaux de lumière », présentent généralement une forme discoïdale. Cette configuration offre une grande surface pour la circulation des courants énergétiques et produit moins de résistance que les ailes d’un avion. Leur coque métallique argentée peut être entourée d’une enveloppe lumineuse dorée. Sa surface présente également, selon les conditions d’observation, une couleur de bronze bruni. Des lumières bleu-vert et blanches circulent dans un sens autour de la bordure, tandis qu’une lumière rouge se déplace dans le sens opposé. L’intensification de ces effets transforme progressivement l’appareil en une boule lumineuse qui dissimule sa structure réelle.
Le grand modèle de navette observé par Oswald mesurait selon lui environ 45 mètres de largeur et près de 8 mètres de hauteur, hors dispositif d’accès cylindrique déployé. Une autre mesure porte sa hauteur à environ 15 mètres. D’autres appareils secondaires, notamment ceux transportés dans le vaisseau-mère Phoenix, mesurent approximativement de 12 à 18 mètres.

Un large cylindre central sert à la fois de support et de dispositif d’embarquement (c’est une sorte de tube qui descend depuis le milieu du vaisseau, par le dessous). À l’atterrissage, le vaisseau repose en équilibre sur cette structure. Le cylindre peut descendre sous la coque pour former une sorte d’ascenseur, avec une extension d’environ 3,5 mètres. Un champ magnétique transparent entoure alors la zone d’accès et repousse l’air, le sable ainsi que les débris. Son intensité peut perturber les batteries automobiles et empêcher le fonctionnement normal des appareils photographiques situés à proximité.

Le dôme et les ouvertures d’observation sont constitués de cristaux traités par oscillations. Ces matériaux deviennent incassables, résistent aux pressions atmosphériques et cosmiques et conservent une malléabilité suffisante pour être fusionnés à la coque. Les ouvertures sont rectangulaires en vol et prennent une forme octogonale à l’atterrissage afin d’améliorer la visibilité. Oswald en compte douze, disposées en trois rangées de quatre, bien qu’une description technique mentionne également un total de soixante-douze ouvertures (Oswald ne les avait pas forcément toutes vues ouvertes).

Lors du départ, le cylindre central se rétracte et le vaisseau s’élève verticalement. Sa luminosité prend successivement des teintes blanches, jaunes et orange avant que l’appareil ressemble à une boule de lumière et disparaisse à très grande vitesse.
Description intérieure des petits vaisseaux
L’intérieur est organisé sur plusieurs niveaux reliés par le dispositif central. Il comprend notamment un pont d’observation, une salle de contrôle, une bibliothèque, un espace consacré aux réunions et aux comptes rendus ainsi que des compartiments de repos intégrés aux parois. Les surfaces sont lisses et les équipements paraissent incorporés à la structure, sans câbles ni mécanismes apparents.
Le niveau inférieur constitue une section d’observation entourée d’ouvertures, de consoles et de sièges installés sur des supports fixes. Son plancher s’incline vers le centre et transporte les occupants jusqu’à l’ascenseur sans qu’ils aient à marcher. Certaines portes s’ouvrent automatiquement sans que leur contour ou leur mécanisme soit visible.

Le deuxième niveau comprend une bibliothèque contenant des documents disposés sur de petites tables dans un espace séparé. Les unités de couchage de l’équipage sont dissimulées dans les murs et n’en sortent qu’au moment de leur utilisation. Une autre partie de ce niveau accueille de grandes tables et des sièges destinés aux réunions, aux comptes rendus de missions et aux rassemblements particuliers.

Le niveau supérieur abrite les principales installations de commande, de navigation et de propulsion. Le poste de contrôle comporte plusieurs consoles disposées devant un vaste écran graphique incurvé et un quadrant triangulaire servant à déterminer la trajectoire du vaisseau.

Les sièges, les consoles et leur emblème
Sept sièges sont répartis devant les différentes installations. L’un se trouve face au quadrant triangulaire et demeure fixe. Les six autres reposent sur une bande métallique argentée et crantée qui permet de les déplacer le long des consoles et de l’écran incurvé.
Les sièges dorés, ornés d’incrustations argentées, présentent une apparence luxueuse évoquant des trônes. Leur matière souple épouse les contours du corps, tandis que leur dossier s’incline légèrement sous le poids de l’occupant. Les accoudoirs parfaitement lisses sont adaptés à la forme des bras et comportent différentes commandes.

Trois boutons bleus, verts et orange sont disposés au sommet de chaque accoudoir. Plus bas, de petits écrans montrent des figures angulaires de couleurs semblables sur un fond jaune pâle produisant une lumière incandescente.
Un emblème en relief apparaît sur le dossier des sièges, avec une version plus grande sur le siège central. Son contour forme un octogone rouge contenant deux triangles superposés et orientés en sens inverse. Un cercle doré placé au centre est entouré de six formes semblables à des flèches, de trois grands pétales jaunes et de trois pétales plus petits bleu pâle. Certaines parties des triangles sont brunes.
Le cercle central représente la Force divine, sans commencement ni fin. Les six pointes symbolisent les forces primaires issues de cette source et se propageant dans toutes les directions de la Création. Les grands pétales représentent les fleurs, les arbres, les terres et les pays, tandis que les petits pétales bleu pâle figurent l’eau. Les triangles entrecroisés symbolisent les forces primaires qui participent à la formation des mondes et des étoiles.
Le lys constitue la fondation spirituelle du symbole, tandis que la figure géométrique en forme la superstructure. Cette fleur est associée aux cultures de la Lémurie et de l’Atlantide. Le triangle représente également le Ciel et la déesse mère. La Lémurie, ou Mu, est désignée comme le Lotus et la Terre mère, elle-même symbolisée par l’Arbre de Vie.
Éclairage et circulation de l’énergie
L’éclairage intérieur ne provient pas de lampes ordinaires. La lumière traverse les panneaux du plafond et des murs sous l’action de champs d’électricité brute qui circulent dans l’ensemble de l’appareil. Les parois et les panneaux retiennent et distribuent directement cette énergie sans fils, interrupteurs ou câblage électrique apparent.
Les consoles, les écrans et différents éléments cristallins produisent également des impulsions lumineuses. Les commandes associent des couleurs, des figures géométriques, des symboles tactiles et la transmission mentale.
Navigation et observation
Le système de navigation utilise une représentation tridimensionnelle et colorée de l’espace. De grandes cartes graphiques couvrent une partie des parois circulaires du pont supérieur. Elles montrent des lignes bleues, jaunes, orange, rouges, vertes et blanches qui se déplacent verticalement, horizontalement ou en diagonale.
Chaque ligne représente une route cosmique et chaque couleur correspond à un monde particulier. Un symbole associé à la couleur permet à l’équipage de vérifier que le vaisseau suit la trajectoire prévue. Ces routes forment un réseau comparable aux routes terrestres, mais destiné aux déplacements entre les mondes et les systèmes.
Le quadrant triangulaire est suspendu au-dessus d’une console comportant des touches et des symboles tactiles. Deux cercles gradués entourent le triangle, dont la pointe se dirige vers les grilles colorées de la carte. Les graduations couvrent une rotation de zéro à trois cent soixante degrés. Lorsque les coordonnées sont introduites, le triangle pivote et s’arrête sur le degré correspondant à la direction choisie.

Les consoles comportent des touches de différentes couleurs et des commandes paraissant constituées de cristal. Une simple commande fait apparaître sur un écran le monde que l’équipage souhaite étudier ou explorer. Les systèmes de cartographie utilisent des secteurs, des longitudes, des latitudes et des coordonnées qui empêchent l’appareil de s’écarter de sa trajectoire.
La section inférieure permet d’observer les différentes régions du cosmos et les mondes étudiés. Les consoles qui entourent cette zone analysent la composition de l’atmosphère et avertissent l’équipage de l’approche de débris, de météorites ou d’autres corps célestes.
Les ouvertures d’observation servent également d’indicateurs colorés. Une teinte orange renseigne sur la composition de l’atmosphère extérieure. Le rouge signale la présence de radioactivité ou d’isotopes inconnus. Le vert indique une atmosphère instable et dangereuse qui interdit toute sortie. Une teinte orange clair signifie que l’équipage peut quitter le vaisseau sans porter de vêtement protecteur.

Les appareils disposent aussi de systèmes capables d’étudier les isotopes, les radiations et les caractéristiques géophysiques des régions survolées. Ils cartographient les mondes et surveillent à distance les installations gouvernementales, militaires et nucléaires. Une technologie informatique schématique permet également de voir et d’entendre les conversations tenues dans certaines installations terrestres afin de suivre les activités susceptibles d’avoir des conséquences sur la Terre et sur d’autres mondes.
Des instruments embarqués permettent d’apprendre et de traduire les différentes langues terrestres. Les membres d’équipage peuvent ainsi s’exprimer couramment dans la langue de leurs interlocuteurs.
Vaisseaux-mères porteurs
Le Phoenix est un immense vaisseau-mère dont la longueur correspond approximativement à deux terrains de football. Il porte un emblème représentant l’oiseau dont il tire son nom.

Une vaste zone de stockage accueille plus de quatorze appareils secondaires mesurant environ 12 à 18 mètres. Ceux-ci sont rangés par groupes de trois vers l’arrière du vaisseau-mère. D’autres types d’engins occupent également cet espace.
Le Phoenix comprend de grandes salles destinées aux rencontres. L’une d’elles accueille un banquet réunissant des émissaires venus de différents mondes ou systèmes ainsi que douze représentants terrestres originaires de plusieurs nations. Aucune description plus complète de son organisation intérieure n’est disponible.


