
Publié le 15 août 2026, mis à jour le 15/08/2026
Encart normalisé de présentation du contact :
Contacté : Rene Erik Olsen.
Planète du contact : non nommée volontairement, ils vivent sur deux planètes situées dans un autre système stellaire à environ un peu plus de 400 années-lumière de la Terre.
Nom du contact principal : C, initiale du prénom de l’accompagnante de Rene Erik Olsen sur le monde des visiteurs.
Date et lieu du contact : contact sur Terre de fin 1990 à début 1992 chez lui et dans un restaurant, mais le contact de voyage spatial et vers leur planète a eu lieu du 13 septembre 2021 au 7 mars 2022, avec un départ en pleine campagne au Danemark.
Présentation complète du contact par vidéo détaillée d'accompagnement :
Vidéos détaillées : Youtube, Odysee (non encore réalisées, liens absents)
Vidéos abrégées : Youtube, Odysee (non encore réalisées, liens absents)
Durée de lecture de l'article entier : 4h40
Sommaire cliquable de liens internes :
◻️ Planète d'origine des contacts
◻️ Identité du contacté
◻️ Époque et lieu du contact
◻️ Publication de l'histoire
◻️ Comment a eu lieu le contact
➳ 1ère prise de contact en novembre 1990
➳ 2ème prise de contact en février 1991
➳ 3ème prise de contact en août 1991
• 1er film
• 2ème film
• 3ème film
• 4ème film
➳ 4ème prise de contact début 1992
• 1er film
• 2ème film
• 3ème film
• 2 autres films
➳ La proposition de voyage
➳ Le départ en navette vers le « croiseur » spatial
➳ Les premiers jours à bord
➳ Visite du hangar à navette et présentation de la technologie à antigravité
➳ Visite de l’espace botanique
➳ Synthétiseur de nourriture
➳ Visite du laboratoire
➳ Rencontres entre participants au voyage
➳ Machine réplicatrice de matière
➳ Arrivée sur la planète des visiteurs, ayant 10 000 ans d’avance sur la Terre
➳ Retour au croiseur spatial pour un voyage vers un autre monde
➳ Usage pratique du réplicateur
➳ Visite technique détaillée de navettes dans le hangar
➳ Visite spéciale de la salle de pilotage du croiseur
➳ Arrivée dans un autre monde ayant 3000 ans d’avance sur la Terre
➳ Visite de la planète A-2
➳ Visite de la planète A-1
➳ Extraction de l’énergie du noyau planétaire sur A-1
➳ Fin du séjour dans le système de A-1 et A-2 et départ
➳ Des problèmes psychologiques pour de nombreux voyageurs
➳ Observatoire astronomique
➳ Ensemencement de la vie dans des systèmes
➳ Malaise psychologique accru de beaucoup de voyageurs qui vont rentrer sur Terre
➳ Visite du laboratoire médical
➳ Planète vagabondes
➳ Le départ des voyageurs qui se sentaient mal
➳ Visite d’une Lune habitable en orbite d’une planète géante
➳ Préparatifs au retour sur le monde des visiteurs
➳ Visite du moteur du croiseur en salle des machines
➳ Organisation du logement à l’arrivée sur la planète des visiteurs
➳ Un portait dessiné de C par Rene Erik Olsen
➳ Installation dans le logement sur le monde des visiteurs
➳ Organisation du temps de vie sur le monde des visiteurs
➳ Apprentissage de la langue écrite et parlée des visiteurs
➳ Visite de la station spatiale orbitale des visiteurs
➳ Téléporteur d’objets dans la station spatiale
➳ Déjà un mois sur la planète des visiteurs
➳ Première visite aux archives des savoirs
➳ Deuxième visite aux archives des savoirs
➳ Un repas en famille
➳ Les cités flottantes
➳ Visite d’une des Lunes préservée de la planète des visiteurs
➳ Troisième jour aux archives des savoirs
➳ Quatrième jour aux archives des savoirs
➳ Retrouvailles avec les visiteurs qui l’avaient contacté sur Terre
➳ Questions sur le programme de contact
➳ Visite d’une navette de technologie avancée
➳ Conception de véhicules spatiaux
➳ Les Anciens
➳ Tests pour le bouclier et les générateurs de gravité
➳ Puissance de fusion stellaire
➳ L’énergie de la gravité
➳ L’autre planète
➳ Musique de la Terre et de la planète natale des Visiteurs
➳ Derniers jours sur la planète
➳ C assise pour un autre portrait
➳ Dernier jour, jour du départ
➳ Retour sur le croiseur
➳ Dernière ligne droite pour le retour
➳ Retour sur Terre
➳ Épilogue
◻️ Apparence des habitants visiteurs
◻️ Description de leur monde et de leur civilisation
➳ Description physique de leur monde
➳ Histoire de l’évolution de leur civilisation
➳ Gouvernement, organisation et missions
➳ Les villes
➳ Les Archives et la connaissance
➳ Vie quotidienne et société
➳ Vie dans les logements
➳ Longévité et santé
➳ Transport
➳ Technologie spatiale
➳ Énergie
➳ Industrie et production
➳ Agriculture et ressources
➳ Vêtements
➳ Musique et culture
➳ Croyances et vision de l'Univers
➳ Les Anciens
➳ Espaces naturels
➠ Extrait 1 : vaisseaux spatiaux
➳ Classification générale des vaisseaux
➳ Les navettes spatiales
➳ Description extérieure des navettes
➳ Description intérieure des navettes
➳ Les croiseurs interstellaires
➳ Description extérieure des croiseurs
➳ Organisation intérieure des croiseurs
➳ Équipage
➳ Propulsion
➳ Invisibilité
➳ Voyage instantané
➳ Générateurs de gravité
➳ Construction et maintenance
➳ Les vaisseaux des Anciens
➠ Extrait 2 : le pourquoi du contact avec la Terre
➳ La Terre intégrée à un programme galactique d'observation
➳ Une prise de relais dans la surveillance du système solaire
➳ Un programme temporaire de contact
➳ Favoriser le développement d'une civilisation
➳ Une coopération discrète avec l'humanité
➳ Une sélection mondiale des contacts
➳ Une présence appelée à disparaître
➠ Extrait 3 : historique de leur civilisation
➳ La motivation spatiale de leur civilisation
➳ La technologie de voyage spatial
➳ Rencontre avec la civilisation des « Anciens »
➳ Programme de colonisation
➠ Extrait 4 : les technologies des Visiteurs
➳ Propulsion spatiale
➳ Les générateurs de gravité et les boucliers
➳ Les nouvelles technologies à plasma
➳ L'énergie
➳ Robots et automatisation
➳ Téléportation et manipulation de charges
➳ Informatique, communication et intelligence artificielle
➳ Scanners et instruments d'analyse
➳ Traducteurs et communication
➳ Réplicateur de matière
➳ Synthétiseur de nourriture
➠ Extrait 5 : les Anciens
➳ Une très ancienne civilisation spatiale
➳ Les inventeurs du voyage instantané
➳ Une civilisation à la fois technologique et spirituelle
➳ Une humanité « ascensionnée »
➳ Une philosophie fondée sur la connaissance
➳ Une civilisation tournée vers l'aide aux autres mondes
➳ Une société harmonieuse
🔗 Liens vers des documents plus complets sur ce contact
Contenu complet du contact provenant du livre :
Planète d’origine des contacts :
La civilisation des Visiteurs n’est pas identifiée dans le livre de Rene Erik Olsen par le nom d’une étoile connue du catalogue astronomique terrestre, ni même par une distance précise. Ce n’est que lors d’un échange ultérieur avec un ufologue que Rene indiquera que leur système se situe à un peu plus de 400 années-lumière de la Terre. Aucune autre précision n’est donnée, ce qui apparaît comme une volonté délibérée des Visiteurs de ne pas révéler l’emplacement de leur civilisation, choix que Rene respecte.
Leur système comprend deux planètes habitées par leur civilisation. Rene les désigne simplement par V1 (Visiteur 1), leur monde d’origine, et V2 (Visiteur 2), une planète voisine colonisée il y a environ dix mille ans. Les deux mondes gravitent autour de la même étoile et sont séparés d'environ 40 millions de kilomètres, ce qui permet des échanges permanents entre eux. Les déplacements sont si rapides qu'ils sont considérés comme des trajets ordinaires.
La planète d'origine nommée V1 par Olsen constitue le centre historique, culturel et scientifique de leur civilisation. Elle abrite environ 2 milliards d'habitants, répartis sur deux grands continents et de nombreuses régions naturelles préservées. Les principales fonctions de la société y sont organisées autour de grandes cités spécialisées, chacune consacrée à un domaine particulier. Rene visite notamment la Cité des Savoirs, immense complexe dédié à la conservation et à la consultation des connaissances de leur civilisation, où sont rassemblées les Archives couvrant aussi bien leur histoire que celles d'innombrables autres civilisations rencontrées au cours de leur expansion spatiale. Il découvre également la ville principale, centre administratif, résidentiel et commercial où il séjourne plusieurs mois, ainsi que d'importantes installations aéroportuaires, des centres de recherche, des zones industrielles de haute technologie et plusieurs complexes d'essais destinés au développement des vaisseaux spatiaux, des générateurs de gravité et des nouvelles technologies énergétiques. Les différentes villes sont largement espacées, reliées par des transports aériens rapides, et s'intègrent dans un environnement où la nature demeure omniprésente.
La planète d'origine est décrite comme un monde tempéré, très riche en végétation, en forêts, en lacs et en océans. Les paysages sont verdoyants et soigneusement préservés. Les villes, largement espacées, s'intègrent harmonieusement dans leur environnement naturel et n'ont rien de l'urbanisation dense que connaît la Terre. Les bâtiments présentent une architecture très fluide, dominée par des formes arrondies, des dômes, des structures pyramidales et des constructions aux lignes organiques. Les matériaux utilisés donnent une impression de grande légèreté et d'élégance. Les infrastructures sont nombreuses mais discrètes, sans pollution visible ni installations industrielles dégradant le paysage.
Leur seconde planète, V2, constitue une colonie ancienne devenue un monde pleinement développé. Elle possède trois continents et environ 65 % de sa surface est recouverte d'eau. Environ 209 millions d'habitants y vivent. Bien qu'entièrement autonome, sa population est volontairement maintenue à un niveau relativement faible afin de reproduire les conditions d'une véritable colonie spatiale et de servir de modèle pour les futures implantations dans d'autres systèmes stellaires. Trois grandes villes y ont été construites : la Cité de l'Histoire, la Cité de la Découverte et la Cité du Développement, chacune reflétant une spécialisation différente. L'architecture générale reste proche de celle de V1 tout en intégrant des conceptions originales adaptées aux particularités locales. Rene cite notamment un vaste système d'irrigation pyramidal, si ingénieux qu'il fut ensuite reproduit sur la planète d'origine.
L'ensemble du système est organisé autour d'une importante infrastructure spatiale. De gigantesques stations spatiales sont implantées en orbite et servent à la construction des croiseurs interstellaires, à la logistique et aux transports. Les deux planètes disposent également d'aéroports, de réseaux de transport aérien et d'installations industrielles spécialisées, tout en conservant un environnement remarquablement préservé.
Leur technologie permet de voyager à pratiquement n'importe quelle vitesse grâce à la combinaison de la propulsion gravitationnelle et du voyage spatio-temporel instantané. Toutefois, plus la vitesse choisie est élevée, plus les contraintes mécaniques exercées sur les champs de protection et la structure des vaisseaux augmentent. Les Visiteurs pourraient effectuer sans difficulté le trajet d'un peu plus de 400 années-lumière séparant leur système de la Terre en une quinzaine de minutes, mais ils choisissent volontairement de réaliser le voyage sur environ une semaine lorsque des Terriens sont à bord. Cette durée permet aux voyageurs de découvrir progressivement le croiseur, de s'habituer aux technologies, au mode de vie des Visiteurs et de participer au programme pédagogique prévu durant le trajet.
Extrait : « Trois jours avant d'arriver au système d'accueil des Visiteurs, et lors de ce briefing matinal, on nous a dit que cela aurait pu être fait en moins de quinze minutes ! Mais en prenant une semaine, il y avait un but auquel j'ai déjà fait allusion. »
Des photos de la planète d’origine des Visiteurs lui ont été remises par l’un de ses contacts par la suite. Ces photos ne sont pas des peintures réalisées par Rene mais censées être une photo réelle de leur monde. Voici ci-dessous la photo de leur planète avec la station spatiale en orbite qui leur sert à construire leurs grands vaisseaux spatiaux (qu’il visitera lors du voyage), qui est sur la première de couverture :

Voici d’autres photos encore dans son livre, qui proviennent de son contact visiteur :





Identité du contacté :
Rene Erik Olsen est un Danois né en 1956. A l’âge de 10 ans, en 1966, lui et sa famille observent un disque, d'environ 8 à 10 mètres, se déplaçant près de leur maison, manœuvrant de manière erratique, restant immobile, se déplaçant à nouveau et disparaissant extrêmement rapidement vers le haut. C’est cet évènement qui a suscité son intérêt pour les Ovnis dans la suite de sa vie, qui sera une de ses passions.
Il aura une éducation militaire et passera 30 ans employé dans le monde économique. Il dessine et il peint depuis toujours par passion de manière amateure.

Rene Erik Olsen aura aussi une autre passion qu’il pratique beaucoup : la photographie de manière professionnelle, et notamment la photographie artistique et aussi de nues. Il a publié des livres photographiques du ballet royal danois (125 000 photos prises sur 9 mois de suivi du ballet), et autres livres de photos, et des beautés naturelles dénudées de manière artistique dans des magazines variés de mode ou de charme.

C’est un artiste de manière générale avec une spécialisation dans la photographie. Il s’est servi d’ailleurs de compétences d’analyses photographiques au service des analyses de photos d’Ovni lors de cas de contact qu’il a étudié.
De 1986 à 1988 il est devenu membre du groupe éditorial du magazine UFO-kontakt, un magazine OVNI Danois. Il faisait des traductions d’articles provenant d’autres langues vers le Danois. En 1988 il a abandonné cette mission pour aller faire ses propres recherches sur terrain.
Il n’est membre d’aucune église ou groupe spirituel, et ne pratique aucune religion.
Il fera par la suite dans sa vie, en raison de ses enquêtes sur terrain dans des lieux de passage répétés d’Ovnis notamment, plusieurs autres observations de disques volants dans le ciel. Son observation la plus importante fut celle qu’il fit aux USA, où il a observé un objet en forme de disque de manière rapprochée et un gros objet cylindrique à distance au Nouveau Mexique, près de Acoma Pueblo, en septembre 1991.

Mais il a pu faire d’autres observations aussi après 1991. Pour lui ces observations n’étaient pas des choses extraordinaires car il était accoutumé à l’idée de l’existence d’êtres d’autres mondes depuis sa jeunesse.
Il a fait une enquête sur terrain auprès de Billy Meier et de son cas de contact en allant en Suisse, en septembre 1988 et en juin/juillet 1989. Il a parlé personnellement à Meier et à de nombreux témoins. Il avait été attiré par ce cas de contact qu’il avait connu en 1976 par un magazine.
Commentaire personnel :
Rene Erik Olsen a conclu de son enquête que les photos réalisées par Billy Meier sont des faux. Mais comment l'a-t-il conclu ? Il est allé dans les paysages des photos, il a réalisé une maquette peinte de soucoupe et l'a suspendu par un fil de nylon et a pris en photo. Il a trouvé que cela ressemblait bien aux photos de Meier et a donc conclu que les photos de Meier étaient des faux.
Cette conclusion est totalement inadéquate en terme de la méthodologie utilisée : ce n'est pas parce qu'on peut obtenir des photos qui ressemblent à ce que Meier obtenait en faisant un faux que celles de Meier sont fausses. De plus Rene Erik Olsen ignore totalement l'enquête minutieuse réalisée sur les photos par l'équipe de Elders et Wendelle Stevens. Eux aussi ont réalisé une maquette peinte attachée par un fil de nylon et suspendu et pris des photos pour des essais de reproduction. A l'oeil cela semblait aussi très semblable aux photos Meier.
Mais ensuite ils ont analysé les photos Meier et celles que eux avaient prises de la maquette et là on peut très clairement par analyse des négatifs, montrer que les maquettes pries en photo sont des petits objets proches, par plusieurs éléments distincst clairement expliqués dans l'analyse des photos à voir en cliquant ici. Et on peut montrer avec la même analyse que les photos de Meier sont celles d'objets de grande taille et situés à grande distance. Donc les analyses montrent au contraire la réalité des photos Meier. Mais Olsen s'est contenté de prendre des photos pour conclure, sans aucune des analyses faites par l'équipe Stevens.
Ses conclusions sur le cas Meier sont donc largement inadéquates donc faute de méthodologie correcte pour conclure et ne valent que son avis, n'étant en rien une preuve quelconque.
Rene Erik Olsen a aussi un travail qui occupe ses journées 8h par jour, pour gagner sa vie. Ses travaux de photos artistiques ou ses articles d’enquêtes étant une passion mais non un moyen de vivre.
Il écrivit un article pour le magazine Danois Ovni où il avait travaillé auparavant, pour parler de son enquête de terrain sur le cas Billy Meier. Ce qui lui valu d’être contacté par plusieurs chercheurs en ufologie. Il sera aussi alors en contact avec d’autres grands ufologues et notamment avec Timothy Good avec qui il échangea des courriers sur le cas de Billy Meier en 1990.
Entre 1990 et 1992, au cours de ses recherches sur les OVNIs aux États-Unis et sur l'affaire d'Eduard (Billy) Meier, à la suite de plusieurs voyages effectués en Suisse entre 1988 et 1990, Rene Erik Olsen fut contacté par de nombreuses personnes. Parmi elles, deux individus, une femme et un homme qui se connaissaient, attirèrent particulièrement son attention. Informés de ses recherches en Suisse ainsi que de son projet de voyage aux États-Unis, ils souhaitaient lui transmettre certaines informations. Quatre rencontres eurent lieu avec eux, au cours desquelles ils lui présentèrent des explications très détaillées sur des principes de propulsion avancés.
Rene considéra ces deux personnes comme des « sources directes », car elles semblaient détenir des connaissances qu'il n'était pas en mesure de remettre en question. La femme travaillait dans un laboratoire de recherche à Copenhague ; il ne sut jamais où travaillait l'homme, ni même s'il exerçait une profession. Lors d'une réunion commune, il comprit qu'ils se connaissaient bien. Ils lui montrèrent des photographies fixées sur des surfaces métalliques, une technologie qu'il n'avait jamais vue auparavant, représentant différents engins de tailles variées. Ils lui présentèrent également des séquences vidéo sur un petit appareil ressemblant à ce que l'on appellerait aujourd'hui une tablette numérique, bien avant l'apparition commerciale de ce type d'appareil.
Les deux interlocuteurs ne lui donnèrent aucune consigne concernant l'utilisation de ces informations. Ils se contentèrent de les lui remettre, sans autre explication. Face à l'impossibilité de vérifier leur authenticité et dans le contexte très polémique de la fin des années 1980 et du début des années 1990, marqué notamment par les controverses autour du MJ-12, des extraterrestres à grosse tête, des supposés accords entre gouvernements et visiteurs ainsi que des transferts de technologies, Rene préféra conserver ces informations pour lui.

Il ne revint sur ces événements que près de trente ans plus tard, lorsqu'un échange de courriels avec Glenn Steckling, vers 2017 ou 2018, évoqua l'observation d'un vaisseau-mère entouré d'un champ de force tourbillonnant. Cette description lui rappela immédiatement ce que les deux mystérieux informateurs lui avaient montré et expliqué plusieurs décennies auparavant. Il avait auparavant tenté de vérifier l'identité de la femme et confirmé qu'elle travaillait bien dans le laboratoire de recherche indiqué, mais lorsqu'il chercha à la retrouver deux ans après leur dernière rencontre, elle avait quitté les lieux. Il ne parvint jamais davantage à retrouver l'homme et reconnaît aujourd'hui qu'il ne souhaiterait probablement pas les revoir.
Lorsqu'il leur demanda directement d'où provenaient leurs informations, ils ne répondirent jamais explicitement, disant que cela leur venait de connaissances à eux. Leur attitude lui donna simplement le sentiment qu'ils souhaitaient le laisser tirer lui-même ses propres conclusions. C'est pour cette raison qu'il continua de les qualifier de « sources directes », tout en reconnaissant qu'il ne possédait aucun moyen d'étayer cette affirmation. Tous deux avaient une apparence parfaitement ordinaire, de type caucasien, sans aucune caractéristique physique inhabituelle. Seule leur patience l'avait marqué, car ils répondirent longuement à ses nombreuses questions. Rene envisage alors l'hypothèse qu'ils aient pu être eux-mêmes des visiteurs ou des contactés impliqués discrètement dans une forme de coopération avec ces visiteurs, tout en soulignant qu'il ne s'agit que d'une possibilité ouvrant de nombreuses interrogations, sans qu'il dispose d'éléments permettant de la démontrer.
Il fait paraître deux livres en 2019 faisant le récit des informations dont il a été e dépositaire. Dans le premier livre il expose les informations techniques qu’il avait reçues sur la propulsion des vaisseaux spatiaux avec de nombreux dessins peints, et dans le deuxième il explique le contact et comment il a obtenu ces informations ainsi que des éléments biographiques et ses études du cas de contact Meier et Adamski.
Puis finalement en 2021, Rene Erik Olsen, âgé de 65 ans, est contacté par un des visiteurs. Il lui est expliqué que l’homme et la femme de 1990 étaient des visiteurs de leur civilisation, et il lui est proposé, comme à 500 autres terriens qu’ils ont contacté depuis qu’ils sont là, de participer à un programme de visite de leur monde qui durera 6 mois. C’est une action de contact d’ampleur pour essayer d’apporter quelque chose à la population terrienne via le retour de ces personnes, qui sont toutes des personnes créatives dans leur domaine. Il doit réfléchir et donner une réponse. Il y croira à moitié seulement et acceptera, disant à ses amis qu’il part en voyage pour au moins 6 mois et qu’il ne sera pas joignable. Il ne doit emporter que pour une semaine de vêtements et matériel, aucun appareil photo ni téléphone. A ce moment-là il est retraité et libre de son temps. Il acceptera la proposition.

Finalement le rendez-vous de départ fixé est réel, un vaisseau-soucoupe viendra le récupérer en pleine campagne là où son contact l’a déposé en voiture, et le vaisseau part collecter plusieurs autres personnes en Europe, des dizaines d’autres vaisseaux faisant pareil dans le monde entier, et les emmènent tous dans un croiseur en orbite, un petit vaisseau mère d’environ 13km (petit au regard d’autres qu’ils ont de 50km de long). Il sera emmené en voyage comme promis vers leur monde à environ 400 années-lumière, et voir d’autres mondes amis du leur, il vivra parmi eux dans leur société, ayant sa propre maison et un véhicule de déplacement à antigravité, ainsi qu’une personne de contact pour l’accompagner et lui expliquer leur monde. Après son retour en mars 2022, il décide d’écrire le récit de cette aventure, qu’il publie la même année en anglais, traduit en français par son ami Michel Zirger. C’est ce récit qui est ici l’objet de l’article. Il n’y a toutefois que lui sur les 500 personnes qui ait diffusé quelque chose publiquement à ce sujet, donc il n’a aucune corroboration, ni aucune preuve.
Il semble qu’après son voyage de 6 mois, même si Rene a été le seul à témoigner de tout cela en écrivant un livre, il ait retrouvé les deux Danois de son voyage et pris contact avec eux. Ils refusent tout témoignage public de leur côté à cause des conséquences du ridicule et autres ennuis qu’ils pourraient en retirer.
L’ufologue Håkan Blomqvist écrit sur son blog : « Dans la navette, Rene a rencontré deux autres Danois qui étaient eux aussi des « contactés » : « Pendant le trajet, j’ai demandé qui étaient ces deux autres Danois et quelles étaient les raisons qui les avaient poussés à faire ce voyage. Ils avaient tous les deux des histoires différentes à raconter ; c’était d’ailleurs le cas de toutes les personnes à bord. » »
Époque et lieu du contact :
L’ufologue suédois Håkan Blomqvist nous fournit des informations plus précises sur la date de départ de Rene Erik Olsen. Il était en contact avec lui 2017 en tant qu’ufologue échangeant avec un autre de manière amicale, et de plus près encore depuis la sortie de ses livres en 2019 et 2020 faisant le récit des informations qu’il avait reçues par des visiteurs venus le voir de fin 1990 à début 1992.
Håkan Blomqvist écrit sur son blog : « Le 15 août 2021, j’ai reçu un e-mail de Rene contenant le message suivant : « Je vous informe par le présent e-mail que je ne serai pas en mesure de répondre aux e-mails à compter du 13 septembre 2021, et ce pendant une période de six mois (jusqu’à fin mars 2022). Vous pouvez continuer à m’envoyer des e-mails, mais je n’y répondrai pas… Vous vous demandez peut-être pourquoi je ne pourrai pas répondre à vos e-mails : la raison est que j’ai l’occasion de faire un long voyage. Il ne me sera tout simplement pas possible d’être « connecté ».
À l’époque, je pensais que Rene partait simplement faire le tour du monde pour enquêter sur des cas de contacts avec des ovnis et qu’il ne voulait pas être distrait par une communication trop intense sur les réseaux sociaux. Ce n’est que le 10 mars 2022 que j’ai reçu un nouvel e-mail de Rene : « Je suis de retour (je suis rentré le 7 mars à 23 h 30) – ce fut un voyage extraordinaire et une expérience qui a changé ma vie… J’ai déjà commencé à écrire mon livre. » »
Le voyage a donc eu lieu du 13 septembre 2021 (12 septembre 2021 dans la nuit vers minuit) au 7 mars 2022 à 23h30 heure du retour sur Terre.
Selon son livre, le départ commence au domicile de Rene Erik Olsen (qui habite Copenhague au Danemark), tard le soir vers minuit. Son point de contact, un homme aux cheveux châtain foncé, vient le chercher en voiture. Ils roulent ensuite vers le nord sur environ vingt-sept kilomètres, jusqu’à un lieu situé juste au sud d’une grande ville, où une petite navette des Visiteurs l’attend dans une clairière.



Extrait de Autres civilisations : « Là, après avoir marché un moment, nous sommes arrivés à une clairière où un vaisseau nous attendait. Un scan a été effectué avant que je puisse entrer… On m’a alors demandé de monter rapidement à bord et, en entrant, je me suis retourné pour voir mon interlocuteur qui repartait sur le sentier par lequel nous étions venus. La porte s’est refermée sans bruit derrière moi et j’ai senti une légère vibration sous mes pieds lorsque je suis entré dans l’engin. Un homme se tenait juste à l’entrée et me faisait signe de me diriger vers la cabine centrale. En y entrant, j’ai trouvé une femme qui m’attendait. Le pilote se tenait déjà devant le tableau de bord, attendant le signal de décollage. Tous les trois portaient des uniformes bleu foncé. La femme m’a invité à m’asseoir, car nous étions prêts à décoller. »
Il voyagera avec 500 personnes de plus de 100 nationalités. Rene a rencontré des gens venus de Belgique, de Thaïlande, du Pérou, de Chine, d'Inde, du Mexique, etc. On demande à chacun de placer une petite boule sphérique dans une oreille ; un traducteur permet ainsi d'entendre et de comprendre n'importe quelle langue. »
Publication de l’histoire :
Comme ufologue enquêteur avec une spécialisation en photographie aussi, il a publié un livre d’enquête en anglais sur le cas Adamski avec analyses et retraitements photographiques qu’on peut citer même s’il n’a pas de rapport immédiat avec le contact mais qui a été utilisé parmi les références de l’article sur le cas de contact de George Adamski :
« The George Adamski Story », de Rene Erik Olsen, publié le 21 mai 2018 aux éditions Blurb, ISBN 978-1388415662 :

Rene Erik Olsen a d’abord publié les informations provenant de ses 4 rencontre de contact avec deux visiteurs de fin 1990 à début 1992, mais seulement 27 ans après avoir gardé le silence sur cela. Ces informations ont été publiées sous la forme de deux livres en anglais appelés « The Alien Visitors », tome 1 et tome 2 (dont il n’existe pas de traduction française).
« The Alien Visitors », de Rene Erik Olsen, ISBN 978-0368485251, paru le 25 mars 2019 :

« The Alien Visitors – Volume II », de Rene Erik Olsen, ISBN 978-1714821280, paru le 5 mai 2020 :

Puis Rene Erik Olsen a vécu le voyage vers le monde des visiteurs du 13 septembre 2021 matin au 7 mars 2022 soir A partir de là il s’est mis à écrire le récit de tout son voyage et l’a publié en anglais dans le livre « Other Civilizations », publié le 11 novembre 2022 sur Blurb, ISBN 9798211820913.