Fabrication et transformation des matériaux
Les Vimanos sont fabriqués par un procédé appelé liquéfaction. Des vibrations appliquées à des fréquences déterminées réduisent différentes substances en particules atomiques, puis les réunissent en un matériau homogène. Ce traitement réalisé à froid produit une coque impénétrable, capable d’absorber et de neutraliser les dispositifs de découpe au laser.
Le plomb entre dans la composition de certains matériaux. Ses particules sont condensées jusqu’à former une sorte de gaz solidifié, débarrassées de leur radioactivité, puis associées à d’autres minéraux dans des convertisseurs thermiques.
Après sept transformations, les alliages sont liquéfiés dans un four et soumis à des oscillations jusqu’à atteindre la fréquence recherchée. Le métal est ensuite propulsé sous forte pression dans une spirale de refroidissement contenant de l’eau pure obtenue par condensation, comparable à de l’eau distillée. Il en ressort sous forme de petits fragments qui sont combinés pour former des lingots.
De nouvelles fréquences permettent de laminer, de liquéfier et de mouler ces matériaux. Les différentes parties sont assemblées par un soudage fondé sur les oscillations, qui les liquéfie à froid et les fait s’écouler les unes dans les autres. La coque définitive forme ainsi une structure continue ne présentant aucune couture, démarcation ou trace de meulage.
Certaines parties sont constituées d’un acier au mercure, tandis que d’autres associent le nickel, l’argent, le cuivre et l’or. Les êtres de Nep-4 transforment des métaux ordinaires en or et utilisent largement ce dernier pour sa malléabilité, son innocuité, son aspect et ses propriétés conductrices.
Un traitement mécanique, chimique et électromagnétique produit finalement un alliage plus dur que l’acier et le carbure. Sa polarisation lui confère une résistance considérable ainsi qu’une surface parfaitement lisse.
Système de propulsion
Les appareils se déplacent principalement par projection et transfert de la pensée. La destination et la vitesse sont introduites mentalement dans leurs systèmes. Chaque membre d’équipage contribue à coordonner et à simplifier le déplacement par cette transmission mentale.
Deux systèmes de propulsion complètent ce fonctionnement. Le premier conduit l’appareil de la vitesse normale jusqu’à celle de la lumière. Le second déclenche une hyperpropulsion qui dépasse cette vitesse des millions, voire des milliards de fois, et permet de pénétrer dans l’hyperespace.
La vitesse réelle de la lumière est présentée comme plus proche des 226 000 miles par seconde avancés par Nikola Tesla, que de la valeur terrestre habituelle de 186 000 miles par seconde. Lorsque l’hyperpropulsion entre en action, la masse augmente en fonction de la vitesse tandis que le temps et l’espace s’effondrent jusqu’à atteindre un temps zéro et un espace zéro. Des distances correspondant à plusieurs années-lumière sont alors franchies en une fraction de seconde.
Le trajet entre Nep-4 et la Terre nécessite néanmoins environ dix minutes terrestres. Cette durée comprend principalement les phases d’accélération, de ralentissement, de désassemblage et de réassemblage. La projection mentale permet ensuite d’atteindre directement la vitesse et la destination recherchées.
Les systèmes de propulsion utilisent des cristaux programmés qui produisent différentes impulsions lumineuses. Ils emploient également des tachyons générés et maîtrisés selon des intensités et des orientations variables dans les deux dispositifs de propulsion.
En mouvement atmosphérique, le vaisseau se déplace sur une couche limite d’air située à environ cinq centimètres de sa surface, selon un principe rapproché de celui de la turbine sans pales de Nikola Tesla. L’atmosphère ne touche donc pas directement la coque. La forme discoïdale réduit la résistance et offre une vaste surface aux courants énergétiques qui alimentent les systèmes de propulsion.
La gravité est contrôlée à l’intérieur comme à l’extérieur du vaisseau. Les occupants ne subissent donc aucun effet lié aux accélérations, même lors des changements rapides de vitesse.
Voyage interdimensionnel et transfert par faisceau
Les appareils peuvent pénétrer dans une autre dimension et disparaître immédiatement du champ d’observation. Ce déplacement interdimensionnel constitue une forme de voyage distincte du mouvement conventionnel et de l’hyperpropulsion. La projection de la pensée permet également d’atteindre une dimension supérieure et de rejoindre directement une destination.
Un faisceau lumineux sert au transfert des personnes entre le sol et l’intérieur de l’appareil (faisceau de type téléportation, même si ce terme exact n’est pas employé par Oswald). Il prend notamment une teinte turquoise mêlant le vert et le bleu, enveloppe entièrement la personne et provoque une sensation de picotement ainsi qu’une perte momentanée d’équilibre. Ce procédé permet d’embarquer ou de débarquer sans que le vaisseau ait nécessairement à se poser.
Champ de force protecteur
Une enveloppe énergétique entoure entièrement les appareils et fait glisser les éléments susceptibles de les heurter. Cette protection supprime la résistance extérieure et permet d’atteindre les vitesses nécessaires aux déplacements interstellaires.
Un système de détection repère les objets présents sur la trajectoire. Face à un météore ou à un autre corps céleste, le vaisseau se dématérialise avant la collision, laisse l’objet le traverser, puis se rematérialise après son passage. Les occupants refusent de modifier la trajectoire naturelle des corps célestes, qu’ils considèrent comme intégrée au plan de la Création.
Les appareils peuvent également arrêter à distance un objet en mouvement, inverser sa trajectoire ou le renvoyer vers son point de départ. Lorsque des pierres et des branches sont lancées contre les visiteurs, leur champ les repousse sans les retourner directement contre les personnes, afin de ne blesser personne.
Aucun dispositif offensif destiné à attaquer ou à détruire n’est décrit. La sécurité des appareils repose sur les champs de force, la détection, l’évitement, la dématérialisation et le contrôle des énergies environnantes.
Équipage et répartition des fonctions
Chaque membre d’équipage remplit une fonction déterminée. Un grand appareil accueille vingt-quatre personnes, dont seize hommes et huit femmes. Les femmes reçoivent notamment une formation en astrophysique et en navigation pour les longs voyages cosmiques. Certains hommes se spécialisent dans les analyses géophysiques et l’étude des astres. Un appareil plus petit compte douze membres, Zebban compris. Les tâches sont accomplies sans rivalité ni hostilité.
Les membres d’équipage observés mesurent généralement autour de 1,65 à 1,70 mètre, à l’exception notable de Liom, dont la taille atteint environ 2,24 mètres. Ils portent des vêtements de couleur beige. Zebban et Liom portent des vêtements identiques. Selon les rencontres, ils apparaissent dans des combinaisons jaune clair ou dans des tenues d’un bleu brillant ornées de bandes plus sombres et de motifs jaunes. Aucun symbole particulier n’est remarqué sur leurs vêtements, contrairement aux emblèmes présents sur certains sièges et équipements du vaisseau.
Adaptation et protection des occupants
Avant certains contacts physiques, les visiteurs adaptent progressivement leurs fréquences vibratoires à celles de la Terre. Oswald suit également une procédure de décontamination avant d’entrer dans certaines parties du vaisseau.
Il retire ses chaussures et ses chaussettes, puis reçoit des chaussons destinés à le protéger des décharges électriques et des flux magnétiques. Il remplace ensuite ses vêtements terrestres par une combinaison d’une seule pièce qui empêche l’introduction de germes dans l’environnement intérieur.
Cette combinaison diffuse ce qui est présenté comme des « enzymes d’argent ». L’atmosphère qui entoure Oswald provoque momentanément des étourdissements, puis son organisme s’y adapte. Cette préparation n’est pas nécessaire pendant son enfance, mais elle le devient à l’âge adulte en raison de son adaptation prolongée aux conditions atmosphériques terrestres et des transformations liées au vieillissement.
Lorsque les forces magnétiques du vaisseau s’accordent avec celles de la Terre, un bouclier se forme autour de l’appareil. Sans cette protection, l’interaction des champs produit des vents capables de projeter du sable et des débris à l’intérieur. Dans l’ascenseur cylindrique, le champ repousse l’air terrestre vers l’extérieur afin de protéger les instruments.
Les champs qui entourent le dispositif d’embarquement représentent eux-mêmes un danger lorsqu’ils restent actifs. Ils doivent être neutralisés ou abaissés avant qu’une personne puisse s’approcher du vaisseau ou pénétrer dans l’ascenseur.
Extrait 2 : le pourquoi du contact avec la Terre
Le rôle des visiteurs auprès de la Terre
Les visiteurs pouvaient parler couramment l’anglais, l’allemand et les autres langues terrestres grâce à leurs instruments d’apprentissage et de traduction. Ils se présentaient comme des gardiens de la Terre, préoccupés par l’utilisation militaire de ses ressources. Selon Oswald, les gouvernements connaissaient leur existence, mais entretenaient l’image d’extraterrestres hostiles afin de conserver leurs découvertes et d’exploiter les appareils ou les objets récupérés à des fins militaires. Ils influenceraient également les journaux, les magazines et l’industrie cinématographique pour maintenir la confusion. Oswald ne connaissait pourtant aucun acte agressif réellement commis par les êtres qu’il avait rencontrés.
Les avertissements politiques et militaires transmis à Giant Rock
Les informations suivantes furent données pendant la rencontre physique de Giant Rock du 19 février 1958, alors qu’Oswald se trouvait à bord du vaisseau en compagnie de Zebban et de Liom.
La rencontre avait notamment pour objet la situation politique et militaire de la Terre. Zebban expliqua que la Seconde Guerre mondiale n’avait pas éveillé les dirigeants animés par la cupidité, la haine et la volonté de puissance. D’autres conflits provoqueraient encore la mort d’innocents. Des nations exerceraient la terreur en croyant défendre une cause juste, tandis que la haine entretiendrait pendant plusieurs générations la rébellion et la violence.
Les enseignements d’Emmanuel, appelé Jésus ou l’homme de Nazareth, avaient annoncé des guerres et des rumeurs de guerres. Les visiteurs cherchaient à contacter certaines personnes au sein des gouvernements pour rappeler une voie fondée sur la vérité, l’amour et l’honneur. Ces principes demeuraient cependant ignorés, car les dirigeants privilégiaient le pouvoir et suscitaient la peur parmi les populations.
Zebban et son groupe surveillaient particulièrement les nations militaires qui accumulaient les armes atomiques et nucléaires sous prétexte d’assurer la paix. La poursuite des essais provoquerait des perturbations dans l’ensemble du cosmos, y compris sur des mondes appartenant à d’autres systèmes. Des particules invisibles issues des explosions s’élèvent et forment autour de la Terre un anneau de matière dangereuse qui met de nombreuses années à se dissiper. Les pluies ramènent ensuite ces particules au sol, provoquant des maladies et des affections encore inconnues.
Les visiteurs peuvent s’approcher des sites d’essais, mais restent dans les couches supérieures de l’atmosphère. Ils ne sont pas autorisés à intervenir contre les événements annoncés par les prophéties si les dirigeants terrestres choisissent de les provoquer. Leur mission consiste surtout à transmettre des avertissements par l’intermédiaire de personnes comme Oswald et de responsables susceptibles d’entendre leurs messages.
Les gouvernements ont récupéré des technologies dans des appareils extraterrestres accidentés et les exploitent à des fins militaires. Les êtres de Nep-4 condamnent le traitement infligé aux survivants de ces accidents, mais déclarent ne pas pouvoir intervenir directement. Certaines autorités ont également essayé de détruire ou d’immobiliser leurs propres appareils, sans succès.
Les États-Unis doivent connaître des inondations dévastatrices et des vents extrêmement violents. De tels phénomènes se sont déjà produits, mais ils causeront à l’avenir des dommages et des troubles plus importants. Ces catastrophes naturelles sont associées aux forces négatives continuellement produites par l’humanité. Les visiteurs affirment prévoir ces événements, tout en reconnaissant l’impossibilité pour l’homme de s’opposer entièrement aux puissances de la nature.
Extrait 3 : la vision d’Ézéchiel interprétée comme un vaisseau - juillet 1950
Oswald retrouva par la suite, dans un ancien album, des notes reçues par écriture automatique en juillet 1950. Elles proposaient une interprétation technologique de la vision biblique d’Ézéchiel. La grande nuée lumineuse venant du nord représentait un vaisseau arrivé d’une autre région du cosmos et éventuellement dissimulé dans un nuage. La couleur ambrée et le feu correspondaient aux champs de force jaunes émanant de l’appareil. Les quatre « créatures vivantes » étaient assimilées aux forces présentes dans les chambres énergétiques, tandis que leur apparence humaine signifiait que le vaisseau avait été construit par des intelligences supérieures.
Les quatre visages représentaient quatre électroaimants disposés autour d’un cinquième aimant central plus grand. Les quatre ailes étaient les bobinages entourant ces aimants, et les pieds droits désignaient les conducteurs reliant directement un aimant à l’autre. Les figures de l’homme, du lion, du bœuf et de l’aigle avaient une valeur symbolique. Deux bobinages tournaient dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et deux dans le sens opposé, tout en passant également autour de l’aimant central. Les ailes jointes et couvrant les corps décrivaient ces câbles formés d’un seul conducteur enveloppant complètement les aimants.
L’apparence de charbons ardents, de lampes et d’éclairs correspondait à l’activation électromagnétique de l’ensemble et aux champs électriques lumineux produits par les bobines. La roue posée sur la terre désignait le vaisseau après son atterrissage. La « roue au milieu d’une roue » représentait les aimants visibles à l’intérieur de l’appareil, entourés d’un champ de force bleu aquamarine encore actif. Les anneaux remplis d’yeux étaient interprétés comme les bandes de lumière bleue, rouge, jaune et orange circulant sur le pourtour intérieur. Lorsque les roues et les créatures s’élevaient ensemble, cela signifiait simplement que les aimants, leurs bobinages et leurs champs de force faisaient partie intégrante du vaisseau et montaient avec lui.
La structure cristalline comparée par Ézéchiel au firmament représentait, selon l’interprétation transmise à Oswald, le dôme situé au sommet du vaisseau. Sous ce dôme se trouvaient les aimants et leurs bobinages, deux ensembles tournant dans une direction et deux dans la direction opposée. Le bruit des ailes semblable à celui de grandes eaux correspondait au bourdonnement de la source d’énergie dans les chambres de puissance et à son passage dans les dispositifs de contrôle. Lorsque les ailes s’abaissaient, cela signifiait que l’appareil revenait au sol.
Le trône ressemblant à une pierre de saphir désignait l’éclat blanc très intense du dôme. Le feu et la lumière visibles depuis le haut jusqu’au bas de l’appareil correspondaient au champ de force se propageant dans les deux directions autour de la coque. Son apparence d’arc-en-ciel venait des différentes couleurs produites par ces énergies. Zebban considérait ainsi qu’Ézéchiel avait transmis, sous une forme accessible aux hommes de son époque, des indications techniques sur un moyen de transport susceptible d’aider un jour l’humanité à rejoindre une fraternité cosmique fondée sur la paix, la joie et l’amour divin. Oswald releva que le dixième chapitre du livre d’Ézéchiel présentait une description semblable, mais utilisait le mot « chérubins » à la place des créatures.
Extrait 4 : la puissance photonique et la ceinture de photons - juillet 1950
D’autres notes conservées dans un album concernent une énergie appelée « puissance photonique » et un phénomène désigné comme la « ceinture de photons ». Oswald rapproche cette question de plusieurs passages d’Isaïe et de l’Apocalypse évoquant l’obscurcissement du Soleil et de la Lune, l’ébranlement des cieux, la disparition du ciel, le déplacement des montagnes et des îles ainsi que la mort d’une partie des habitants de la Terre. Il envisage que ces images annoncent une catastrophe liée à la fission nucléaire ou à un événement galactique majeur.
Zebban associe la puissance photonique à l’interaction entre la matière et l’antimatière. Lorsqu’une antiparticule apparaît dans un univers constitué de particules ordinaires, elle rencontre rapidement un électron. Les deux particules s’annulent alors et leur masse totale se transforme en énergie sous forme de photons. Il relie ce processus aux travaux de Carl David Anderson sur les positrons et les actions par ondes pulsées.
Le Soleil terrestre fait partie d’un vaste système organisé autour des Pléiades. À angle droit par rapport à son mouvement se trouve une zone appelée « ceinture de photons » ou « ceinture manasique ». Le passage du système solaire à travers cette région peut commencer, si son déroulement reste régulier, au début de la deuxième décennie du XXIe siècle. Ce phénomène comporte une phase dite de « temps nul », sur laquelle des scientifiques appartenant à une élite ont déjà travaillé au début du XXe siècle.
Une explosion survenue en Russie en 1908 (c’est l’explosion de Toungouska, très connue ; dans le livre, une faute de frappe s’est certainement glissée, car il est écrit 1903) est présentée comme une tentative secrète de provoquer artificiellement cette période de temps nul. Les scientifiques font exploser une bombe de nature inconnue, détruisant et brûlant les arbres dans un rayon d’environ huit kilomètres. Ils se trompent d’une journée dans leurs calculs de date, d’heure et de position, ce qui cause une réaction catastrophique. Pour dissimuler le véritable objectif de l’expérience, les autorités attribuent les dégâts à la chute d’une grosse météorite. Cette tentative destinée à empêcher ou à modifier le passage dans la ceinture de photons échoue donc, et les projets gouvernementaux ultérieurs à ce sujet demeurent secrets.
Le système solaire se déplace à l’intérieur d’un nuage cosmique chargé de radiations manasiques. Il accomplit autour d’Alcyone, considérée comme son soleil central dans les Pléiades, une révolution complète d’environ 24 000 à 26 000 ans. Ce cycle comprend approximativement dix à douze mille ans de part et d’autre de la ceinture, puis environ deux mille ans à l’intérieur de celle-ci. Deux périodes de lumière et deux périodes d’obscurité se succèdent au cours du cycle. La Terre se prépare à entrer dans une nouvelle période de deux mille ans de lumière. Un schéma donné dans le livre et inséré ci-dessous représente la ceinture de photons traversant le système des Pléiades, avec Alcyone et plusieurs étoiles, ainsi que la position du système solaire et les longues périodes d’obscurité situées de chaque côté.