Le livre a été traduit en français par deux de ses amis dont Michel Zirger et est paru en version française le 11 mars 2023 aux éditions Blurb, ISBN 9798211462793 :

Ce sont les 3 livres, les 2 volumes de "The Alien Visitors" et le livre du voyage de contact "Autres civilisations" qui constituent la matière de cet article, donc assez long car présentant l'ensemble.
Comment a eu lieu le contact :
Les informations sur la première prise de contact de Rene Erik Olsen avec les visiteurs sur Terre proviennent exclusivement de son livre « The Alien Visitors - Volume II » (livre anglais) ici résumées en français. Le livre « Autres civilisations » commence avec la prise de contact de 2021 pour lui proposer le voyage seulement et constitue la suite de tout ce résumé après les contacts de 1992.
1ère prise de contact en novembre 1990
Alors que Rene Erik Olsen est en train de préparer son deuxième article sur l’affaire Billy Meier pour le magazine ufologique Danois UFO-kontakt, il sera contacté au téléphone par une femme en novembre 1990, qui lui dit connaître ses recherches ufologiques sur le cas Meier et d’autres affaires, et qui est au courant d’un voyage qu’il prépare aux USA en vue d’écrire un live sur l’implication du gouvernement US avec les Ovnis, sans qu’il sache comment elle était au courant. Elle semblait avoir des connaissances étendues sur la technologie de propulsion des Ovnis et lui propose de lui parler de ce qu’elle sait, s’il le souhaite, et lui laisse son numéro de téléphone pour qu’il la rappelle si il veut fixer un rendez-vous.
Une semaine plus tard il est appelé au téléphone par un homme. Il lui dit lui aussi avoir des informations sur la technologie de propulsion des Ovnis et lui propose de lui parler. Olsen dit qu’il le rappellerait et lui demande de laisser son numéro. La coïncidence des deux l’avait interpelé.
Rene Erik Olsen décide de rappeler la femme d’abord car elle l’avait appelé en premier et l’invite à venir chez lui. Elle ressemblait à une femme Danoise classique d’environ 30 ans, arrivée avec un grand sac. Elle lui donne des informations techniques avancées sur la propulsion des vaisseaux extraterrestres et dit qu’elle les avait obtenus par des amis à elle qui étaient ingénieurs et les avaient obtenues. Elle lui parla de propulsion gravitationnelle, d’électromagnétisme et d’énergie du vide, de gravité répulsive. Elle décrit les navettes et les larges vaisseaux mères avec leurs fonctionnalités et leurs capacités d’invisibilité par la manipulation des matériaux dont le vaisseau est constitué. Elle a laissé Rene Erik poser des questions, et a ensuite sorti des plaques de métal de 15cm x 20xm environ de son sac sur lesquelles étaient des photos couleur de très haute définition.

Il n’avait jamais vu ce type de support. La photo n’était pas gravée, elle était sur la plaque de métal d’une façon qu’il ne connaissait pas. Mais surtout ces photos montraient des choses étonnantes : des vaisseaux posés sur d’autres planètes, des vaisseaux en plein vol de près et très nets, ou d’autres posés au sol.

C’était les photos les plus nettes que Rene Erik ait jamais pu voir d’engins spatiaux volants. Elle a parlé des du travail et de la vie d’extraterrestres sur Terre, qui ont diverses missions. Ceci étant un moyen de mieux connaître notre civilisation.
Commentaire personnel :
Rene Erik Olsen donne le nom de cette femme dans son livre « Autres civilisations », car il la retrouvera sur la planète des visiteurs lors de son voyage sur place en 2022 : elles se faisait appeler "Eva" sur Terre.

Elle a parlé de l’histoire du développement technologique extraterrestre avant d’arriver à produire ce genre de vaisseaux. Elle a parlé de comment les vaisseaux étaient construits, les différentes étapes du processus et les matériaux utilisés. Les informations étaient tellement nombreuses, précises et détaillés en volume que Rene Erik Olsen ne savait plus quoi poser comme question et il était plutôt passif, stupéfait par tout cela. Elle finit de parler et rangea ses plaques dans son sac, et lui dit qu’elle le reverrait mais que cette fois-ci c’est elle qui le contacterait. Rene Erik avait imprimé dans sa mémoire avec soin ce qu’il avait vu sur les plaques pour refaire des dessins ultérieurs de tout cela.
2ème prise de contact en février 1991
Comme la femme lui avait dit qu’elle le recontacterait, il faisait d’autres choses comme préparer son futur départ aux USA de septembre 1991, peindre et bien sûr son travail gagne-pain qui l’occupait 8h par jour. Au bout de deux mois il n’avait pas été contact par la femme, et il finit par penser que tout cela était simplement une blague. Il se souvint de l’appel de l’homme qui avait suivi celui de la femme initialement et décida de l’appeler.
Dès qu’il l’a au téléphone, en se présentant comme ayant reçu son appel deux mois avant environ, l’homme dit très bien se rappeler, et demande à Rene Erik si l’information qu’il avait déjà reçu n’avait pas été trop pour lui. Il lui expliqua parler de l’information donnée par la femme qui lui avait rendu visite. Rene Erik déduit alors clairement que l’homme et la femme se connaissent donc. L’homme lui propose de le voir si il souhaite continuer à parler. Rene Erik lui donne rendez-vous dans un restaurant au centre de Copenhague une semaine plus tard, au début de février 1991.
Commentaire personnel :
Rene Erik Olsen donne le nom de cet homme dans son livre « Autres civilisations », car il le retrouvera sur la planète des visiteurs lors de son voyage sur place en 2022 : il se faisait appeler "Peter" sur Terre.

Ils commandent à manger, puis l’homme lui dit avoir été informé du contenu de la rencontre entre la femme et Rene Erik par une connaissance commune de cette femme. Cela n’a pas vraiment convaincu Rene Erik. L’homme explique être là pour un court séjour de 1 an à Copenhague, qu’il revenait de quelques années où il avait travaillé à l’étranger et qu’il prévoyait de repartir à l’étranger pour étude cette fois-ci, et avoir un cursus d’ingénieur et être âgé de 28 ans. Il a des cheveux marrons courts et porte des vêtements tout à fait ordinaires. Il porte un sac à dos avec lui.
Il commence à expliquer à Rene Erik que les visiteurs d’autres mondes sont très avancés et sont capables de parcourir plusieurs années-lumière de distance en quelques secondes au besoin, appelé par lui le voyage instantané. Il expliqua que cela était possible par la manipulation de l’espace-temps qui était rendu élastique et même nullifié. L’espace-temps pouvait être manipulé pour le faire varier afin que des vitesses de déplacement différentes puissent être obtenues. Il expliqua avec des détails comment une fois l’espace-temps devenu souple ils pouvaient se déplacer.
Puis il sorti de son sac à dos des plaques métalliques avec photo dessus du même genre exact que la femme avait montré précédemment à Rene Erik. Cette fois-ci les photos montraient un énorme vaisseau croiseur spatial de l’extérieur, mais aussi des pièces intérieures décrites par lui comme la salle de pilotage, la salle des machines et navigation, des écrans de navigation. Il expliqua comment ils voyageaient d’un système à l’autre.

Il expliqua aussi les processus de construction d’un des grands vaisseaux mères qu’il appelait croiseur, qui ont plusieurs « peaux » jusqu’à la coque extérieure. Il lui dit qu’ils faisaient des dimensions aussi grandes que 50 km de long. Rene Erik était venu avec son carnet de croquis, et il étudiait avec attention les photos. Il demanda s'il pouvait en faire des croquis, et l’homme accepta.

Ils discutèrent pendant 2h30. Puis l’homme rangea ses affaires en disant qu’il avait un autre rendez-vous auquel il devait aller. Il dit à Rene Erik qu’il lui ferait une autre visite et allait le laisser réfléchir à tout ce qui lui avait été dit, et il partit.
3ème prise de contact en août 1991
En août 1991, Rene Erik reçoit un appel téléphonique de la femme de la première rencontre, qui lui demande si elle peut le revoir de nouveau. Il accepte et l’invite de nouveau à venir chez lui. Quand elle arrive, Rene Erik a la surprise de voir qu’elle est accompagnée de l’homme qu’il avait vu au restaurant.
La femme lui explique qu’ils l’avaient tous les deux contacté initialement car certaines personnes se connectent mieux avec l’un ou l’autre des deux sexes, afin que les deux approches soient possibles pour lui. Mais comme le contact s’est bien passé avec chacun d’eux, ils ont décidé de venir ensemble. Elle explique qu’ils ont cette fois-ci apporté non pas des photos mais des vidéos et qu’ils vont clarifier ce qu’ils avaient déjà présenté par photographie.
La femme sortit une sorte de petit écran de télévision plat au format paysage (les tablettes n’existaient pas à l’époque dans le grand commerce, la première commercialisation d’une tablette date de 1989, épaisse, très couteuse et réservée à des professionnels, écran monochrome, les premières tablettes couleurs datent du milieu des années 1990 seulement). Rene Erik compare maintenant cette tablette à un format d’iPad. Le petit écran mince avait trois boutons sur la tranche droite et trois autres sur la tranche gauche. Les films montrés avaient une très haute définition qui estomaqua Rene Erik dont l’écran cathodique d’ordinateur sortait de la résolution VGA. Il compare la résolution avec celle au minimum en 4K actuelle.
1er film
Un des films montrait un vaisseau posé sur un sol de type béton avec des personnes tout autour à l’extérieur. Puis une porte du vaisseau s’ouvre et on a une vue sur l’intérieur de loin.

La caméra se déplace vers le vaisseau en faisant des zooms avant et arrière vers l’entrée, et du tarmac autour du vaisseau, puis on entre dans le vaisseau dans une pièce circulaire. L’intérieur est faiblement et la caméra se tourne vers divers écrans sur les murs. Une sorte de pilier ou mat est apparent dans le vaisseau. Une personne présente dans le vaisseau, c’est un homme. La caméra fait un panoramique sur un panneau de contrôle. Puis l’homme active une commande dessus et les lumières s’allument plus fortement dans la pièce.

Rene Erik demande si la vidéo peut être mise en pause si c’est possible, et la femme dit que oui et elle appuie sur un des boutons. La vidéo est en pause.
Rene Erik demande si tout cela est une blague. L’homme répond que non, que c’est réel. Rene Erik demande d’où cela provient, et la femme répond que cela vient « d’eux ». L’homme et la femme le regardent d’un air sérieux et intéressé par ses réactions, et la femme reprend l’écran, et lance la suite de la vidéo. Là Rene est surpris en voyant que le film montre que la pièce circulaire devient soudain entièrement transparente, on peut voir l’extérieur à travers. On vit un paysage en mouvement, pendant que deux personnes sont là immobiles à l’intérieur de la pièce. L’une des deux personnes et un homme qui touche parfois les écrans sur le mur devenu transparent, et une femme au panneau de contrôle.

Puis soudain le paysage se retourne, le bas passant en haut et inversement, pendant que l’homme sur la vidéo fait un simple sourire sans aucun mouvement de déstabilisation. Ce n’est pas la caméra qui filme qui s’est retournée mais bien le paysage par rapport au vaisseau. Puis le vaisseau se retourne de nouveau avec le sol au-dessous. Et alors l’extérieur se met à devenir sombre jusqu’à devenir entièrement noir. La femme appuie sur une commande du panneau et la cabine redevient opaque comme au début, la transparence a disparu. Ils sourient tous les deux à la caméra et c’est la fin de ce film qui durait environ 3 minutes.
Puis l’homme explique que cette vidéo depuis l’intérieur du vaisseau est destinée à montrer comment peut voler un vaisseau dans l’espace et quelques unes de ses possibilités. Rene demande pourquoi les gens ne sont pas renversés lorsque le vaisseau se retourne sur lui-même et il lui est expliqué que c’est parce qu’un champ gravitationnel local généré encapsule la cabine. La femme ajoute que le champ gravitationnel est aussi ajusté pour protéger l’ensemble du vaisseau en plus de la cabine, lors du voyage, ainsi rien à bord ne subit la moindre accélération due aux mouvements.
Rene demande qui ils sont vraiment et comment ils sont rentrés en possession de ce film, la femme dit que ce sont ses connaissances qui lui ont fourni tout cela, comme elle le lui avait déjà dit. Rene dit qu’une personne en possession de ce genre d’information ne peut pas ne rien faire avec. L’homme lui répond « et que voudriez-vous faire avec » et « à qui le montreriez-vous ? » en lui expliquant que cela était dangereux et hautement suspicieux d’essayer de diffuser cela.
2ème film
Rene demande si d’autres films sont disponibles. On lui en montre alors un autre.
Le film suivant montre un paysage de campagne de champs verts avec des collines bleu marrons au fond. On voit deux objets brillants arriver dans le ciel à grande vitesse puis soudain s’arrêter tous les deux net comme si ils avaient rencontré un mur, suspendus immobiles dans les airs assez près de la caméra. L’un des deux appareils s’est alors mis lentement à se retourner sur lui-même, pendant que l’autre pivotait pour se mettre sur la tranche.

L’un des vaisseaux était circulaire du même type que montré précédemment, alors que l’autre avait la forme exacte de soucoupe en forme de cloche vu par George Adamski (celui qui s’est retourné sur lui-même). Rene pouvait voir des perturbations colorées bleu/rose légères tout autour des vaisseaux, certainement dues au champ gravitationnel qui enveloppait les vaisseaux comme cela avait été expliqué auparavant.

Soudain le vaisseau renversé en forme de cloche s’est mis à s’élever vers le haut à grande vitesse jusqu’à disparaître du cadre de la caméra (tout en restant à l’envers), et l’autre vaisseau a pivoté de nouveau lentement pour se redresser, et est reparti dans le sens inverse de son arrivée assez vite. Il n’y avait aucun bruit durant tout ce temps. Puis la caméra pointe de nouveau dans le ciel vers une autre zone, là où se trouve le vaisseau au forme de cloche, qui devient bien visible.
Deux de ses trois balles se mettaient à tourner sur le bas du vaisseau, et alors qu’elles faisaient cela le vaisseau devenait partiellement invisible, pendant qu’il change de couleur pour devenir bleu foncé. Puis il est redevenu visible, en reprenant la couleur bleu clair argentée.

Le vaisseau est resté immobile en l’air puis l’atmosphère autour de lui prenait l’apparence d’un d’un nuage diffus en enveloppant le vaisseau. Puis cette forme nuageuse s’est mise à se déplacer à grande vitesse. La caméra suit le vaisseau qui est suspendu immobile à proximité du sol. A certains moments le champ gravitationnel était clairement visible et réfléchissait le soleil par moments depuis une grande distance. Enfin les vaisseaux reviennent tous les deux lentement vers la caméra et restent suspendus en l’air, avec un mouvement léger de haut en bas comme sur coussins d’air et c’est la fin de la vidéo.
Ces films étaient clairs comme du cristal selon Rene, et c’était comme si ce film étaient tournés spécialement pour faire démonstration de fonctionnement des vaisseaux.
La femme dit ensuite que le dernier film était une démonstration de la propulsion par champ gravitationnel en connexion avec les moteurs électromagnétiques qui en symbiose pouvaient générer une énergie immense pouvant avoir plusieurs usages autres que la seule propulsion.
Remarque :
Puisque le vaisseau vu par Rene est de type Adamski, il est à noter cette interview intéressante de Lucy McGinis, ancienne secrétaire de George Adamski, qui décrit avoir u un vaisseau exactement comme décrit par Adamski mais entièrement transparent, comme Rene Erik Olsen a pu le voir.
Timothy Good interviewe Lucy McGinnis, ancienne secrétaire de George Adamski :
« Lucy McGinnis : C’était à Palomar. J’étais allongée dans ma chambre… dans l’après-midi… Je ne sais plus à quelle date c’était… J’étais allongée et, pour une raison que j’ignore, je me suis levée et je suis sortie… J’ai levé les yeux, et j’ai vu cette énorme chose. J’étais stupéfaite. Ça ressemblait à une soucoupe, et c’était immense. En levant les yeux, je pouvais voir à travers : il y avait deux étages. On voyait les marches qu’ils empruntaient pour monter et descendre… Je ne me souviens pas combien de personnes j’ai vues – mais elles se déplaçaient.
Timothy Good : Étaient-ce des hommes ou des femmes, ou les deux ?
Lucy McGinnis : Je ne saurais le dire, car ils portaient en quelque sorte… des combinaisons de ski. Mais c’étaient des tenues ordinaires, attachées autour de la cheville, avec un pantalon et un haut…
Timothy Good : Si l’engin était entièrement transparent, pouviez-vous voir des mécanismes, ou quelque chose de ce genre, ou des zones plus sombres que d’autres ?
Lucy McGinnis : Oui, on pouvait voir, mais on ne pouvait pas – ou du moins, je ne pouvais pas dire ce que c’était.
Timothy Good : Avait-il la même forme que l’engin classique d’Adamski ?
Lucy McGinnis : Oui, celui qui est rond… Il planait en quelque sorte là-haut, puis tout à coup, il a commencé à monter – à s’éloigner. »
(Entretien de Timothy Good avec Lucy McGinnis, 20 novembre 1979).
3ème film
Puis un autre film lui est montré. Il commence par une structure de type ville avec des bâtiments de forme arrondie et en forme de pyramide au loin. Un énorme vaisseau de forme cylindrique est posé au sol. La caméra filme un des côtés de ce vaisseau gigantesque à distance et des centaines de personnes peuvent être vues entrant et sortant de l’appareil.

Des véhicules étranges sont aussi embarqués à bord. La caméra se rapproche du vaisseau, on dirait qu’elle est sur un véhicule en mouvement qui va vers lui. La caméra se retrouve au pied de l’énorme vaisseau cylindrique, en dessous. Le vaisseau semble maintenu en place surélevé du sol par des sortes de structure. Puis la caméra se déplace vers un véhicule de forme cylindrique accroché eu vaisseau, puis entre dans le gros vaisseau. On est dans une grande salle comme une très grande réception d’enregistrement des passagers dans un aéroport. Les gens sont habillés normalement mais n’ont aucun bagage.
Puis la caméra s’approche d’une porte comportant des signes inconnus et la porte s’ouvre. On est dans une pièce avec une énorme structure en forme de roue qui tourne lentement, faisant des dizaines de mètres de hauteur. Il y avait d’autres roues tournantes et des cylindres, placés derrière cette roue tournante. Puis la caméra est à l’extérieur et filme le grand vaisseau cylindrique qui commence à s’élever dans les airs, escorté par des petits appareils de forme ovale.

Une fois assez haut dans les airs, le gros vaisseau cylindrique s’incline à 45°, reste immobile et commence à disparaître très haut. Les vaisseaux d’escorte s’en vont et c’est la fin du film.
L’homme explique ensuite à Rene que c’était une vue intérieure de l’un des grands croiseurs juste avant sa préparation pour décollage. Quelques zones intérieures ont été vues, la zone d’accueil d’arrivée et celle des machines électromagnétiques. Il explique qu’à l’intérieur du vaisseau, aucun ressenti de mouvement n’existe, comme dans les plus petits vaisseaux, grâce aux champs gravitationnels.

4ème film
Le film montre d'abord une planète vue depuis l'espace côté gauche de l’écran. Un immense vaisseau cylindrique apparaît ensuite depuis la droite, entièrement entouré d'un champ énergétique circulant autour de lui. La caméra s'en approche et reste juste au-dessus tandis que le vaisseau se dirige vers la planète. Après avoir pénétré dans l'atmosphère, le vaisseau, d'abord flou et diffus, devient soudain très lumineux, brillant et parfaitement net lorsque ses champs sont progressivement abaissés.

Le vaisseau survole plusieurs vallées avant de rejoindre une vaste installation. Il se met à l'horizontale, déploie ce qui ressemble à des pieds d'atterrissage et se pose en douceur sur une grande zone boisée. À proximité sont déjà stationnés plusieurs appareils plus petits. Une large trappe coulissante s'ouvre alors et de nombreuses personnes quittent le grand vaisseau pour rejoindre ces petits appareils.

La caméra s'attarde ensuite sur le paysage, révélant une vallée entourée d'immenses montagnes verdâtres, avec un grand lac visible au loin. Elle descend au sol, où un homme la ramasse en souriant face à elle, puis la dirige vers le grand vaisseau qui remplit alors tout l'écran avant la fin du film.
La femme dit ensuite à Rene que cette démonstration vise à montrer la facilité avec laquelle leurs grands vaisseaux peuvent traverser les atmosphères planétaires et effectuer des atterrissages contrôlés. Grâce à leurs champs énergétiques, les transitions entre le vide spatial et une atmosphère, ainsi que les départs depuis une surface planétaire, s'effectuent de manière extrêmement fluide. Après cette projection, Rene demande une pause afin de reprendre ses esprits devant tout ce qu'il vient de voir, puis ils boivent tous de l'eau et mangent quelques fruits avant de poursuivre.
Rene interroge longuement les deux personnes sur les visiteurs et leurs technologies. Leurs réponses, extrêmement détaillées, lui donnent l'impression qu'ils possèdent une connaissance directe des systèmes de propulsion et des vaisseaux, bien supérieure à ce qu'ils acceptent de révéler. Pour ne rien oublier, il réalise plusieurs croquis des scènes vues dans les films ce qu’ils acceptent volontiers, et il note une série de mots-clés portant sur les champs gravitationnels, les champs de force, les croiseurs, la structure des cabines, les moteurs électromagnétiques, les générateurs de gravité, les particules temporelles, le « soft space », ainsi que d'autres concepts qu'il développera plus tard.
Au fil de la discussion, il comprend que l’homme et la femme ne parlent pas comme de simples témoins ou contactés, mais comme des personnes ayant une expérience directe de la vie et des technologies des visiteurs. Cette conviction s'étend également à leurs réponses sur des sujets non techniques, qui donnent progressivement une cohérence d'ensemble à tout ce qu'il apprend.
Après près de trois heures d'entretien, l'homme doit partir pour un autre rendez-vous, tandis que la femme reste encore une demi-heure afin de poursuivre les échanges et de répondre aux dernières questions. Avant de partir, elle range dans son sac l'écran ressemblant à un iPad ayant servi à projeter les films et lui annonce qu'une nouvelle rencontre est prévue, au cours de laquelle elle lui montrera d'autres enregistrements.
L'après-midi s'achève sur ces promesses, et Rene consigne aussitôt par écrit tout ce qu'il a vu et entendu afin d'en préserver les moindres détails.
4ème prise de contact début 1992
Après son voyage aux États-Unis en septembre 1991, Rene commence la rédaction d'un ouvrage consacré au MJ-12, aux agences de renseignement et à leur implication présumée dans la dissimulation du phénomène OVNI. Bien qu'il achève ce manuscrit de plus de 400 pages en 1999, il choisit finalement de ne pas le publier.
Au début de 1992 a lieu la quatrième et dernière rencontre. La femme fixe ensuite un nouveau rendez-vous à son domicile, mais cette fois elle se présente seule, expliquant que l’homme qui l’avait accompagné la fois précédente n'est plus au Danemark. Au cours de leur entretien, elle l'interroge en priorité sur son récent séjour aux États-Unis et lui demande si un événement important s'y est produit. Il lui révèle alors, pour la première fois, deux observations d'OVNI effectuées au Nouveau-Mexique près d'Acoma Pueblo : une observation rapprochée d'un objet d'environ neuf mètres de diamètre et une autre d'un vaisseau cylindrique plus éloigné. Elle se montre satisfaite, estimant que quelque chose de « spécial » s'est effectivement produit.
Lorsqu'elle lui demande quels sont ses projets concernant ces observations, il répond qu'il n'a l'intention de rien faire. Elle approuve cette décision, lui conseillant soit de les rendre publiques lorsqu'il le jugera opportun, soit de les conserver simplement en mémoire pour une utilisation future. Il accepte ce conseil.
La femme prend ensuite l'initiative de la rencontre en sortant un écran ressemblant à un iPad ainsi qu'une nouvelle série de photographies imprimées sur les mêmes plaques métalliques que précédemment. Elle range toutefois l'écran, précisant qu'il servira plus tard, et laisse Rene examiner les clichés.
Ceux-ci montrent principalement l'intérieur d'une vaste installation consacrée aux essais de propulsion par champ gravitationnel.

Plusieurs opérateurs y surveillent des vaisseaux maintenus en sustentation au-dessus de ce qui est décrit comme des « rayons » ou des « champs », tout en observant attentivement des moniteurs et des panneaux de contrôle.

D'autres photographies présentent l'extérieur de cette installation, située dans une région montagneuse. On y distingue une grande coupole blanche, plusieurs vaisseaux de formes variées stationnés au sol et des personnes circulant librement entre eux, donnant l'impression d'un important complexe technologique.

Rene est intrigué par le choix de ces photographies, car plusieurs d'entre elles ne concernent pas directement la propulsion mais semblent plutôt illustrer la technologie générale des visiteurs sur ce qu'il suppose être leur planète d'origine.

Il ne demande cependant aucune explication supplémentaire et préfère mémoriser toutes les informations qu'il reçoit.

La femme confirme ensuite son interprétation générale et lui explique le rôle de ces installations d'essais. Chaque nouveau vaisseau des visiteurs y est soumis à des tests systématiques avant sa mise en service, malgré l'expérience accumulée par leur civilisation depuis des centaines, voire des milliers d'années dans la construction de tels appareils.

Les essais concernent notamment les champs énergétiques, les boucliers de protection et les moteurs, car les contraintes du déplacement dans l'espace imposent une fiabilité absolue. Aucun élément n'est laissé au hasard et chaque appareil est rigoureusement vérifié avant d'être utilisé.

Après ces explications sur les installations d'essais et les méthodes de validation des nouveaux vaisseaux, la femme annonce qu'il est temps de passer au visionnage d'une nouvelle série de films.
1er film
Le premier film montre l'approche d'un immense vaisseau cylindrique au-dessus d'un paysage composé de champs et de montagnes enneigées. Après une ascension rapide au-dessus des nuages, la caméra rejoint le vaisseau, dont la surface présente plusieurs protubérances, tandis qu'il se dirige vers une vaste zone d'atterrissage située à proximité d'une importante agglomération. Durant son approche, des nuages semblent se former directement le long de sa coque, enveloppant progressivement le vaisseau.

Vue de très haut, la scène révèle une immense aire d'atterrissage entourée de champs et de nombreux bâtiments sphériques vert clair. Alors que le croiseur pivote à l'horizontale, plusieurs petits vaisseaux en émergent et se dispersent. Les nuages disparaissent ensuite brusquement, laissant apparaître la coque argentée du vaisseau, qui descend lentement vers le sol.

La caméra termine son survol à basse altitude en montrant de nombreuses personnes alignées entre les bâtiments sphériques de la zone d'atterrissage.

À l'issue de la projection, la femme précise que ce gigantesque appareil est un croiseur capable d'abriter une véritable petite ville, avec une capacité d'environ 25 000 habitants pouvant y vivre pendant une longue période.
2ème film
Le second film présente le fonctionnement d'un voyage entre les systèmes stellaires. Il débute par un écran entièrement baigné de lumière bleue avant de révéler une salle de contrôle. Deux opérateurs, vus de dos, se tiennent devant un immense écran tandis que d'autres membres de l'équipage surveillent divers panneaux de commande ou consultent un grand affichage ressemblant à une carte de l'espace ou des étoiles.


Les deux opérateurs activent plusieurs commandes sur leurs pupitres, transformant le grand écran en une représentation dynamique composée de lignes tourbillonnantes et de sphères lumineuses gravitant autour d'une forme ovale colorée demeurant fixe au centre, illustrant visiblement le processus de navigation ou de déplacement interstellaire.

La femme explique que les images représentent le fonctionnement de l'écran de navigation d'un vaisseau lors d'un déplacement à une vitesse très largement supérieure à celle de la lumière. Elle réaffirme que, selon leur compréhension de la physique, la vitesse de la lumière n'existe pas réellement comme limite fondamentale. Grâce à leur technologie, la distance, la vitesse et le temps sont neutralisés, ce qui permet d'effectuer des trajets entre systèmes stellaires en un temps extrêmement court.
Le film montre ensuite un écran de contrôle où la trajectoire du vaisseau est suivie dans l'espace. Celui-ci apparaît comme une masse lumineuse entourée de ses boucliers protecteurs, visibles à une certaine distance de la coque.
Quelques instants plus tard, la représentation bascule : le fond devient noir, puis le vaisseau est vu arrivant à proximité d'une étoile. Le système planétaire de destination apparaît, représenté notamment par deux faibles points lumineux.

La caméra revient alors vers les deux opérateurs installés devant leurs consoles et s'approche de l'écran de l'un des pilotes, qui affiche désormais ce que Rene interprète comme une vue directe de l'extérieur. Deux petits vaisseaux lumineux quittent alors leur position pour se diriger vers la planète la plus proche, où ils s'immobilisent comme s'ils attendaient l'arrivée des deux grands croiseurs. Ceux-ci apparaissent ensuite à leur tour et viennent se placer en stationnement à très haute altitude au-dessus de la planète.

Le film se termine par un zoom sur l'écran du pilote, après quoi Rene rend l'écran à la femme. Celle-ci lui révèle que, pendant les cinq à sept minutes qu'a duré le visionnage du film, les deux grands vaisseaux avaient effectivement parcouru la distance les séparant d'un autre système stellaire situé à de nombreuses années-lumière. Cette affirmation laisse Rene profondément stupéfait tant elle lui paraît dépasser tout ce qu'il croyait possible.

Rene demande à la femme d'expliquer plus précisément le principe permettant d'« annuler » la distance lors des voyages interstellaires. Elle lui répond que, grâce à leur technologie, l'espace, le temps, la vitesse et la distance sont neutralisés. Selon elle, tout dans l'Univers est fondamentalement interconnecté, ce qui rend possible un déplacement extrêmement rapide lorsque la technologie appropriée est employée.

Face à son incompréhension, elle développe davantage son explication en utilisant l'analogie d'un poste de radio. Les étoiles de départ et de destination doivent être « accordées » l'une à l'autre, de la même manière qu'on règle une fréquence radio afin d'éliminer les parasites. Une fois cet « accord » réalisé, la distance devient nulle : soit la destination est amenée jusqu'au point de départ, soit le point de départ est amené jusqu'à la destination. Ce mécanisme permet de contrôler avec une très grande précision la durée du voyage, indépendamment de la distance séparant les deux systèmes stellaires. Rene reconnaît toutefois que, malgré la qualité des explications, ces concepts dépassent encore largement sa compréhension à cette époque.
3ème film
Souhaitant poursuivre la découverte de leur technologie, Rene demande à voir un nouveau film. Celui-ci débute en plein jour sur une aire de stationnement où repose un vaisseau de forme ovale, d'environ 12 à 15 mètres de diamètre. À proximité se tient une femme devant un pupitre équipé d'un écran, de boutons et de molettes, qui semble permettre le contrôle des propriétés du vaisseau.

La démonstration consiste à modifier progressivement l'apparence de l'appareil. En actionnant une première molette, la femme rend le vaisseau translucide. Une seconde commande le fait ensuite devenir entièrement transparent, au point que seuls la colonne centrale et le moteur restent très faiblement visibles.

Enfin, une troisième commande fait disparaître toute trace visible du vaisseau, le rendant totalement invisible. Malgré cette disparition complète, Rene remarque encore quelques traînées roses apparaissant 5 mètres environ au-dessus de l'emplacement qu'occupait auparavant le sommet de l'appareil.

Le film se poursuit en montrant que, malgré l'invisibilité totale du vaisseau, quelques traînées lumineuses demeurent perceptibles à l'emplacement qu'il occupait auparavant. Rene en déduit qu'il s'agit des manifestations de ses champs gravitationnels. La femme actionne ensuite un autre bouton de son pupitre : un nuage se forme progressivement autour de l'appareil et l'air semble se déformer.

En quelques secondes, le vaisseau redevient visible, retrouve son apparence matérielle normale, puis une trappe s'ouvre. Deux hommes en sortent et s'avancent vers la caméra, marquant la fin de la démonstration.

Avant même que Rene ne puisse poser une question, la femme lui explique que cette séquence avait pour objectif d'illustrer le degré de maîtrise atteint par la civilisation des visiteurs dans toutes les fonctions de leurs vaisseaux. Selon elle, ils sont capables de contrôler électroniquement la structure atomique même des matériaux constituant leurs appareils, ce qui leur permet de modifier à volonté leurs propriétés physiques. Elle souligne qu'une telle technologie pourrait avoir des conséquences catastrophiques si elle était employée à des fins malveillantes. C'est pourquoi les visiteurs choisissent d'agir discrètement au sein de certains domaines scientifiques, se limitant à orienter subtilement les recherches lorsqu'ils estiment qu'une découverte risque d'emprunter une mauvaise voie, plutôt que de révéler directement leurs connaissances.
Rene s'interroge notamment sur le fait que les deux hommes présents à bord aient eux aussi disparu avec le vaisseau pendant la démonstration. Son interlocutrice refuse cependant d'expliquer ce point, et il comprend que cette information ne peut pas lui être communiquée.
Elle ajoute qu'il existe également une autre méthode permettant de rendre un vaisseau invisible ou seulement partiellement transparent : la propulsion par champ gravitationnel peut contrôler directement l'émission de lumière des matériaux composant la coque. Grâce à cette technologie, ils peuvent déterminer avec une très grande précision ce qui sera visible ou invisible, aussi bien pour l'œil humain que pour les appareils photographiques, y compris les films infrarouges.

À mesure que les explications se succèdent, Rene est de plus en plus convaincu qu'elles ne proviennent pas de simples informations rapportées, mais d'une connaissance vécue directement par ceux qui utilisent réellement ces technologies. Il finit donc par demander à la femme comment elle peut connaître tous ces détails. Elle le regarde droit dans les yeux et lui répond simplement : « Connaissance directe. » Cette réponse confirme définitivement le soupçon que Rene nourrissait depuis leur première rencontre : derrière l'histoire de couverture évoquant de simples « connaissances », elle possède en réalité une expérience directe du monde et de la technologie des visiteurs.
Après la révélation de sa « connaissance directe », un long silence s'installe entre Rene et la femme. Chacun s'isole quelques minutes, puis elle lui confie qu'elle espère ne pas l'avoir trop bouleversé. Elle ajoute qu'elle a le sentiment qu'il était préparé à recevoir ces informations et qu'elles seront conservées en sécurité par lui. Rene lui en donne l'assurance.
2 autres films
La rencontre se poursuit par la projection de deux autres films consacrés à la fabrication des vaisseaux. Ceux-ci montrent que leur construction s'effectue dans d'immenses complexes d'assemblage, situés aussi bien à la surface de planètes que directement dans l'espace.

Aucun détail supplémentaire n'est donné sur ces séquences, mais elles complètent les démonstrations précédentes consacrées aux technologies des visiteurs.
Rene profite ensuite du temps restant pour revenir sur plusieurs notions techniques qu'il estime ne pas avoir pleinement comprises, notamment le voyage interstellaire, l'annulation de la distance, les relations entre le temps et l'espace ainsi que d'autres aspects de leur technologie. La femme répond patiemment à toutes ses questions et clarifie autant que possible ces concepts au cours d'une longue discussion. Lorsque près de six heures se sont écoulées depuis le début de la rencontre, elle annonce qu'il est temps pour elle de partir.

Avant son départ, Rene la remercie pour l'ensemble des informations qu'elle lui a transmises et lui demande ce qu'il est censé en faire. Elle lui répond que cette décision lui appartient entièrement. Elle suppose qu'il sait déjà, au fond de lui, comment utiliser ces connaissances. Rene reconnaît qu'il n'en est pas certain. Il souligne également qu'à aucun moment, ni elle ni l’homme qui l’avait accompagné par le passé ne lui ont demandé de diffuser un message, de convaincre qui que ce soit ou d'accomplir une mission particulière. Leur seul objectif était qu'il possède ces informations « pour référence future », une expression qu'ils avaient employée à plusieurs reprises au cours de leurs rencontres.
Ils se disent alors définitivement au revoir, sans prévoir de nouvelle entrevue. Deux ans plus tard, en 1994, Rene tente de reprendre contact afin d'obtenir des précisions supplémentaires. Il rappelle les deux numéros de téléphone qui lui avaient été donnés, mais ils ne sont plus attribués. Il contacte également l'entreprise où travaillait la femme, mais apprend qu'elle n'y est plus employée. Toute possibilité de retrouver ses deux interlocuteurs disparaît ainsi. Faute de disposer d'éléments matériels permettant de démontrer la réalité de son expérience, Rene choisit de conserver l'ensemble de ses notes et de son témoignage confidentiels pendant vingt-sept années avant de les rendre publics.
Ce n’est qu’en 2019 qu’il publie le livre « Alien visitors » (visiteurs extraterrestres) qui fait état de la technologie des visiteurs, leurs systèmes de propulsion, les capacités des vaisseaux, avec des dessins et peintures faites par lui des vaisseaux qu’il avait vu dans les films, sans vraiment expliquer la provenance de ces informations.
Puis en 2020 il publie « Alien visitors – Volume II », qui est la suite. Ce deuxième tome est l’occasion pour lui de raconter tout ce contact en grand détail, et c’est ce livre qui a servi de base pour effectuer le résumé qui précède de comment et quoi lui a été exposé.
Cela aurait pu s’arrêter ici. Mais …
La proposition de voyage
En 2021, après 27 ans de silence de leur côté le concernant, Rene Erik est contacté par les visiteurs, qui ont certainement remarqué ses livres publics « Alien visitors » diffusant le contenu qu’ils lui avaient donnée 27 ans auparavant. Un homme de leur civilisation le contacte en lui proposant une expérience directe, en partant avec eux pour un voyage en compagnie de 500 terriens à qui la même proposition est faite. Le voyage est prévu pour le 13 septembre 2021, et il doit y réfléchir et donner sa réponse. Il acceptera. Son voyage est prévu pour une durée d'environ 6 mois (et il durera plus de 6 mois, avec un retour sur Terre le 7 mars 2022).
Quatre mois avant le départ, les participants devaient accepter plusieurs conditions : être disponibles pendant cinq à six mois, ne présenter aucun problème de santé grave après des examens préalables et renoncer à emporter tout appareil photo, téléphone ou dispositif d’enregistrement. Seuls quelques effets personnels étaient autorisés, pour un bagage limité à environ huit kilos, les organisateurs annonçant que tout le nécessaire serait fourni durant le voyage. Rene Erik Olsen décida de respecter ces règles, renonçant notamment à photographier l’expérience et prévoyant seulement des carnets de notes et de croquis afin d’en conserver un témoignage personnel.
Le départ en navette vers le « croiseur » spatial
Le départ eut lieu de nuit lorsqu’un « point de contact » vint le chercher pour rejoindre une clairière où l’attendait une petite navette. Après un examen médical destiné à détecter toute maladie connue ou inconnue, il embarqua avec deux autres Danois, puis le véhicule récupéra d’autres participants européens avant de rejoindre un immense croiseur cylindrique stationné à un point de Lagrange loin de la Terre. La navette pénétra dans le vaisseau à travers des champs de protection lumineux et se posa dans un vaste hangar où étaient déjà rassemblées de nombreuses autres navettes.
À bord, les voyageurs furent enregistrés et reçurent deux objets : une montre servant à la fois de carte interactive et de système de localisation à l’intérieur du croiseur, ainsi qu’une petite sphère métallique faisant office de traducteur universel. Chacun rejoignit ensuite son logement, une cabine spacieuse comparable à un petit appartement, équipée d’un mobilier confortable et d’une salle de bain utilisant des procédés de nettoyage sans eau, fondés sur des poudres et des rayonnements lumineux. L’auteur découvrit également que les toilettes fonctionnaient par un système de désinfection et de disparition instantanée des déchets.
Huit heures après l’embarquement, une réunion d’information rassembla environ cinq cents participants venus d’une centaine de pays. Une représentante des Visiteurs leur expliqua, grâce au traducteur porté derrière l’oreille qui retransmettait instantanément les paroles dans la langue maternelle de chacun, que ce voyage avait pour objectif de leur faire découvrir la vie quotidienne d’une civilisation spatiale pacifique et exploratrice.

Chaque visiteur terrestre serait amené à côtoyer directement des membres de cette civilisation afin de partager leur existence, poser librement des questions et visiter plusieurs planètes au cours d’une immersion de plusieurs mois. L’espoir était que cette expérience inspire ensuite leur activité créative et contribue indirectement à diffuser cette vision du futur auprès de l’humanité.
Les premiers jours à bord
Au début du voyage, Rene Erik Olsen découvre progressivement l’immense croiseur dans lequel les participants vont vivre pendant environ six mois. Le vaisseau mesure près de 12,8 kilomètres de longueur et 1,6 kilomètre de hauteur, même si des modèles atteignant 48 kilomètres existeraient également. En explorant les secteurs proches de son logement, il observe des salles de conférence, des espaces de détente, une vaste zone de restauration et une plateforme d’observation équipée de grands écrans montrant l’extérieur du vaisseau, où il fait connaissance avec des participants venus de nombreux pays. Les montres remises à chacun servent de cartes interactives permettant de se localiser et de s’orienter dans cette structure gigantesque.
L’exploration lui permet également de découvrir les installations médicales ainsi que l’organisation interne du croiseur, divisée en plusieurs zones reliées par différents réseaux d’ascenseurs. Lors du premier repas, il constate que les quelque cinq cents participants, âgés d’environ trente-cinq à soixante-dix ans et issus d’une centaine de pays, partagent une alimentation composée de fruits, de légumes, d’une viande ressemblant à du poulet et d’une boisson proche d’un jus de fruit.
Visite du hangar à navette et présentation de la technologie à antigravité
Le lendemain, les participants sont répartis en petits groupes afin de visiter différents secteurs du vaisseau et d’échanger avec le personnel. Rene choisit de se rendre dans le hangar où sont stationnées les navettes ayant transporté les invités depuis la Terre. Cette immense installation, longue de plus de six cents mètres et large de quatre cent cinquante mètres, abrite une cinquantaine d’appareils identiques et présente un état de propreté et de conservation qui lui paraît remarquable.

Sur place, deux techniciens lui expliquent le fonctionnement des boucliers gravitationnels qui entourent les navettes. Selon eux, cette technologie ancienne permet à la fois de protéger les appareils et de maintenir un champ de gravité confortable à l’intérieur des cabines. Ils lui montrent également un générateur de gravité constitué d’un disque surmonté d’un icosaèdre, fabriqué à partir de matériaux pouvant être produits artificiellement ou obtenus lors des voyages puis traités dans leurs laboratoires. Les boucliers s’adaptent automatiquement ou manuellement aux conditions de vol et deux de ces générateurs travaillent en symbiose avec le moteur principal pour assurer la propulsion du véhicule.
Impressionné par le niveau de détails techniques qui lui est communiqué, Rene réalise plusieurs croquis du hangar et examine de près l’une des navettes. Sa surface lui paraît exceptionnellement lisse, légèrement marbrée et faiblement réfléchissante, avec des propriétés particulières qu’il relie notamment à la capacité de la cabine à devenir transparente, ce qui renforce encore son impression d’être en présence d’une technologie très avancée.
Visite de l’espace botanique
Rene Erik Olsen poursuit l’exploration du croiseur avec deux autres participants danois et découvre une vaste zone botanique située vers l’avant du vaisseau. Les ascenseurs, capables de se déplacer aussi bien verticalement qu’horizontalement à grande vitesse, rendent les parois transparentes pendant le trajet, offrant une vue spectaculaire de l’intérieur de cette immense structure. La zone botanique se révèle être un véritable jardin composé d’arbres, de fleurs et de nombreuses plantes aux couleurs et aux parfums inconnus sur Terre. Les Visiteurs expliquent que ces espaces reproduisent une partie de leur monde d’origine afin d’offrir un environnement familier lors de missions pouvant durer plus d’un an. Rene apprend également que le croiseur est un « city-cruiser » comportant environ vingt-cinq mille logements et qu’il s’agit pourtant de l’un des plus petits modèles de cette catégorie.
En observant cette végétation, Rene remarque des troncs gris entrelacés, des feuillages brunâtres et une grande variété de plantes aux teintes orange, rouges, roses ou blanches, dont les senteurs lui sont totalement nouvelles. Lui et ses compagnons réalisent plusieurs croquis de cet environnement, qu’il considère comme très différent de tout ce qui existe sur Terre.
Synthétiseur de nourriture
Rene décrit également plusieurs équipements de son logement, notamment une machine capable de synthétiser automatiquement une cinquantaine de repas et de boissons préprogrammés. Après avoir sélectionné un menu, l’appareil fabriquerait directement les aliments en reconstituant leurs composants, produisant à chaque utilisation un résultat identique. Il teste notamment différents plats, dont un curry que deux participants indiens jugent proche de la version traditionnelle, bien que légèrement moins relevé. Les assiettes et les couverts sont nettoyés par un simple rayonnement lumineux, tandis que le lit utilise un matelas capable d’épouser automatiquement la forme du corps et de procurer un confort qu’il juge exceptionnel.

Visite du laboratoire
Au cours du voyage, Rene Erik Olsen s’habitue progressivement au rythme de vie du croiseur, où une journée est réglée sur le temps des Visiteurs et dure vingt-cinq heures. Convaincu de vivre l’événement le plus marquant de son existence, il décide de tenir un journal détaillé afin d’en conserver la mémoire. Il s’interroge également sur le fonctionnement du traducteur universel porté derrière l’oreille, supposant qu’il agit directement sur les connexions neuronales pour restituer instantanément les paroles dans la langue choisie par son utilisateur.
En visitant l’un des laboratoires du vaisseau avec plusieurs compagnons, Rene rencontre des Visiteurs occupés à tester des émetteurs de gravité destinés à des applications sur leur planète d’origine et dans leurs colonies. Il découvre que cette technologie ne sert pas uniquement à la propulsion spatiale mais aussi à des usages industriels, notamment pour soulever et déplacer de lourds matériaux de construction. Les Visiteurs lui expliquent que ces émetteurs, fondés sur un principe très ancien demeuré inchangé malgré leur évolution, peuvent avoir des dimensions très variables tout en consommant très peu d’énergie pour produire une puissance considérable, une technologie qui lui paraît révolutionnaire.
Rencontres entre participants au voyage
À l’approche de leur destination, les organisateurs privilégient volontairement un voyage de plusieurs jours afin de favoriser les échanges entre les participants. Rene profite de cette période pour faire connaissance avec de nombreux compagnons venus de différents pays et découvre que la plupart sont des personnes créatives, artistes ou sculpteurs, qui ont été encouragées au cours de leurs contacts à développer leur imagination et leur sensibilité. Les Visiteurs expliquent que ce rassemblement a pour but de permettre à chacun d’acquérir une nouvelle vision du monde et constitue une forme de remerciement pour avoir, à travers leurs œuvres, diffusé leurs inspirations auprès du public, parfois sans même être conscients de transmettre une partie des enseignements reçus. Rene retient surtout de cette journée l’état d’esprit commun des participants, entièrement tournés vers l’expérience et la découverte.
Machine réplicatrice de matière
Lors d’un briefing, Rene Erik Olsen découvre pourquoi les participants n’avaient besoin d’emporter que quelques vêtements : chaque cabine est équipée d’un réplicateur capable de reproduire aussi bien des objets organiques qu’inorganiques à partir d’un simple exemplaire placé dans une armoire dédiée. Les Visiteurs expliquent qu’il s’agit d’une technologie très ancienne destinée à simplifier la vie quotidienne, mais refusent d’en révéler les principes de fonctionnement, estimant que certaines connaissances ne peuvent être communiquées. Rene remarque qu’ils accueillent toujours avec bienveillance l’étonnement des voyageurs, tout en rappelant que leur civilisation disposerait de plus de dix mille ans d’avance technologique sur l’humanité.
Il note également quelques détails pratiques de la vie à bord, notamment que l’eau nécessaire au brossage des dents est produite par la machine alimentaire et que le lavabo élimine ensuite automatiquement cette eau grâce à un procédé lumineux qui nettoie simultanément la surface en faisant désintégrer tout le contenu. Au cours de la journée, il échange avec de nombreux participants venus de différents pays sur leur expérience de contact et constate que la plupart n’ont jamais rendu leur histoire publique, ne s’étant parfois confiés qu’à quelques proches en raison des difficultés et de l’incrédulité auxquelles ils auraient été confrontés. À la veille de l’arrivée sur le monde des Visiteurs, il se prépare avec une grande impatience à découvrir leur planète d’origine.
Arrivée sur la planète des visiteurs, ayant 10 000 ans d’avance sur la Terre
À l’arrivée sur la planète d’origine des Visiteurs, une cinquantaine de voyageurs obtiennent l’autorisation d’observer le gigantesque croiseur depuis l’extérieur en embarquant à bord de deux navettes qui atterrissent avant lui. Après avoir quitté le vaisseau en haute atmosphère, ils assistent à la descente lente et silencieuse du croiseur, observée depuis un point situé à environ huit kilomètres du site d’atterrissage. Rene Erik Olsen est profondément ému par ce spectacle, décrivant un engin d’une taille si considérable qu’il lui est impossible d’en distinguer les extrémités et qu’il compare à une véritable ville volante.
Une fois le croiseur posé, les participants peuvent examiner sa structure de près. Sa surface, qui paraît lisse et métallique de loin, ressemble en réalité à une sorte de peau souple et caoutchouteuse, percée d’innombrables pores ou microstructures. Rene la touche et la trouve étonnamment douce, tout en admirant la perfection de sa construction et les dimensions colossales de l’appareil, haut d’environ 1 600 mètres.
Les visiteurs terrestres sont ensuite accueillis sur une planète au climat agréable, sous un soleil jaune, par un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants vêtus de tenues violettes et orange réservées aux occasions festives. Une présentation de leur société leur est donnée : il s’agirait d’un monde vivant sans politique, sans économie et sans recherche d’intérêt personnel, où la priorité est donnée au bien commun, au service des autres et à une existence harmonieuse. Rene et plusieurs compagnons sont frappés par l’impression de calme, d’intelligence et de conscience qui se dégage des habitants.
Chaque participant fait ensuite connaissance avec les Visiteurs qui l’accompagneront pendant le reste du voyage. Rene échange notamment avec un jeune technicien travaillant dans une station spatiale, qu’il croyait adolescent d’après son apparence très jeune, mais qui lui révèle avoir trente-cinq ans. Il rencontre ensuite son accompagnatrice personnelle, qu’il désigne sous la lettre « C », une technicienne et astrophysicienne affectée à une station spatiale en orbite autour de la planète. Lorsque Rene pense intérieurement qu’ils forment un bon duo, elle lui répond aussitôt, expliquant que la télépathie constitue pour leur peuple une seconde langue utilisée couramment. Elle lui précise que l’accompagnement des visiteurs terrestres est considéré comme un plaisir et une occasion de leur faire découvrir les possibilités offertes par l’Univers.
La journée s’achève chez son accompagnatrice, dans une maison de plain-pied rappelant les habitations en adobe du Nouveau-Mexique, où il partage un repas composé principalement de viande de poulet, de fruits et de légumes avant de passer la nuit dans une chambre qui lui est réservée.
Après avoir passé la nuit chez son accompagnatrice, Rene Erik Olsen reprend la route vers le croiseur. Il découvre le véhicule personnel de son accompagnante C, un engin compact de forme ovale pouvant transporter cinq personnes et utilisant une combinaison de propulsion gravitationnelle et électromagnétique. Piloté au moyen d’un joystick et de quelques pédales, il se déplace silencieusement à plusieurs centaines de mètres d’altitude et atteindrait environ 240 km/h. Durant le trajet, Rene observe une ville très verte composée de bâtiments en forme de dômes, de pyramides et de gratte-ciel, tandis que son accompagnatrice lui explique que l’immense zone où est posé le croiseur sert également de centre d’essais pour les nouveaux vaisseaux et les technologies liées à la gravité. Il assiste notamment au déplacement d’une navette soulevée sans contact apparent grâce à des émetteurs gravitationnels.
Retour au croiseur spatial pour un voyage vers un autre monde
De retour à bord du croiseur, les accompagnateurs Visiteurs sont enregistrés et installés dans leurs logements. Le lendemain, Rene commence ce qu’il considère comme son « premier jour d’école » auprès de son accompagnatrice, technicienne et astrophysicienne, qui l’emmène vers une immense plateforme d’observation dans le croiseur, située à plus de six kilomètres de leurs quartiers. Ils empruntent pour cela un système ferroviaire interne extrêmement rapide, fonctionnant grâce à l’énergie électromagnétique déjà produite par le croiseur. Son accompagnatrice lui explique avoir participé à la conception de ce réseau, dont les véhicules sont maintenus solidaires des rails afin d’éviter tout risque d’accident.
La plateforme d’observation, aménagée derrière d’épaisses parois transparentes issues d’un procédé particulier de transformation des matériaux, offre une vue spectaculaire sur l’espace. Rene contemple la profondeur du ciel, les impacts lumineux de minuscules particules sur le bouclier protecteur du vaisseau et une planète du système des Visiteurs qui s’éloigne progressivement tandis que le croiseur met le cap vers un autre système situé à environ quarante années-lumière. Son accompagnatrice lui annonce qu’ils y visiteront plusieurs planètes habitées par une civilisation avancée connue des Visiteurs.
Au cours de leur conversation, elle explique que les civilisations évoluées coopèrent généralement entre elles et que les contacts avec des mondes moins avancés ont pour objectif de les aider à éviter l’autodestruction. Selon elle, la Terre suit encore une voie destructrice et n’a pas pleinement adopté l’objectif commun de survie qui caractérise les civilisations hautement développées, même si des signes d’évolution permettent d’espérer un changement. Ces paroles bouleversent profondément Rene, qui prend conscience de la fragilité de la situation terrestre tout en partageant l’espoir exprimé par son accompagnatrice. La journée se termine par l’invitation à un dîner accompagné de conversations et de musique avec plusieurs Visiteurs.
Usage pratique du réplicateur
Au cours de leur voyage, C montre à Rene Erik Olsen le fonctionnement du réplicateur installé dans sa cabine. En plaçant un vêtement dans l’appareil, celui-ci peut en produire une copie parfaitement identique, proposer d’en modifier la couleur ou même copier l’objet tout en faisant disparaître l’original. Le procédé repose sur une reproduction complète de la structure atomique du matériau, permettant de recréer aussi bien des objets organiques qu’inorganiques. Les éléments supprimés seraient réutilisés comme matière première pour fabriquer de nouveaux objets, faisant du réplicateur un système combinant fabrication et recyclage sans déchets.
Rene adopte désormais entièrement le temps des Visiteurs, dont la journée dure vingt-cinq heures, abandonnant toute tentative de suivre l’heure terrestre puisqu’il lui est assuré que le retour s’effectuera à la bonne date sur Terre. Il apprend également que tous les occupants du croiseur sont surveillés en permanence grâce à leurs montres-bracelets et à des systèmes de numérisation présents dans les différents espaces du vaisseau afin de contrôler leur santé et leur bien-être.
Le reste de la journée est consacré aux échanges entre les voyageurs terrestres et leurs accompagnateurs Visiteurs, chacun partageant les expériences vécues depuis le début du voyage et la manière dont celles-ci modifient sa perception du monde. Rene a le sentiment que les Visiteurs observent ces discussions avec curiosité, comme s’ils assistaient aux réflexions d’une civilisation en pleine découverte. Avant de se séparer, C et lui conviennent de consacrer la journée suivante à des sujets plus techniques, tandis que Rene remarque qu’il mange désormais beaucoup moins qu’à son habitude, absorbé par la richesse des découvertes quotidiennes.
Visite technique détaillée de navettes dans le hangar
À quelques jours de l’arrivée dans un nouveau système planétaire, les voyageurs sont encouragés à profiter pleinement du temps passé avec leurs accompagnateurs afin de mieux comprendre la civilisation des Visiteurs et à consulter les archives concernant leur prochaine destination, où un séjour d’une semaine est prévu. Enthousiasmée par cette perspective, C accompagne Rene Erik Olsen dans une nouvelle visite du hangar afin de lui présenter en détail le fonctionnement des navettes spatiales.
À l’intérieur d’une navette, C lui fait découvrir la salle des machines, composée d’un ensemble de tubes et de conduites transmettant des ondes d’énergie vers les générateurs de gravité qui assurent la propulsion de l’appareil. Elle lui explique que ces générateurs fonctionnent grâce à un matériau particulier, naturellement présent sur peu de mondes mais pouvant également être fabriqué artificiellement grâce à une technologie transmise autrefois par les « Anciens ». Selon son mode d’utilisation, ce matériau permettrait de produire une gravité attractive, une gravité répulsive ou une combinaison des deux, tandis que certaines applications exploiteraient directement la gravité présente dans la nature.
Dans la cabine de pilotage, Rene découvre que deux générateurs sont consacrés à la création des champs de protection entourant le véhicule tandis que deux autres assurent la portance et le déplacement. Les champs gravitationnels servent également de bouclier contre les obstacles et, associés aux propriétés optiques des matériaux de la coque, permettent de rendre la navette transparente, translucide ou même de lui donner l’apparence de n’importe quel objet. Les réglages sont essentiellement gérés par les ordinateurs de bord, le pilote se limitant généralement à la surveillance du vol.
C lui montre ensuite un système holographique capable de faire apparaître des images flottantes contrôlées par une interface électronique et neuronale. Elle modifie le contenu de l’affichage par la pensée et invite Rene à essayer, mais celui-ci n’y parvient pas, ce qui donne lieu à un échange amusé sur les capacités mentales que les Visiteurs considèrent comme pouvant être développées, notamment la télépathie et la télékinésie.
La visite se poursuit dans la zone informatique de la navette, où Rene Erik Olsen découvre un ensemble d’ordinateurs disposés tout autour de la cabine et reliés non par des câbles, mais par des tubes remplis d’un liquide ou d’un gel. Son accompagnatrice lui explique que chaque unité fonctionne comme un petit cerveau spécialisé et que l’ensemble forme un système presque « vivant », capable d’effectuer extrêmement rapidement les calculs de navigation, de vitesse, de trajectoire et d’anticiper les conditions d’arrivée à destination. Très supérieurs aux ordinateurs terrestres, ces calculateurs jouent un rôle essentiel dans le pilotage des vaisseaux, ce qui explique notamment que les grands croiseurs s’immobilisent complètement avant d’entrer dans un système planétaire. Avant de quitter la navette, elle lui montre enfin le fonctionnement de la porte et de la rampe d’accès, dont les mouvements sont si fluides qu’ils donnent l’impression qu’un matériau vivant se transforme instantanément. La journée s’achève par des échanges avec les autres voyageurs, qui présentent leurs croquis et racontent les découvertes réalisées au cours de leurs propres visites.
Commentaire personnel :
Cette description de l’unité informatique qui ressemble à une grosse masse gélatineuse avec des tubes remplis de liquide de type gel circulant dedans pour faire communiquer les éléments informatiques entre eux fait penser à Star Trek depuis la série Voyager notamment qui a introduit les ordinateurs à pack de gel bio-neural, qui utilisent un gel leur permettant d’agir comme un élément de type biologique permettant l’immersion de fibres artificiels qui fonctionnent comme des neurones mais synthétiques, pour l’informatique de bord avancée. On a le même genre de descriptif technologique ici.
Visite spéciale de la salle de pilotage du croiseur
Grâce à l’intervention de son accompagnatrice, Rene Erik Olsen obtient l’autorisation exceptionnelle de visiter la salle de pilotage et de navigation du croiseur avant l’arrivée dans un nouveau système planétaire. Il découvre un immense centre de commandement où travaillent une centaine de personnes devant de nombreux écrans et panneaux de contrôle. Un technicien lui explique que le vaisseau se déplace en créant une sorte de « tunnel » spatio-temporel qui le tire vers sa destination et dont la puissance peut être modulée, tandis qu’ils ne se trouvent plus qu’à quelques heures de leur arrivée.
Rene échange ensuite avec plusieurs membres de l’équipage qui lui décrivent leurs fonctions. Une technicienne chargée de la surveillance des champs gravitationnels et des boucliers du croiseur lui explique que ces systèmes nécessitent une supervision permanente, même si plusieurs opérateurs peuvent intervenir à distance. Les boucliers ne fonctionnent alors qu’à une faible fraction de leur capacité maximale, le voyage étant effectué à une vitesse instantanée volontairement modérée. Il apprend également que d’autres Terriens avaient déjà été accueillis à bord de croiseurs, mais jamais en aussi grand nombre.
L’un des pilotes lui détaille ensuite les opérations d’approche et d’atterrissage. Deux pilotes sont affectés aux manœuvres principales tandis que d’autres surveillent les calculs réalisés par les ordinateurs de bord afin de préparer une transition en douceur entre le voyage spatial et le vol atmosphérique. Les derniers réglages des générateurs de gravité sont effectués manuellement, puis de petites sondes assistent le croiseur durant sa descente avant que celui-ci ne soit immobilisé à une trentaine de mètres du sol grâce à de gigantesques verrous magnétiques installés sur le site d’atterrissage.
Dans la salle de contrôle, Rene observe également plusieurs écrans montrant en temps réel le système vers lequel ils se dirigent, grâce aux informations transmises par des sondes déjà présentes sur place. Un autre écran indique l’état de fonctionnement du moteur et des générateurs de gravité, qui ne travaillent alors qu’à environ quarante-cinq pour cent de leur capacité maximale. C lui explique qu’elle connaît parfaitement les principes techniques du croiseur et apprécie elle aussi d’écouter les spécialistes exposer leur domaine de compétence.
Arrivée dans un autre monde ayant 3000 ans d’avance sur la Terre
Peu avant l’arrivée, Rene rejoint un pont d’observation situé à l’avant du vaisseau. Le croiseur quitte imperceptiblement le mode de voyage instantané et pénètre dans un système comportant quatre planètes autour d’une étoile jaune, dont deux mondes habités. Après avoir dépassé une première planète verte et bleue (qu’il appelle A-1), il aperçoit leur destination, une planète bleue recouverte de nuages (qu’il appelle A-2), avant que le croiseur ne traverse son atmosphère et ne se dirige vers une vaste cité implantée dans une région désertique. L’atterrissage s’effectue avec une grande douceur et le vaisseau est finalement immobilisé par les installations magnétiques prévues à cet effet.
Les voyageurs quittent ensuite le croiseur à bord de grands véhicules cylindriques qui les conduisent vers un bâtiment d’accueil où un représentant local prononce un discours de bienvenue adressé aux Visiteurs et aux invités venus de la Terre. Il annonce que les participants séjourneront dans un grand hôtel pendant que le croiseur sera entretenu et réapprovisionné, puis visiteront durant plusieurs jours différents sites remarquables de cette civilisation ainsi que des lieux importants de son histoire. C précise enfin à Rene que les habitants de ce monde forment une civilisation humaine disposant d’environ trois mille ans d’avance sur la Terre et attachée à la préservation de ses anciennes traditions.
Visite de la planète A-2
Rene Erik Olsen séjourne dans un immense hôtel de la capitale de la planète A-2, un bâtiment d’environ cent étages pouvant accueillir plusieurs milliers de visiteurs. Il est impressionné par son architecture, ses vastes suites, ses nombreuses statues retraçant l’histoire locale et le confort des installations. Il remarque également que les habitants semblent utiliser une forme de carte pour leurs transactions, ce qui lui fait supposer l’existence d’un système d’échange comparable à une carte de paiement.
Les voyageurs sont répartis en groupes et embarquent dans de grands véhicules aériens vitrés capables de transporter une centaine de personnes. Durant plusieurs heures, ils survolent des paysages variés composés de plaines, de forêts et de montagnes, avant d’atteindre une gigantesque sphère lumineuse de plusieurs kilomètres de diamètre, entourée de rayons rouges et présentée comme une représentation de leur étoile. À l’intérieur se trouve une installation où cette civilisation produit son énergie en créant de petites « sphères » issues de matière stellaire, utilisées ensuite comme source énergétique pour leur technologie. L’ensemble est exploité par des milliers de robots sous supervision humaine. Rene apprend que les Visiteurs disposent eux aussi d’installations comparables sur leur propre planète.
De retour en ville, il profite d’une promenade nocturne avec son accompagnatrice C et échange avec des habitants curieux de rencontrer les visiteurs terrestres, expérience qu’il apprécie particulièrement.
Le lendemain, Rene apprend que les différents groupes ont visité plusieurs sites distincts et que chacun est encouragé à prendre le temps d’observer et de réaliser des croquis, contrairement au rythme qu’il juge trop précipité de la vie sur Terre. Il souligne cette philosophie consistant à vivre pleinement les expériences plutôt qu’à les enchaîner rapidement.
La nouvelle excursion conduit le groupe vers une région dominée par deux immenses buttes rocheuses rappelant Monument Valley, entourées de hautes colonnes naturelles sombres. C lui explique que cette planète fut autrefois colonisée par la civilisation actuelle, dont le monde d’origine est une autre planète habitée du même système (A-1), et que ces formations abritent des constructions laissées par une civilisation extrêmement avancée ayant vécu là il y a des millions d’années.