Les Aborigènes d’Australie désignent cette ceinture comme une déformation du temps nul ou un vide. Après la transformation et la transmutation provoquées par son passage, la Terre connaîtra d’importantes modifications topographiques. Les efforts des gouvernements et des organismes scientifiques pour atteindre la Lune, Mars et Vénus sont en partie motivés par la préparation à cet événement. Lors de l’entrée de la Terre dans la ceinture, le ciel pourra sembler en feu, tandis qu’une lumière froide apparaîtra à la suite de l’activation radioactive de la ceinture de Van Allen. Si le Soleil pénètre le premier dans cette région, ses radiations passent dans un spectre nul et la Terre est immédiatement plongée dans l’obscurité.
La rotation terrestre ralentira fortement, ce qui pourra favoriser des impacts de corps célestes. Les services de renseignement gouvernementaux connaissent ce danger et expérimentent des systèmes à impulsions photoniques ainsi que des moyens de propulsion extrêmement rapides afin d’échapper aux effets de la période de temps nul. L’énergie photonique est présentée comme une énergie de l’avenir déjà étudiée pour la propulsion de fusées. Un appareil appelé Aurora est notamment essayé dans les déserts de Californie dans le cadre d’un programme secret associé au projet Blackbird. La zone de temps nul est une région électromagnétique constituant également un vide énergétique où les forces s’annulent mutuellement. Zebban demande seulement qu’Oswald examine ces informations librement, sans chercher à les lui imposer, en rappelant que la contrainte n’est pas conforme au Créateur.
Extrait 5 : cosmologie spirituelle et réinterprétation de l'histoire biblique
La responsabilité individuelle et le rôle d’Emmanuel
Zebban corrige la notion terrestre de sauveur. Chaque être doit participer à son propre salut par ses choix, ses expériences et son évolution. Le Christ est venu rappeler les lois de la Création, mais son véritable nom est Emmanuel, signifiant « Dieu avec nous ». Le nom Jésus est introduit par Saul de Tarse, devenu Paul, puis conservé par les rédacteurs religieux. Les disciples connaissaient toujours le Christ sous le nom d’Emmanuel.
Les rites consistant à boire symboliquement son sang et à manger sa chair sont empruntés à des traditions babyloniennes. La figure religieuse de Satan provient elle aussi de croyances anciennes progressivement transformées. Il n’existe aucun diable personifié dirigeant l’ensemble du mal. La haine, l’ignorance, la cupidité, la luxure, l’égoïsme et le fanatisme constituent les véritables forces dissimulées derrière cette représentation. Les personnes mauvaises ne sont pas possédées par une entité démoniaque, mais moralement et spirituellement déséquilibrées.
Cette conception est rattachée à l’histoire de Lucifer, présenté comme un ancien être cosmique ayant transgressé les lois spirituelles et entraîné d’autres esprits dans sa rébellion. Ses actes contribuent à la formation ultérieure de la légende de Satan. Une communication distincte, entièrement consacrée à Lucifer et à la véritable nature du mal, développe cette question dans l’Extrait 10.
Le Déluge et les créatures hybrides
La consommation de chair aurait commencé après le Déluge. À une époque ancienne, une enveloppe d’eau se trouvait à environ quatre-vingts kilomètres au-dessus de la Terre, maintenue par des forces gravitationnelles. Sur l’ordre divin, des êtres angéliques et le Grand Avatar de lumière firentt retomber cette eau afin de mettre fin aux actes commis par les esprits rebelles associés à Lucifer.
Ces esprits prirent possession d’animaux, d’oiseaux et de poissons, puis utilisèrent la pensée créatrice pour produire des formes hybrides : corps félins à tête humaine, corps humains dotés de têtes d’oiseaux, de taureaux ou de chèvres, ainsi que d’autres combinaisons monstrueuses. La Terre tournait alors beaucoup plus rapidement et accueillait des géants et des dinosaures dont les grands corps étaient adaptés à cette rotation. Une partie des eaux avait été projetée dans la haute atmosphère.
Les mondes étaient des créations mentales réalisées par des esprits célestes très évolués sous la direction de la divinité suprême. Dieu ne fabriquait pas directement chaque univers, mais créait les êtres capables de les concevoir. De nombreux mondes restaient inachevés lorsque leur utilité disparaissait ou lorsque leur développement ne justifiait plus les efforts nécessaires. La pensée constituait ainsi la faculté créatrice ultime des esprits ayant atteint un niveau suffisant de conscience.
Lorsque les créatures hybrides se multiplièrent, le Déluge fut déclenché. Toute la Terre ne fut cependant pas recouverte. De puissants séismes ouvrirent le sol et des volcans détruisirent par le feu une partie des formes ayant échappé aux eaux. Oswald rapprocha ces événements de Sodome et Gomorrhe et reconnut qu’une telle interprétation provoquait probablement l’hostilité des Églises.
La « chute des anges » ne désignait pas leur expulsion physique du ciel. Les esprits rebelles avaient volontairement choisi Lucifer comme dieu et dirigeant. Leur véritable chute fut la suppression de leur capacité à créer par la pensée, afin qu’ils ne puissent plus engendrer de formes monstrueuses. Ces « fils de Dieu » avaient atteint un niveau leur permettant de manipuler la matière, mais avaient employé cette faculté pour investir et transformer les espèces terrestres. Le Sphinx et les anciennes créatures composites conservent la mémoire de cette « Grande Abomination ».
Les Avatars, les incarnations et la restauration spirituelle
Un conseil de 144 000 esprits très évolués, appelés les Élus ou les Avatars mineurs, se réunit alors avec la grande âme connue comme le Christ ou le Grand Avatar des âges. Leur première intention fut de détruire entièrement la Terre par une immense force mentale, mais cette solution aurait également anéanti les formes innocentes.
Le conseil choisit plutôt de soumettre les esprits déchus à des incarnations répétées. Puisqu’un esprit ne pouvait être détruit, il devait traverser de nombreux cycles de vie afin d’abandonner progressivement ses formes dégradées et de retrouver sa pureté originelle. Les atomes de ses enveloppes monstrueuses seraient dissous puis réassemblés sous la forme de corps humains. Cette matérialisation permettrait à la conscience divine intérieure de reprendre progressivement le contrôle.
Le Grand Avatar et les Avatars mineurs devaient eux-mêmes s’incarner périodiquement comme des êtres humains nés d’une mère mortelle. Ils deviendraient de grands enseignants, philosophes, écrivains, artistes, guides et hommes d’État afin que les esprits déchus puissent observer leurs réalisations et chercher à les imiter. Parmi ces Avatars mineurs figuraient Énoch, Mathusalem, Noé, Nimrod et Abraham. Le Grand Avatar se serait manifesté comme Melchisédek, roi de Salem ayant vécu 580 ans, puis comme Emmanuel à l’époque romaine.
La longévité, l’alimentation et les lois spirituelles
La longévité des anciens personnages bibliques était attribuée à leur régime végétal et à leur respect des lois divines. Lorsque les générations suivantes commencèrent à sacrifier des animaux, à consommer leur chair et à adorer des divinités représentées sous des formes humaines ou animales, la durée de la vie aurait été réduite à environ cent vingt ans.
Zebban associe cette dégradation à certains passages de l’épître aux Romains condamnant l’idolâtrie, les désirs sexuels et le remplacement du Créateur par des créatures. Il présente l’homosexualité et les relations entre femmes comme une répétition des anciennes abominations et affirme qu’elles conduisent à des maladies. Ces comportements sont rattachés selon lui à un ensemble plus large comprenant l’injustice, la fornication, la cupidité, la malveillance, l’envie, le meurtre, la tromperie, l’orgueil et la perte des liens familiaux.
Zebban condamne également l’hypocrisie des fondamentalistes qui jugent les fautes d’autrui tout en commettant parfois les mêmes actes. Selon lui, chacun doit répondre de ses propres actions devant Dieu, sans distinction de personne. La durée de la vie humaine a été limitée à cent vingt ans après l’abandon progressif des lois spirituelles et alimentaires originelles.
Les 144 000 élus
Oswald interrogea Zebban sur les Témoins de Jéhovah, qui associaient leur organisation aux 144 000 élus de l’Apocalypse. Zebban considérait cette prétention comme une fausse doctrine, même si quelques esprits évolués pouvaient éventuellement appartenir à ce mouvement.
Les 144 000 êtres supérieurs se seraient incarnés dans de nombreuses régions du monde et ne pouvaient être identifiés à une seule organisation religieuse, dont le nombre de membres dépassait d’ailleurs largement ce chiffre. Après plus de trois heures d’échange, Zebban mit fin à la communication télépathique à 15 h 43, le 20 février 1958, en précisant qu’il devait également contacter d’autres personnes sur Terre.
Extrait 6 : la nature des anges et des extraterrestres
Oswald transmit ensuite une communication reçue par clairaudience le 12 mars 1960 à Anaheim. L’entité céleste refusa de révéler son nom, qu’elle jugeait sans importance. Oswald avait pris l’habitude de conserver toute communication, même lorsqu’elle paraissait secondaire. Cette expérience se produisit deux ans après le contact physique de Giant Rock, durant une période où son travail dans la construction et les problèmes de santé de George occupaient une grande partie de son temps.
Oswald travaillait alors à la construction de maisons à Irvine. Chargé de tracer l’implantation des dalles de béton et l’emplacement des futurs murs, il devait se présenter sur le chantier dès trois heures du matin. George devait parallèlement subir une seconde fusion vertébrale, la première opération ayant échoué. Ces contraintes avaient empêché Oswald de rechercher activement de nouveaux contacts.
Après une dure journée de travail, Oswald se coucha tôt le 11 mars 1960. Il fut réveillé par une sensation de « Grandeur » particulièrement forte, mais différente de celle annonçant Zebban ou Liom. Son horloge numérique affichait 1 h 20. Une voix mentale le salua et refusa de donner son identité ou son titre. Elle se présenta seulement comme appartenant à un groupe de visiteurs issus d’un royaume supérieur et souhaitant transmettre certaines vérités.
L’entité reconnut qu’Oswald avait besoin de repos et annonça qu’elle reprendrait le contact dans l’après-midi. Lorsqu’il se leva pour noter l’échange, elle lui ordonna de retourner dormir en lui assurant qu’il se souviendrait de ses paroles. Le lendemain, Oswald demanda une journée de congé, accomplit ses tâches domestiques puis déjeuna vers 13 heures. Il prépara son carnet et récita la prière protectrice qu’il utilisait pour empêcher l’intervention d’entités indésirables.
L’être reprit alors la communication en proposant d’expliquer la nature des anges et des extraterrestres. Ceux-ci sont fondamentalement semblables aux humains, mais se trouvent à d’autres étapes de leur développement. Certains existent dans un univers parallèle sans forme matérielle, tandis que d’autres possèdent un corps comparable au corps humain, mais animé par une fréquence vibratoire plus élevée et accompagné de connaissances supérieures.
Les êtres venus transmettre la paix, l’amour et la compréhension ne cherchent à nuire à aucune forme de vie terrestre. Les entités éthériques représentent ce que les humains peuvent devenir s’ils ne choisissent pas de participer aux processus de matérialisation. Les anges, les êtres éthériques et les messagers des étoiles appartiennent ainsi à une même fraternité éclairée, existant avant et après la matière et reflétant une unité universelle.
L’entité affirme découvrir le monde matériel à travers les yeux d’Oswald, en contemplant les couleurs et les plantes visibles par sa fenêtre. Elle s’émerveille de la manière dont les humains perçoivent la lumière comme une illumination. Les êtres appelés anges ne possèdent une forme que pendant une moitié de leur existence et demeurent, le reste du temps, dans une totalité immatérielle. Les possibilités de l’Univers sont infinies.
Le temple intérieur, la Création et les vérités anciennes
L'entité dit aussi que Dieu ne demande ni temples de pierre ou d’or ni adoration d’une image extérieure. Son véritable temple se trouve silencieusement à l’intérieur de chaque être humain. Chacun possède en lui le potentiel divin et la capacité de devenir l’expression de cette réalité intérieure. Aucune créature n’est créée sans la sagesse nécessaire pour déterminer sa propre orientation.
La Création suit un rythme d’expansion et de contraction établi dès le premier « souffle de Dieu ». L’Univers physique finit par cesser son expansion avant de commencer à se contracter, selon une alternance comparable à l’inspiration et à l’expiration. Tout mouvement cyclique s’éloigne de sa source avant d’y revenir. Au moment exact où un système vibratoire inverse sa direction, comme un pendule arrivé au sommet de sa course, il connaît un très bref arrêt. Cet intervalle dépourvu de temps constitue un instant d’éternité et se produit plusieurs fois par seconde dans la vibration des atomes.
Le Créateur imprègne et entoure toute la Création. Sa présence sature les univers physiques, les galaxies, les étoiles, les soleils et les planètes, tous composés de matière, elle-même décrite comme une énergie condensée possédant substance et solidité. La Terre entre dans une phase où la connaissance des êtres supérieurs devient progressivement accessible, conformément aux promesses divines.
De grandes vérités universelles sont autrefois apportées à l’humanité par des êtres venant de mondes plus éclairés, à une époque où les hommes peuvent encore converser avec les anges. Cette relation décline ensuite. Un groupe de voyageurs bienveillants s’incarne volontairement à plusieurs reprises sur Terre afin d’aider l’humanité pendant des milliers d’années. Les nombreuses traditions évoquant des peuples stellaires ou des dieux venus des étoiles conservent la mémoire de ces interventions.
Des preuves de leur présence sont cachées dans des tombeaux, des chambres secrètes, des temples et des catacombes. Des archives de sagesse ancienne sont notamment préservées dans les montagnes du Pérou ainsi qu’au Guatemala et au Mexique. Leur emplacement précis ne doit pas encore être révélé. La vie apparaît dans le système solaire des millions d’années auparavant, mais la Terre est la seule planète de ce système où l’humanité n’a pas encore atteint un niveau de conscience cosmique.
L’incapacité des scientifiques à découvrir la vie sur les autres planètes ne prouve pas son absence. Leur compréhension de l’évolution des formes vivantes reste limitée et dépend souvent des perceptions ou des spéculations de leurs prédécesseurs. À la fin de chaque civilisation terrestre, des contacts et des relations se produisent entre l’humanité et des intelligences cosmiques. Chaque fois que l’évolution humaine atteint un seuil permettant un progrès supérieur, de nouvelles connaissances sont rendues disponibles au bénéfice de tous.
L’entité annonce que ces interventions se poursuivent jusqu’au moment approprié, sous la conduite d’êtres supérieurs. Elle met fin à la communication afin qu’Oswald puisse se reposer et assimiler ce qu’il vient de recevoir. Le contact se termine à 15 h 20 par les formules habituelles « Shastal » et « Imenubicob ».
Extrait 7 : les catastrophes du passé et les avertissements pour l'avenir
La communication retrouvée du 14 mars 1960
Le 5 août 2003, Oswald informa Stevens qu’il avait retrouvé dans un classeur préservé une longue communication de Zebban obtenue par écriture automatique. George était présent lors de cette séance. Ils utilisaient d’abord de grandes feuilles de papier employées dans les réunions professionnelles. George s’installait dans un état de profonde relaxation, les yeux fermés, semblant dormir, tandis que son crayon se déplaçait sur la feuille.
L’écriture devenait parfois anormalement grande. Oswald et George demandaient alors à Zebban de réduire la taille des caractères, ce qu’il faisait immédiatement. Oswald recopiat ensuite les communications dans ses classeurs. Les grandes feuilles originales, roulées dans des tubes de carton dépourvus d’étiquette, furent probablement jetées accidentellement pendant l’un des nombreux déménagements familiaux. La transcription dans les classeurs permit néanmoins de préserver une partie des informations.
La communication était datée du 14 mars 1960 à 18 h 30, à Anaheim, bien qu’un passage mentionne également la date du 14 mars 1980 (donc incertitude sur la date réelle). Le sujet portait sur les catastrophes anciennes et futures. Pendant sa pause déjeuner sur le chantier d’Irvine, Oswald avait reçu un message télépathique de Zebban lui annonçant cette conversation. La semaine précédente, Oswald et George avaient regardé une émission consacrée aux désastres historiques. Ils avaient discuté de la disparition de l’âge d’or du XIIIe siècle avant notre ère à la suite de bouleversements climatiques mondiaux rapportés par des traditions grecques, romaines, égyptiennes et sumériennes.
George et son épouse rejoignirent Oswald dans son appartement. La séance commença exactement à 18 h 30. Zebban les salua et déclara agir à la demande du Grand Homme afin de transmettre des informations sur les catastrophes du passé, du présent et de l’avenir. Avant de poursuivre, il exigea une prière demandant à l’Esprit divin d’entourer la résidence d’une lumière protectrice, d’écarter les entités indésirables et de permettre que la volonté et la connaissance divines se manifestent.
Phaéton et les catastrophes de l’Antiquité
Zebban évoqua les inscriptions de Karnak datant de la cinquième année du règne de Mérenptah, entre 1232 et 1220 avant notre ère, selon lesquelles la Libye était devenue un désert. Les inscriptions de Medinet Habou auraient également rapporté l’assèchement du Nil pendant la seconde moitié du XIIIe siècle avant notre ère. Les Grecs attribuaient ces événements à une comète enflammée appelée Phaéton, connue des Égyptiens sous le nom de Sekhmet. Une inscription de Ras Shamra associait la chute de la cité d’Ougarit à une étoile nommée Anat, tombée du ciel et ayant détruit les populations syriennes.
Cette « étoile » aurait été une boule de feu qui tourna autour de la Terre sur une trajectoire comparable à celle d’un soleil. Elle aurait provoqué des sécheresses mondiales, des incendies, des séismes, des éruptions volcaniques et des inondations. Zebban rapprochait ce corps céleste d’une comète mentionnée dans des écrits sumériens et identifiée à l’époque moderne comme la comète de Halley. Les astronomes terrestres auraient eux aussi suggéré que Phaéton et la comète de Halley pouvaient être un même objet.