Rene réalise plusieurs croquis du paysage avant d’explorer l’intérieur de ces édifices, aménagés comme un vaste musée. Il y découvre des engins anciens maintenus en lévitation permanente par des faisceaux de gravité. Selon les explications reçues, ces bâtiments étaient autrefois des usines de fabrication de vaisseaux spatiaux et la technologie de leurs anciens occupants demeure largement incomprise par les habitants actuels. Fasciné par ce témoignage d’une civilisation disparue, il multiplie les esquisses et considère ce site comme l’un des monuments les plus remarquables du voyage.

Après un dernier survol panoramique des montagnes et des installations, le groupe regagne l’hôtel où la journée se termine par un repas pris en commun.
Rene Erik Olsen visite le dernier jour de son séjour sur la planète bleue un immense complexe de construction de vaisseaux spatiaux. Il apprend que cette civilisation fabrique tous ses appareils directement à la surface de la planète plutôt que dans l’espace, considérant cette solution plus rationnelle sur le plan logistique puisqu’elle permet de tester les engins au sol sans nécessiter les infrastructures spécifiques qu’exigerait une usine orbitale. Rene s’interroge toutefois sur le fait que les Visiteurs, eux, possèdent de grandes installations de production dans l’espace autour de leur planète.
Le groupe est transporté jusqu’à une région éloignée de la capitale, où un gigantesque canyon abrite des installations industrielles creusées dans la roche. D’immenses bâtiments de plusieurs kilomètres de hauteur et de largeur sont intégrés aux falaises, avec de vastes plateformes extérieures où sont assemblés les vaisseaux.

Après avoir emprunté un ascenseur monumental, Rene découvre ces plateformes où une dizaine d’engins de formes rondes ou ovales sont en construction ou en finition, tandis que des robots et des techniciens travaillent simultanément sur les différents appareils.
Son accompagnatrice C lui explique que la technologie employée est très proche de celle des Visiteurs et qu’elle leur aurait été transmise auparavant. Selon elle, toute civilisation suffisamment avancée aide naturellement d’autres peuples qui suivent une évolution comparable, à condition qu’ils utilisent leurs connaissances de manière pacifique et au bénéfice de tous.
Rene réalise de nombreux croquis du chantier et demande même à C si elle accepterait un jour de poser pour un portrait, ce qui la surprend agréablement et l’amène à lui répondre qu’elle y réfléchira.
Le guide précise que l’implantation de cette gigantesque usine dans un canyon répond avant tout à des considérations pratiques : proximité des matières premières, facilité logistique et éloignement des zones habitées. Rene remarque toutefois que les couleurs des bâtiments se confondent avec celles des parois rocheuses, ce qui leur procure un remarquable effet de camouflage, et il se demande si cette discrétion n’était pas également un objectif recherché. Après avoir encore dessiné les lieux au niveau du sol, le groupe regagne la capitale en fin de journée, où le séjour s’achève par un dîner tardif avant la nuit.
Visite de la planète A-1
Rene Erik Olsen quitte la planète bleue A-2 avec regret, estimant n’en avoir découvert qu’une infime partie malgré l’accueil chaleureux de ses habitants. Avec les autres voyageurs, il embarque dans un croiseur beaucoup plus petit appartenant à cette civilisation pour rejoindre la planète vert-bleue A-1, située à environ soixante-quatre millions de kilomètres. Depuis les ponts d’observation, il admire cette planète ressemblant à la Terre mais beaucoup plus verte, principale région agricole du système, qui fournit la nourriture à sa propre population ainsi qu’à une partie des habitants de la planète A-2. Il apprend que cette planète fut la première à être colonisée en raison de sa grande fertilité.
À l’approche de la surface, le groupe survole d’immenses structures pyramidales de plusieurs kilomètres de hauteur, qui servent en réalité de gigantesques générateurs et réservoirs d’énergie. Plus loin apparaît un vaste ensemble architectural dominé par un bâtiment monumental d’où jaillit une spectaculaire cascade artificielle. Le croiseur se pose à proximité et les voyageurs découvrent que cette chute d’eau provient d’un immense bassin aménagé au sommet du bâtiment. Ils sont logés dans cet édifice officiel, dont les chambres sont décorées de peintures représentant les paysages et la société locale. Rene est particulièrement frappé par un tableau évoquant la réincarnation ou la transition après la mort, très proche d’une œuvre qu’il avait lui-même réalisée des années auparavant. Cette première journée est consacrée à la découverte des environs et aux échanges avec une population qu’il décrit comme très accueillante et sociable.
Le lendemain, les groupes partent visiter différents sites de la planète. Rene se rend d’abord vers un vaste lac, excursion qui lui paraît peu prometteuse avant de découvrir un gigantesque complexe de purification de l’eau, haut de huit kilomètres et large de onze kilomètres. Cette installation alimente une région confrontée à des difficultés croissantes d’approvisionnement en eau potable, plusieurs grands navires venant y charger de l’eau filtrée.

Les habitants expliquent que leur planète, plus proche de son étoile que la planète A-2, subit progressivement une dégradation de son équilibre environnemental et de sa composition interne, ce qui a motivé la colonisation de la troisième planète du système (A-2). La quatrième planète étant située hors de la zone habitable, elle ne constituerait qu’une solution de dernier recours, et un déplacement vers un autre système pourrait même devenir nécessaire à très long terme.
Rene retient de cette visite qu’aucune civilisation, aussi avancée soit-elle technologiquement, n’est totalement à l’abri des contraintes naturelles et des erreurs de planification. Cette prise de conscience lui rappelle ce qu’un Visiteur lui avait expliqué des années auparavant : ils demeurent des êtres humains capables de commettre des erreurs. La journée se termine par des échanges entre voyageurs et accompagnateurs, chacun partageant ses impressions sur cette expérience exceptionnelle vécue si loin de la Terre.
Extraction de l’énergie du noyau planétaire sur A-1
Pour leur dernier jour sur cette planète, Rene Erik Olsen et les autres voyageurs visitent une immense installation située dans une région désertique, consacrée à un ambitieux projet énergétique. Le complexe, qui ressemble extérieurement à un gigantesque vaisseau spatial d’environ trente-deux kilomètres de longueur, est parcouru en permanence par des véhicules transportant des matériaux d’excavation. Les habitants cherchent à exploiter directement la chaleur du noyau de leur planète afin de la distribuer à grande échelle, tout en envisageant qu’un jour leur technologie leur permette également de capter l’énergie de leur étoile.
À l’intérieur, Rene découvre un réseau colossal de tunnels de plusieurs centaines de mètres de hauteur et de largeur. Le projet consiste à installer d’immenses conduites blindées jusque dans le manteau interne de la planète afin d’acheminer cette chaleur vers une centrale qui en assurerait ensuite la distribution. Il s’agit d’une gigantesque installation thermique destinée à alimenter l’ensemble de la planète.
Comme lors des précédentes visites, plusieurs voyageurs profitent du temps laissé sur place pour réaliser des croquis des installations. Rene observe également les robots qui effectuent les travaux lourds : leur silhouette rappelle celle d’êtres humains, mais leur « peau » évoque une combinaison de plongée et leurs jambes, plus robustes que leurs bras, sont adaptées au transport de charges importantes. Leur partie supérieure possède un aspect métallique et leurs réponses aux instructions des techniciens conservent une tonalité mécanique. Rene est impressionné par leurs capacités et ne perçoit pratiquement aucune limite à ce qu’ils peuvent accomplir.
Les explications reçues indiquent que ce projet doit permettre à cette civilisation de prolonger la viabilité de sa planète d’origine, qu’elle souhaite préserver malgré la possibilité de s’installer sur la planète voisine déjà colonisée. Très attachés à leur monde natal et à leurs traditions, ses habitants cherchent avant tout à éviter un abandon définitif de leur foyer.
Rene apprend enfin que cette gigantesque centrale a été conçue pour pouvoir être déplacée par voie aérienne si nécessaire, grâce à la combinaison de la propulsion gravitationnelle et de l’électromagnétisme, nouvelle démonstration d’une technologie qui continue de le fasciner. La journée s’achève par le retour vers l’aéroport, où il est profondément marqué par un spectaculaire coucher de soleil dont il s’empresse de noter les couleurs et d’esquisser les formes dans son carnet de croquis.
Fin du séjour dans le système de A-1 et A-2 et départ
Rene Erik Olsen quitte la planète vert-bleue (A-1) avec un sentiment de nostalgie après avoir noué des liens avec plusieurs habitants grâce à son accompagnatrice C. Il retient de cette civilisation son haut niveau de développement technologique ainsi que les efforts considérables qu’elle déploie pour préserver son monde d’origine, confronté à des difficultés environnementales. Il constate que la planète bleue (A-2), pourtant colonisée plus tard, bénéficie d’une situation plus stable, notamment grâce à un approvisionnement en eau plus favorable, et il établit un parallèle avec les problèmes climatiques et de pollution auxquels la Terre est confrontée, estimant que des solutions technologiques existent déjà mais nécessitent une véritable volonté politique.
C lui confie avoir également apprécié ces visites, même si elles lui apportaient peu de connaissances nouvelles, car elle aime observer la manière dont les artistes interprètent ce qu’ils découvrent. Elle accepte finalement de poser pour un portrait que Rene projette de réaliser prochainement.
De retour à bord du grand croiseur qui était resté sur A-2, les voyageurs réintègrent leurs logements et retrouvent les facilités offertes par les réplicateurs, qui permettent de remplacer facilement vêtements et objets nécessaires au voyage. Après ces quelques jours de repos passés par l’équipage au contact des habitants locaux, tous sont prêts à reprendre l’exploration.
Avant le départ, Rene et plusieurs compagnons se rendent dans une zone de loisirs offrant des panoramas projetés sur les parois du vaisseau afin d’assister une dernière fois à la disparition progressive des deux planètes. Ils ressentent une certaine mélancolie en les voyant s’éloigner, puis le croiseur quitte le système et entre de nouveau en mode de déplacement instantané, accompagné de spectaculaires manifestations lumineuses mêlant des teintes jaunes, rouges, vertes, bleues, violettes et une multitude d’éclats blancs.
Des problèmes psychologiques pour de nombreux voyageurs
Rene Erik Olsen constate que le long séjour à bord commence à peser sur certains voyageurs. Ses deux compagnons danois lui confient souffrir depuis plusieurs jours de crises de claustrophobie et de difficultés psychologiques, au point d’avoir consulté les services médicaux du croiseur. Ils lui indiquent que de nombreux autres passagers terrestres semblent également rencontrer ce type de problèmes. Rene en est affecté mais décide de consacrer toute son énergie à approfondir sa connaissance des Visiteurs et de leur science, qu’il considère comme l’occasion de sa vie.
Rene Erik Olsen décide enfin de visiter le laboratoire médical du croiseur, une exploration qu’il souhaitait effectuer depuis le début du voyage. Accompagné de C, il découvre une vaste installation remplie d’écrans, de panneaux de commande, de boutons et de nombreux instruments inconnus. Un technicien lui montre le fonctionnement d’un système de scanner en dirigeant un petit appareil vers sa poitrine, ce qui affiche immédiatement une image détaillée de son cœur et de ses poumons. Il lui explique que cette technologie est utilisée à l’arrivée de chaque navette afin de détecter toute anomalie biologique ou tout organisme étranger pouvant être transporté à bord.


Observatoire astronomique
Avec son accompagnatrice C, il rejoint le laboratoire principal du croiseur pour assister à l’étude d’une vaste pouponnière d’étoiles. Les observations sont projetées sur un immense écran alimenté par des sondes envoyées dans cette région de l’espace. Les techniciens lui expliquent qu’il s’agit probablement des vestiges d’une ancienne explosion stellaire dont la matière s’est condensée en nombreuses protoétoiles et futurs systèmes planétaires. Les Visiteurs surveillent attentivement ces régions, car elles pourraient, dans un avenir très lointain, donner naissance à des mondes susceptibles d’être colonisés ou ensemencés. Les sondes réalisent des mesures et transmettent en permanence des images, tandis que la présence de sondes appartenant à une autre civilisation révèle que d’autres peuples suivent également ces phénomènes.
Au cours de cette visite, Rene interroge les techniciens sur le parallèle entre la renaissance des étoiles et la réincarnation humaine. Ceux-ci lui répondent que la matière d’une étoile peut être réutilisée pour former de nouvelles étoiles et de nouvelles planètes, mais que cela ne signifie pas que l’ancienne étoile renaît sous la même forme. De même, le corps humain retourne à la matière de sa planète après la mort sans pouvoir être reconstitué en un nouvel individu identique. Selon eux, la question de l’âme ou de l’esprit relève d’un autre domaine de réflexion philosophique. Les pouponnières d’étoiles représentent ainsi, pour les Visiteurs, un moyen privilégié d’observer simultanément les cycles de vie et de mort de l’Univers.
Le lendemain, Rene retourne au laboratoire pour assister à un événement exceptionnel : l’explosion imminente d’une étoile suivie depuis une cinquantaine d’années par les astronomes des Visiteurs. Les calculs indiquent que son noyau a atteint un état critique et qu’elle devrait devenir nova dans un délai d’environ une heure. Plusieurs sondes sont déployées afin de retransmettre l’événement et d’en assurer le suivi scientifique.
Dans un silence presque solennel, les observateurs attendent. Soudain, un immense éclair mêlant des teintes bleues, oranges et rouges illumine l’écran pendant une dizaine de secondes : l’étoile vient d’exploser. Aucun phénomène physique n’est ressenti à bord du croiseur, mais Rene est profondément ému par ce spectacle qu’il interprète comme une illustration de la mort suivie d’une renaissance cosmique. Il remarque que C et de nombreux autres témoins semblent partager cette émotion. Il conclut enfin que la capacité des Visiteurs à prévoir de tels événements et à se trouver précisément au bon endroit et au bon moment témoigne du niveau extrêmement avancé de leurs connaissances astronomiques et de leur maîtrise des déplacements dans l’espace.
Ensemencement de la vie dans des systèmes
Rene Erik Olsen poursuit ses visites au laboratoire en compagnie de C, qui lui expose la vision des Visiteurs sur l’origine de la vie dans la galaxie. Selon elle, lors de la formation d’un système planétaire, il est très rare qu’aucune planète ne se trouve dans une zone potentiellement habitable. Lorsqu’une civilisation très avancée découvre un système favorable, elle peut ensemencer une planète pour y favoriser la vie, voire, dans certains cas, modifier l’orbite de certaines planètes afin de les rendre habitables. Les Visiteurs estiment être eux-mêmes proches de cette capacité. Si la vie primitive peut apparaître naturellement grâce aux bonnes conditions géologiques et chimiques, l’apparition d’une intelligence évoluée est, selon eux, souvent accélérée ou initiée par l’intervention de civilisations plus anciennes. Les Visiteurs affirment d’ailleurs avoir eux-mêmes été « ensemencés » par une civilisation antérieure et pensent que d’autres peuples ont occupé leurs planètes avant eux.
Les techniciens du laboratoire présentent également des images de galaxies en collision, phénomène qui détruit progressivement les structures existantes avant de donner naissance, sur des millions d’années, à une nouvelle galaxie où de nouveaux systèmes planétaires pourront se former. C explique que les Visiteurs auraient déjà ensemencé plus d’un millier de planètes ou de lunes réunissant les conditions favorables à la vie primitive et poursuivent cette mission. En revanche, ils évitent d’intervenir directement auprès de civilisations déjà intelligentes, qui doivent selon eux poursuivre leur évolution par leurs propres moyens.
Le lendemain, Rene visite le laboratoire biologique du croiseur, consacré notamment aux programmes d’ensemencement. Les techniciens lui expliquent que les « graines de vie » sont des organismes unicellulaires à base d’eau, préparés et codés pour la vie. Lors de leur activation, une brève émission lumineuse apparaît, signe qu’ils sont prêts à être dispersés sur une planète adaptée. Chaque opération laisserait une signature génétique propre à la civilisation qui l’a réalisée, permettant aux autres peuples avancés d’identifier une population déjà ensemencée et, en principe, de ne pas intervenir de nouveau afin d’éviter des perturbations évolutives.
Enfin, un technicien affirme que la Terre aurait fait l’objet, dans des temps très anciens, d’un projet commun mené par plusieurs civilisations extraterrestres. Les visiteurs visent maintenant à accélérer le développement intellectuel de l’humanité par un ensemencement atmosphérique qu’ils ont effectué touchant simultanément l’ensemble de la population. Cette révélation surprend profondément Rene, qui reconnaît n’avoir jamais accordé beaucoup de crédit à ce type d’hypothèse auparavant, mais considère ce témoignage comme l’une des informations les plus marquantes de son voyage.
Malaise psychologique accru de beaucoup de voyageurs qui vont rentrer sur Terre
Rene Erik Olsen consacre une journée de détente avec plusieurs compagnons de voyage, profitant de leur présence pour discuter et réaliser quelques portraits. Lors du briefing du matin, les Visiteurs annoncent qu’ils souhaitent effectuer des observations scientifiques dans une région particulière de la galaxie et laissent les voyageurs libres d’occuper leur temps comme ils le souhaitent. Rene remarque cependant que de nombreux participants semblent éprouver un malaise psychologique : certains paraissent anormalement silencieux, d’autres au contraire très nerveux. Ses deux compagnons danois lui confient souffrir depuis plusieurs jours de claustrophobie, d’un profond sentiment d’isolement et du manque de leur famille, de leurs habitudes et de leur environnement terrestre. Rene, qui apprécie naturellement la solitude et le temps consacré à ses activités créatives, explique au contraire ne ressentir aucun enfermement et vivre pleinement cette expérience.
Au cours de la journée, les voyageurs apprennent que les Visiteurs ont décidé d’organiser le retour anticipé de toutes les personnes qui ne se sentent plus capables de poursuivre cette longue mission. Un autre croiseur viendra les récupérer dans environ cinq jours afin de les ramener sur Terre en une seule journée de voyage. Cette annonce transforme immédiatement l’état d’esprit de nombreux participants, qui retrouvent espoir et sérénité en sachant qu’ils pourront bientôt rentrer. Rene considère cette décision comme particulièrement sage, tout en se réjouissant personnellement de poursuivre une aventure qu’il estime encore riche d’innombrables découvertes.
Le lendemain, le briefing confirme officiellement cette organisation. Les voyageurs concernés suivent désormais les explications avec une attention particulière tandis que ceux qui restent échangent sur les prochaines étapes du voyage. Retrouvant enfin C, Rene discute avec elle de cette situation. Selon elle, certaines personnes n’auraient sans doute jamais dû accepter une absence aussi longue de leur monde et de leurs repères, mais elles avaient probablement craint de manquer une occasion unique ou de perdre le lien privilégié qu’elles entretenaient avec les Visiteurs. Elle souligne que leur bien-être reste la priorité absolue et qu’aucun d’eux ne doit poursuivre le voyage contre son gré. Rene partage cette analyse, constatant lui aussi le soulagement visible des personnes qui rentreront bientôt sur Terre. Considérant que l’ambiance générale demeure un peu morose, lui et C décident de consacrer le reste de la journée au repos et à la détente, tandis que Rene note dans son journal sa satisfaction de pouvoir continuer cette exploration exceptionnelle.
Visite du laboratoire médical
Le laboratoire comprend également une importante unité médicale équipée de multiples écrans et de dispositifs suspendus au plafond, capables de se déplacer sur des rails pour intervenir en cas de besoin. Selon les techniciens, ces équipements servent surtout à traiter d’éventuels problèmes médicaux concernant d’autres humains que les Visiteurs ou à répondre à des opérations de sauvetage d’urgence, les Visiteurs eux-mêmes étant rarement confrontés à des maladies.

Rene apprend aussi que cette installation travaille en étroite collaboration avec le laboratoire biologique du croiseur. Les sondes envoyées sur les planètes rapportent des échantillons qui sont introduits dans un système de tubes confinés afin d’éviter toute contamination du vaisseau par des micro-organismes inconnus. Les analyses sont ensuite réalisées dans des zones sécurisées situées sous le laboratoire.

Au cours de la visite, Rene et C observent les différents appareils et réalisent quelques croquis. C elle-même découvre une partie du croiseur qu’elle ne connaissait pas malgré son métier de technicienne et lui promet de lui faire visiter ultérieurement sa propre station de travail en orbite autour de sa planète natale. Rene ne remarque qu’un seul patient dans le laboratoire, un compagnon de voyage vraisemblablement affecté par le stress psychologique du long séjour spatial, et espère qu’il ira mieux avant son retour sur Terre. La journée s’achève sur cette exploration scientifique, avant un retour prévu au laboratoire de recherche le lendemain.
Planète vagabondes
Rene Erik Olsen poursuit ses journées au laboratoire scientifique où C lui présente un sujet consacré aux « planètes vagabondes », ces mondes solitaires éjectés de leur système d’origine. À partir des données transmises par plusieurs sondes, ils observent sur un grand écran différentes planètes errant librement dans l’espace, dont deux comparables en taille à Jupiter ou Saturne et l’une accompagnée de deux lunes. C explique que ces planètes ont été expulsées de leur système natal lors de leur formation mais qu’elles peuvent conserver leurs satellites. Selon les explications fournies, les planètes elles-mêmes sont inertes faute d’étoile, mais leurs lunes peuvent développer une activité interne grâce aux effets gravitationnels exercés par la planète, produisant suffisamment de chaleur pour permettre l’existence d’une atmosphère et éventuellement de la vie. Elle ajoute que de nombreux systèmes planétaires éjectent des planètes lors de leur formation et que certaines finissent par être capturées par un autre système ou entrer en collision avec des corps plus massifs. Rene est particulièrement impressionné par l’idée que la vie puisse exister même sans soleil, sur des lunes réchauffées par les seules forces de marée.
Le lendemain, Rene et C retournent librement au laboratoire afin d’échanger avec les techniciens présents. Une spécialiste lui explique qu’elle surveille les données transmises par des sondes envoyées en avant du croiseur afin de contrôler les zones de rayonnement cosmique et de vérifier que rien ne puisse perturber la trajectoire du vaisseau. Les capteurs intégrés à la coque étant insuffisants pour observer à grande distance, ces sondes sont régulièrement déployées afin d’analyser les conditions extérieures.
Plus loin, un autre technicien lui présente un écran où un objet violet immobile est entouré de nombreuses traces bleues en mouvement. Il lui explique que l’objet central représente leur propre croiseur tandis que les autres marques correspondent à des véhicules appartenant à différentes civilisations empruntant la même route spatiale. Le trafic est continuellement surveillé grâce à des systèmes de calcul et de prévision extrêmement avancés, permettant d’éviter tout risque de collision. Rene est frappé par la disponibilité et le respect avec lesquels tous ces spécialistes répondent à ses questions, malgré l’immense avance technologique qu’ils possèdent selon lui.
Le départ des voyageurs qui se sentaient mal
La journée se termine par une soirée organisée en l’honneur des voyageurs qui quitteront bientôt l’expédition pour rentrer sur Terre. Les Visiteurs offrent un concert d’adieu interprété avec des instruments rappelant des guitares, des tambours et des clarinettes. Rene apprécie particulièrement cette parenthèse musicale et conviviale, qu’il considère comme une belle manière de détendre l’ensemble des participants avant la séparation du lendemain.
Rene Erik Olsen consacre cette journée aux adieux des deux cent cinquante compagnons de voyage qui ont choisi de rentrer sur Terre. Désireux de saluer personnellement le plus grand nombre d’entre eux, il prend un petit déjeuner très matinal avant de rejoindre le hangar. Bien qu’il n’ait pas eu le temps de connaître chacun des participants, il estime que leur présence a été importante et que cette expérience laissera une empreinte durable dans leur vie. Il est convaincu qu’ils regrettent de devoir interrompre leur aventure, même si ce retour est nécessaire pour leur bien-être.
À l’approche du départ, l’atmosphère devient très émouvante. Rene accompagne notamment ses deux amis danois jusqu’aux navettes qui doivent les conduire vers un second croiseur venu spécialement les récupérer. Les embrassades et les adieux se succèdent tandis que les voyageurs restants assistent, avec tristesse mais compréhension, à leur embarquement. Depuis la zone d’observation supérieure du vaisseau, ils regardent ensuite le plus petit croiseur argenté s’éloigner progressivement avant de disparaître. Les passagers de ce vaisseau seront de retour sur Terre en une seule journée de voyage. Rene, affecté par cette séparation, passe le reste de la journée à se reposer, promettant simplement à C d’être prêt dès le lendemain pour de nouvelles découvertes.
Visite d’une Lune habitable en orbite d’une planète géante
Le jour suivant apporte précisément une nouvelle aventure : le croiseur doit effectuer un atterrissage sur une lune habitable en orbite autour d’une immense planète géante inhabitable, afin d’y prélever des matériaux nécessaires à la poursuite du voyage. Une vingtaine de voyageurs, dont Rene, obtiennent l’autorisation de rejoindre la surface à bord de navettes pour assister à l’atterrissage du gigantesque croiseur depuis l’extérieur. Après avoir quitté le hangar, leur navette survole le vaisseau puis traverse les nuages avant de se poser à quelques kilomètres de la zone choisie.
Rene découvre un paysage composé d’une vaste vallée, de montagnes imposantes et d’une végétation dont le sol est couvert de feuilles. Le croiseur descend lentement et se pose majestueusement au pied des reliefs, offrant un spectacle qu’il juge inoubliable. Pendant que les équipes procèdent à la collecte des matériaux, les voyageurs parcourent les environs à pied. Dans le ciel domine une immense planète rougeâtre occupant une grande partie de l’horizon. Rene est frappé par la ressemblance de ces paysages avec ceux de la Terre et interroge C à ce sujet. Elle lui explique que, lorsque les conditions favorables existent, les processus de formation des mondes produisent très souvent des environnements comparables et que l’Univers tend presque toujours à offrir une possibilité à la vie, même dans les circonstances les plus difficiles.
Les voyageurs réalisent plusieurs croquis avant de regagner les navettes. Après quelques heures passées sur cette lune, le croiseur et les quatre navettes redécollent. Les pilotes effectuent plusieurs survols spectaculaires de la région avant que les navettes ne réintègrent le hangar et que le grand vaisseau reprenne sa route vers de nouvelles destinations.
Préparatifs au retour sur le monde des visiteurs
Rene Erik Olsen commence cette journée en prenant des notes sur les événements de la veille avant de retrouver C, qui lui annonce par message que de « grandes nouvelles » seront révélées lors du briefing du matin. Au cours de cette réunion, désormais réservée aux seuls voyageurs encore présents à bord, il est annoncé que le groupe retournera prochainement sur la planète d’origine des Visiteurs pour un séjour prolongé. Cette perspective enthousiasme particulièrement Rene, qui espérait depuis longtemps découvrir plus en profondeur leur culture et leur mode de vie. Les voyageurs échangent ensuite leurs hypothèses et concluent que ce séjour sera probablement consacré à l’étude de la société des Visiteurs. Peu après, C confirme que les détails seront communiqués dans un ou deux jours, le temps que les dispositions nécessaires soient prises sur leur planète.
Rene et C se rendent ensuite dans la salle de pilotage, où ils discutent avec plusieurs techniciens. Une technicienne lui explique un écran affichant les données atmosphériques de la lune visitée la veille : des sondes y effectuent des mesures régulières qui montrent que son atmosphère reste respirable malgré des variations saisonnières liées à une inclinaison axiale de dix-huit degrés et une période orbitale de deux cent vingt-cinq jours. Intriguée par son carnet, elle découvre les croquis réalisés par Rene et lui confie partager son intérêt pour l’art.
En observant un autre écran représentant les générateurs de boucliers du croiseur, C lui explique qu’il s’agit d’une visualisation des trente-deux générateurs de protection du vaisseau, fonctionnant alors à quarante-cinq pour cent de leur puissance maximale pendant leur déplacement en mode de voyage instantané. Rene a toutefois l’impression qu’elle se limite volontairement à des explications générales, probablement parce que les informations concernant leur prochaine arrivée sur la planète des Visiteurs doivent encore rester confidentielles. Tous deux échangent un sourire complice, tandis que Rene nourrit déjà de grandes attentes pour ce futur séjour.
Visite du moteur du croiseur en salle des machines
Le trente-troisième jour est consacré à la découverte du moteur principal du gigantesque croiseur. Après plusieurs changements d’ascenseurs, Rene et C pénètrent dans une immense salle des machines dont les dimensions le laissent stupéfait. Il y découvre un ensemble de moteurs composés d’énormes structures circulaires d’environ quatre-vingt-dix mètres de diamètre, reliées à un système chargé de collecter et de redistribuer l’énergie vers les différents équipements du vaisseau, notamment les générateurs de gravité, grâce à une gigantesque parabole et à un réseau constamment surveillé par des capteurs et des ordinateurs. C lui explique que ces moteurs sont modulaires et facilement remplaçables, chaque croiseur disposant de systèmes de secours, y compris d’un moteur plus compact capable d’assurer les mêmes performances en cas de panne.

Elle lui révèle également que certaines installations fonctionnent grâce à de petits générateurs de « matière stellaire », reposant sur des processus de fusion de l’hydrogène confinés dans des champs de gravité, dont un seul pourrait alimenter un pays entier sur Terre. Rene est profondément impressionné par cette technologie et songe aux mystérieux « Anciens », présentés comme encore cinquante mille ans plus avancés. Le reste de la journée est consacré à une promenade dans les jardins botaniques, les espaces de loisirs et une vaste zone centrale ouverte permettant d’observer l’architecture intérieure du croiseur.
Organisation du logement à l’arrivée sur la planète des visiteurs
Le trente-quatrième jour, aucun briefing matinal n’est prévu, mais toute l’attention est tournée vers une importante réunion organisée dans l’après-midi concernant la suite du voyage. Les voyageurs spéculent longuement avant d’être réunis dans le grand salon, où une représentante des Visiteurs leur annonce qu’ils effectueront bientôt un séjour prolongé sur la planète d’origine des Visiteurs afin de découvrir leur culture de manière beaucoup plus approfondie. Il est envisagé que chacun puisse vivre directement chez son accompagnant plutôt que dans une structure collective. Rene exprime immédiatement son souhait de séjourner chez C, idée qui semble réalisable et qui enthousiasme également cette dernière. Il est également expliqué que le croiseur continuera ensuite à effectuer des expéditions d’environ une semaine avant de revenir régulièrement sur la planète, laissant à chacun la liberté de participer ou non à ces nouvelles missions tout en conservant son logement à bord. Après le briefing, Rene et C discutent ensemble de la meilleure façon d’organiser cette future installation, qu’ils attendent désormais avec impatience.
Le trente-cinquième jour est principalement consacré aux préparatifs du futur séjour sur la planète des Visiteurs. Rene apprend que l’arrivée est prévue dans quatre jours et que les souhaits des voyageurs ont été pris en compte : soixante-dix d’entre eux resteront sur la planète, certains en appartement dans la capitale, d’autres, dont lui, dans une maison située près de leur accompagnant. Il découvrira ainsi qu’il habitera à environ trois kilomètres de C, près de la mer, à quatre-vingts kilomètres de la ville principale, et qu’un véhicule lui sera fourni pour ses déplacements.
Très enthousiaste, Rene imagine déjà un séjour de plusieurs mois durant lequel il souhaite vivre comme un Visiteur, adopter leurs habitudes, faire adapter son traducteur et tenter de développer sa télépathie selon les conseils de C. La journée se déroule ensuite dans une ambiance détendue, les voyageurs échangeant leurs projets et leurs attentes avant de passer le reste du temps à se reposer, écrire et réaliser quelques croquis.
Le trente-sixième jour marque un retour à une vie plus détendue maintenant que l’organisation de la suite du voyage est arrêtée. Rene et C commencent la journée par un jogging d’environ huit kilomètres sur les passerelles du croiseur, utilisées comme parcours de santé, une activité qu’ils apprécient tous les deux.
Au cours de leur conversation, Rene lui confie son projet de vivre véritablement comme un Visiteur lors de leur retour sur sa planète et d’y rester trois à quatre mois afin de s’imprégner de leur mode de vie. C l’encourage, tout en lui faisant remarquer que cet objectif sera exigeant, mais se réjouit de son engagement, car cela lui permettra d’organiser de nombreuses activités avec lui. Une trentaine de voyageurs envisagent également un séjour prolongé.
Ils passent ensuite plusieurs heures à préparer les activités futures et Rene réfléchit à ce que représente le fait de vivre sur une autre planète, constatant que cette expérience bouleverse définitivement sa vision de la vie dans l’Univers. La journée se termine dans une ambiance très conviviale, faite de discussions et de rires avec d’autres voyageurs et leurs accompagnants, et Rene s’endort avec un profond sentiment de bonheur.
Un portait dessiné de C par Rene Erik Olsen
Le trente-septième jour est consacré au portrait de C. Installés dans une zone botanique du croiseur, ils choisissent un endroit calme où Rene réalise une esquisse de son accompagnatrice, en lui expliquant qu’un modèle n’a pas besoin de rester parfaitement immobile mais simplement de conserver une attitude naturelle. Après environ une heure de travail, il obtient un résultat qui le satisfait et note les couleurs nécessaires pour réaliser plus tard une peinture complète une fois revenu sur Terre. C, très touchée par ce dessin, lui demande de le conserver ; Rene accepte de le lui offrir à condition qu’elle pose de nouveau pour un autre portrait lorsqu’ils seront installés sur sa planète, ce qu’elle accepte avec plaisir.
Ils passent ensuite le reste de la journée à profiter des jardins botaniques puis à revisiter plusieurs lieux du croiseur, comme la salle de pilotage et le hangar. Tous deux attendent désormais avec impatience leur arrivée prévue le lendemain sur la planète des Visiteurs, où Rene s’apprête à vivre dans sa propre maison, une perspective qui les enthousiasme particulièrement.
Installation dans le logement sur le monde des visiteurs
Le trente-huitième jour marque l’arrivée sur la planète d’origine des Visiteurs pour un séjour prolongé. Après un dernier briefing annonçant l’atterrissage imminent, les voyageurs débarquent avec enthousiasme et sont accueillis officiellement.
Les autorités leur souhaitent un séjour inspirant et précisent que chaque accompagnant aidera son invité à s’intégrer à la vie locale. Rene ressent cette arrivée comme un véritable « retour à la maison ». Après avoir salué de nombreux compagnons qui partiront vivre ailleurs sur la planète, il rejoint C. Celle-ci lui montre d’abord sa propre maison puis survole celle qui lui est destinée, située à seulement trois kilomètres de chez elle, près de la plage, ce qui le remplit d’impatience.
Le trente-neuvième jour est consacré à son installation. C lui fait visiter sa maison, très proche de la sienne par son architecture, avec un vaste salon, une cuisine équipée de distributeurs alimentaires et d’appareils sophistiqués, des chambres, un étage aménagé pour le dessin et l’écriture sous un dôme lumineux, ainsi qu’un réplicateur et un téléporteur d’objets.

Son traducteur est reprogrammé afin que, lorsqu’il parle en danois, sa voix soit automatiquement perçue dans la langue des Visiteurs, tout en continuant à traduire leurs paroles en anglais. Ils se rendent ensuite chez un concessionnaire où Rene choisit un véhicule volant turquoise. Après une courte formation, il apprend à le piloter, réussit son premier vol en autonomie et rentre chez lui en suivant C. Celle-ci lui fournit une carte tridimensionnelle du continent, un système d’apprentissage de la langue et diverses informations pratiques avant de repartir. Resté seul pour la première fois depuis le début du voyage, il éprouve une forte émotion en contemplant le ciel et l’une des lunes avant d’entrer dans sa nouvelle maison.

Organisation du temps de vie sur le monde des visiteurs
Le quarante-et-unième jour, Rene retrouve C pour une longue promenade sur la plage afin de préparer les mois à venir. Elle lui annonce un programme très riche : apprentissage approfondi de la langue et de la télépathie, découverte de l’histoire et des traditions des Visiteurs, séjours sur une station spatiale et sur une lune voisine, ainsi que plusieurs « surprises ». Une fois sa maîtrise linguistique suffisante, il pourra consulter librement les « Archives des Savoirs », visiter des laboratoires et entreprendre seul ou avec d’autres voyageurs diverses explorations. C lui explique également le fonctionnement des communicateurs, qui permettront de contacter ses compagnons de voyage, et lui indique que des véhicules plus grands pourront être mis à disposition pour certaines excursions.
Au cours de leur promenade, elle lui décrit leur planète, composée de deux continents principaux et de nombreuses îles, avec environ 60 % de sa surface couverte d’eau. La capitale est la « Cité de la Technologie », tandis que les « Archives des Savoirs » se trouvent dans une seconde grande ville appelée « Cité des Savoirs ».

Elle précise qu’il pourra voyager librement vers l’autre continent ou toute autre région grâce au réseau de transport, à condition de l’informer simplement de ses déplacements. De retour chez lui, elle prévoit de commencer immédiatement son enseignement linguistique et de lui faire découvrir les commerces et les repas locaux.
Le quarante-deuxième jour est consacré à l’apprentissage de la langue des Visiteurs. C lui demande d’étudier l’abécédaire électronique et les leçons élémentaires, dont l’écriture lui évoque un mélange de langues d’Extrême-Orient au caractère très musical. Puisqu’il comprend déjà les conversations grâce au traducteur et peut s’exprimer par son intermédiaire, ils concentrent leurs efforts sur la lecture et l’écriture. Elle lui explique la logique de leur alphabet, de leur système numérique et de leur manière de construire les mots, parfois à partir de signes uniques exprimant directement un concept ou un sentiment. Pour accélérer son apprentissage, elle lui fournit un second traducteur qui traduit uniquement la langue des Visiteurs vers l’anglais, afin qu’il puisse progressivement parler lui-même sans assistance neuronale. Après près de trois heures d’étude, ils partagent un repas presque végétalien, dont la cuisson est assurée par un appareil ressemblant à un four mais utilisant une technologie de chauffage invisible. À la fin de la journée, C rentre chez elle pour reprendre son travail, tandis que Rene reste satisfait des premiers progrès accomplis dans son intégration à cette civilisation.
Apprentissage de la langue écrite et parlée des visiteurs
Le quarante-sixième jour est consacré à un travail intensif sur la langue des Visiteurs, après plusieurs jours d’étude, dont trois en compagnie de C. Rene constate qu’il progresse rapidement dans la lecture et la compréhension de phrases, mais que l’expression orale sans l’aide de son traducteur demeure difficile, notamment en raison des prononciations très particulières de cette langue aux sonorités orientales. C lui demande de suivre la leçon sans utiliser le traducteur et parle volontairement plus lentement pour faciliter son apprentissage. Malgré ses hésitations et ses nombreuses erreurs de prononciation, les séances se déroulent dans une ambiance détendue et amusante, les deux éclatant souvent de rire devant ses tentatives. Il estime néanmoins avoir assimilé la grammaire et de nombreuses expressions, tout en jugeant prudent de conserver son traducteur afin d’éviter tout malentendu lorsqu’il se trouve seul ou avec d’autres personnes. Par ailleurs, il a désormais établi des contacts avec cinq autres voyageurs venus de Belgique, du Canada, du Pérou, de Hong Kong et de Chine. Certains vivent en appartement, d’autres en maison, et ils projettent d’organiser ensemble des excursions sur le continent, tout en constatant qu’eux aussi rencontrent des difficultés pour apprendre la langue des Visiteurs.

Le jour 50 marque une étape importante puisque Rene décide de communiquer directement dans la langue des Visiteurs après une semaine d’apprentissage intensif. Muni d’un traducteur servant uniquement à comprendre ce qu’on lui dit, il se rend seul au bâtiment du conseil de la capitale. Très nerveux, il parvient néanmoins à demander des renseignements à un employé dans la langue locale, qui l’oriente vers une visite guidée. Durant celle-ci, il comprend l’essentiel des explications sur cette salle historique vieille d’environ 9 950 ans, où les dirigeants avaient autrefois pris les grandes décisions concernant la planète et son développement spatial. À la fin de la visite, le guide lui révèle qu’il avait tenté de communiquer avec lui par télépathie et qu’il espérait qu’il suivait ses explications. Rene réalise alors qu’il a effectivement perçu certaines pensées sans en avoir conscience. Encouragé par cette réussite linguistique et télépathique, il poursuit son apprentissage en rentrant chez lui, passant le reste de la journée à étudier intensivement la langue afin de progresser le plus rapidement possible.
Au jour 54, Rene constate qu’il lit désormais beaucoup mieux la langue des Visiteurs et espère bientôt pouvoir consulter leurs Archives des Savoirs, composées de textes mais aussi d’enregistrements sonores, de films et d’hologrammes. C continue de tester ses progrès lors de promenades quotidiennes et lui explique le fonctionnement naturel de la télépathie chez son peuple. Les Visiteurs communiquent spontanément de cette manière et n’utilisent la parole que lorsque la connexion télépathique ne suffit pas, ce qui révèle immédiatement qu’il n’est pas l’un des leurs. Selon elle, tout être possède cette faculté, mais son développement exige un apprentissage, une connaissance de soi et surtout une société fondée sur la transparence, sans mensonge ni égoïsme, ce qui facilite leurs échanges mentaux. Elle l’encourage à s’exercer afin d’améliorer ses capacités. Parallèlement, Rene poursuit son intégration à la vie quotidienne : il fait des courses, prépare un repas qu’il souhaite faire goûter à C et maîtrise désormais parfaitement sa voiture volante. Il apprend que celle-ci est guidée par un réseau électromagnétique relié au sol, ce qui empêche tout décrochage ou collision, le véhicule ne pouvant toucher le sol qu’après extinction volontaire du moteur.
Visite de la station spatiale orbitale des visiteurs
Le jour 61 marque la première journée de travail de Rene avec C sur une immense station spatiale en orbite autour de la planète des Visiteurs. Après avoir suffisamment progressé dans leur langue, il reçoit de nouveaux vêtements de travail, un équipement technique et un sac à dos avant de partir avec elle vers l’aéroport. Ils embarquent dans une navette de transport plus grande que celles déjà utilisées, capable d’accueillir une cinquantaine de personnes. C lui explique que son système de propulsion repose sur un puissant générateur de champ de gravité central alimentant deux réflecteurs, l’un pour la cabine et l’autre pour l’ensemble du vaisseau. Le trajet jusqu’à la station dure une dizaine de minutes.
La station spatiale impressionne Rene par ses dimensions gigantesques, environ trente kilomètres de long sur vingt-quatre de large. Elle sert à la fois de chantier de construction pour les croiseurs spatiaux et de plateforme logistique, tout en possédant des logements pour cinq mille personnes et son propre centre commercial. Son maintien en orbite, à trois mille kilomètres de la planète, est assuré par de nombreux générateurs de gravité, de puissants propulseurs et des générateurs de « matière stellaire » fournissant l’énergie nécessaire. Vue de l’extérieur, sa structure rappelle une étoile géante composée d’une plateforme centrale entourée de multiples branches recouvertes de vastes hangars.

Après l’atterrissage, Rene obtient un logement temporaire pour deux mois et revêt une tenue identique à celle des travailleurs afin de s’intégrer à l’environnement. C le conduit ensuite dans son immense atelier, où est assemblé un croiseur de plus de six kilomètres de long. Les différentes sections du vaisseau, séparées de plusieurs dizaines de mètres, sont manipulées sans contact physique grâce à des émetteurs de gravité qui déplacent les éléments comme par des « mains invisibles ».

Rene découvre que C travaille à l’installation des systèmes de contrôle du futur vaisseau. Elle raccorde seule un réseau de câbles transparents à l’aspect organique reliés à un vaste tableau de commande, lequel pilotera notamment la direction, les champs de gravité, les moteurs électromagnétiques, la navigation et les systèmes de prédiction quantique. Ces câbles sont intégrés dans un gel organique conducteur permettant des performances supérieures aux technologies mécaniques.
Il apprend également que de nombreuses pièces du croiseur sont directement téléportées depuis une usine située sur la planète vers une station spécialisée, puis acheminées jusqu’au chantier par des robots utilisant les mêmes émetteurs de gravité. Un croiseur de cette taille peut être construit en environ six mois, tandis qu’un modèle géant de seize kilomètres, assemblé sur une autre plateforme par plus de trois mille personnes, nécessite environ un an de travail. Rene est surtout frappé par le silence qui règne dans cet immense chantier : malgré la présence de milliers de travailleurs, très peu de paroles sont échangées, la coordination s’effectuant principalement par préparation préalable, perception sensorielle et télépathie, ce qui crée une ambiance remarquablement calme et dépourvue de stress. Après environ quatre heures de visite et d’observation, C termine sa journée de travail, lui montre le chantier du croiseur géant, puis ils regagnent leurs logements avant de rentrer sur la planète pour partager leur soirée ensemble et discuter de cette expérience exceptionnelle.
Téléporteur d’objets dans la station spatiale
Le jour 65, Rene explique avoir consacré plusieurs jours à des exercices de relaxation afin de développer ses capacités télépathiques. Grâce à des essais réalisés avec C, qui lui envoie des phrases à distance depuis la station spatiale, il parvient à en recevoir correctement une grande partie. Il a également l’impression que cet état de concentration renforce sa perception de son environnement, les sons et les odeurs lui paraissant plus intenses.
Il retourne ensuite seul à la station spatiale pour visiter l’immense installation de téléportation utilisée pour la construction des vaisseaux. On lui explique que les pièces fabriquées sur la planète sont converties en données puis reconstruites à l’identique sur la station, tandis que les expériences de téléportation d’êtres vivants ont été abandonnées après avoir toujours conduit à leur mort. Il assiste à la matérialisation quasi instantanée de gigantesques éléments de plusieurs centaines de mètres, aussitôt déplacés vers les chantiers grâce à des émetteurs de gravité qui les manipulent sans contact.
Rene réussit ensuite à retrouver C en lui adressant une pensée télépathique, à laquelle elle répond directement, ce qui l’encourage dans son apprentissage. Il l’observe ensuite au travail dans un laboratoire où elle participe à l’installation des systèmes destinés aux sondes spatiales. Les différentes sections du croiseur sont à des stades d’avancement très variés, certaines étant presque achevées tandis que les moteurs et générateurs de gravité seront installés plus tard par des équipes spécialisées.
Enfin, il passe du temps à admirer l’impressionnante coordination entre robots, techniciens et outils utilisant la gravité pour déplacer les éléments du vaisseau, le tout dans une atmosphère extrêmement calme et silencieuse, avant de rentrer sur la planète avec C.
Déjà un mois sur la planète des visiteurs
Rene constate qu’il est installé depuis plus d’un mois chez les Visiteurs et prépare ses futurs projets de découverte : visites de sites technologiques, des Archives, des lunes et de l’autre planète habitée du système. C lui réserve cependant une surprise en l’invitant à une soirée musicale dans un grand édifice de la ville, ressemblant à un ancien théâtre. La salle, richement décorée de peintures historiques et éclairée par une immense coupole dorée, accueille un concert interprété par quatre musiciens jouant des instruments proches de ceux de la Terre.
Le spectacle se déroule dans un silence presque total, le public semblant se connecter mentalement aux artistes plutôt que de manifester bruyamment son enthousiasme. Après les interprétations, les spectateurs restent longtemps assis afin de prolonger cette communion silencieuse, tandis que les musiciens reviennent eux-mêmes sur scène pour ressentir télépathiquement les impressions du public. Rene est frappé par cette importance accordée au calme et à la communication mentale, qu’il pense être l’un des aspects qui lui manqueront le plus lorsqu’il reviendra sur Terre.
À la fin de la soirée, C lui réserve une seconde surprise en lui présentant ses parents, âgés d’environ cent quarante ans mais d’apparence proche de la sienne. Après une promenade dans un parc, ils partagent tous ensemble un agréable repas dans un petit restaurant. Rene participe naturellement à la conversation et réalise, avec satisfaction, qu’il a compris presque tout sans même remettre son traducteur.
Première visite aux archives des savoirs
Rene consacre une journée entière à approfondir la télépathie avec C. Celle-ci lui explique que cette faculté repose avant tout sur un esprit calme, un équilibre émotionnel et une conscience attentive de ses propres sensations. Selon elle, tous les êtres vivants sont reliés par un flux permanent d’informations, comparable à une communication invisible à laquelle il faut apprendre à s’accorder en se concentrant sur une personne précise. Les pensées négatives ou le déséquilibre intérieur perturbent cette connexion. Des exercices pratiques montrent que Rene progresse davantage dans la réception de messages et d’images mentales que dans leur émission, domaine dans lequel il devra encore s’entraîner.

Au jour 81, il effectue seul sa première visite aux « Archives des Savoirs », situées sur l’autre continent. Il rejoint les lieux par un transport qui passe brièvement dans l’espace avant d’atterrir de l’autre côté de la planète, trajet qu’il trouve spectaculaire. Les Archives constituent en réalité une immense cité consacrée à la conservation des connaissances accumulées depuis près de cent mille ans, mêlant bâtiments monumentaux, expositions, archives électroniques, holographiques et collections matérielles.
Il découvre notamment une très ancienne navette spatiale parfaitement conservée et échange avec deux employés des Archives, surpris d’apprendre qu’il vient de la Terre. La conversation tourne avec humour autour de l’emplacement respectif de leurs systèmes stellaires, chacun ignorant précisément celui de l’autre. Les deux archivistes lui proposent spontanément leur aide pour ses futures recherches.
En explorant les différents niveaux, Rene repère les sections consacrées à l’histoire et aux civilisations planétaires, où il remarque déjà des références aux « Anciens », civilisation présentée comme ayant cinquante mille ans d’avance sur les Visiteurs et ayant contribué à leur développement technologique. Conscient de l’immensité des collections, il comprend qu’une seule journée ne suffira pas et prévoit de nombreuses visites ultérieures. Avant de rentrer, il parcourt encore d’autres bâtiments présentant des expositions sur l’histoire, les expéditions spatiales et les mondes visités par les Visiteurs. Le voyage de retour, avec le coucher puis le lever du soleil observés depuis l’espace, constitue pour lui un spectacle inoubliable.
Deuxième visite aux archives des savoirs
Au jour 85, Rene retourne aux Archives des Savoirs accompagné de C. Il souhaite consulter les dossiers consacrés aux civilisations contactées. Une première recherche sur le terme « Bleu », utilisé pour tenter de retrouver la Terre, ne donne aucun résultat, ce qui paraît logique puisque les Visiteurs n’entretiennent officiellement aucun contact avec notre planète. En explorant les bases de données, il découvre néanmoins que les systèmes visités sont très nombreux et concernent principalement des étoiles stables de types G et K, parfois des systèmes doubles ou triples. C lui explique que leur navigation repose sur des coordonnées mathématiques extrêmement précises dans l’espace-temps plutôt que sur des constellations fixes.
En poursuivant leurs recherches, ils finissent par identifier le système solaire. Rene apprend que les Archives indiquent une très grande distance entre les deux systèmes et décrivent la Terre comme une planète faisant l’objet d’un programme d’observation et de contacts intermittents depuis plus d’un siècle. Le dossier mentionne également que la Terre aurait été « ensemencée » il y a des milliers d’années par une autre civilisation, laquelle conserverait la responsabilité principale de son suivi, les Visiteurs entretenant des relations étroites avec cette civilisation. Cette révélation impressionne profondément Rene, tandis que C lui laisse entendre qu’elle lui réserve encore d’autres surprises.
Après un repas dans un restaurant local où Rene découvre une cuisine végétale aux saveurs inattendues, ils poursuivent leurs recherches. Un exercice de télépathie entre eux fonctionne correctement. Rene consulte ensuite les informations concernant le système d’Alpha Centauri et remarque la mention d’un projet « en cours », qu’il interprète comme pouvant concerner une colonisation ou un ensemencement, sans obtenir de réponse précise. Fatigués après plusieurs heures de consultation, ils rentrent, Rene restant marqué par l’immensité des Archives et par la découverte de la place attribuée à la Terre dans leurs dossiers.
Un repas en famille
Au jour 90, Rene est invité chez les parents et le frère de C. Après avoir passé la journée à se détendre et à dessiner, il rejoint la famille en compagnie de C. L’accueil est particulièrement chaleureux et il échange avec eux à la fois verbalement et par télépathie. La conversation porte sur sa vie sur Terre, son adaptation à leur monde et sa pratique encore imparfaite de la télépathie.
Le frère de C lui révèle avoir participé en 2001 à une mission sur Terre dans le cadre du programme de contacts. Il explique que cette expérience lui a laissé le souvenir d’un environnement très négatif sur le plan émotionnel, au point qu’il fut heureux de regagner son monde une fois sa mission terminée. Rene comprend alors que toute la famille possède des informations sur la Terre que C s’est volontairement abstenue de lui révéler, afin qu’il les découvre lui-même au fil de ses recherches. C confirme qu’elle lui réserve encore plusieurs surprises.
Le dîner se déroule dans une atmosphère très sereine et bienveillante. Les parents de C, anciens enseignants de la Cité des Savoirs, expliquent l’importance qu’ils accordent à la vie familiale et au calme intérieur. Rene ressent une profonde impression d’accueil et de fraternité, très différente de ce qu’il connaît sur Terre. En quittant la famille tard dans la nuit, il médite longuement sur cette soirée, qu’il considère comme l’un des moments les plus marquants de son séjour.
Les cités flottantes
Au jour 95, Rene décide de consacrer sa journée au tourisme et part avec trois autres voyageurs qu’il récupère à leur domicile grâce à sa voiture volante. Après deux heures de trajet, ils rejoignent une vaste région de canyons dont C lui avait parlé et qui est également mentionnée dans les Archives des Savoirs.
Ils découvrent un paysage spectaculaire où d’immenses cités flottantes semblent suspendues au-dessus de buttes rocheuses, reliées à celles-ci par de gigantesques structures. Plusieurs vaisseaux de différentes tailles atterrissent sur ces villes aériennes ou disparaissent dans le canyon, offrant un spectacle que le groupe prend le temps de dessiner.

En suivant certains de ces appareils, ils arrivent à une installation industrielle située sous l’une des villes flottantes. Une employée leur explique qu’il s’agit d’une usine de recyclage où les déchets de la cité sont transformés en nouvelles ressources énergétiques et en matériaux réutilisables. Les transferts de matières s’effectuent par téléportation et les robots manipulent les charges exclusivement au moyen d’émetteurs de gravité, sans contact direct. Un superviseur androïde leur détaille le fonctionnement de ces procédés.
Le groupe poursuit ensuite son excursion vers une petite ville voisine. À leur arrivée, ils découvrent une cité baignée de brume, dominée par des bâtiments dorés et une immense pyramide qui dépasse de la couverture nuageuse. Après avoir échangé quelques mots avec des habitants accueillants, ils réalisent de nouveaux croquis du paysage et observent des véhicules spécialisés participant à des travaux de construction.