Zebban cita ses apparitions en 1531, 1607, 1682, 1758, 1835, le 20 mai 1810 et 1986. Les visiteurs auraient enregistré chacune de ses trajectoires sur leurs analyseurs. Des catastrophes se seraient produites à intervalles réguliers lors de ses passages autour de la Terre. Ils n’étaient cependant pas autorisés à modifier son mouvement ni à l’empêcher d’atteindre sa destination, car la planète traversait une période de purification conforme à la volonté de l’être gouvernant le système solaire.
La comète était présentée comme la plus importante du système solaire. Sa queue était donnée comme mesurant trente kilomètres et sa trajectoire devait l’emmener autour du Soleil avant de l’éloigner jusqu’aux environs de Neptune. Son passage pouvait envelopper la Terre d’un nuage mortel de poussières et de gaz comprenant de l’hydrogène, du carbone, de l’azote, du cyanure d’hydrogène et du cyanure de potassium. La planète risquerait alors de se transformer en une immense chambre à gaz. Lorsque Oswald demanda si les visiteurs pourraient éviter une telle catastrophe, Zebban précisa qu’il décrivait une possibilité et non un événement certain.
Un récit romain attribué à Julianis évoquait l’apparition de Phaéton pendant l’année de la naissance d’Emmanuel, reconnu sur Terre comme Jésus. Il mentionnait, sous le règne d’Auguste, des signes terribles dans le ciel et sur la Terre, sept tremblements de terre, l’obscurcissement de la Lune, une comète gigantesque visible à l’ouest et un ciel septentrional rouge comme du feu et du sang, traversé de rayons ressemblant à des lances. Zebban affirma que ce récit avait été rédigé en latin et traduit par son groupe en anglais, leurs connaissances leur permettant de comprendre toutes les langues terrestres.
Ces descriptions étaient rapprochées de l’ouverture du sixième sceau dans l’Apocalypse : un grand séisme, un Soleil devenu noir, une Lune couleur de sang, des étoiles tombant sur la Terre et le déplacement des montagnes et des îles. Zebban interprétait les étoiles comme une grande comète. Il annonçait qu’un autre passage se produirait à l’avenir et répétait ainsi un phénomène ancien.
Le passage de l’Apocalypse consacré à l’étoile Absinthe était également associé à cette comète. L’étoile y tombe en brûlant comme une lampe sur les rivières et les sources, rendant une partie des eaux amères et causant de nombreux décès. Le mot « Absinthe » représentait aussi l’amertume qui envahirait les populations. Cette prophétie annoncerait le retour futur d’un grand corps céleste lumineux.
Les témoignages anciens et les bouleversements terrestres
Zebban cita ensuite un récit attribué à Ovide et daté de 1226 avant notre ère. Le monde y attendait sa fin dans le silence. Le ciel devenait phosphorescent, les étoiles pâlissaient et une aura verte entourait la Lune. Une immense comète illuminait la voûte céleste tandis que les populations s’agenouillaient et se couvraient les yeux pour prier. La Terre se mettait à trembler, l’aura lunaire devenait bleu vif et des milliers de météores tombaient dans un déploiement de feu. Une vague de chaleur parcourait la planète avant que le lever du Soleil n’apporte un soulagement.

Interrogé sur l’origine de ces connaissances, Zebban répondit que tout était enregistré sur l’écran du quadrant. Son groupe possédait ces informations parce qu’il assurait la garde de la Terre depuis des éons.
Un autre récit attribué au savant grec Dendymus et situé au XIVe siècle avant notre ère décrivait l’obscurcissement du Soleil, une lumière aveuglante dans un ciel noir, la chute de masses enflammées et des éruptions volcaniques provoquant de vastes incendies. L’axe terrestre aurait été déplacé, les océans auraient submergé plusieurs continents et cent mille personnes auraient péri. Les traces de la civilisation concernée auraient disparu en peu de temps.
Les écrits de Medinet Habou rapportaient également, au XIIIe siècle avant notre ère, des destructions provoquées par un feu tombé du ciel sur la Libye, l’Égypte, la Syrie et l’Inde. Les cités de Megiddo, Jéricho, Lakish et d’autres implantations auraient été détruites peu avant l’arrivée des Philistins en Palestine et avant 1200 avant notre ère. Zebban rapprochait ces événements de passages des livres bibliques d’Amos et de Joël.
Ramsès III aurait décrit une longue obscurité antérieure et contemporaine au règne de Ramsès II. Le papyrus d’Ipou-Our, associé dans la communication à l’année 1220 avant notre ère, indiquait que le Soleil était voilé, que personne ne pouvait reconnaître le milieu du jour ni distinguer son ombre sur un cadran solaire, et que les visages comme les corps devenaient invisibles. Le Nil était privé d’eau et personne ne quittait les palais ou les temples pendant neuf jours. Cette description rappelait les trois jours de ténèbres mentionnés dans le livre de l’Exode.
Les grandes périodes de séismes et d’activité volcanique auraient toujours été accompagnées d’inondations extrêmement violentes. Le retrait soudain de la mer constituait souvent le premier avertissement de l’arrivée d’une vague sismique ou d’un tsunami, suivie d’un grondement puissant. La vitesse de ces vagues dépendait de la profondeur de l’eau et pouvait atteindre sept cents à huit cents miles par heure.
Lors de l’éruption du mont Théra en 365, un tsunami aurait projeté des navires situés dans le port jusqu’à environ cinq kilomètres à l’intérieur des terres, par-dessus les maisons et jusque dans la campagne d’Alexandrie. L’éruption du Krakatoa du 27 août 1883 aurait produit des vagues données comme atteignant trente miles de hauteur, se propageant jusqu’en Amérique du Sud et causant cinquante mille morts. Un tsunami provoqué par une éruption au Chili est décrit comme haut de dix miles, détruisant trente-six mille habitations et emportant cinq mille personnes vers la mer. À Anake, sous le mont Théra, les plus hautes vagues alors enregistrées auraient atteint environ soixante mètres avant de frapper la Crète.

Après cette longue séquence d’écriture automatique, une pause de quinze minutes fut accordée à Oswald et George.
Les prophéties contemporaines et les avertissements
Zebban aborda ensuite leur époque contemporaine. Il ne souhaitait pas annoncer uniquement le malheur, mais présenter des événements susceptibles de se réaliser au moment prévu. Un très grand séisme devait ouvrir une fracture allant de la mer Morte à la Méditerranée. Plusieurs petits pays seraient divisés et leur relief profondément transformé.
Une autre prophétie concernait la famine. Les autorités américaines empêcheraient certains agriculteurs de produire dans l’hémisphère Nord, accumuleraient d’importantes quantités de marchandises et les exporteraient pour réaliser des profits, alors que de nombreux habitants de leur propre pays souffraient de la faim et de la misère. L’aide aux pays voisins n’était pas condamnée, mais elle ne devait pas conduire à négliger les sans-abri et les enfants privés de nourriture sur le territoire national.
La fondation d’Israël était présentée comme l’accomplissement d’une prophétie, mais sa véritable stabilité ne devait pas se réaliser dans la matière, seulement dans l’esprit. De nouvelles vies seraient perdues dans les conflits. L’hostilité des Israéliens, des Arabes et des musulmans risquait de conduire à l’anéantissement de la nation d’Israël.
Les catastrophes géographiques n’étaient pas attribuées uniquement à la nature. Elles résulteraient aussi de la haine, de la colère, de la soif de pouvoir et des essais d’armes conduits par les gouvernements et les scientifiques. Les particules libérées par les explosions neutroniques traversent l’atmosphère et se propagent au-delà de la Terre. Les autorités cherchent ensuite à faire accuser Dieu ou la nature, entretenant la confusion parmi les populations.
Les visiteurs affirment avoir contacté des hauts responsables politiques et scientifiques, mais leurs avertissements ont été ignorés. L’humanité doit modifier ses comportements et remplacer le mal par le bien. Dans cette communication, Zebban condamnait également l’homosexualité, qu’il associait à la maladie et à la mort, et rejetait l’idée que le libre arbitre puisse justifier tous les choix sexuels. Il invoquait des passages de l’Apocalypse affirmant que chacun recevrait une conséquence conforme à ses actes et mettant en garde contre toute modification des paroles prophétiques.
Zebban dénonçait enfin plusieurs enseignements chrétiens. La simple déclaration de foi en Jésus ne suffirait pas à assurer le salut. L’idée selon laquelle Jésus serait mort pour les péchés de l’humanité est erronée, puisque le péché continue d’exister dans le monde. Emmanuel, que Paul de Tarse a appelé Jésus, ne serait pas mort sur la croix, mais serait tombé dans le coma. L’écoulement simultané de sang et d’eau de sa blessure était présenté comme le signe médical de cet état plutôt que de la mort.
Emmanuel aurait ensuite été soigné dans le tombeau, aurait quitté Jérusalem et aurait vécu à Damas, au Sri Lanka ainsi que dans différentes régions de l’Inde, où il aurait poursuivi son enseignement jusqu’à la fin de sa vie. Zebban conclut en invitant chacun à purifier d’abord son être intérieur afin que l’extérieur se transforme de lui-même. Il souhaita à Oswald de continuer à progresser dans la paix, puis mit fin à la séance avec les expressions « Shastal Neb » et « Imenubicob ».
Extrait 8 : la Lune, son origine et la formation des mondes, les missions Apollo
Le contexte de la communication sur la Lune et le programme Apollo
Oswald joignit une communication clairaudiente de Zebban retrouvée par hasard dans un placard. Sa lettre la présente comme une expérience du 24 avril 1967, tandis que le titre de la transcription porte la date du 24 avril 1987 à 17 heures (certaines références aux missions Apollo sont nécessairement postérieures à 1967, mais le livre précise qu’une partie introductive a été ajoutée ultérieurement). La communication adopte une forme de questions et de réponses et concerne la Lune, le programme spatial américain et la formation des mondes.
Oswald travaillait alors dans la construction à Irvine et vivait seul au 427 Glenwood Drive, à Anaheim, après son divorce. Ses enfants étaient partis à Rockford, dans l’Illinois. En rentrant du travail, il regarda un reportage d’ABC consacré aux projets d’alunissage et au centre de vols spatiaux de la NASA. Il se souvenait que cette agence avait commencé ses activités le 1er octobre 1958 afin de coordonner le programme spatial, après une intervention du président Eisenhower devant le Congrès.
Le reportage évoquait les milliers d’employés participant au programme spatial sous des règles de sécurité très strictes. Il présentait également les difficultés rencontrées par les États-Unis pour envoyer des sondes vers la Lune, difficultés décrites comme plus importantes encore que celles des Soviétiques. L’Union soviétique entourait cependant ses lancements de fusées d’un secret presque complet. À la fin de cette émission d’une heure, Zebban se manifesta soudainement par le canal clairaudient de l’oreille intérieure d’Oswald.
Zebban lui demanda s’il croyait réellement tout ce qui venait d’être présenté. Oswald répondit que les informations publiques n’étaient pas toujours entièrement véridiques, tout en reconnaissant son intérêt pour la possibilité d’un alunissage américain. Zebban affirma que la population recevait beaucoup de renseignements contradictoires ou inexacts et que la NASA menait une opération de dissimulation.
La gravité lunaire et le point neutre
La première question concernait la gravité lunaire et le point neutre entre les attractions de la Terre et de la Lune. La communauté scientifique évaluait la gravité de la Lune au sixième de celle de la Terre et situait ce point neutre à environ 24 000 miles de la Lune. Un scientifique allemand important l’aurait plutôt placé à 38 900 miles. Zebban jugeait cependant le premier chiffre plus probable.
Il décrivit le point neutre comme la région atteinte par une sonde lunaire avant sa mise en orbite. Un engin progressant à environ 2 200 miles par heure atteindrait la zone des 40 000 miles. Les responsables de la NASA auraient estimé à seize heures le temps nécessaire, en partant d’une gravité lunaire égale au sixième de celle de la Terre. Selon le calcul du scientifique allemand, treize heures et quarante-quatre minutes auraient suffi, créant un écart supérieur à trois heures. Zebban voyait dans ces divergences une nouvelle manipulation de la population par les militaires, les scientifiques, les responsables politiques et les grandes entreprises.
Si la gravité lunaire équivalait réellement à 16,7 % de la gravité terrestre, un astronaute et son équipement, pesant chacun environ 180 à 185 livres sur Terre, ne représenteraient ensemble que soixante à soixante-cinq livres (30 kg) sur la Lune. Un astronaute devrait alors pouvoir bondir à une hauteur d’au moins six pieds (1 m 80), même avec son équipement. Or, Zebban affirmait que les images ne montraient qu’une élévation d’environ dix-huit pouces (45 cm). Il en déduisait une gravité lunaire proche de 61 % de celle de la Terre.
Cette différence ne signifierait pas nécessairement que la NASA avait exagéré le poids des équipements, mais que la gravité lunaire était beaucoup plus élevée qu’annoncé. Les astronautes étaient préparés à l’avance et contraints de suivre un programme très précis. Chacun de leurs mouvements, leur emploi du temps et leurs échanges verbaux étaient planifiés comme dans un scénario de cinéma. Toute déviation devait ensuite être expliquée et justifiée.
Zebban affirmait qu’une grande partie des voyages lunaires présentés au public avait été mise en scène dans des décors terrestres reproduisant le sol de la Lune, avec module lunaire et zone d’atterrissage. Il évoquait notamment une séquence associée à Apollo 12 dans laquelle un astronaute descendait les marches d’un engin puis constatait qu’il pouvait marcher normalement. Selon lui, ces mouvements correspondaient davantage à la gravité terrestre qu’à une gravité six fois plus faible.
Une autre séquence montrait un astronaute transportant avec difficulté un ensemble d’instruments. Celui-ci n’aurait pesé qu’une trentaine de livres (15 kg) dans les conditions lunaires officiellement annoncées, alors que les efforts visibles correspondaient davantage au déplacement d’une charge terrestre d’environ 190 livres (95 kg). Zebban y voyait un indice supplémentaire d’un tournage réalisé sur Terre.
Deux studios de ce type auraient été installés à Bend, dans l’Oregon, et à Houston, au Texas. Dès 1963, des astronautes auraient été filmés à Bend en train de se déplacer avec de lourds équipements. Le site reproduisait le paysage lunaire au moyen de dunes, de roches et d’un module, avec des équipes de tournage et des scénaristes. Une autre zone située dans la forêt nationale de Prescott, en Arizona, aurait servi uniquement aux entraînements et aux manœuvres, sans être nécessairement destinée à produire des images publiques.
Les images présentées des missions Apollo
Oswald demanda si les installations de Bend ne pouvaient pas simplement servir à préparer les astronautes avant les véritables missions. Zebban répondit que l’entraînement aurait été une explication acceptable si les exercices n’avaient pas été systématiquement filmés dans un décor complet destiné à convaincre les téléspectateurs.
Les mouvements ralentis des astronautes d’Apollo 14 auraient également été produits en modifiant la vitesse des films. Certaines images auraient été accélérées ou ralenties et des photogrammes retirés au montage afin de simuler les effets d’une faible gravité. Le véhicule lunaire était donné comme mesurant environ trois mètres de long, 1,20 mètre de haut, avec un empattement de 2,30 mètres, une largeur de voie d’environ 1,80 mètre et un poids terrestre de 460 livres (230 kg). Malgré sa supposée légèreté sur la Lune (38 kg), les astronautes semblaient éprouver des difficultés à le déployer, ce que Zebban attribuait à une mise en scène terrestre.
La NASA aurait besoin de présenter aux responsables politiques et au public des résultats suffisamment spectaculaires pour préserver son financement. Les astronautes devaient donc surveiller leurs paroles, leurs conversations étant écoutées par le contrôle de mission et parfois diffusées publiquement. Ils ont appris à dissimuler le sens véritable de certains échanges tout en suivant au plus près le programme imposé par Houston.
Des sondes automatiques ont pourtant mesuré une gravité lunaire supérieure aux valeurs officielles et détecté une atmosphère. Les scientifiques orthodoxes continuent de présenter la Lune comme un monde pratiquement dépourvu d’air et incapable de retenir une atmosphère importante. Les résultats contraires n’ont pas été communiqués au public. Certains astronomes ont observé des nuages, mais leurs témoignages ont été dévalorisés afin de préserver les théories établies.
Les indices avancés en faveur d’une atmosphère lunaire
L’existence de poussière lunaire est également présentée comme une indication d’atmosphère. Les scientifiques refusant cette conclusion soutiennent qu’un vide total ne peut contenir de particules en suspension. Zebban affirme cependant que des vents solaires peuvent parfois se produire sur la Lune, sans atteindre la violence des ouragans ou des tornades terrestres.
Le mouvement du drapeau américain planté sur le sol lunaire révèle l’action d’un vent. Lorsque les astronautes remarquèrent ses oscillations, ils tentèrent de masquer le drapeau en se plaçant devant la caméra. Une partie des images a ensuite été retirée de la diffusion médiatique afin d’éviter que la NASA et les scientifiques soient publiquement contredits.
Une autre séquence montre un ciel bleu blanchâtre derrière un astronaute descendant une échelle, alors que la Lune doit présenter un ciel noir. Cette lumière gêne même l’astronaute chargé de filmer. Les images étaient filtrées ou modifiées après leur enregistrement. Des astronomes photographièrent aussi des brumes et des nuages masquant temporairement certains détails de la surface, mais leurs observations furent de nouveau rejetées.
Zebban considère enfin que la désintégration de nombreux météores avant leur impact constitue une preuve supplémentaire de l’existence d’une atmosphère lunaire. Une désintégration préalable est impossible dans un vide absolu.
Les installations et la vie sur la Lune
La face invisible de la Lune abrite une importante activité. Des astronomes et des photographes observent de grands objets de lumière blanche se déplaçant à l’intérieur de cratères profonds. Il s’agit de vaisseaux-mères dont les occupants creusent secrètement des tunnels dans le sous-sol afin de ne pas être vus depuis la Terre. Des photographies montrent également des traces inhabituelles se dirigeant vers différents secteurs.
Des bâtiments en forme de dôme sont aperçus par les équipages et les véhicules en orbite lunaire, aux côtés de nombreux appareils extraterrestres. Des structures concaves relient certains dômes entre eux. La face cachée comporte aussi des montagnes enneigées, des cascades alimentant des ruisseaux et des lacs, des forêts, des prairies couvertes de végétation et différentes étendues d’eau.
Les États-Unis, l’Union soviétique, l’Allemagne et la Chine sont déjà allés sur la Lune. Avec l’aide d’extraterrestres, ces nations utilisent des installations scientifiques où sont menées des expériences sur la culture alimentaire. Des unités de distillation d’eau se trouvent près des bâtiments sous dôme. Toutes ces activités sont dissimulées au public.
L’eau, la neige, les arbres, les prairies et l’atmosphère n'e sont'ont pas été apportés récemment. Ils existent depuis des millénaires, bien avant l’installation des visiteurs et le commencement des expériences scientifiques. Leur présence reste difficilement observable depuis la Terre en raison de l’orientation constante de la Lune, qui présente toujours la même face.
Les théories sur l’origine de la Lune
Plusieurs théories terrestres tentent d’expliquer l’origine de la Lune. Selon l’une d’elles, elle aurait été arrachée à une planète autrefois située entre Mars et Jupiter. Cette planète aurait été détruite pendant une guerre atomique, laissant derrière elle les débris constituant la ceinture d’astéroïdes. Le fragment lunaire aurait ensuite été capturé par la Terre.
Une autre version évoque une collision entre Maldek et un second monde occupant la même région. L’un des deux aurait été détruit, tandis qu’un grand fragment aurait été projeté dans l’espace. Après avoir subi les attractions magnétiques de la Terre et de Vénus, il aurait failli entrer en orbite autour de Vénus avant d’être finalement capturé par la Terre. Zebban considérait ces deux explications comme partiellement exactes, car les corps concernés auraient été des planètes sœurs et non de simples satellites.
Il avertit Oswald que sa propre explication serait probablement considérée comme une conjecture ou comme le produit de son imagination. Il défendait néanmoins l’imagination comme une faculté permettant de former l’image d’une vérité encore inaccessible. Oswald demanda à recevoir cette version, estimant que Zebban lui avait toujours transmis des connaissances sincères.
La Lune aurait initialement été conçue comme une planète évolutive destinée à accueillir la vie et à intégrer le système solaire comme l’un de ses mondes voisins. Sa formation avait déjà produit de l’eau, une atmosphère, des nuages, des arbres, de la végétation et des prairies. Les brumes et les pluies permettaient à ces premières formes de vie de se développer. Le processus fut toutefois interrompu avant que l’astre n’atteigne le stade d’une planète achevée.
Le processus spirituel de formation des mondes
Pour expliquer cet abandon, Zebban présenta la création des mondes comme un programme de transformations à l’intérieur de la conscience omnipotente. Les planètes matérielles évoluent à travers différentes phases de changement, phénomène que les humains appellent le temps. Ces changements sont répartis en cycles d’accomplissement au cours desquels les cosmos se forment progressivement.
La manifestation d’une planète et de ses matériaux est conduite par des âmes spirituelles autorisées par l’Intelligence divine. Ces êtres permettent à la vie de traverser de nombreuses étapes d’évolution dans la matière. Une planète demeure active jusqu’à l’obtention du résultat prévu, puis retourne à l’état d’énergie lorsque son objectif est rempli.
Le temps n’existe pas véritablement pendant ce processus. Il n’est qu’un programme ordonné de changements se déroulant dans l’éther libre afin de produire des mondes matériels. Les connaissances scolaires doivent enseigner ces principes fondamentaux sur la structure de l’Univers, la formation des étoiles, des soleils, des planètes et des satellites. Un corps plus petit et non incandescent capturé dans une orbite régulière autour d’un soleil est appelé planète en raison du plan sur lequel il se déplace.
Zebban donne à la Lune une distance moyenne d’environ 238 800 miles de la Terre (384 000 km), une vitesse orbitale de 2 290 miles par heure (3 700 km/h) et un diamètre de 2 162 miles (3 480 km). Il compare cette vitesse aux mille miles par heure (1 600 km/h) de rotation de la Terre et estime qu’il faut approximativement cinquante lunes pour former un corps de la taille de la Terre. L’humanité se trompe en croyant que sa planète est la seule à accueillir une vie consciente. Des millions d’univers semblables au sien possèdent des mondes capables d’entretenir des formes vivantes, parfois dans des conditions plus avancées.
La formation d’un monde commence par un « centrosome », c’est-à-dire un noyau central de masse s’organisant en motifs. Animé par une force centrifuge issue de l’Intelligence divine, ce noyau tourne et attire progressivement des atomes et des molécules. Sa température augmente à mesure qu’il grossit.
Le corps en formation accumule du fer, du magnésium, des phosphates, du mercure, du soufre, du manganèse, de l’aluminium, de l’hydrogène, de l’oxygène, de l’hélium et de nombreux autres éléments. Des réactions chimiques produisent ensuite des métaux précieux comme l’or, l’argent et le platine. Les différentes substances se coagulent en structures durcies, tandis que les résidus du mouvement rotatif forment progressivement le sable et la terre maintenant les ensembles matériels.
Une unité céleste tourne autour de centrosomes plus grands, et participe à un système de plus vaste dimension. L’intense chaleur produite par la rotation fait monter la vapeur et les brumes. Des nuages apparaissent alors et déversent pendant des millénaires des pluies abondantes. Celles-ci refroidissent le corps céleste et forment les ruisseaux, les rivières, les lacs, les mers et les océans. La rotation donne leur forme sphérique aux planètes, aux étoiles et aux satellites. Zebban rejette l’idée d’une formation par un Big Bang et évalue à plusieurs millions d’années la durée nécessaire à l’achèvement d’un centrosome.
L’énergie, l’éther et la matière
Toute la Création est constituée d’énergie, reliée à d’autres objets et à différentes conditions. Derrière cette énergie agit l’Intelligence universelle, qui la contrôle, l’oriente et produit les résultats matériels. Cette cause première peut être appelée Esprit saint ou Esprit divin. La matière n’est que l’effet d’une énergie rayonnante, et toutes les formes de vie, comme tous les matériaux, sont composés de cette même substance fondamentale.
La fabrication des corps célestes et leurs transformations successives obéissent à un code de lois. La conscience de la totalité agit comme l’Esprit saint en donnant une réalité à la matière et en produisant des substances à partir d’une combinaison d’énergies électriques positives et négatives. La différence de vitesse entre les impulsions électriques détermine la nature des matériaux obtenus.
L’éther correspond à l’état de l’espace dans lequel les énergies positives et négatives rendent possibles les constructions atomiques. Une quantité limitée d’énergie électrique est disponible dans chaque volume déterminé de l’espace céleste, imposant une limite à la quantité de matière susceptible de s’y former. Entre les planètes, l’énergie reste libre, sans structure coagulée ni orientation matérielle définie.
Même l’espace apparemment vide contient donc une substance non concentrée. La formation d’un monde de la taille de Jupiter nécessite une immense quantité de cette énergie libre répandue dans l’espace interstellaire. Elle devient perceptible seulement lorsqu’elle produit un effet accessible aux sens.
Après de nombreuses collisions et réorientations, l’énergie libre commence à tourner selon un mouvement circulaire. Une manifestation électrique incandescente apparaît alors, correspondant à ce que la science appelle une nébuleuse. Celle-ci se condense en assemblages atomiques et forme des minéraux, des métaux et des composés chimiques. Cette région de l’espace agit comme un gigantesque laboratoire dans lequel les atomes, les protons et les électrons se combinent selon leurs affinités autour du noyau central.
Tous les corps engagés dans ce processus ne sont pas destinés à devenir des planètes achevées. L’âme spirituelle chargée de guider une formation peut désapprouver son propre travail et l’abandonner. Les astéroïdes, les météores, les comètes et certaines lunes sont les vestiges de créations interrompues. La Lune terrestre appartient à cette catégorie, ce qui explique qu’elle acquiert de l’eau, de la neige, de la glace, une atmosphère, des nuages et de la végétation avant l’arrêt de son évolution.
Le système solaire est créé par plusieurs « esprits manufacturiers vivants » travaillant ensemble à l’établissement de douze planètes et de leurs satellites nécessaires à l’équilibre général. L’un de ces esprits progresse beaucoup plus lentement que les autres. Il reçoit l’ordre d’abandonner sa création, située au-delà du douzième monde, ou de l’achever sous la forme d’une lune dans une autre région du cosmos.
Commentaire personnel :
On retrouve cette information sur l'existence de 12 planètes dans notre système solaire, déjà donné dans des contacts avec les Vénusiens par plusieurs contactés, ou par Mars, par Clarion via Bethurum ou par d'autres dont contacts variés dont les noms sont à lister précisément. C'est une information concordante en tous cas.