En fin d’après-midi, ils regagnent la capitale après avoir repéré plusieurs autres sites intéressants pour de futures visites. Rene rentre ensuite chez lui, répond brièvement à un message de C lui demandant où il a passé la journée, puis termine cette excursion réussie par un dîner simple avant de s’endormir dans son jardin, satisfait d’avoir partagé cette découverte avec ses amis.
Visite d’une des Lunes préservée de la planète des visiteurs
Au jour 100, Rene réalise enfin l’un de ses souhaits en participant à une excursion vers la grande lune visible depuis sa maison. Cette lune, dotée d’une atmosphère respirable et de formes de vie, n’est volontairement pas habitée par les Visiteurs, qui ont choisi de la préserver afin d’observer l’évolution naturelle de la vie sans intervention humaine.
Après autorisation obtenue par l’intermédiaire de C, un groupe de vingt voyageurs embarque dans une petite navette. Avant le départ, tous revêtent une combinaison spéciale et un casque à oxygène, puis subissent un protocole de décontamination afin d’éviter toute contamination de la lune.
La navette se pose dans une région verdoyante où les participants restent à proximité de l’appareil. Ils reçoivent des explications sur ce programme scientifique consistant à laisser la vie évoluer librement, sans colonisation humaine. Rene est particulièrement impressionné par cette démarche de préservation.
Le spectacle offert par la surface lunaire est pour lui exceptionnel : il peut contempler la planète géante occupant une grande partie du ciel ainsi que la seconde lune, tandis que plusieurs Visiteurs réalisent des photographies et des films. Deux de ses compagnons de voyage partagent son émerveillement devant ce paysage.
Le retour permet également d’admirer la station spatiale lors du passage de la navette avant un nouveau contrôle de décontamination à l’arrivée. Rene termine ensuite sa journée par une promenade en ville, une halte dans un café et une visite chez C, à qui il confie avoir été profondément marqué par ce projet de protection de la lune et par la beauté du lieu, qu’il regardera désormais avec encore plus d’admiration.
Troisième jour aux archives des savoirs
Au troisième jour de visite aux Archives des Savoirs, Rene souhaite surtout comprendre l’origine du programme de contacts avec d’autres civilisations ainsi que l’histoire des « Anciens », présentés comme les principaux mentors des Visiteurs. Les archives indiquent que cette civilisation, environ cinquante mille ans plus avancée que les visiteurs, vit dans un système à étoile de type K comprenant deux planètes habitées et qu’elle a joué un rôle majeur dans les progrès technologiques et philosophiques des Visiteurs, qui ont également bénéficié de l’aide de quelques autres civilisations plus anciennes.
Ses recherches révèlent aussi que les civilisations très développées utilisent des systèmes de camouflage destinés à masquer leurs planètes aux sociétés moins avancées, afin d’éviter des contacts prématurés. Ces dispositifs peuvent toutefois être désactivés lorsqu’un contact est souhaité.
L’après-midi, aidé par deux employés des Archives, Rene finit par découvrir un dossier intitulé « Programme d’Interactions Clandestines Associées ». Celui-ci précise que toute personne destinée à être contactée fait l’objet d’évaluations et de scans avant chaque rencontre afin de limiter les risques et d’adapter les interactions.
Un enregistrement holographique explique que ce programme a été créé lorsque les Visiteurs ont commencé leur expansion spatiale. Conscients qu’ils rencontreraient des civilisations moins avancées, ils ont choisi de mettre en place une assistance discrète, destinée à guider certains individus sans provoquer de bouleversement culturel par un contact officiel. Ce programme serait encore utilisé sur de nombreuses planètes de la galaxie.
Les images d’archives montrent des croiseurs, des navettes et divers premiers contacts avec des populations extraterrestres, dont certaines réagissent avec peur tandis que d’autres accueillent les visiteurs avec confiance. Rene et ses deux assistants concluent qu’un tel programme constitue une manière prudente d’aider des civilisations moins développées. Après une journée entière de recherches, il quitte les Archives profondément impressionné par l’importance des informations découvertes et doit désormais trouver un endroit où passer la nuit.
Quatrième jour aux archives des savoirs
Au quatrième jour de visite aux Archives des Savoirs, Rene commence par étudier les données astronomiques du système des Visiteurs. Celui-ci comprend huit planètes et quatre-vingt-cinq lunes, dont deux planètes habitées. La planète où il séjourne possède deux lunes, une gravité, une atmosphère et des températures proches de celles de la Terre. La seconde planète habitée, légèrement plus proche de l’étoile, présente également des conditions très similaires. Le système, âgé d’environ 5,6 milliards d’années, comprend aussi une petite planète rocheuse interne, plusieurs géantes gazeuses et d’autres planètes plus massives, ce qui confirme selon les Archives un schéma classique de formation des systèmes planétaires.
Il revient ensuite sur le « Programme d’Interactions Clandestines Associées ». Les archives indiquent que ce programme existe depuis plus de dix mille ans, c’est-à-dire depuis le début de leur expansion spatiale. Son objectif est d’établir des contacts discrets avec des civilisations moins avancées, selon plusieurs formes : amener certains individus à s’ouvrir à la vie dans l’Univers, organiser des contacts directs après une sélection rigoureuse ou encore favoriser indirectement certains progrès techniques en inspirant des solutions à des personnes choisies, sans intervention ouverte.
Les projets sont généralement limités à des périodes de cinq à dix ans avant que l’attention ne soit portée sur un autre objectif. Rene comprend que ce programme est actuellement actif dans plusieurs systèmes stellaires. Il tente de trouver des informations spécifiques concernant la Terre ou le système solaire, mais ses recherches restent infructueuses, probablement faute d’utiliser les bons critères de recherche. Il envisage alors d’interroger le frère de C, persuadé qu’il pourra lui fournir des indications complémentaires.
Après cette nouvelle journée d’étude, Rene quitte les Archives, reprend le transport vers son continent puis regagne sa maison. Installé dans son jardin avec une tasse de café au lever du soleil, il ressent le besoin de faire une pause et de retrouver le calme, tant les questions suscitées par ses découvertes se multiplient.
Retrouvailles avec les visiteurs qui l’avaient contacté sur Terre
Lors d’une promenade matinale avec C, une navette effectue devant eux une spectaculaire démonstration de vol avant d’atterrir sur la plage. Deux occupants en descendent : Peter et Eva, les deux personnes que Rene affirme avoir rencontrées une trentaine d’années auparavant sur Terre. Très ému, il retrouve ces anciens contacts et préfère ne pas les assaillir de questions, se contentant d’échanger avec eux. C révèle que cette rencontre constituait la grande surprise qu’elle lui préparait. Peter explique qu’ils sont actuellement affectés à une mission dans un système voisin mais qu’ils reviennent régulièrement sur leur planète d’origine. Rene leur confie que son séjour a profondément transformé sa vision de la vie, de l’Univers et de lui-même, en particulier grâce à l’apprentissage de la télépathie et du calme intérieur. Il leur demande alors de revenir consacrer une journée entière à une séance de questions-réponses avec C, ce qu’ils acceptent volontiers avant de repartir à bord de leur navette.
Peter et Eva viennent passer la journée chez Rene, rejoints ensuite par C. Ils expliquent qu’ils résident sur l’autre continent et se préparent à une nouvelle mission de deux ans dans un autre système, avec des retours périodiques pour des congés. C révèle qu’elle participe elle aussi au programme de contact, non pas sur Terre, mais en tant qu’accompagnatrice des visiteurs humains durant leur séjour, et qu’elle avait choisi Rene parmi plusieurs candidats à partir de leurs évaluations.


À la demande de Rene, Peter présente une vue d’ensemble du programme terrestre. Selon lui, les Visiteurs sont présents par intermittence depuis très longtemps, mais leur véritable programme de contact n’existerait que depuis moins d’un siècle. Ses objectifs seraient multiples : sensibiliser certains individus à la réalité de la vie dans l’Univers, favoriser discrètement certains progrès scientifiques ou techniques et inscrire durablement le phénomène des visites extraterrestres dans la culture humaine. Il précise que ces actions seraient menées avec l’accord d’une autre civilisation, responsable principale de la surveillance de la Terre.
Peter ajoute que la Terre aurait été « ensemencée » par une civilisation ancienne, laquelle aurait laissé un marqueur génétique propre. Selon lui, toutes les civilisations spatiales respecteraient ce marqueur et s’interdiraient toute modification d’une population déjà ensemencée, leur principe étant la coexistence pacifique plutôt que la conquête ou la destruction. Elles peuvent seulement assurer une mission d’observation ou d’assistance sans altérer les caractéristiques fondamentales de la civilisation concernée.
Interrogée sur les visites anciennes de la Terre, Eva explique que de nombreuses civilisations auraient traversé le système solaire au fil des millénaires, souvent dans le cadre de missions d’exploration. Lorsque les Visiteurs seraient arrivés il y a près d’un siècle pour établir un programme de contact durable, la civilisation chargée de la surveillance aurait déjà cédé cette responsabilité à une autre civilisation installée dans un système situé à environ vingt années-lumière du Soleil. Elle refuse toutefois de donner les noms de ces civilisations ou de leurs étoiles d’origine.
Enfin, Peter et Eva racontent leur propre parcours après leur dernière rencontre avec Rene au début des années 1990. Eva est rentrée sur sa planète, y a fondé une famille et s’apprête à repartir pour une nouvelle mission de contact de deux ans. Peter, ingénieur, a travaillé sur différents projets de construction avant d’être affecté avec Eva à cette même mission. Tous deux se disent impressionnés par les progrès réalisés par Rene dans l’apprentissage de leur langue, tout en conservant encore quelques souvenirs de la langue danoise qu’ils utilisaient autrefois sur Terre.
Questions sur le programme de contact
Peter explique que les projets et missions du programme sont décidés par un groupe planétaire chargé de l’exploration des systèmes stellaires. Ce groupe évalue si une civilisation est adaptée à la mise en place d’un programme de contact et choisit les objectifs à poursuivre. Les projets sont généralement limités à deux ans et rarement prolongés au-delà de cinq à dix ans, leur efficacité devant être rapidement mesurable.
Interrogé sur la mention « en cours » observée dans les archives au sujet du système d’Alpha Centauri, Peter répond que ce système fait l’objet d’une étude en vue d’une éventuelle colonisation ou d’un ensemencement biologique. Deux corps planétaires y seraient considérés comme potentiellement aptes à accueillir des cycles de vie, sans qu’il puisse en révéler davantage.
Commentaire personnel :
Cette information vient en totale contradiction avec les divers contacts provenant du système Alpha du Centaure, dont il est dit par les visiteurs qu’il ne possède aucune vie et comptent en installer.
À moins que les visiteurs ne connaissent que la vie sur le plan physique et ne soient pas capables de percevoir les civilisations qui habitent là bas et sont sur un pan de fréquence un peu plus éthéré, ce qui montrerait une civilisation incapable de compréhensions vibratoires.
Eva décrit ensuite la sélection des personnes contactées. Selon elle, un balayage de la planète permet d’identifier les régions où le programme aurait le plus d’impact. Des bases permanentes sont établies, et dans le cas de la Terre un croiseur ainsi que plusieurs bases lunaires auraient été utilisés en coopération avec la civilisation responsable de l’observation. Les candidats sont soumis à des évaluations psychologiques et physiques approfondies afin de déterminer leur capacité à supporter les conséquences d’un contact. Le premier contact est considéré comme décisif pour savoir si la relation doit être poursuivie.
À la question sur les papiers d’identité et les moyens matériels nécessaires à leurs missions, Eva répond que leur technologie leur permet de scanner des documents, d’accéder discrètement aux archives administratives et de reproduire les identités ou les ressources nécessaires, de sorte que ces aspects pratiques ne constituent pas une difficulté.
Enfin, Peter évoque les défis de leur travail. Selon lui, le plus difficile n’est pas de vivre sur une autre planète mais d’aider une civilisation à évoluer, car les changements de mentalité et l’acquisition de nouvelles connaissances sont souvent lents. Il annonce également que le programme terrestre touche à sa fin, après une présence plus longue que prévu, leurs efforts devant désormais être réorientés vers un autre système.
Rene se dit déçu par cette annonce mais comprend cette décision stratégique. Il remercie chaleureusement Peter et Eva pour leurs réponses détaillées. Après leur départ, il échange encore avec C sur les informations reçues. Resté seul, il médite sur cette journée exceptionnelle, estimant avoir obtenu bien plus de réponses qu’il n’espérait et ressentant un profond sentiment de paix intérieure.
Visite d’une navette de technologie avancée
Rene Erik Olsen visite un prototype de vaisseau utilisant une technologie bien plus avancée que les navettes ordinaires. À l’intérieur, un couloir recouvert d’un gel souple absorbe les pas et mène à une cabine composée de trois pièces : une zone principale très confortable, un laboratoire et une salle dédiée aux systèmes de détection. L’éclairage provient directement des parois, comme dans les autres appareils.
Au décollage, Rene ne perçoit ni bruit ni sensation de propulsion. Le vaisseau est alimenté par un générateur à fusion utilisant l’hydrogène et l’hélium, entouré de triples champs de gravité, et serait capable d’effectuer des voyages instantanés entre les systèmes stellaires. Pendant les essais, C et les techniciens recueillent de nombreuses données tandis que Rene observe le fonctionnement de l’appareil.
L’extérieur du vaisseau lui paraît spectaculaire : sa « peau » semble vivante et change continuellement de couleur (jaune, orange, violet ou vert), selon les réglages des boucliers et des champs de gravité. À l’intérieur, seul le gel du couloir reflète ces variations lumineuses. Après les essais, le pilote ramène l’appareil au hangar.
Les techniciens expliquent que cette technologie plasmatique fournit une puissance beaucoup plus élevée et durable que celle des vaisseaux actuels. Ces prototypes, développés avec l’aide des « Anciens », nécessitent encore de nombreux essais avant une production à grande échelle. Rene considère cette visite comme l’une des expériences les plus fascinantes de son séjour et remercie C, qui lui révèle que Peter et Eva avaient suggéré qu’il assiste à ces essais. Selon lui, ces vaisseaux, dont la structure est en partie « vivante », représentent une technologie véritablement exotique.
Conception de véhicules spatiaux
Après trois mois passés sur la planète, Rene Erik Olsen rend visite, sur les conseils de C, à un concepteur de véhicules spatiaux de la Cité des Savoirs. Celui-ci lui présente l’histoire du développement de leur technologie spatiale, depuis les premiers modèles jusqu’aux appareils actuels.
Il explique que, lorsque la civilisation a décidé de devenir une civilisation spatiale, il a d’abord fallu définir les objectifs : exploration interstellaire et capacité d’atterrir facilement sur les planètes. Les premiers projets retenus comprenaient deux types de grands croiseurs cylindriques et trois modèles de petites navettes circulaires ou ovales. Les premiers croiseurs mesuraient environ 900 mètres et embarquaient une dizaine de petites navettes de moins de neuf mètres, avec des aménagements intérieurs relativement simples.
Rene examine des reproductions des plans originaux vieux de dix mille ans. Malgré leur technologie encore rudimentaire, ces conceptions lui paraissent déjà très élaborées. À cette époque, une mission d’exploration nécessitait environ un an pour atteindre un autre système, l’étudier puis revenir, alors qu’elle ne demande désormais que quelques heures.
Les documents montrent une évolution spectaculaire après les contacts avec des civilisations plus avancées. Les croiseurs modernes vont d’environ 600 mètres à 48 kilomètres de longueur et leurs aménagements intérieurs deviennent beaucoup plus sophistiqués. Chaque vaisseau possède une organisation différente selon sa mission et sa durée de service, certains pouvant rester opérationnels près de mille ans grâce à des réparations utilisant des matières premières disponibles dans des systèmes similaires.
Pour un croiseur de 16 kilomètres servant de ville itinérante ou de vaisseau d’exploration, le concepteur estime qu’il existe près d’un millier de types d’unités fonctionnelles différentes, dont environ 25 000 logements, plusieurs laboratoires, zones de contrôle et autres espaces spécialisés. Les villes volantes représentent, selon lui, le niveau le plus élevé de confort et d’aménagement.
Rene est surtout frappé par l’absence totale de secret ou de réticence : malgré son origine terrestre, toutes ces informations lui sont montrées avec une grande ouverture, ce qu’il considère comme une caractéristique fondamentale de cette civilisation.
Avant son départ, son interlocuteur lui révèle que leurs recherches actuelles portent moins sur de nouveaux vaisseaux que sur un « système de capture de l’énergie des étoiles », destiné à recueillir directement l’énergie d’un astre pour la redistribuer dans un système planétaire. Rene y voit un concept proche de ce que la Terre appelle une sphère de Dyson. Son interlocuteur affirme que cette technologie leur paraît réalisable et que certains systèmes stellaires en disposent déjà. Rene rentre chez lui après cette journée qu’il juge extrêmement enrichissante.
Les Anciens
Invité chez C, Rene Erik Olsen rencontre une collègue astrophysicienne venue lui parler des Anciens, civilisation qui aurait plus de cinquante mille ans d’avance sur les Visiteurs. Selon elle, cette culture a très tôt entrepris la colonisation de l’espace, mais ses premières tentatives ont échoué faute de moyens techniques et de soutien suffisant aux colonies. Ces difficultés les ont conduits à interrompre leurs projets jusqu’à la mise au point de technologies beaucoup plus performantes.
Leur progrès décisif aurait été l’invention, il y a près de cinquante mille ans, du voyage instantané, obtenu grâce à des recherches sur la gravitation, l’espace-temps et un générateur plasma-gravitationnel protégé par des champs de gravité. Cette technologie aurait ensuite été adoptée par de nombreuses autres civilisations.
Parallèlement à leur développement scientifique, les Anciens auraient atteint un très haut niveau de développement spirituel. Ils vivent en harmonie avec la nature et l’Univers et auraient développé une perception télépathique et sensorielle très avancée. Leur évolution se traduirait même par une sorte de rayonnement électromagnétique entourant les êtres vivants, perceptible par ceux qui sont suffisamment entraînés.
Selon cette présentation, les Anciens considèrent que les progrès technologiques et l’élévation intellectuelle et spirituelle sont indissociables pour devenir une véritable civilisation spatiale. Lors de leurs explorations, ils auraient presque toujours rencontré des peuples moins avancés et auraient privilégié les échanges de connaissances et de technologies plutôt que la recherche d’avantages matériels, concluant des accords commerciaux essentiellement par courtoisie et afin d’aider ces civilisations.
Leur société accorde une grande importance à la famille et aux traditions, célébrant notamment l’illumination, la découverte et la connaissance lors de cérémonies collectives ou privées. Ils ne pratiquent pas de religion au sens terrestre, estimant que l’Univers est un processus vivant qui se renouvelle continuellement : lorsqu’un univers disparaît, un autre naît. Ils considèrent qu’une force créatrice invisible imprègne toute la création et qu’elle se manifeste notamment dans l’apparition spontanée de la vie.
Pour eux, l’Univers quantique renferme des secrets accessibles grâce à la connaissance et à la coopération entre civilisations. Ayant déjà colonisé d’innombrables mondes et assuré leur propre survie, leur mission principale serait désormais d’aider les autres civilisations en leur apportant savoir et assistance lorsqu’elles en font la demande.
À la fin de cet exposé, Rene se dit profondément impressionné et prend des notes aussi rapidement que possible. La collègue de C confirme que les Anciens représentent pour les Visiteurs un modèle de civilisation très avancée et que leurs deux peuples partagent une même vision de la vie et des lois qui gouvernent l’Univers.
Tests pour le bouclier et les générateurs de gravité
Rene Erik Olsen accompagne C dans un centre d’essais consacré aux boucliers et aux générateurs de gravité. L’installation est située sous un immense dôme où l’éclairage volontairement tamisé permet aux techniciens d’observer directement les champs gravitationnels rendus visibles grâce à une atmosphère chargée de vapeur d’eau. Plusieurs navettes expérimentales y sont testées.
La première est un ancien modèle à coque conique reposant sur trois sphères inférieures, conception héritée d’une autre civilisation. Les techniciens modifient successivement les configurations de ses boucliers, qui apparaissent sous forme de bulles lumineuses et de structures ovales entourant le moteur. La coque scintille tandis que les champs de gravité tournent parfois dans un sens opposé à celui de l’appareil. C explique que les générateurs, construits autour d’une structure en icosaèdre, permettent d’orienter les champs dans n’importe quelle direction afin de protéger l’équipage et d’optimiser les accélérations et les manœuvres.
Les observations réalisées en infrarouge et en ultraviolet montrent des oscillations extrêmement rapides des champs. Lors d’une démonstration spectaculaire, deux des trois sphères sont relevées, rendant une partie de la navette translucide et permettant de distinguer les occupants à l’intérieur, tandis que des éclairs d’énergie circulent entre les sphères.
Une deuxième navette, plus moderne, effectue les mêmes essais mais avec des boucliers différents et des éclairs multicolores visibles grâce à l’humidité de l’air. Un troisième appareil, sphérique, présente un bouclier unique qui s’adapte continuellement à la forme de la coque pendant les rotations.
Le reste de la journée est consacré à l’analyse des données et à la vérification des moteurs et des générateurs de gravité. C explique que lors de la sortie de l’atmosphère, les champs oscillent afin de repousser les objets environnants et créent la sphère lumineuse souvent observée autour des engins. À mesure que ces oscillations augmentent pendant l’accélération, l’appareil devient invisible à l’œil nu, avant que le phénomène ne s’inverse lors de la décélération.
Rene visite ensuite l’intérieur d’une navette où un technicien démonte un générateur de gravité. Celui-ci est maintenu dans un petit champ gravitationnel pendant toute l’opération avant que de minuscules composants ovales soient retirés pour inspection. Il apprend que ces générateurs, bien que très petits dans les navettes, peuvent atteindre plus de trente mètres de diamètre dans les stations spatiales, illustrant selon lui le caractère extraordinaire de cette technologie.
Puissance de fusion stellaire
À deux semaines du retour prévu sur Terre, Rene ressent une certaine tristesse et constate que plusieurs de ses compagnons de voyage partagent ce sentiment. Il estime avoir consacré son séjour principalement à apprendre auprès des Visiteurs plutôt qu’à fréquenter les autres voyageurs. Il envisage une dernière visite à la Cité des Savoirs et demande même s’il serait possible de prolonger son séjour.
C l’emmène dans un centre de recherche situé dans une région désertique où est développé un système destiné à exploiter directement l’énergie des étoiles. Un technicien leur explique que leur objectif est de créer un gigantesque conteneur énergétique placé entre leur planète et leur soleil afin de capter cette énergie et de la redistribuer efficacement, notamment vers leur seconde planète habitée. Le futur dispositif mesurerait plus de 320 kilomètres de diamètre et les prototypes actuellement construits servent à valider le concept avant une réalisation à grande échelle.
Le principe consiste à reproduire, dans une structure métallique entourée de champs de gravité, les conditions existant au cœur d’une étoile afin de générer un plasma stable capable de s’entretenir lui-même. L’énergie produite serait propre, abondante et facilement exploitable grâce à leur technologie.
Pendant que C participe à une réunion, Rene explore librement l’installation. Il observe principalement des robots travaillant sur plusieurs prototypes simultanément, notamment des sphères imbriquées les unes dans les autres. Sur certains écrans apparaissent des masses lumineuses semblables à du plasma, maintenues par des champs gravitationnels et ressemblant à de véritables petites étoiles confinées. Les robots utilisent divers outils spécialisés pour assembler ces structures avec une grande rapidité.
En interrogeant un responsable, Rene apprend qu’environ une année locale, soit 716 jours, sera nécessaire avant que le premier prototype puisse être testé, les contrôles de sécurité et les essais étant extrêmement nombreux. Il conclut une nouvelle fois que cette journée lui a offert une expérience scientifique particulièrement fascinante.
L’énergie de la gravité
Le séjour de Rene Erik Olsen et des vingt-neuf autres voyageurs restant sur la planète est prolongé d’une semaine, ce qui les réjouit tous. Désireux de mieux comprendre pourquoi la gravité constitue la base de la technologie des Visiteurs, Rene accompagne C ainsi que trois autres voyageurs à l’aéroport, où ils assistent à des travaux de maintenance sur des systèmes gravitationnels.
Ils observent d’abord des ingénieurs utilisant de petits émetteurs de gravité pour démonter une navette placée sur son flanc. Ces appareils, comparés à des aimants réglables, permettent de produire des forces d’attraction ou de répulsion afin de déplacer sans effort des éléments extrêmement lourds. Deux opérateurs travaillent toujours en coordination, l’un attirant la pièce tandis que l’autre la repousse vers sa nouvelle position. Les objets ne sont jamais touchés directement mais restent suspendus à distance grâce aux champs gravitationnels.
L’intérieur d’un émetteur est ensuite présenté. Il contient une petite sphère renfermant un matériau synthétique spécial, dérivé d’un minéral naturel, qui produit les effets gravitationnels. Les mouvements des mains, à travers des gants spécifiques, dirigent les ondes émises. Rene apprend que ces outils sont difficiles à utiliser et qu’une parfaite coordination, souvent facilitée par la télépathie, est indispensable pour éviter des accidents. Les robots réalisent d’ailleurs la majeure partie de ces opérations sur les grands chantiers.
Le groupe rejoint ensuite un croiseur argenté de trois kilomètres de long immobilisé pour maintenance. À l’intérieur, des robots et des techniciens démontent d’abord le réflecteur du système de gravité grâce à des émetteurs montés sur de petits robots volants. Rene et C descendent ensuite dans la partie inférieure d’un immense générateur gravitationnel constitué d’une sphère de six mètres de diamètre.
Après avoir désactivé successivement les champs de protection, les techniciens ouvrent le générateur et retirent son compartiment contenant le matériau gravitationnel afin de l’examiner en laboratoire. Les analyses révèlent que l’un des cinq éléments internes fonctionne mal. Il est remplacé, puis un nouveau test confirme le retour à un fonctionnement parfait.
Rene découvre que le cœur du dispositif est constitué d’une sphère semi-transparente renfermant cinq éléments allongés disposés en étoile et reliés par des fils transparents. Après leur réinstallation, le générateur est remis en service sans anomalie.

À la sortie du croiseur, Rene interroge C sur le fonctionnement global de cette propulsion. Elle lui explique que les champs de gravité, associés au moteur et aux boucliers, créent en quelque sorte une zone de moindre résistance devant le vaisseau, permettant ensuite au système de voyage instantané de fonctionner efficacement quelles que soient les vitesses atteintes.
Après avoir raccompagné les autres voyageurs, Rene conclut que cette journée lui a permis de comprendre combien la maîtrise de la gravité constitue, selon les Visiteurs, l’une des clés essentielles pour devenir une véritable civilisation spatiale.
L’autre planète
Rene Erik Olsen désigne la seconde planète habitée du système sous le nom de « V2 », préférant cette appellation simple aux noms locaux impossibles à traduire. Située environ quarante millions de kilomètres plus près de l’étoile que la planète d’origine des Visiteurs, elle fut colonisée il y a près de dix mille ans, au début de leur expansion spatiale, constituant leur premier véritable essai de colonisation.
La planète compte environ 209 millions d’habitants répartis sur trois continents recouverts à 65 % d’eau. Son environnement est largement autosuffisant et dispose d’infrastructures comparables à celles du monde d’origine, y compris une station spatiale en orbite. Les trois principales villes portent les noms de Cité de l’Histoire, Cité de la Découverte et Cité du Développement, chacune possédant des archives spécialisées correspondant à sa vocation.
Selon Rene, cette colonie constitue davantage une extension du monde d’origine qu’une colonie isolée, la faible distance ayant facilité son développement. Malgré cela, les Visiteurs limitent volontairement sa population afin de reproduire les conditions de croissance d’une véritable colonie éloignée. L’écosystème pourrait accueillir jusqu’à deux milliards d’habitants sans difficulté, mais ils préfèrent maintenir une population réduite afin de conserver cette fonction expérimentale.
L’architecture y ressemble globalement à celle de la planète principale tout en développant des solutions originales. Rene cite notamment un système d’irrigation pyramidal acheminant l’eau vers une vallée, innovation si efficace que des architectes de la planète mère l’ont étudiée avant de l’adapter chez eux. Cette expérience démontre, selon lui, que les colonies peuvent elles aussi enrichir la civilisation d’origine grâce aux solutions nouvelles qu’elles développent pour s’adapter à leur environnement.
Rene regrette finalement de ne pas avoir consacré davantage de temps à visiter cette planète sœur, les informations qu’il rapporte provenant essentiellement des Archives et de ses discussions avec C. Celle-ci parle avec enthousiasme de V2 et affirme qu’elle accepterait volontiers de s’y installer si l’occasion se présentait.
Musique de la Terre et de la planète natale des Visiteurs
Rene Erik Olsen explique avoir emporté un ancien iPod contenant une grande variété de musiques terrestres, du classique au hard rock. Avant de faire découvrir cette musique aux Visiteurs, il s’est d’abord intéressé à leurs propres styles musicaux. Il constate que leurs goûts sont très diversifiés : ils apprécient une musique classique jouée sur des instruments parfois comparables à ceux de la Terre mais produisant une sonorité plus électronique et immersive, procurant une impression tridimensionnelle qui résonne dans tout le corps. Selon C, cette musique est particulièrement appréciée pour la paix intérieure qu’elle procure.
Grâce au système d’information de sa maison, Rene découvre également des musiques comparables à la techno, des chansons très expressives et un genre populaire que C qualifie de « pop », mais qu’il juge très différent de la pop terrestre. Il retrouve toutefois des instruments ressemblant à des tambours, pianos, clarinettes, violons et guitares, ainsi que d’autres instruments traditionnels impossibles à comparer avec ceux de la Terre.
Lorsqu’il fait écouter sa propre collection musicale à C, celle-ci apprécie particulièrement Lena Marlin, Miranda Lambert, The Corrs, Prince, Duffy ainsi que Mozart, Schubert et Tchaïkovski, au point de souhaiter conserver ces morceaux dans sa collection. Rene est frappé de constater qu’une civilisation dix mille ans plus avancée partage des goûts musicaux semblables aux siens et en conclut que les émotions suscitées par la musique semblent universelles. C apprend même quelques rudiments d’anglais en chantant certaines chansons, renforçant chez Rene l’idée que la musique constitue un véritable langage universel.
Derniers jours sur la planète
À l’approche du départ, Rene choisit de revisiter les lieux qui l’ont marqué plutôt que de découvrir de nouveaux endroits. Il passe une journée en ville à observer les habitants et leur sérénité, frappé par leur calme permanent et leur bonheur apparent. Dans le café où il s’était rendu au début de son séjour, la serveuse qui l’avait accueilli autrefois le reconnaît et l’encourage à commander dans leur langue, le félicitant pour les progrès accomplis. Rene apprécie particulièrement ce moment, convaincu que sa perception des choses est désormais plus profonde.
Il se rend ensuite à l’aéroport pour contempler une nouvelle fois l’immense croiseur revenu de mission. L’appareil, en cours de réapprovisionnement avant le voyage de retour vers la Terre, lui paraît toujours aussi impressionnant par ses dimensions. Plus tard, C l’invite à dîner une dernière fois chez sa famille afin qu’il puisse leur dire au revoir, soirée qui se termine dans une ambiance chaleureuse.
Le lendemain, Rene retourne sur l’autre continent pour revoir les Archives des Savoirs. Il passe simplement du temps à admirer le bâtiment et son environnement sans effectuer de recherches. Il retrouve les deux assistants qui l’avaient aidé lors de ses investigations précédentes, les remercie chaleureusement et leur annonce son prochain départ. Après avoir parcouru des étages qu’il n’avait jamais visités, il quitte les Archives avec le sentiment d’abandonner un lieu exceptionnel.
Le jour suivant, il effectue une dernière visite à la station spatiale afin de revoir le lieu de travail de C. Il observe à nouveau les gigantesques téléporteurs capables de déplacer d’énormes structures ainsi que les robots qui poursuivent l’assemblage du grand croiseur, désormais proche de son achèvement extérieur. Après une promenade dans la vaste galerie commerciale de la station, il redescend vers la planète en admirant une dernière fois les paysages vus depuis l’espace.
Le jour 162 est consacré à retrouver plusieurs compagnons de voyage avec lesquels il passe simplement du temps à échanger et à profiter de leur présence dans ce monde lointain.
Enfin, au jour 163, à seulement deux jours du départ, Rene consacre l’essentiel de sa journée à réfléchir aux changements qu’il souhaite apporter à sa propre vie une fois de retour sur Terre. Il envisage de poursuivre son entraînement à la télépathie, de vivre avec davantage de calme et d’utiliser pleinement ses capacités de perception. Il termine la journée en partageant un café avec ses voisins dans son jardin et prévoit, pour le lendemain, de réaliser un dernier portrait de C afin de l’emporter avec lui comme souvenir.
C assise pour un autre portrait
Rene Erik Olsen rappelle qu’il avait déjà réalisé un premier portrait de C à bord du croiseur, juste avant leur arrivée sur la planète, au jour 37. Quelques jours auparavant, il lui avait annoncé que cette journée serait consacrée à un second portrait, celui-ci destiné à être rapporté sur Terre afin de servir de base à une peinture.
Après sa journée de travail, C vient chez lui et s’installe dans le jardin. Elle porte un tee-shirt bleu cobalt et un pantalon noir, tandis que ses longs cheveux sont détachés. Rene la trouve particulièrement élégante. Il organise soigneusement la composition du portrait, lui demandant de placer ses cheveux sur le côté et profitant de la lumière du soleil, renforcée par la réflexion d’une fenêtre voisine, pour éclairer harmonieusement son visage. Il souhaite cette fois qu’elle soit représentée regardant directement vers lui, mais lui précise qu’elle n’aura à lever les yeux qu’au moment où il en aura besoin. C plaisante en affirmant que ses yeux sont toujours importants, ce qui les fait rire tous les deux.

La séance dure environ une heure. Rene consacre ensuite un quart d’heure supplémentaire à noter avec précision les différentes nuances de son visage et surtout la couleur de ses yeux afin de pouvoir réaliser ultérieurement une peinture fidèle une fois revenu sur Terre.
Lorsque le travail est terminé, C s’excuse de devoir repartir rapidement, car elle doit préparer certaines choses pour le lendemain, jour du départ. Rene lui explique qu’il compte continuer à travailler sur son esquisse durant le reste de la journée. Elle lui répond qu’elle aimerait en prendre une photographie le lendemain.
Intrigué, Rene lui demande quel appareil elle utilise pour photographier. C lui explique qu’il s’agit d’un petit dispositif portatif doté d’un capteur électronique capable de réaliser des prises de vue en lumière naturelle, en ultraviolet, en infrarouge ainsi que des hologrammes.
Avant de partir, elle lui rappelle une règle importante : aucun objet accumulé pendant son séjour sur la planète (comme le menu du café, la carte des Archives remise par ses assistants ou d’autres souvenirs matériels) ne pourra être rapporté sur Terre. Tous les voyageurs concernés seront d’ailleurs informés de cette obligation.
Dans la soirée, Rene rassemble donc ces différents objets et les dépose sur la table de sa cuisine devant l’écran d’information. Il poursuit ensuite le travail sur son portrait de C avant de terminer la journée dans son jardin, contemplant une dernière fois la grande lune immaculée qui domine le ciel.
Dernier jour, jour du départ
Rene Erik Olsen se réveille avec difficulté à accepter que son séjour touche à sa fin. Les quatre mois et une semaine passés sur cette planète lui ont apporté une immense quantité de connaissances, d’expériences et de rencontres, au point qu’il souhaiterait prolonger encore son séjour. Après le petit-déjeuner, il médite dans son jardin et pense avec reconnaissance à C, qui a été sa principale compagne tout au long de cette aventure, ainsi qu’à ses voisins avec lesquels il a partagé de nombreux moments paisibles.
Ses bagages sont prêts, avec son carnet de croquis placé au-dessus afin que C puisse photographier le portrait qu’il a réalisé d’elle. Avant de partir, il quitte sa maison avec émotion, effectue un dernier tour aérien au-dessus de la demeure et du jardin qui ont été son foyer, puis se dirige vers la maison de C.
À son arrivée, il trouve C accompagnée de ses parents et de son frère, venus lui souhaiter un bon voyage. Rene est touché par cette attention et les salue chaleureusement. Avec C, il rejoint ensuite le parking de l’aéroport où d’autres voyageurs disent également au revoir à leurs accompagnants.
Avant la séparation, C photographie le portrait grâce à un appareil très sophistiqué : une plaque rectangulaire sombre d’environ 7,5 centimètres, dépourvue de lentille apparente, capable de réaliser des images en lumière naturelle, en infrarouge, en ultraviolet et même des hologrammes. Une fois les clichés pris, Rene range soigneusement son carnet.
Sachant que le retour vers la Terre s’effectuera sans les accompagnants, Rene éprouve une vive émotion. Il serre longuement C dans ses bras en la remerciant pour tout ce qu’elle lui a apporté. Elle lui souhaite bonne chance et bon voyage, tout en lui adressant une dernière recommandation : ne jamais cesser d’être curieux.
Rene rejoint alors trois de ses compagnons de voyage. En marchant vers le gigantesque croiseur situé à environ un kilomètre, il aperçoit une dernière fois C discutant avec les autres accompagnants, probablement occupés à effectuer leurs évaluations finales. Il comprend alors que sa vie ne sera plus jamais la même. Les quatre voyageurs montent à bord et retrouvent les mêmes logements qu’au début de l’expédition, marquant le commencement du voyage de retour.
Retour sur le croiseur
Rene constate qu’ils sont désormais moins de deux cents voyageurs à effectuer le trajet du retour, alors que plus de trois cents personnes ont finalement été rapatriées sur Terre de manière anticipée au cours des mois précédents. Lors d’une réunion, cette information corrige même son estimation initiale, puisqu’il croyait que seuls environ deux cent cinquante voyageurs étaient repartis plus tôt.
Les participants échangent alors leurs expériences. Ceux qui avaient choisi de rester sur le croiseur racontent leurs nombreuses excursions spatiales, tandis que Rene et les autres ayant vécu plusieurs mois sur la planète décrivent leur immersion au sein de la civilisation des Visiteurs. Rene remarque cependant qu’il est difficile de mesurer pleinement la valeur des récits des autres lorsque l’on ne les a pas vécus soi-même, tout comme il est difficile pour eux de saisir l’intensité de son propre séjour.
Il considère néanmoins que son choix de rester quatre mois et une semaine sur la planète était le bon. Il ne regrette aucunement de ne pas avoir participé aux croisières spatiales, estimant avoir recherché une expérience différente : apprendre à connaître profondément la planète, ses habitants et leur mode de vie.
Tous les voyageurs évoquent enfin les difficultés psychologiques qu’ils anticipent au moment de retrouver la Terre après une expérience aussi exceptionnelle. Ils sont conscients qu’une véritable réadaptation sera nécessaire pour retrouver leur ancienne existence.
Après cette première journée de retour à bord du croiseur, Rene se retire tôt, prend une douche et se couche, attendant de découvrir ce que les jours suivants lui réserveront.
Dernière ligne droite pour le retour
À trois jours du retour sur Terre, Rene Erik Olsen constate que la plupart des voyageurs sont désormais davantage tournés vers l’idée de rentrer chez eux que vers les activités proposées à bord. Il profite de cette journée pour réaliser quelques derniers croquis dans le hangar, sur une plate-forme d’observation et dans la zone de contrôle du croiseur. Un autre voyageur lui confie qu’après avoir vu tant de merveilles, il éprouve une forme de saturation, sentiment que Rene comprend parfaitement. Pour lui, ce voyage ne consistait pas seulement à découvrir des paysages extraordinaires, mais surtout à vivre une expérience humaine et intérieure. Il estime que son séjour sur la planète des Visiteurs, et particulièrement les enseignements reçus auprès de C, l’a profondément transformé. Son entraînement à la télépathie et la meilleure connaissance de lui-même constituent les acquis les plus précieux de cette aventure.
Lors de cette dernière journée complète à bord du croiseur, Rene assiste à une réunion des pilotes de navettes chargés d’organiser le retour des voyageurs sur Terre. Il apprend que les passagers, originaires de soixante-dix pays, seront déposés de nuit selon un plan extrêmement précis afin d’éviter toute observation publique, chaque arrivée étant coordonnée avec des points de contact des Visiteurs. Invité par l’un des pilotes, il visite une navette et observe la programmation automatique de l’itinéraire, les différentes destinations étant enregistrées en quelques secondes dans le système de bord. Le pilote lui explique que toute l’opération logistique a été préparée à l’avance et qu’aucune autre activité ne perturbera ces débarquements. Rene profite une dernière fois de la beauté et de la perfection technologique des navettes avant de retrouver quelques amis dans la zone de loisirs, puis il regagne son logement pour préparer ses bagages en vue du départ du lendemain.
Retour sur Terre
Rene Erik Olsen se réveille très tôt, incapable de retrouver le sommeil. Après une dernière promenade à bord du croiseur, il tente une communication télépathique avec C en concentrant ses pensées sur son système planétaire, son étoile puis sur elle-même. Plus tard, il reçoit un message confirmant qu’elle a bien perçu ses pensées, ce qui lui donne le sentiment de progresser encore dans cette pratique.
À l’approche de la Terre, les voyageurs observent sur les écrans la petite lueur de la planète tandis que le croiseur est immobile. Les navettes partent ensuite successivement selon un ordre établi. Rene assiste aux premiers départs et échange des adieux émouvants avec plusieurs compagnons, notamment une voyageuse chinoise, triste de quitter la planète des Visiteurs après un long séjour, ainsi qu’un ami de Hong Kong.
Lorsque vient le tour de sa propre navette, il dit au revoir à ses amis du Pérou et du Canada avant d’embarquer avec douze autres passagers. La cabine possède une partie transparente qui leur permet d’observer le départ du croiseur, puis l’approche rapide de la Terre. Quelques minutes plus tard, la navette traverse les nuages et commence à déposer les voyageurs selon leur destination.
Rene est le quatrième à descendre. Comme prévu, il laisse son traducteur à bord, quitte rapidement la navette et aperçoit sous le ciel étoilé son point de contact chargé de le récupérer. C’est le 7 mars 2022, il est 23h30. Après un dernier regard vers ses compagnons, il voit la navette repartir à la verticale et disparaître en quelques secondes. Son accompagnateur le conduit ensuite jusqu’à son domicile. Durant le trajet, ils restent silencieux, puis celui-ci lui dit simplement qu’ils reparleront du voyage le lendemain. De retour dans son appartement, Rene éprouve à la fois le bonheur de retrouver son foyer et une profonde nostalgie de l’expérience exceptionnelle qu’il vient de vivre avant de s’endormir.
Épilogue
Quelque temps après son retour, Rene explique que les Visiteurs ont quitté la Terre pour poursuivre leurs activités dans un autre système planétaire. Il reconnaît que la réadaptation à son ancienne vie a été beaucoup plus difficile qu’il ne l’imaginait. Cette aventure a profondément modifié sa vision de l’existence, de l’humanité et de la Terre. Selon lui, l’expérience de l’immensité de l’espace conduit à comprendre que la véritable destinée de l’humanité est de devenir une civilisation unie, capable d’assurer sa survie collective. Il conclut en s’interrogeant sur la capacité des Terriens à découvrir un jour ce véritable objectif, tout en exprimant l’espoir qu’ils y parviendront.
Apparence des habitants visiteurs :
Les Visiteurs sont décrits comme des êtres humains en tous points comparables aux Terriens sur le plan anatomique. Rien, dans leur morphologie, ne permettrait de les distinguer immédiatement d'un être humain terrestre lorsqu'ils évoluent parmi nous. Ils possèdent toutefois une apparence générale qui frappe immédiatement Rene par son harmonie, sa santé et son équilibre.

Leur silhouette est mince à athlétique, avec une excellente condition physique. Aucun signe d'obésité, de faiblesse ou de mauvaise santé n'est observé. Leurs mouvements sont fluides, précis et naturels, sans gestes brusques ni agitation inutile. Ils se déplacent avec une grande aisance et dégagent une impression permanente de maîtrise de soi.
Leurs visages présentent des traits réguliers et harmonieux, une peau particulièrement saine et un regard très expressif. Rene remarque souvent leurs sourires chaleureux, leur regard calme et leur expression sereine. Même lorsqu'ils travaillent sur des tâches techniques complexes, ils conservent une attitude détendue et paisible. Ils ne donnent jamais l'impression d'être stressés, pressés ou préoccupés.
Pour rappel voici aussi des peintures de visages d'autres visiteurs, réalisées par Rene Erik Olsen :


Le vieillissement est très différent de celui des humains terrestres. Ils ont une longévité moyenne d'environ 220 ans (longévité naturelle, qui peut être prolongée artificiellement s'ils le souhaitent). Bien que certains Visiteurs soient âgés de plusieurs dizaines d'années, voire davantage, ils conservent l'apparence physique de personnes jeunes ou d'âge moyen. L'âge réel est donc impossible à deviner à partir de leur apparence. C en est l'exemple le plus marquant : bien qu'elle ait environ 70 ans, elle paraît n'avoir qu'une trentaine d'années. Eva et Peter présentent également une apparence relativement jeune alors qu'ils possèdent eux aussi une longue expérience professionnelle.

Les cheveux existent dans des couleurs comparables à celles de la Terre et sont portés selon les préférences de chacun. Rene décrit notamment C avec de longs cheveux souvent détachés, tandis que les autres Visiteurs présentent des coiffures variées mais toujours sobres et soignées.
Les vêtements sont simples, élégants et avant tout fonctionnels. Ils changent selon les activités exercées : vêtements ordinaires pour la vie quotidienne, tenues professionnelles dans les laboratoires, les installations industrielles ou les stations spatiales, et vêtements plus habillés lors des concerts ou des réunions. Rien n'évoque un uniforme permanent ; chacun semble disposer d'une certaine liberté vestimentaire tout en conservant un style discret et pratique.
Hommes et femmes semblent jouir d'une égalité complète. Rene rencontre aussi bien des ingénieures, astrophysiciennes, pilotes, techniciennes ou responsables de programmes que leurs homologues masculins. Aucune distinction sociale ou professionnelle ne paraît liée au sexe.

Au-delà de leur apparence physique, c'est surtout l'impression qu'ils dégagent qui marque profondément Rene. Tous semblent rayonner d'un calme intérieur, d'une grande bienveillance et d'une profonde stabilité émotionnelle. Les échanges sont toujours respectueux, patients et sans agressivité. Les habitants donnent constamment l'impression d'être heureux, satisfaits de leur existence et en paix avec eux-mêmes. Rene souligne à plusieurs reprises que cette sérénité collective est probablement ce qui différencie le plus les Visiteurs de la population terrestre, bien davantage que leur apparence physique pourtant très humaine.
Enfin, les Anciens, civilisation beaucoup plus avancée encore, sont décrits comme ayant conservé une apparence physique humaine, mais entourés d'une légère lueur électromagnétique rayonnante perceptible par les êtres suffisamment évolués ou entraînés. Cette caractéristique n'est jamais attribuée aux Visiteurs eux-mêmes, mais uniquement aux Anciens.
Description de leur monde et de leur civilisation :
Description physique de leur monde
La planète des Visiteurs est un monde tempéré et très verdoyant, composé de deux grands continents séparés par des océans. Le climat est agréable et stable. Deux lunes sont visibles dans le ciel. Les paysages alternent montagnes, vallées, forêts, plages, déserts et vastes zones naturelles soigneusement préservées.

L'environnement apparaît parfaitement entretenu et exempt de pollution visible. La planète sœur, colonisée très tôt, possède trois continents, environ 65 % de surface océanique et une nature abondante, reproduisant à plus petite échelle les conditions de la planète d'origine.
Histoire de l’évolution de leur civilisation
Leur civilisation spatiale existe depuis près de dix mille ans. Les premiers voyages spatiaux utilisaient des technologies rudimentaires et les premières tentatives de colonisation furent parfois des échecs faute de moyens logistiques suffisants. L'amélioration progressive des systèmes de propulsion, puis la découverte du voyage instantané, ont permis leur expansion. Leur développement technologique s'est accompagné d'un développement intellectuel et spirituel permanent. Ils ont ensuite colonisé de nombreux systèmes et poursuivent aujourd'hui principalement des missions d'exploration, de coopération et d'assistance auprès d'autres civilisations.
Gouvernement, organisation et missions
La société fonctionne grâce à des groupes spécialisés responsables de domaines précis. Des groupes planétaires décident des programmes d'exploration, des missions de contact et des projets scientifiques. Les programmes sont généralement limités dans le temps et adaptés au niveau de développement de la civilisation concernée. Les missions extérieures durent habituellement deux ans avec des retours périodiques tous les trois mois. Les décisions importantes semblent prises collectivement selon les compétences plutôt que selon une hiérarchie politique décrite.
Un conseil composé de représentants des différents continents existe également à l'échelle de la planète. Son rôle n'est cependant pas de gouverner au sens terrestre du terme, car leur civilisation ne repose ni sur un véritable système politique ni sur un ensemble de lois contraignantes. Ce conseil assure principalement la coordination des questions intéressant l'ensemble de la planète. Toute l'organisation de leur société est fondée sur la recherche du bien commun, chacun étant encouragé à agir dans l'intérêt de la civilisation tout entière plutôt que dans celui d'intérêts particuliers.
Les villes

Chaque ville possède une spécialisation. La planète d'origine comporte notamment une Cité des Savoirs regroupant les Archives, ainsi qu'une grande ville principale et d'autres centres spécialisés.

La planète sœur comprend trois grandes villes : la Cité de l'Histoire, la Cité de la Découverte et la Cité du Développement.

Les villes sont vastes, très calmes, abondamment végétalisées, dotées d'une architecture moderne et d'infrastructures parfaitement intégrées à leur environnement.

Les Archives et la connaissance
Les Archives constituent le cœur intellectuel de leur civilisation. Elles rassemblent l'histoire de nombreuses civilisations, leurs propres connaissances scientifiques, historiques, techniques et culturelles. Les visiteurs peuvent y consulter librement des informations avec l'aide d'assistants spécialisés. Les connaissances sont constamment enrichies et servent également aux programmes de contact, d'exploration et de recherche.
Vie quotidienne et société
Les habitants apparaissent extrêmement calmes, sereins et bienveillants. Les relations sociales sont fondées sur le respect, la coopération et la confiance. La télépathie complète constamment la communication verbale. Les habitants semblent profondément heureux et détendus. La famille conserve une grande importance, les traditions sont préservées et les liens familiaux restent forts durant toute la vie.
Chacun est entièrement libre de vivre seul ou en couple selon ses préférences, sans pression sociale ni jugement. Les individus sont encouragés à adopter le mode de vie qui leur convient le mieux. Les amitiés se développent naturellement, notamment à travers le travail ou les activités communes.
Leur civilisation ne connaît ni système monétaire ni économie fondée sur l'échange financier. Les habitants obtiennent librement les biens dont ils ont besoin et le fonctionnement de la société repose sur le principe que chacun ne prend que ce qui lui est nécessaire, sans accumulation ni recherche de profit. Les loisirs, les arts et les activités culturelles occupent une place importante dans leur quotidien et sont accessibles à tous.
Vie dans les logements
Les logements sont spacieux, confortables et largement automatisés. Ils disposent notamment d'écrans d'information multifonctions donnant accès aux communications, aux informations et aux contenus culturels. L'éclairage est intégré aux matériaux eux-mêmes. Les habitations s'insèrent harmonieusement dans leur environnement naturel.
La nourriture peut être produite directement à domicile grâce à des machines de synthèse alimentaire. Les équipements sont installés automatiquement par des robots et chaque habitation dispose au minimum d'un robot chargé principalement des réparations et de la maintenance technique.
Longévité et santé
Les Visiteurs vieillissent beaucoup plus lentement que les humains. Bien que certains puissent paraître n'avoir qu'une trentaine d'années, ils peuvent en réalité être âgés de plusieurs dizaines d'années supplémentaires. L'accompagnatrice de Rene lui révèle ainsi être âgée d'environ soixante-dix ans selon leur calendrier. Leur espérance de vie naturelle atteint environ deux cent vingt ans et leurs connaissances permettent même, dans certains cas, de prolonger artificiellement cette durée de vie.
Transport
Les déplacements individuels s'effectuent principalement à bord de véhicules antigravitationnels silencieux. Les transports collectifs permettent les liaisons entre continents et avec la station spatiale. Les navettes assurent les liaisons avec les croiseurs spatiaux.

Chaque citoyen peut obtenir un véhicule aérien personnel auprès de centres spécialisés, sans achat ni location au sens terrestre du terme. Les vaisseaux utilisent des moteurs gravitationnels, puis, pour les modèles les plus récents, des technologies à plasma dérivées des enseignements des Anciens. Les croiseurs peuvent atteindre plusieurs dizaines de kilomètres de longueur et embarquent leurs propres flottes de navettes.
Technologie spatiale
La conception des vaisseaux fait intervenir plusieurs milliers d'éléments différents selon leur fonction. Les croiseurs existent en plusieurs tailles et configurations selon leur mission : exploration, recherche, ville volante ou transport. Les boucliers gravitationnels, les générateurs de gravité et les moteurs font l'objet de nombreux essais avant leur mise en service. Les technologies évoluent continuellement grâce aux recherches internes et aux échanges avec d'autres civilisations.
Ils construisent leurs vaisseaux dans une station spatiale en orbite de leur planète.
Énergie
Toute leur civilisation repose principalement sur la maîtrise de la gravité et de la fusion nucléaire. Les villes utilisent déjà des sphères énergétiques alimentées par la fusion. Ils développent désormais d'immenses systèmes capables de capter directement l'énergie de leur étoile afin d'alimenter leurs deux planètes. Cette énergie est considérée comme propre, abondante et durable. Les champs gravitationnels servent également aux transports, à la construction, à la manutention et au fonctionnement des vaisseaux spatiaux.
Industrie et production
Une grande partie de la production est automatisée grâce à des robots. Ceux-ci participent notamment à la fabrication des vaisseaux spatiaux, aux travaux de maintenance, à la construction des stations spatiales et à la fabrication des systèmes énergétiques. Les usines disposent d'importants centres d'essais où chaque technologie est testée avant son utilisation opérationnelle.
Lorsque les conditions le permettent, les habitations sont elles aussi construites par des robots utilisant directement les matériaux disponibles sur place sous la supervision d'ingénieurs. Les futurs occupants conçoivent eux-mêmes l'aménagement intérieur de leur maison avant que les équipements ne soient installés automatiquement.
Agriculture et ressources
Le récit indique que les deux planètes sont autosuffisantes et disposent d'une nature abondante. Les ressources naturelles nécessaires à la construction des vaisseaux spatiaux sont disponibles dans leur système planétaire. Le texte ne décrit cependant pas précisément leurs méthodes agricoles.
Vêtements
Les vêtements sont simples, confortables et adaptés aux activités exercées. Les tenues techniques utilisées dans les installations industrielles et spatiales sont fonctionnelles. Dans la vie quotidienne, les habitants portent des vêtements variés, souvent composés de pantalons et de hauts colorés, sans signe apparent de distinction sociale.
Musique et culture
La musique occupe une place importante. Leur répertoire couvre plusieurs styles comparables à la musique classique, populaire, électronique ou orchestrale. Les instruments présentent des ressemblances avec ceux de la Terre tout en produisant une sonorité particulière. Les habitants apprécient également certaines musiques terrestres lorsqu'ils les découvrent.
Croyances et vision de l'Univers
Ils ne possèdent pas de religion organisée. Leur vision du monde repose sur l'observation scientifique de l'Univers, considéré comme un processus vivant en perpétuel renouvellement. Ils estiment qu'une conscience créatrice imprègne l'Univers et que la vie apparaît naturellement lorsque les conditions sont réunies. Leur développement spirituel est fondé sur la connaissance, la compréhension de la nature et l'évolution intérieure plutôt que sur des croyances dogmatiques. Leur approche est avant tout philosophique et s'appuie sur une réflexion permanente concernant la vie, la mort, la survie de la conscience et l'évolution des civilisations.
Les Anciens
Les Anciens représentent pour eux une civilisation beaucoup plus ancienne et plus avancée. Ils leur ont transmis plusieurs technologies majeures, notamment dans le domaine des moteurs à plasma et du voyage spatial. Les Visiteurs entretiennent des relations étroites avec eux et partagent une vision commune de l'Univers, de la connaissance et de l'assistance aux autres civilisations. Ils considèrent également que leur propre civilisation a été ensemencée dans un passé très ancien par une civilisation encore plus avancée (il n’est pas indiqué que c’est par les anciens). Les Anciens représentent un niveau de connaissance qui dépasserait le leur d'environ cinquante mille ans.
Espaces naturels
La nature est omniprésente et soigneusement préservée. Les villes s'intègrent dans un environnement très végétalisé. Les habitants fréquentent régulièrement les plages, les montagnes, les parcs, les vallées et les forêts. Les paysages constituent une partie importante de leur qualité de vie et semblent faire l'objet d'une protection permanente.
Extraits des divulgations, selon une sélection choisie :
Extrait 1 : vaisseaux spatiaux
Classification générale des vaisseaux
La civilisation des Visiteurs utilise plusieurs catégories de vaisseaux complémentaires. Les plus petits sont les navettes, destinées aux liaisons entre les planètes, les stations spatiales et les croiseurs. Les croiseurs constituent les principaux vaisseaux interstellaires et servent simultanément de moyen de transport, de base scientifique, de chantier spatial et de ville mobile. Le récit de Olsen mentionne également des croiseurs beaucoup plus grands encore, ainsi que les vaisseaux à plasma appartenant à la civilisation des Anciens, technologiquement plus avancée.
Les navettes spatiales
Les navettes sont utilisées pour transporter les voyageurs entre la Terre, les croiseurs, les stations spatiales et les différentes planètes. Elles peuvent décoller et atterrir verticalement, aussi bien dans des clairières terrestres que dans des hangars spatiaux. Elles traversent sans difficulté les champs de protection des croiseurs, produisant des éclairs rouges et bleus lorsqu'elles franchissent ces barrières énergétiques. Leur fonctionnement est totalement silencieux, seules de légères vibrations sont parfois perceptibles lors du décollage ou de l'atterrissage.
Chaque navette dispose d'un pilote, mais son fonctionnement est largement automatisé. Avant chaque mission, les destinations sont programmées dans l'ordinateur de bord, qui calcule lui-même le meilleur plan de vol, les vitesses, les horaires d'arrivée et les trajectoires. Le pilote intervient essentiellement pour superviser le voyage et assurer les phases délicates de décollage et d'atterrissage.
Les débarquements sur Terre sont organisés avec une grande précision. Les passagers sont répartis par fuseaux horaires afin que chaque retour ait lieu de nuit ou en soirée, réduisant ainsi les risques d'observation publique. Les escales sont programmées automatiquement, chaque navette déposant successivement plusieurs voyageurs avant de repartir immédiatement. Les opérations sont coordonnées avec les représentants des Visiteurs présents sur Terre. Les arrêts sont extrêmement courts et les passagers doivent quitter rapidement l'appareil. Les traducteurs sont restitués avant la sortie.
Description extérieure des navettes
Le livre "Autres civilisations" de la visite de 6 mois sur leur monde donne relativement peu de détails sur l'apparence extérieure des navettes. Elles sont suffisamment compactes pour pouvoir atterrir dans une clairière terrestre ou dans des hangars de croiseurs, tout en transportant jusqu'à 25 personnes environ. Mais on trouve des détails précis dans les livres "The Alien visitors - Volume I" grâce à des peintures.
Ils ont deux types de navettes. Le type en forme de cloche avec 3 boules dessous (qui leur viennent d'une autre civilisation) qu'ils utilisent maintenant moins et un type développé par eux ayant une ligne différente.
1) Vaisseau en forme de cloche avec 3 boules dessous
Ce modèle n'est pas une conception originellement développée par la civilisation des Visiteurs de René. Il leur a été transmis par une autre civilisation (il n'est pas précisé laquelle), des milliers d'années auparavant. Au moment du voyage de René, cette conception est devenue obsolète et n'est pratiquement plus employée dans leur flotte de navettes, ayant été remplacée par des modèles plus récents.
Elle reste néanmoins conservée parce qu'elle est particulièrement intéressante comme véhicule d'essai pour les boucliers et la propulsion gravitationnelle : sa géométrie permet de tester et de rendre plus manifestes différentes configurations de champs.
Ce modèle est décrit comme une large coque de forme conique, donc une silhouette générale de soucoupe/cloche ; une cabine cylindrique au-dessus ; un sommet en forme de dôme grisâtre ; une couleur générale gris argenté ; trois sphères bien visibles sous l'appareil, reliées au système de propulsion principal.