Le déplacement de la Lune vers la Terre
Le monde inachevé fut déplacé afin de devenir le satellite de la Terre. Il entra d’abord en orbite autour de Jupiter, puis échappa à son attraction. Il faillit également être capturé par Vénus avant de poursuivre sa trajectoire et de se stabiliser autour de la Terre. Oswald reconnaissait que les fondamentalistes et les scientifiques rejetteraient probablement cette explication, mais il choisit de la consigner pour que chacun puisse l’accepter ou l’écarter librement.
Zebban ne manifestait aucune hostilité envers les personnes susceptibles de contester ses informations. Il rappelait que les réalités célestes dépassaient largement ce qui pouvait être rassemblé dans une seule communication et affirmait n’avoir aucune intention d’attaquer les conceptions humaines. Il conclut en exprimant son amour pour la Création, souhaita à Oswald de demeurer en paix et mit fin au contact avec les paroles « Shastal Imenubicob ».
Extrait 9 : les religions, la Bible et leurs dérives selon Zebban
Le contexte de la communication sur les religions et l’Apocalypse
Le 9 octobre 2003, Oswald informa Wendelle Stevens qu’il avait retrouvé dans l’un de ses classeurs une communication portant sur des questions religieuses. La plupart des documents de même nature avaient disparu dans l’incendie de ses archives par la fondamentaliste évangélique en 1968, mais il conservait encore quelques notes concernant la véritable histoire de Jésus, l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie et Judas Iscariote. Il poursuivait ses recherches dans sa maison et son garage afin de retrouver ces éléments.
Après avoir envoyé la communication sur la Lune et les cartes topographiques de ses lieux de rencontre, Oswald transmit un nouvel échange clairaudient avec Zebban consacré en partie à l’Apocalypse. Sa lettre date cette expérience du 2 août 1967 et précise qu’elle dura deux heures et quart. Le titre de la transcription porte cependant la date du 2 août 1957, tandis que sa conclusion mentionne de nouveau 1967. Cette différence de date n’est pas expliquée. Son contenu évoque cependant des événements postérieurs, notamment l’attentat contre Jean-Paul II en 1981 et la condamnation de Jim Bakker en 1989. Le document comporte donc une importante incohérence chronologique qui ne permet pas de déterminer la date réelle de l’ensemble de la communication.
Oswald expliquait avoir reçu cette communication après une grave grippe qui l’avait obligé à rester plusieurs jours au lit. Il avait alors repris la lecture de la Bible et reçu télépathiquement le conseil de poursuivre cette étude afin d’élever son esprit et de favoriser sa guérison. Après avoir entendu à la radio des informations sur une tentative d’assassinat contre le pape, il réfléchissait encore à cet événement lorsque la sensation de « Grandeur spirituelle » l’envahit.
Oswald récita immédiatement une prière demandant protection, orientation et lumière, afin qu’aucune entité indésirable ne puisse pénétrer dans son domicile ou prendre possession de son corps. Un bourdonnement inhabituel apparut ensuite dans ses oreilles, lui annonçant une communication clairaudiente. Il prit sa montre, un stylo et son carnet, puis reconnut la voix de Zebban.
Zebban le salua et précisa que ses paroles lui parvenaient par le canal sonore intérieur de ses oreilles. Il expliqua cette méthode pour les personnes susceptibles de s’interroger sur le fonctionnement d’un contact clairaudient. Il évoqua ensuite la tentative contre le pape et annonça que d’autres attentats se produiraient si son véhicule n’était pas entouré d’une protection particulière.
La surveillance des autorités terrestres
Les visiteurs surveillaient continuellement le comportement des dirigeants politiques, gouvernementaux, religieux et militaires. Leur attention se portait notamment sur les progrès techniques des armées terrestres, qui auraient obtenu par la force des matériaux et des connaissances appartenant à des êtres innocents venus de l’espace.
Oswald identifia ces captifs comme les entités biologiques extraterrestres désignées par la science sous le sigle EBE. Zebban confirma cette interprétation et considéra que le vol de leur technologie illustrait le retard moral de l’humanité.
L’Église catholique et ses dirigeants
De graves problèmes devaient toucher l’Église catholique romaine. Zebban évoqua des tentatives dirigées contre la vie du pape Jean-Paul Ier ainsi que la mort provoquée de son prédécesseur. Zebban évoqua des tentatives dirigées contre la vie du pape, (désigné dans la transcription d’Oswald comme Jean-Paul Ier, bien que les circonstances rapportées correspondent à l’attentat contre Jean-Paul II, une erreur de transcription probable d’Oswald). Celui-ci aurait été empoisonné au moyen d’une substance impossible à détecter médicalement et produisant l’apparence d’une crise cardiaque. Une profonde corruption existerait au sein de la hiérarchie catholique.
Zebban savait que l’attachement d’Oswald à cette Église restait important et affirma ne pas vouloir offenser ses convictions. Il annonça néanmoins de graves dissensions susceptibles d’influencer les événements mondiaux, d’ébranler le Vatican et de révéler des abus sexuels commis par des membres du clergé. Ces actes se produisaient déjà secrètement et devaient donner naissance, dans les années suivantes, à un scandale considérable.
La malhonnêteté et la recherche de profit personnel de certains responsables religieux seraient rendues publiques sans provoquer la disparition complète de l’Église. Le pape aurait toutefois beaucoup de difficultés à empêcher sa division. La majorité des fidèles ne quitterait pas la communauté, mais demanderait que les responsables coupables soient écartés afin que l’institution puisse poursuivre sa mission.
Certains évêques et cardinaux de haut rang chercheraient à manipuler les croyants en inventant de nouvelles règles et de nouveaux dogmes présentés comme venant directement de Dieu. Les fidèles finiraient cependant par découvrir leur volonté de puissance, leur recherche de richesse, leur hypocrisie et leurs mensonges. Plus largement, de nombreuses religions connaîtraient un déclin parce qu’elles utilisaient la peur, la culpabilité et la manipulation pour contrôler les populations.
La religion institutionnelle ne correspondrait pas à la voie prévue par Dieu. Les religions seraient des constructions humaines mêlant croyances mystiques, tromperies et fausses doctrines. Les véritables lois divines avaient été conçues comme une manière de vivre, mais certains savants avaient retiré de nombreux enseignements originaux. Une partie de ces archives aurait néanmoins été préservée dans des lieux secrets pour être utilisée ultérieurement.
Les rédacteurs bibliques auraient transformé les doctrines et falsifié une partie de leur sens. Le pape récemment nommé était cependant décrit comme un homme bon, aimant et entouré d’une énergie bienveillante. Il souhaitait apporter la paix aux Églises et à l’ensemble de la société. Certains évêques et responsables du Vatican lui reprochaient toutefois de ne pas être suffisamment manipulable et craignaient qu’il refuse de suivre leur programme. Ils envisageaient de l’arrêter au moyen d’une substance agissant sur son esprit comme un puissant tranquillisant. Les tentatives contre sa vie devaient néanmoins échouer grâce aux mesures prises pour le protéger.
Les versions de la Bible et la création de l’humanité
Oswald demanda ensuite quelle version de la Bible pouvait être considérée comme correcte, après avoir constaté de nombreuses différences entre les éditions utilisées par les diverses Églises. Zebban répondit qu’aucune version n’était entièrement exacte. Chacune avait été orientée vers les doctrines propres à la religion qui l’avait produite. Même la version du roi Jacques contenait des contradictions.
Les premiers chapitres de la Genèse proposaient, selon Zebban, trois explications différentes de la création de l’humanité. Dans un passage, Dieu formait l’homme avec la poussière du sol et insufflait la vie dans ses narines. Dans un autre, il plongeait Adam dans un profond sommeil, lui retirait une côte et l’utilisait pour créer la femme. Un passage antérieur affirmait pourtant que Dieu avait créé l’être humain à son image, à la fois mâle et femelle.
La version correcte serait celle dans laquelle le Créateur forme l’humanité à son image spirituelle. Les premiers êtres humains auraient donc été des formes spirituelles et non des corps de chair. La création d’Ève à partir d’une côte d’Adam devenait inutile puisque l’homme et la femme avaient déjà été créés ensemble. La fabrication d’Adam à partir de poussière ou d’argile contredisait également la capacité divine de créer directement depuis l’esprit.
Le mot « homme » employé dans certains passages devait être compris comme désignant toute l’humanité. Les différentes explications auraient été introduites par des rédacteurs hébreux qui ne remarquèrent pas ou ne corrigèrent pas leurs contradictions. En les conservant, ils donnaient l’impression que Dieu avait hésité entre plusieurs méthodes et ne savait pas comment créer l’être humain.
Les fondamentalistes présentaient la Bible comme la parole infaillible de Dieu, alors que les rédacteurs avaient ajouté leurs propres idées et supprimé des éléments essentiels. Ils se croyaient capables de produire la traduction exacte des anciens écrits, mais redoutaient que le public rejette certaines révélations. Ils avaient donc modifié les récits pour imposer leur propre version comme la vérité complète.
Parmi les enseignements supprimés figuraient les rencontres extraterrestres des prophètes Élie, Daniel et Ézéchiel, ainsi que celles d’Emmanuel. Les expériences d’Élie avaient été dissimulées parce que les responsables religieux pensaient qu’elles ne seraient pas acceptées. La vision d’Ézéchiel avait été transformée en une scène peuplée de créatures couvertes d’yeux. Les rencontres d’Emmanuel furent remplacées par une confrontation avec Satan sur une haute montagne, afin d’éviter qu’il soit lui-même accusé de fréquenter des démons ou des êtres incarnés venus d’ailleurs.
Les télévangélistes et l’affaire Jim Bakker
Oswald s’interrogea ensuite sur les enseignements des évangélistes de télévision. Zebban répondit que ceux-ci recevaient une formation dans des écoles leur imposant des règles et des méthodes précises. Ils devaient suivre les doctrines prescrites sous peine d’être exclus.
À propos du télévangéliste Jim Bakker, Zebban déclara qu’il avait fraudé son public par un système qualifié de réserve fractionnaire et avait été condamné à 45 ans de prison ainsi qu’à des amendes de plusieurs millions de dollars. L’utilisation abusive de fonds dépassant approximativement cent millions de dollars était jugée répréhensible, mais aurait dû être traitée dans le cadre d’une procédure civile et non fédérale.
Le placement de Bakker dans des chaînes était également considéré comme injustifié puisqu’il ne s’agissait pas d’un criminel violent susceptible de s’enfuir. L’affaire était présentée comme une attaque fédérale contre la liberté religieuse. Bakker aurait utilisé l’argent d’un fonds fiduciaire pour les besoins généraux de son organisation en affirmant que le transfert était temporaire. D’autres personnes auraient participé à cette opération tout en réclamant qu’il subisse seul la peine maximale. Elles ne furent ni arrêtées ni poursuivies, tandis que Bakker perdit sa situation financière, sa stabilité mentale et son mariage.
Les sept lettres et les quatre cavaliers de l’Apocalypse
Oswald demanda ensuite à comprendre le livre de l’Apocalypse, qu’il jugeait particulièrement complexe. Zebban répondit que les érudits bibliques et les prêtres avaient compliqué la compréhension de Dieu par leurs raisonnements dogmatiques. Les prophéties transmises à Jean auraient également été communiquées à d’autres cultures sous des formes différentes, mais avec une signification identique.
Les sept lettres dictées à Jean par l’être christique contenaient des paroles de réconfort, d’amour et d’avertissement ainsi que des indications sur la véritable voie spirituelle. Elles pouvaient être comprises à deux niveaux, collectif et individuel. L’une s’adressait aux personnes demeurées fidèles aux lois divines, auxquelles une protection contre les tribulations était promise. Une autre visait celles qui étaient devenues indifférentes à Dieu, ni favorables ni opposées à ses lois, et qui ne comprenaient pas leur pauvreté, leur aveuglement et leur nudité intérieurs. La blancheur des vêtements mentionnée dans ce passage symbolisait la pureté de l’intention et non le port matériel d’un vêtement blanc.
Les quatre premiers sceaux correspondaient aux quatre cavaliers de l’Apocalypse. À l’échelle collective, ceux-ci représentaient les conflits internationaux, les massacres, les destructions et le chaos économique provoqués par les guerres. Leur apparition était également associée à l’ascension de la race blanche, à sa domination sur la Terre, à la colonisation et à l’exploitation des peuples placés sous son contrôle. À une autre échelle, les cavaliers représentaient les empires et les mouvements politiques appelés à dominer le monde à la fin des temps.
Le premier cavalier et le cheval blanc
Le premier cavalier, monté sur un cheval blanc, représentait les puissances européennes issues de l’ancien Empire romain qui étaient parties à la conquête du monde. La Grande-Bretagne, la France et l’Espagne étaient citées comme les principales puissances coloniales.
Contrairement à l’interprétation de certains spécialistes religieux, ce cavalier ne représentait pas le Christ. Il était identifié à l’Antéchrist et à Lucifer. Sa couleur blanche servait à tromper et à lui donner une apparence de pureté. Le véritable être christique ne devait apparaître qu’avec le cinquième cheval.
Zebban expliquait que l’être christique, représenté par l’Agneau, ouvrait lui-même les sceaux et ne pouvait donc pas être simultanément le cavalier du premier cheval. Celui-ci répandait la recherche des possessions matérielles, de la richesse, du pouvoir et de la domination sexuelle. Les personnes ayant choisi la voie menant aux mondes supérieurs seraient emmenées dans des « vaisseaux de lumière » argentés, et non sur des nuages.
Dans ce même développement, Zebban condamnait les doctrines religieuses qu’il jugeait trompeuses, mais aussi l’avortement, qu’il assimilait à la suppression d’une vie innocente résultant d’un usage irresponsable de la sexualité. Il condamnait également l’homosexualité, qu’il présentait comme contraire aux lois divines.
Le deuxième cavalier et le cheval rouge
Le deuxième cavalier montait un cheval rouge, couleur du sang. Il recevait le pouvoir de retirer la paix de la Terre et de pousser les hommes à s’entretuer. Zebban associait ce cavalier au communisme mondial et aux régimes qui provoquaient la guerre, l’anarchie, les massacres et la répression.
La Russie soviétique était rendue responsable du massacre d’une partie de sa propre population, de la répression en Hongrie et de l’asservissement des pays placés derrière le rideau de fer. La Chine de Mao était également citée pour les massacres commis contre sa population, le génocide du peuple tibétain et l’occupation de territoires appartenant à l’Inde.
Le galop du cheval rouge symbolisait les guerres, le choc des armes, la destruction des corps, les souffrances des enfants et des blessés ainsi que les missiles équipés de têtes nucléaires. L’humanité possédait désormais la capacité de détruire plusieurs fois la Terre et d’anéantir sa propre espèce. Zebban affirmait toutefois qu’une intervention divine empêcherait l’élimination complète de la civilisation et que la Terre entrerait auparavant dans une période de purification. Une partie de l’humanité devait périr par les guerres, les épidémies, les maladies et les famines.
La page manquante dans le livre
Après une question d’Oswald sur la manière dont une partie de l’humanité pourrait survivre, Zebban rappela que Dieu avait promis, après le Déluge, de ne plus détruire la Terre, mais qu’il n’avait pas promis de préserver toutes les civilisations. La transcription s’interrompt ensuite au milieu de son développement.
À cet endroit précis dans le livre UNE PAGE MANQUE PARCE QU’UNE AUTRE PAGE A ÉTÉ COPIÉE EN DOUBLE. La page absente se situe donc entre le développement consacré au deuxième cavalier et la reprise du dialogue sur la surveillance des installations terrestres. Le contenu consacré au troisième cavalier se trouve vraisemblablement dans cette partie manquante. Le livre reprend directement au milieu d’une phrase concernant la Terre.
La surveillance des installations terrestres
Dans la reprise, Zebban expliquait que les visiteurs utilisaient une technologie informatique schématique pour observer les installations gouvernementales et militaires et entendre certaines conversations. Ils suivaient les essais nucléaires réalisés dans différents secteurs des États-Unis et dans d’autres pays. Cette surveillance ne constituait pas, selon lui, une volonté d’espionnage, mais une précaution destinée à connaître les projets des responsables scientifiques, militaires et gouvernementaux concernant l’espace et les autres mondes.
Cette vigilance devait assurer leur propre protection autant que celle de l’humanité. Les conséquences d’une perte de contrôle ne se limiteraient pas à la Terre, mais pourraient toucher d’autres mondes du système solaire et même des régions situées au-delà.
Les ressources terrestres et les conséquences du nucléaire
Zebban estimait que l’exploitation excessive du pétrole, du gaz naturel, des minerais de fer, des métaux et des formations cristallines perturbait l’équilibre naturel de la Terre. La disparition des arbres était particulièrement grave en raison de leur rôle dans l’élimination des polluants et la régulation de l’atmosphère. Leur destruction favorisait des variations de température et altérait progressivement l’équilibre climatique.
Les essais atomiques intentionnels ou accidentels pouvaient perturber les mouvements naturels de la Terre et provoquer de lents déplacements. La pollution atmosphérique et la modification artificielle des conditions climatiques risquaient également d’avoir des effets désastreux sur l’évolution naturelle de la planète.
Les déchets nucléaires enfouis profondément dans le sol ou dissimulés dans les océans pouvaient être déplacés par les mouvements naturels de la Terre. Leur explosion risquait alors de provoquer des séismes, des raz-de-marée et des déplacements de masses continentales. Les nombreuses bombes atomiques entreposées en prévision d’une utilisation future représentaient un danger supplémentaire. Une modification importante de l’inclinaison terrestre pouvait déclencher simultanément plusieurs de ces zones de stockage et anéantir des territoires ainsi qu’une grande partie de la population.
Zebban expliquait que les scientifiques ne divisaient pas véritablement l’atome, mais séparaient l’énergie de son noyau, qui se projetait alors dans toutes les directions. Cette réaction produisait un poison radioactif susceptible de persister pendant quatre à cinq mille années terrestres. Une fois cette substance créée, elle ne pouvait plus être supprimée.
Il fallait donc concevoir une méthode permettant de retenir l’énergie explosive et de la transformer en une forme utilisable. Les êtres de Nep-4 savaient transférer les atomes vers des structures moléculaires exploitables sans produire de déchets inutiles.
La Terre ne devait pas être entièrement détruite, mais d’importantes masses terrestres seraient déplacées. Zebban rappelait qu’elle était un organisme vivant soumis, comme le corps humain, à un vieillissement et à des transformations naturelles.
Les prophéties, les famines et la société terrestre
Les prophéties de l’Apocalypse pouvaient encore être modifiées par d’autres événements, comme les fils d’une tapisserie dont l’entrecroisement détermine progressivement la forme finale. Une prophétie ne s’accomplissait donc pas nécessairement si un événement nouveau venait modifier la succession prévue.
Les famines futures ne seraient pas seulement causées par un manque de nourriture, mais surtout par sa mauvaise distribution, la corruption des organisations internationales de secours, l’indifférence de certains gouvernements envers leur propre population et les fraudes commises entre les nations. De nombreuses personnes demeuraient sans domicile et privées de nourriture, particulièrement en Afrique et au Mexique.
Les églises pouvaient ouvrir leurs portes aux personnes dans le besoin, mais le terrorisme, le vandalisme, la cupidité et l’égoïsme compliquaient encore la situation. Une grande partie des nouveaux sans-abri était constituée d’anciens professionnels et de travailleurs qualifiés licenciés. Tandis que les famines et les maladies progressaient, d’autres personnes continuaient à s’armer en grand nombre. Les armes ne tuaient pas seules : les êtres humains les utilisaient pour tuer.
Le quatrième cavalier et le cheval livide
Le quatrième sceau libérait un cheval dont la couleur, désignée par le mot grec « Chloros », correspondait à un jaune-vert maladif, à la couleur des cendres ou à la teinte livide et exsangue d’un cadavre. Son cavalier se nommait la Mort et l’Enfer le suivait. Il recevait le pouvoir de faire périr le quart de la population mondiale.
Les moyens de destruction associés à ce cavalier étaient la guerre, la famine, les épidémies et les animaux sauvages. Des bêtes affamées devaient parcourir les terres, détruire les troupeaux et pénétrer dans les villes. Les populations seraient frappées par la fièvre, les inflammations, les maladies pulmonaires, les cancers, les troubles mentaux, les malformations congénitales, les maladies dégénératives et différentes affections incurables, parmi lesquelles le sida, les maladies vénériennes et l’herpès. Certains traitements seraient dissimulés et conservés par ceux qui les contrôlaient.
Des invasions d’abeilles, de guêpes, de sauterelles et de fourmis rouges ravageraient les cultures et détruiraient les sources alimentaires végétales. Après avoir dévoré la végétation, ces insectes s’attaqueraient aux populations dans des proportions épidémiques. Certains êtres humains en viendraient à souhaiter la mort sans pouvoir l’obtenir, et finiraient par vivre comme des animaux.
Le cinquième cheval et la conclusion de la communication
Après le passage répété des quatre cavaliers et l’accomplissement des sept sceaux apparaîtrait un cinquième cheval, blanc comme la neige. Son cavalier porterait son propre nom et correspondrait au véritable être christique. L’humanité ne se réveillerait qu’après le passage des quatre premiers cavaliers et l’accomplissement des épreuves annoncées.
Les messagers célestes ne prendraient pas la forme d’esprits pourvus d’ailes, mais celle d’êtres dotés de connaissances supérieures. Les armées célestes et les frères du cosmos se tiendraient alors prêts. Zebban conclut ainsi son développement sur le livre de l’Apocalypse.
Oswald déclara que cette communication l’aidait à mieux comprendre les prophéties, tout en se demandant comment les Églises réagiraient à cette interprétation. Il se demandait si elles la présenteraient comme une œuvre du diable ou si elles préféreraient l’ignorer parce qu’elles ne possédaient peut-être pas toute la vérité.
Zebban répondit que ceux qui possédaient des oreilles devaient entendre, ceux qui possédaient des yeux devaient voir, et ceux qui pouvaient parler devaient le faire avec compréhension. Les événements annoncés devaient s’accomplir, qu’ils soient acceptés ou rejetés. Il invita Oswald à assimiler les connaissances reçues, lui souhaita de demeurer dans la paix et l’amour divin, puis mit fin au contact à 16 h 50, le 2 août 1967.
Extrait 10 : Lucifer, Satan et la véritable nature du mal selon Zebban
Les communications retrouvées sur la notion de diable
Oswald retrouva dans un autre classeur des communications reçues en septembre 1969 à propos de l’interprétation théologique du diable. Ces révélations l’avaient profondément surpris en raison de son éducation catholique. Zebban lui avait assuré que la Bible comportait de nombreuses erreurs littéraires qui avaient entretenu la confusion et empêché les croyants d’accéder à certaines vérités.
Oswald n’avait pas osé présenter ces informations à l’église chrétienne qu’il fréquentait depuis 1964, car il était convaincu qu’elles auraient provoqué son exclusion. La plupart des classeurs contenant ses enseignements bibliques furent ensuite d'ailleurs brûlés par une extrêmiste comme on l'a déjà expliqué. Quelques-uns échappèrent toutefois au feu et un de ses amis les lui rendit un an plus tard, profondément contrarié par ce qui lui avait été fait.
Le 26 octobre 1980, à 19 h 30, Oswald reçut par écriture automatique une communication intitulée « La légende de Lucifer et la manière dont l’entité du diable fut introduite dans la pensée théologique ». Elle ne provenait pas de Zebban, mais d’une entité spirituelle inconnue qu’il considérait comme plus élevée. Cette communication, qu’il conserva dans un classeur, fut l’une des plus controversées et des plus importantes qu’il reçut selon lui.
Lucifer et la naissance de la figure de Satan
Satan y était présenté comme une figure de fiction religieuse issue de la déformation de l’histoire ancienne de Lucifer. Celui-ci aurait réellement existé, mais n’aurait jamais été le démon décrit par la tradition. Il aurait été un être cosmique très avancé, destiné à poursuivre son évolution spirituelle jusqu’au rang d’archange.
Lucifer aurait cependant inversé son orientation céleste et développé l’idée que Dieu et lui provenaient tous deux de la même substance spirituelle. Il aurait alors cherché à s’élever jusqu’au rang de la divinité suprême et entraîné d’autres êtres spirituels à sa suite.
Venu sur Terre avec des êtres placés sous son autorité, il aurait transgressé les lois divines en entretenant des relations sexuelles avec des formes indigènes terrestres. Cette conduite lui aurait fait perdre les facultés intellectuelles et créatrices qui auraient pu faire de lui l’un des grands êtres du cosmos.
Lucifer aurait été l’un des plus fiers membres des groupes venus de l’espace s’établir sur la Terre. Ses unions avec des créatures terrestres auraient provoqué une période de perversion dont certaines traces subsisteraient encore dans l’humanité. Il aurait cependant quitté depuis très longtemps la scène terrestre.
Le souvenir de ses fautes aurait progressivement donné naissance à l’image du tentateur, du prince des ténèbres, de l’ennemi de Dieu et de la personnification universelle du mal. Les comportements qualifiés de sataniques viendraient en réalité d’une tendance à l’intolérance, à l’orgueil, à l’impatience, à la vengeance, à la jalousie et au refus des lois divines, inscrite dans l’héritage psychologique et organique de l’humanité.
L’inexistence d’un diable personnifié
Aucun être de l’époque actuelle ne ressemblerait véritablement à Lucifer ou à ses principaux lieutenants. Le seul diable encore agissant serait la haine de la lumière et de la vérité qui demeure dans le cœur des êtres humains. Plus cette vérité s’intensifie, plus elle révèle leur ignorance, leurs doutes et leur retard spirituel, suscitant leur hostilité.
Les personnes dominées par la peur, l’ignorance ou les passions mauvaises ne devaient pourtant pas être regardées comme des démons. Elles étaient considérées comme des êtres insuffisamment évolués qui n’avaient pas encore choisi de se tourner vers la lumière.
Il n’existerait donc aucun diable au sens religieux, mais seulement des personnes ignorantes, moralement déformées ou attirées par le mal. La Providence divine aurait créé des formes de vie angéliques dotées de fonctions supérieures à celles des humains, mais elle n’aurait pas créé une entité démoniaque chargée d’organiser le mal.
Toute vie proviendrait d’une même essence spirituelle. Certaines unités s’élèveraient vers la lumière tandis que d’autres descendraient vers l’obscurité par leurs propres choix. Un Satan exerçant une fonction universelle de tentateur constituerait une impossibilité, car la tentation ne serait que l’attirance individuelle vers des comportements contraires au progrès moral et spirituel.
L’ignorance, la cupidité, l’aveuglement, la luxure et l’égoïsme existent réellement, mais aucune intelligence centrale ne coordonne ces défauts. Chaque être accomplit son propre cheminement vers le salut par l’expérience, les erreurs et leur correction. La doctrine d’amour du Christ permet de vaincre ces faiblesses et, avec elles, de faire disparaître la tradition même de Satan.
La réponse à la peur et aux persécutions
Les personnes perverses, déséquilibrées ou fanatiques ne devaient pas être craintes, car la peur leur fournit une énergie supplémentaire. Il faut plutôt les considérer comme des unités spirituelles ayant besoin de conseils.
Oswald était invité à traiter avec bonté ceux qui demeuraient dans l’obscurité, à ne pas lutter contre eux et à leur proposer des connaissances plus élevées. Il ne devait pas se laisser abattre par les insultes ou les persécutions exercées au nom de Dieu. Ceux qui l’attaquaient étaient comparés à des brebis égarées par ignorance. Il devait répondre avec patience, tolérance, générosité et compréhension, à l’image du charpentier de Galilée venu transmettre l’amour.
Les nouvelles manifestations annoncées
La communication annonçait également à Oswald de nouvelles manifestations différentes de celles qu’il avait connues jusque-là. Des visiteurs associés à une blancheur pure devaient lui révéler leur présence, tandis qu’il commencerait à percevoir des réalités invisibles aux yeux humains et liées à l’existence éternelle de l’esprit. Certains de ces êtres s’étaient déjà présentés sous une forme charnelle. L’entité affirmait transmettre ces enseignements avec amour, charité et tolérance.
Les réactions des responsables religieux
Cette communication transforma profondément la compréhension spirituelle d’Oswald. Il tenta d’en transmettre le contenu à plusieurs ministres du culte ainsi qu’à des évangélistes de télévision comme Benny Hinn et Paul Crouch. Leurs réponses lui recommandèrent de se réconcilier avec Dieu ou de suivre un accompagnement spirituel, car ils estimaient qu’il s’écartait du chemin chrétien.
Oswald choisit de ne pas tenir compte de ces jugements et s’efforça plutôt d’appliquer le conseil lui demandant de ne pas se laisser décourager par les persécutions religieuses. Il lui fallut du temps pour parvenir à considérer ses opposants comme des êtres ayant besoin d’aide plutôt que comme des ennemis.
Les rapprochements avec l’expérience de William Herrmann
La lecture des difficultés rencontrées par William Herrmann et notamment avec sa communauté religieuse, rappela à Oswald sa propre confrontation avec les institutions religieuses. Herrmann avait envoyé à Wendelle Stevens une lettre dans laquelle il renonçait aux ovnis et aux contacts, tout en affirmant n’avoir subi aucune pression. Oswald jugeait cette déclaration peu crédible, car l’église de Herrmann envisageait de lui faire subir un procès pour hérésie.
Une telle accusation aurait nécessité de prouver une origine démoniaque de ses expériences, alors que les documents disponibles ne révélaient rien de cette nature et que de nombreux autres témoins avaient rapporté des enlèvements ou des contacts semblables.
Oswald considérait également que l’épouse de Herrmann aurait dû le soutenir davantage puisqu’elle avait elle-même aperçu les appareils à plusieurs reprises. Il opposait cette attitude à celle de sa femme Michele, qui lui était restée fidèle sans se préoccuper du jugement des voisins ou des églises.
S’il avait dû choisir entre ses visiteurs et une institution religieuse, Oswald aurait choisi les visiteurs, car ses expériences lui paraissaient plus certaines que les récits de feu, de damnation et de châtiment transmis par les églises. Il pensait donc que Herrmann avait bien été contraint, au moins moralement, de se rétracter.
Pour Oswald, les rencontres extraterrestres n’avaient aucun lien avec l’occultisme. Ses propres contacts avaient notamment donné lieu à des études bibliques, à des descriptions de systèmes de propulsion et à des explications sur la fabrication des vaisseaux. Lorsqu’il avait exposé l’interprétation technologique de la vision d’Ézéchiel ou certaines parties de l’histoire d’Élie à différentes églises, il avait été insulté, ridiculisé et repoussé. Ces réactions renforcèrent sa décision de conserver sa confiance envers les êtres qui l’avaient contacté.
Les enseignements religieux disparus
Une grande quantité d’informations concernant Jésus, Sodome et Gomorrhe, Paul de Tarse et l’Enlèvement des croyants avait disparu dans l’incendie. Oswald se souvenait toutefois qu’il lui avait été enseigné que Paul, anciennement Saul de Tarse, n’avait pas rédigé les épîtres qui lui étaient attribuées. Elles auraient été composées principalement par Luc et d’autres rédacteurs de la même période.
Il regrettait que Herrmann en soit venu à interpréter ses expériences comme de simples manifestations atmosphériques ou comme des signes trompeurs. Les expressions utilisées par celui-ci, telles que disques lumineux nocturnes ou lumières translucides, correspondaient au contraire, selon Oswald, à l’apparence réelle des appareils enveloppés par leurs puissants champs de force.
Oswald se réjouissait que les êtres de Zeta Reticuli aient récupéré la pièce métallique remise à Herrmann, après que des membres de son entourage religieux l’eurent jetée dans l’eau. Il estimait que Herrmann avait été poussé à croire qu’il avait affaire à des démons et que cette pression expliquait son refus temporaire de poursuivre ses contacts. Il fut rassuré d’apprendre que ceux-ci avaient finalement repris.
Sa propre expérience lui avait appris combien il était difficile de rester fidèle à ce que l’on avait vécu lorsque l’entourage religieux l’attribuait continuellement au diable.
Extrait 11 : des parallèles avec le contact de Leo Dworshak
Des expériences de contact remarquablement similaires
Le 27 décembre 2003, Oswald proposa un épilogue rapprochant ses propres expériences de celles de Leo et Mike Dworshak. Il savait que Wendelle Stevens travaillait alors au troisième volume d’un dossier consacré à la planète Ummo et à d’autres récits de contact. Il avait particulièrement apprécié l’ouvrage de Leo Dworshak, "UFOs Are With Us – Take My Word" (Les ovnis sont parmi nous – croyez-moi sur parole), dans lequel il retrouvait de nombreux éléments similaires à ce qu’il avait lui-même vécu.
Comme dans son propre cas, Leo et Mike Dworshak avaient rencontré une barrière invisible empêchant toute approche non autorisée du vaisseau. Ils avaient ensuite été soumis à un processus de purification par un champ énergétique avant d’être invités à monter à bord. Zebban avait expliqué à Oswald que de semblables précautions étaient nécessaires afin d’éviter toute contamination, son organisme étant désormais adapté aux conditions physiques terrestres. Chez Oswald, cette adaptation s’effectuait principalement par le toucher plutôt que par le passage dans un champ distinct, mais reposait sur le même principe d’une action énergétique.
Les procédures d’embarquement présentaient également plusieurs ressemblances. Leo et Mike avaient dû retirer leurs vêtements et subir une désinfection sous forme de brume. Oswald, de son côté, était d’abord protégé par une intervention énergétique accompagnée d’une prière. Une fois à bord, il retirait ses chaussures et ses chaussettes pour enfiler des chaussons destinés à le protéger d’une décharge électrique ou d’un champ magnétique, puis remplaçait ses vêtements par une combinaison de l’équipage afin d’éviter toute contamination par des germes terrestres. Cette tenue diffusait une substance décrite comme des enzymes argentées qui lui provoquaient momentanément des vertiges.
Ces précautions n’étaient pas nécessaires lors des visites qu’il effectuait durant son enfance. À 28 ans, son organisme s’était davantage adapté à l’environnement terrestre et au vieillissement. Le champ protecteur du vaisseau devait alors assurer sa sécurité tout en empêchant l’air, le sable et les débris de pénétrer dans l’ascenseur central et d’endommager les instruments.
Comme les êtres rencontrés par Leo Dworshak, Zebban et Liom possédaient une apparence entièrement humaine et portaient des combinaisons d’une seule pièce. La principale différence résidait dans la taille exceptionnelle de Liom. Les deux récits décrivaient également un champ invisible entourant le vaisseau. Dans le cas d’Oswald, cette barrière magnétique ne s’étendait que sur quelques mètres autour de l’appareil et était momentanément désactivée pour lui permettre d’approcher.
Oswald se rappelait particulièrement ce vaisseau posé dans le désert. Sa surface rappelait le bronze poli. Des lumières argentées, dorées, bleues, violettes, orange, jaunes et blanches tournaient simultanément dans les deux sens et projetaient sur les collines des reflets comparables à des arcs-en-ciel. L’appareil reposait sur un cylindre central dans lequel une porte invisible pouvait s’ouvrir. Sa hauteur approchait celle d’un bâtiment de trois étages, soit environ 8 mètres, pour une largeur d’environ 45 mètres. Trois rangées de quatre ouvertures entouraient sa base, tandis qu’un dôme cristallin extrêmement brillant recouvrait ses trois niveaux.
Au-delà des aspects techniques, Oswald retrouvait également chez Leo Dworshak les mêmes appels à une transformation morale de l’humanité que ceux transmis par Zebban. Tous deux avaient dû affronter l’incrédulité, le ridicule et le rejet de leur entourage.
Oswald demeurait profondément marqué par ces années d’isolement. Son frère George avait longtemps été la seule personne avec laquelle il pouvait partager librement les connaissances reçues. Malgré ses bons résultats en physique, les informations techniques qu’il tentait d'introduire dans ses cours étaient jugées impossibles ou inutilisables. La destruction de ses classeurs et de ses photographies avait renforcé sa méfiance, mais il continuait de trouver du réconfort dans le souvenir de ses mentors.
Des technologies et des connaissances comparables
Les appareils observés par Leo et Oswald pouvaient disparaître instantanément. Oswald associait ce phénomène à un passage interdimensionnel. Les vaisseaux disposaient aussi de deux systèmes de propulsion : un premier permettant d’atteindre la vitesse de la lumière, puis un hyperpropulseur la dépassant des millions ou des milliards de fois et ouvrant l’accès à l’hyperespace. Certains mécanismes utilisaient des métaux, des minéraux et des tachyons. Pour leurs déplacements les plus rapides, les visiteurs pouvaient simplement penser leur destination.
Les êtres rencontrés par Leo connaissaient ses pensées et surveillaient certaines conversations au moyen de capteurs. Oswald avait vécu la même chose : ses mentors comprenaient ses questions avant qu’il les formule. Il considérait cette télépathie et ce transfert de pensée comme une ancienne science mentale déjà connue en Atlantide et en Lémurie.
Leo avait toutefois observé une technique inconnue d’Oswald. Le vaisseau pouvait absorber la lumière environnante et reproduire les couleurs et les motifs du ciel ou du coucher de soleil, devenant presque indétectable. Oswald voyait dans ce camouflage une réalisation technologique remarquable.
La suspension du mouvement et le voyage vers Bethléem
Une autre ressemblance concernait leur capacité à suspendre le mouvement. Leo avait vu des oiseaux arrêtés en plein vol et un lapin immobilisé en plein saut. Oswald rapprochait cette faculté d’une révélation concernant le voyage de Joseph et Marie vers Bethléem. Ils seraient arrivés le 7 août, pendant la période des récoltes. Marie, enceinte, attendit près d’un puits tandis que Joseph cherchait un logement parmi les auberges occupées par les marchands.
Joseph aperçut alors dans le ciel dégagé un objet argenté très lumineux ressemblant à une étoile. Des oiseaux demeurèrent soudain immobiles dans les airs, les ailes déployées. Une famille préparant son repas, des enfants en train de jouer, un âne et son gardien furent eux aussi figés dans leurs mouvements. Effrayé, Joseph poursuivit ses recherches et obtint finalement l’autorisation de loger avec Marie dans la grange d’une petite maison. Lorsqu’il revint la chercher, tous les êtres immobilisés reprirent leurs activités comme si aucune interruption ne s’était produite. Joseph associa mentalement l’événement à l’objet lumineux resté au-dessus de Bethléem.
Les visiteurs pouvaient également arrêter ou renvoyer des projectiles. Dans l’espace, ils préféraient cependant dématérialiser leur vaisseau afin de laisser passer les météorites sans modifier une trajectoire considérée comme voulue par le Créateur. Lors d’une rencontre avec un médecin au Mexique, les pierres et les branches lancées contre eux furent repoussées vers les agresseurs, mais déviées sur les côtés afin de ne blesser personne.
Les facultés des visiteurs et l’organisation de la Création
Leo attribuait les facultés de ces êtres à l’utilisation de douze sens, contre cinq pour les humains. Oswald n’avait reçu aucune explication précise sur ces sens supplémentaires, mais reconnaissait leur grande intelligence, leur télépathie, leur maîtrise des langues, leur technologie et leur attitude bienveillante. Il pensait que certains vivaient discrètement parmi les humains et choisissaient soigneusement les personnes auxquelles ils révélaient leur identité.
Selon les informations reçues par Oswald et en accord avec celles de Leo Dworshak, le nombre douze posséderait une importance universelle. La Création s’organiserait notamment autour des nombres 1, 2, 3, 7, 8, 12 et 24. Le système solaire comprendrait douze planètes, bien que les astronomes terrestres n’en aient identifié que neuf à l’époque.
Les systèmes de douze mondes s’intégreraient successivement dans des ensembles de vingt-quatre, trente-six puis quarante-huit corps, jusqu’à former des structures galactiques. Les Pléiades comporteraient douze systèmes stellaires, dont seulement sept visibles à l’œil nu : Alcyone, Mérope, Atlas, Maia, Électra, Taygète et Céléno. Les noms des cinq autres ne furent pas communiqués, car leur invisibilité aurait empêché toute vérification terrestre.
La Voie lactée appartiendrait elle-même à un groupe de douze galaxies, puis à des ensembles de vingt-quatre, quarante-huit et davantage. L’Univers serait ainsi composé d’univers contenus dans d’autres univers, sans commencement ni fin, offrant toujours de nouvelles possibilités de création.
La conclusion
Oswald regrettait de n’avoir jamais rencontré Leo Dworshak, dont les difficultés ressemblaient aux siennes. Peu de personnes avaient accepté ses confidences, même parmi celles rencontrées lors de réunions sur les ovnis. La plus jeune fille de Leo croyait cependant à ses expériences et à d’autres phénomènes inhabituels.
Oswald attribuait la peur générale aux gouvernements qui refusaient de partager leurs connaissances sur les visiteurs. Il acheva sa lettre en soulignant les nombreuses correspondances entre deux histoires vécues séparément et à grande distance.
Compléments : les photographies de Joe Clower de 1995
Les photographies réalisées par Joe Clower en 1995 envoyées par Wendelle Stevens à Oswald parurent présenter des ressemblances avec l’appareil de Zebban. La protubérance cylindrique visible sous l’objet donna l’impression à Stevens d'un appareil du même genre, mais les différences sont quand même importantes, peut-être un modèle de variante qui de plus a l'air plus petit que celui vu par Oswald (il n'y a peut-être aucun lien).
Zebban lui ayant affirmé qu’il suivait d’autres personnes sur Terre, Oswald envisagea que ces images témoignent de contacts ayant continué bien après la fin des siens en 1972 avec d'autres modèles de vaisseau proches de ce qu'il avait vu. Il autorisa l’intégration des cinq photographies au projet d’ouvrage comme éléments de comparaison, sans établir formellement qu’elles représentaient le même appareil.
La première série de photographies de Joe Clower
Ces images ont été prises à Phoenix, en Arizona, en mars 1995 par Joe Clower, peintre en bâtiment et collectionneur de roches. Elles montraient un objet volant sombre ressemblant à un tee de golf, avec une large partie supérieure arrondie et une structure plus étroite suspendue en dessous.





Vers 12 h 30, Joe Clower était revenu déjeuner dans le petit motel situé à proximité de son chantier. Pendant qu’il mangeait dans le restaurant aménagé sur un patio, il aperçut l’objet évoluer à faible altitude au-dessus du bâtiment en suivant un mouvement légèrement oscillant. Il saisit son appareil instantané Polaroid One Step, qu’il gardait habituellement à proximité, et prit plusieurs photographies pendant le passage. À mesure que les tirages sortaient de l’appareil, il les déposait sur une table. Le mur entourant le patio l’empêcha de suivre longtemps l’objet, mais il parvint à obtenir cinq photographies jugées exploitables.
Les images prises à midi montrent l’objet au-dessus des murs, des arbres et des palmiers situés autour du motel. Sa silhouette demeure relativement constante d’une photographie à l’autre. La partie supérieure évoque un disque ou un dôme aplati, tandis que la partie inférieure forme une protubérance plus étroite et anguleuse. Sur le cliché le plus rapproché, le sommet paraît couvert par un dôme arrondi, translucide et blanchâtre occupant presque toute la partie supérieure. De petites protubérances de couleur orange sont signalées sous l’appareil.
La seconde observation de Joe Clower
Joe Clower et deux de ses amis recherchaient régulièrement des minéraux et des pierres fluorescentes dans des régions désertiques isolées. Lors d’une première observation commune d’ovni, aucun d’eux ne disposait d’un appareil photographique prêt à l’emploi. Ils prirent ensuite l’habitude de toujours emporter leurs appareils. Chacun observa et photographia ultérieurement des phénomènes aériens, puis ils échangèrent leurs clichés. Wendelle Stevens avait commencé à recevoir leurs photographies en couleur à partir de 1994, la série de Joe Clower présentée ici étant datée de mars 1995.
Le même jour, après sa journée de peinture, Joe Clower regagna son motel et retourna vers 18 h 30 au restaurant du patio. En attendant son repas, il aperçut de nouveau le même objet, ou un appareil très semblable, suivant approximativement la même trajectoire que celui observé à midi. Il prit une photographie supplémentaire avec son Polaroid.

Liens vers des documents plus complets sur ce contact :
• Livre complet "UFO contact from planet NEP-4" d’Oswald Gonzalez, publié par Wendelle Stevens, en anglais - format scan PDF (qualité difficilement lisible parfois) : Cliquer ici
☛ Version retranscrite complète pour meilleure lisibilité en anglais – format PDF : Cliquer ici