Les trois « boules » ne semblent absolument pas être de simples pieds d'atterrissage et ont une fonction active.

Pendant l'essai, la navette stationne à environ neuf mètres au-dessus du sol. Les techniciens modifient différentes configurations de boucliers. La vapeur d'eau volontairement présente dans l'air permet de visualiser les champs : une première configuration produit deux sortes de bulles lumineuses diffuses ; une autre fait apparaître trois volumes ovales s'étendant depuis le centre du moteur. Le point focal est situé dans la zone inférieure du moteur principal. La coque elle-même semble alors scintiller sous l'effet des champs gravitationnels.

Plus spectaculaire encore, les trois sphères sont mobiles. René voit la navette les faire pivoter, puis en rétracter deux vers l'intérieur de l'appareil. À ce moment-là, le vaisseau devient partiellement transparent. Lorsque les deux sphères ressortent et redescendent, il redevient entièrement visible. Une autre combinaison - une sphère complètement rentrée et une deuxième partiellement - rend seulement une partie du vaisseau translucide, au point que René peut voir les deux occupants à travers la coque. Durant cette démonstration, des sortes d'« étincelles » provenant du moteur circulent entre les trois sphères.
Commentaire personnel :
Cette description et dessin extérieur de l'appareil est entièrement conforme à celle observée et décrite par George Adamski dans ses contacts Vénusiens. On a aussi la même description avec les vaisseaux Vénusiens dans le contact de Edward James, ou de Omnec Onec ou encore de Howard Menger.
2) Vaisseau de forme ovale avec fond plat
La forme générale semble être ronde à ovale, très lisse, sans les trois grosses sphères externes caractéristiques de l'ancien modèle, et le dessous est plat. René voit à plusieurs reprises des navettes de ce type dans les hangars, et les installations de construction montrent plus largement des appareils « tous de forme ronde ou ovale ». Lorsqu'il monte dans une navette standard avec C, il décrit une structure organisée autour d'une cabine centrale, d'un moteur situé sous celle-ci et de plusieurs générateurs de champ de gravité intégrés à l'appareil.

Extérieurement, leur coque paraît beaucoup plus intégrée que celle de l'ancien modèle. René décrit sa surface comme très douce au toucher, légèrement marbrée et mate, seulement un peu réfléchissante, avec l'impression évidente qu'elle a subi un traitement particulier. Cette peau possède en outre des propriétés optiques : certaines parties, voire la cabine, peuvent devenir transparentes ou translucides. Le matériau de la coque est décrit comme une peau métallique à trois couches, constituée approximativement d'un composite de silicium, magnésium et titane ; la cabine centrale emploierait un composite aluminium-silicium et les réflecteurs des champs gravitationnels seraient en titane, intégrés à une couche de la coque.

Leur silhouette semble donc beaucoup plus proche d'une soucoupe ovale ou lenticulaire compacte, aux surfaces continues et dépourvues de gros appendices apparents. Les mécanismes de propulsion sont en grande partie enfouis dans la structure. Quatre générateurs de gravité sont notamment mentionnés : deux produisent les champs entourant le moteur, la cabine et les compartiments, tandis que deux autres assurent la portance et le déplacement. Ces mêmes champs s'étendent à l'extérieur pour former un bouclier protecteur.
Une caractéristique visuelle essentielle est que la coque peut changer d'apparence. Grâce aux propriétés optiques du matériau combinées aux champs gravitationnels, le pilote peut rendre la navette translucide ou transparente ; C va jusqu'à dire qu'elle peut potentiellement « ressembler à tout ce que l'on peut imaginer ».

Elles possèdent une rampe d'accès escamotable, une porte intégrée dans la coque et un système de verrouillage électronique commandé à distance.

Leur coque paraît parfaitement lisse, sans mécanisme apparent. Lorsqu'elles sont fermées, les ouvertures disparaissent complètement dans la structure extérieure.

Concernant les atterrissages, Rene Erik Olsen dit dans "The Alien Visitors - Volume I" : Les navettes peuvent choisir entre plusieurs modes d’atterrissage. Elles peuvent se poser avec leur train d’atterrissage déployé, ou directement sur la partie inférieure de l’appareil. L’utilisation du train d’atterrissage permet notamment de se poser sur des surfaces inclinées.
Il existe un troisième mode qui consiste, en quelque sorte, à ne pas se poser complètement, mais à rester en vol stationnaire, en « flottant » au-dessus du sol. Dans ce cas, il n’est pas possible d’éteindre tous les champs, ni par conséquent le moteur principal. Or il peut être souhaitable de pouvoir couper ces systèmes, ce qui explique l’intérêt du mode dans lequel le train d’atterrissage est entièrement déployé.
Description intérieure des navettes
1) Vaisseau en forme de cloche avec 3 boules dessous
L'intérieur comprend une colonne centrale avec au sol une lentille transparente circulaire dans laquelle la colonne est enfichée. Deux bancs semi-circulaires sont placés autour pous s'assoir et regarder à travers la lentille. La lentille est un dispositif d'agrandissement optique puissant commandé par des systèmes informatiques, afin de voir ce qui est situé sous l'apapreil.
Des consoles de contrôle et cartes spatiales interactives sont placées contre les parois circulaires de la cabine centrale circulaire.


Commentaire personnel :
Cette description intérieure de l'appareil est entièrement conforme à celle observée et décrite par George Adamski dans ses contacts Vénusiens. La civilisation qui a donné ce type de vaisseau aux visiteurs il y a des milliers d'années est soit les Vénusiens (et autres de l'alliance solaire) soit une civilisation qui a fourni les mêmes types de vaisseaux aux vénusiens et aux visiteurs comme "fournisseur". On a aussi d'ailleurs le même descriptif de ce mât central traversant la soucoupe dans le contact Vénusien avec Edward James. On peut aussi noter la description d'une lentille centrale au sol permettant de visualiser l'extérieure ou des projections holographiques avec des bancs semi-circulaires autour dans le cas du contact avec Elisabeth Klarer provenant la planète Meton (avec des êtres se disant descendants des Vénusiens partis habiter autour de Proxima du Centaure quand une castastrophe solaire eut lieu il y a des dizaines/centaines de milliers d'années) .
Rene Erik Olsen en est forcément conscient car il a beaucoup étudié Adamski et il a dû parler de cela avec les visiteurs. Mais aucun élément de connexion avec les Vénusiens d'Adamski n'est donné dans ses livres sauf remarquer la similarité totale intérieure et extérieure des vaisseaux-cloches, et c'est donc probablement en respect d'une demande de silence à ce sujet provenant des visiteurs auprès de Rene Erik Olsen.
2) Vaisseau de forme ovale avec fond plat
La cabine a une forme de cylindre avec un plafond conique, et sous le sol une partie de forme conique accueille le système moteur.

Rene Erik Olsen décrit l'entrée dans une soucoupe ovale dans "The Alien Visitors - Volume I" : « S’approcher d’une navette lenticulaire et y pénétrer constitue une expérience impressionnante. Sa coque extérieure donne l’apparence d’un métal absorbant une partie des reflets, ressemblant à une combinaison d’aluminium mat et d’acier inoxydable. Elle reflète son environnement, mais de manière relativement faible.
Pour entrer, on gravit une courte rampe qui sert également de trappe d’accès, en trois pas. De légères vibrations peuvent être ressenties sous les pieds, mais uniquement lorsqu’on monte sur cette rampe ; cette sensation apparaît lorsque le moteur électromagnétique est actif.
Une fois à l’intérieur, en regardant vers la gauche, on aperçoit une porte donnant accès à l’un des générateurs de champ gravitationnel, à un réflecteur de champ gravitationnel en forme de disque ainsi qu’à la zone du moteur.
Sur la droite se trouve une porte similaire conduisant à une salle d’équipements, à un autre générateur et à l’autre réflecteur de champ gravitationnel. Les quatre réflecteurs de ce type font partie intégrante de la couche secondaire de la coque, bien qu’ils puissent également être installés séparément dans cette couche.
L’accès aux deux réflecteurs et générateurs restants n’est possible que dans le cadre d’opérations de maintenance. L’un est situé dans le plafond de la cabine, tandis que l’autre se trouve au niveau du carter du moteur.
Depuis la trappe d’entrée, située sur le bord de l’appareil, la porte donnant accès à la cabine centrale se trouve directement en face, à environ 15 pieds (≈ 4,6 mètres).
Enfin, toutes les portes sont électriques et s’ouvrent au contact de la main. Elles peuvent également être ouvertes manuellement. »
L'intérieur est sobre et fonctionnel. Les voyageurs prennent place sur de longs sièges installés le long des parois. Une colonne centrale traverse le vaisseau de haut en bas (comme pour le vaisseau en forme de cloche, mais pas de lentille au sol dans ce modèle de vaisseau différent). Le poste de pilotage est situé dans une cabine centrale séparée de l'espace passagers.

Rene Erik Olsen dans "The Alien Visitors - Volume I" : « En franchissant la porte, on est immédiatement surpris par la lumière uniforme et intense de la cabine, sans qu’elle soit pour autant désagréablement brillante. La lumière émane du plafond : elle est produite par des cellules lumineuses intégrées dans la paroi intérieure du plafond et diffusée uniquement depuis celui-ci, de manière à obtenir un éclairage homogène et doux. Ce dispositif rend inutile tout éclairage supplémentaire à l’intérieur de la cabine. La sensation produite est comparable à celle que l’on éprouverait dehors par une journée ensoleillée, avec le Soleil au zénith, directement à la verticale.
La cabine mesure environ 20 pieds (≈ 6 m) de diamètre et 8 pieds (≈ 2,5 m) de hauteur. À cela s’ajoute un plafond d’environ 2 pieds (≈ 60 cm) d’épaisseur. Sous la cabine se trouve le compartiment moteur, qui occupe environ 5 pieds (≈ 1,5 m) de hauteur et s’étend sur presque tout le diamètre de la cabine.
À l’intérieur, une zone de sièges se trouve à gauche de la porte d’entrée, en suivant la courbure de la cabine. Directement en face de l’entrée se situe le pupitre de commande du pilote. À droite de l’entrée se trouvent plusieurs écrans informatiques ; d’autres sont disposés à gauche de la zone du pilote ainsi qu’au-dessus de son pupitre de commande. Au centre de la cabine se dresse un mât d’environ 4 pieds (≈ 1,2 m) d’épaisseur, qui traverse le plancher et monte jusqu’au sommet du plafond. Le sol est recouvert d’un matériau à la texture rugueuse (voir illustrations).
Lorsque le pilote souhaite observer l’extérieur, un écran intégré au pupitre de commande peut afficher la vue extérieure. Si un autre membre de l’équipage souhaite disposer de son propre écran d’observation, celui-ci peut être créé n’importe où dans la cabine, soit sous la forme d’un « écran holographique flottant », soit en appuyant sur une commande afin de faire apparaître un écran directement dans la paroi de la cabine. »
Une partie des parois peut devenir totalement transparente afin d'offrir une vue panoramique sur l'extérieur pendant le vol ou lors de l'entrée dans un croiseur. Cette transparence est contrôlée électroniquement et peut disparaître instantanément lorsque nécessaire. L'éclairage reproduit une lumière naturelle particulièrement agréable, comparable à celle d'une journée ensoleillée.
Rene Erik Olsen dans "The Alien Visitors - Volume I" : « Le pilote dispose également d’un moyen technique permettant de rendre la « peau » ou coque de l’appareil partiellement transparente ou translucide, simplement en actionnant une commande. Cette fonction permet d’observer une zone beaucoup plus vaste ou de surveiller une cible tout en restant en mode furtif. La coque peut devenir transparente ou translucide uniquement depuis l’intérieur vers l’extérieur - à la manière d’une vitre sans tain - ou, si cela est souhaité, apparaître également transparente ou translucide depuis l’extérieur, presque comme une épaisse paroi de verre (voir les images extraites du film du Mexique dans les illustrations) ».
Les croiseurs interstellaires
Les croiseurs constituent les principaux vaisseaux de la civilisation des Visiteurs. Leur rôle dépasse largement celui d'un simple moyen de transport : ils servent de villes spatiales autonomes, de laboratoires scientifiques, de centres de recherche, d'usines de construction et de bases d'exploration interstellaires. Certains effectuent des missions de plusieurs mois, voire de plusieurs années, tout en assurant la vie quotidienne de milliers de personnes.
Le croiseur utilisé pendant le voyage mesure environ 12,8 kilomètres de longueur pour 1,6 kilomètre de hauteur. L'espace intérieur utile atteint environ 11,2 kilomètres de longueur et près de 900 mètres de hauteur. Il est précisé que certains croiseurs atteignent quarante-huit kilomètres de longueur.

Un autre croiseur observé sur la planète natale des Visiteurs mesure environ trois kilomètres de longueur. Il est posé sur de hautes tours d'atterrissage très près du sol lorsqu'il est en maintenance.
Description extérieure des croiseurs
Les croiseurs possèdent une forme cylindrique, choisie parce qu'elle est considérée comme la plus efficace pour évoluer aussi bien dans l'espace que dans une atmosphère ou sous l'eau. Cette géométrie est directement imposée par les principes de leur propulsion gravitationnelle.

Leur coque est protégée par des champs gravitationnels et énergétiques permanents. Les hangars sont eux-mêmes fermés par plusieurs champs de protection invisibles, qui deviennent momentanément visibles sous forme d'éclairs rouges et bleus lors du passage des navettes.

La structure extérieure paraît parfaitement lisse, sans éléments mécaniques visibles. L'ensemble dégage une impression de robustesse tout en restant extrêmement épuré.
Des zones d'atterrissage sont prévues pour ces très longs vaisseaux, dans des infrastructures à proximité des villes. Les croiseurs sont fixés par des systèmes d'attache magnétique, en restant en flottaison par antigravité, sans reposer au sol.

Organisation intérieure des croiseurs

L'intérieur d'un croiseur est organisé comme une véritable ville. On y trouve notamment des logements individuels, des laboratoires, des salles de conférence, des zones de détente, des cafétérias, des hangars, des plateformes d'observation, des centres de contrôle, des ateliers techniques, des zones de maintenance, des ascenseurs reliant les différents niveaux ainsi que des quartiers réservés à l'équipage.

Le croiseur comprend également des secteurs industriels où sont assemblés ou entretenus d'autres vaisseaux spatiaux. Des robots y travaillent en permanence aux côtés des techniciens. Au cours du voyage, le narrateur visite plusieurs fois les immenses hangars et observe la construction d'un très grand croiseur à bord d'une station spatiale. Les robots assurent une grande partie des opérations de montage avec une précision remarquable. Les techniciens considèrent leur efficacité équivalente à celle des meilleurs spécialistes. Les centres de maintenance permettent également le démontage complet des générateurs gravitationnels pour inspection et remplacement de leurs composants.

Équipage
Le croiseur transporte environ quatre mille membres d'équipage permanents, auxquels s'ajoutent plusieurs centaines de robots. Les fonctions sont très spécialisées : pilotes, ingénieurs, techniciens, scientifiques, constructeurs, personnels administratifs, spécialistes des laboratoires, maintenance et logistique. Les robots interviennent principalement dans les tâches lourdes, répétitives ou dangereuses, sans pour autant remplacer totalement les techniciens.
Propulsion
1) Vaisseau en forme de cloche avec 3 boules dessous

Rene Erik Olsen dans "The Alien Visitors Volume I" explique la structure de la soucoupe en forme de cloche avec les 3 boules dessous : « La coque est constituée d’un revêtement métallique à deux couches, disposé sur une structure composite légère à base de titane, de magnésium et de silicium.
La cabine centrale intérieure est construite dans un matériau composite d’aluminium et de silicium.
Les réflecteurs de champs gravitationnels en forme de disques sont fabriqués en titane et installés dans la couche métallique intérieure de la coque.
L’appareil possède quatre générateurs de champs gravitationnels : deux sont installés sous le plancher et deux sont associés à la cabine.
Le moteur est un moteur électromagnétique.
Les stabilisateurs, constitués d’anneaux rotatifs, sont fabriqués en titane.
Des stabilisateurs supplémentaires sont installés sous la partie inférieure de la coque extérieure : il s’agit de trois sphères creuses. Chacune de ces sphères contient de petits stabilisateurs gravitationnels et sert également à évacuer l’électricité statique générée par l’appareil. Elles peuvent en outre faire office de train d’atterrissage lorsque cela est nécessaire.
Ces trois sphères sont rétractables et déployables : elles peuvent être entièrement rétractées à l’intérieur de la coque de l’appareil (voir illustrations).
Des capteurs polyvalents sont installés dans la coque ou le revêtement extérieur. »


2) Vaisseau de forme ovale avec fond plat

Des générateurs gravitationnels sont placés dans la partie inférieure centrale à fond plat du vaisseau, la partie supérieure et sous le sol sur lequel l'équipage marche. Des réflecteurs de champs de gravité permettent la circulation du champ dans tout le vaisseau.

Rene Erik Olsen dans "The Alien Visitors Volume I" explique la structure de la soucoupe ovale : « La coque est constituée d’un revêtement métallique à trois couches, disposé sur une structure composite légère composée de titane, de magnésium et de silicium.
La cabine centrale intérieure est construite dans un matériau composite à base d’aluminium et de silicium.
Les réflecteurs de champs gravitationnels en forme de disques sont fabriqués en titane et intégrés dans la deuxième couche métallique de la coque.
L’appareil comporte quatre générateurs de champs gravitationnels : deux sont associés à la cabine et deux autres sont installés sous le plancher de celle-ci.
Le moteur est un système combinant propulsion électromagnétique et gravitationnelle.
Des stabilisateurs primaires et secondaires sont installés dans les parois de la deuxième couche extérieure de la coque.
Enfin, des capteurs destinés au « vol », à la mesure ou à la gestion de la gravité ainsi qu’à une multitude d’autres fonctions sont intégrés dans les parois de la première couche extérieure de la coque. »

Voici un exemple vu par Rene Erik Olsen du posiitonnement du moteur à cluster électromagnétique dans la partie inférieure, dans une phase de montage du vaisseau.
Les champs générées autour du vaisseau par le positionnement des réflecteurs de champ gravitationnel sont étendus plus ou moins loin de la coque par ajustement des angles de positionnement des réflecteurs, et prennent une géométrie particulière.

Extrait de "The Alien Visitors - Volume 1" sur la propulsion par antigravité : « Pour les navettes, une configuration de trois à quatre champs gravitationnels est nécessaire afin qu’un équipage puisse piloter l’appareil. Si trois ou quatre champs ne sont pas installés - s’il n’y en a qu’un ou deux -, l’appareil sera automatiquement contrôlé depuis un vaisseau-mère. Pour un appareil avec équipage, il faut généralement deux champs destinés à protéger et à contrôler le vaisseau, ainsi que deux champs entourant le compartiment de l’équipage (voir image). Il est également important de comprendre qu’un appareil est toujours construit en fonction des exigences de sa technologie de propulsion.
Les champs gravitationnels de la navette sont focalisés de manière à repousser la surface sur laquelle elle va se poser durant les dernières phases de l’atterrissage, et à attirer l’espace lors du décollage. La rotation de deux anneaux intégrés sous l’appareil assure sa stabilité pendant la descente et le décollage.
Il arrive que les navettes soient observées en train d’osciller pendant leur descente, ou d’effectuer un mouvement comparable à celui d’une « feuille morte ». Ce phénomène est dû aux ajustements de la puissance des champs et aux réglages fins successifs effectués pendant la descente. Aucun de ces « mouvements » n’est ressenti par l’équipage.
[...]
Chaque champ est alimenté de la manière suivante : le « contrôleur » du champ est le mât central - et, par son intermédiaire, les ordinateurs - qui traverse la cabine de l’appareil et se termine dans le moteur situé sous le plancher de la cabine.
Lorsque la matière attire ou repousse une autre matière - par exemple la surface d’une planète ou l’espace -, la partie inférieure de la coque, qui fait partie du moteur, et la partie supérieure de la coque, qui fait partie du plafond, agissent comme des « lentilles de focalisation » pour les générateurs de champs du compartiment de l’équipage (voir image).
[...]
En substance, les champs augmentent ou diminuent la densité extérieure par rapport à l’appareil. C’est ce phénomène qui permet de déplacer le vaisseau. L’énergie nécessaire provient du moteur principal électromagnétique et des générateurs gravitationnels situés à l’intérieur de la coque. La puissance est distribuée par l’intermédiaire du mât central, grâce à ce qui ne peut être décrit que comme des « ordinateurs quantiques » - des ordinateurs extrêmement avancés, qui n’ont rien de comparable avec les ordinateurs terrestres contrôlés par des puces électroniques. Des capteurs installés sur la face extérieure de la coque transmettent aux ordinateurs les informations concernant les variations des conditions environnantes ; ceux-ci envoient ensuite les commandes nécessaires afin d’ajuster l’orientation et la puissance des champs.
Lorsque les champs sont actifs et qu’un déplacement est nécessaire - vers le haut, vers le bas, vers l’avant ou vers l’arrière -, l’appareil adopte une position inclinée de quelques degrés. Simultanément, la puissance du champ est augmentée dans la direction du déplacement. Les ajustements peuvent être effectués automatiquement ou contrôlés manuellement par le pilote, mais, dans la plupart des cas, les corrections sont réalisées automatiquement. L’appareil est beaucoup trop sensible pour accepter des commandes importantes directement données par le pilote, même si celui-ci peut procéder à des réglages fins. Comme un très grand nombre de calculs sont effectués en permanence, la moindre erreur du pilote dans une situation donnée - particulièrement à proximité de la surface - peut rapidement devenir dangereuse.
Le rôle du pilote consiste donc principalement à entrer l'itinéraire jusqu’à la destination ainsi que le temps prévu pour le trajet. Une fois ces paramètres introduits, son travail consiste essentiellement à superviser le vol ou à observer les cibles.
La technologie des champs gravitationnels est très ancienne. Ils apportent périodiquement des modifications à leur technologie lorsqu’ils découvrent une méthode plus intelligente, meilleure ou plus efficace, mais l’essentiel de cette technologie avait déjà été perfectionné pour la plupart des modes de transport il y a plusieurs millénaires.
Cela ne signifie pas pour autant que des accidents ne puissent pas se produire occasionnellement. Ils ne sont pas à l’abri des erreurs. Des accidents ont déjà touché leurs équipages et leurs appareils, mais également des observateurs extérieurs lors d’opérations menées sur des planètes. Ainsi, lorsque des personnes se sont approchées trop près de leurs appareils, leurs boucliers actifs ont pu provoquer des brûlures ou des blessures. De tels incidents seraient toutefois devenus rares aujourd’hui.
Le « rayonnement » émis par un bouclier ou un champ de force actif serait principalement constitué de décharges d’électricité statique et de faibles effets produits par des ondes électromagnétiques. Cette combinaison peut provoquer des effets désagréables en cas d’exposition prolongée, particulièrement lorsqu’une personne n’y est pas préparée. »
Rene Erik Olsen explique dans "The Alien Visitors - Volume I " que le générateur de champ gravitationnel assure à la fois la propulsion de l’appareil et la création de ses boucliers de protection internes et externes. Un champ spécifique entoure la cabine, focalisé à seulement 8 à 10 pieds (2,4 à 3 m) au-delà de la coque, ce qui permet à l’équipage de ne jamais ressentir les effets des accélérations extrêmes.
La stabilisation repose notamment sur deux anneaux tournant en sens opposés, placés autour du compartiment moteur ou dans la partie inférieure de la navette. Intégrés à la coque et invisibles de l’extérieur, ils fonctionnent avec d’autres capteurs de stabilisation. Les navettes adoptent fondamentalement une forme circulaire ou ovale, considérée comme la plateforme la plus stable pour l’exploration planétaire et les déplacements.
Enfin, comme les avions terrestres, les appareils des Visiteurs disposent de systèmes de navigation informatisés, indispensables au point qu’ils pourraient difficilement quitter le sol sans eux. Leur navigation est toutefois beaucoup plus complexe, car elle doit gérer bien davantage de « dimensions de vol », notamment lors de l’entrée dans une atmosphère planétaire ou du déplacement dans l’espace. À titre de comparaison, les avions terrestres n’ont essentiellement à calculer que les trois dimensions de l’espace et le temps ou la durée du vol.
Selon Olse, le fonctionnement d’un appareil extraterrestre volant près du sol serait comparable à deux aimants de même polarité qui se repoussent : le champ magnétique de la planète et celui produit par l’appareil grâce à ses forces électromagnétiques et gravitationnelles interagiraient et provoqueraient une instabilité. Cela expliquerait son déplacement parfois erratique en « feuille morte », particulièrement près du sol, où son champ protecteur fonctionnerait à plus forte puissance et où le vaisseau adopterait une légère inclinaison pour compenser.
Des capteurs de réglage, ou compensateurs de champ, intégrés à la coque et aux parois internes travaillent avec les champs gravitationnels et les ordinateurs de bord afin de stabiliser le vol et d’assurer le confort de l’équipage. Sous le plancher de la cabine centrale, le moteur principal contient des tubes générateurs d’ondes magnétiques formant un « groupe magnétique » (magnetic cluster). Celui-ci produit des impulsions ou ondes électromagnétiques qui, combinées aux générateurs de champs gravitationnels, permettent à la navette de voler.

L’énergie du moteur est transmise vers le haut et le bas par un mât central jusqu’à des réflecteurs placés au-dessus, en dessous et sur les bords de l’appareil. Le vaisseau peut s’incliner jusqu’à 90 degrés et conserve, en vol stationnaire, une inclinaison d’environ 5 degrés pour compenser les perturbations entre les différents champs gravitationnels et le champ de confinement de la cabine.
À l’intérieur, ce champ de cabine supprime toute sensation de forces G ou de mouvement : les occupants ont ainsi l’impression que le vaisseau reste immobile tandis que le sol défile sous eux. Cette sensation, attribuée à l’action du champ gravitationnel sur la cabine et ses occupants, serait très confortable. Une légère pression ou sensation de mouvement ne pourrait être ressentie qu’au passage d’un champ gravitationnel à un autre, notamment lors d’un décollage ou d’un atterrissage sur un corps possédant son propre champ gravitationnel, comme une planète ou un vaisseau-mère.
Le pilote peut contrôler manuellement l’appareil, bien que cette tâche soit très exigeante. En fonctionnement normal, les ordinateurs effectuent tous les calculs de déplacement et le pilote se limite aux ajustements nécessaires, mais il peut reprendre le contrôle manuel en cas de défaillance informatique.
Chaque navette peut aussi être pilotée à distance depuis son vaisseau-mère. Si l’équipage est neutralisé ou victime d’un accident, des instructions peuvent être envoyées aux ordinateurs de bord afin que l’appareil retourne automatiquement au vaisseau-mère.
Enfin, lors du décollage ou de la sortie du vol stationnaire, la navette ne « s’envole » pas au sens terrestre : elle s’éloigne d’abord en « tombant » dans la direction opposée à la gravité planétaire, ou en étant repoussée par celle-ci. À partir d’un certain point, le moteur prend le relais et exploite la propre gravité de l’appareil pour poursuivre son « envol ».
3) Vaisseau-ville cylindrique appelé Croiseur
Les vaisseaux-mères, des plus petits jusqu’aux appareils de la taille d’une ville, combineraient propulsion par champs gravitationnels artificiels, propulsion électromagnétique et système O.E.S., fondé sur une gravité répulsive. Dans l’espace, ils exploiteraient l’énergie constituant l’espace lui-même et ne « voleraient » donc pas au sens terrestre.
Une fois l’appareil accéléré jusqu’à ce qui est appelé la « vitesse de la lumière », l’espace deviendrait « souple et pénétrable ». L’espace et le temps pourraient alors se courber ou s’enrouler jusqu’à rendre distance et durée nulles, permettant un déplacement extrêmement rapide et précis qualifié de « voyage instantané » (instant travel).
Cette technologie reposerait également sur la capacité de prédire avec une très grande précision les fluctuations de la mécanique quantique, permettant d’appliquer celle-ci à l’échelle macroscopique avec une certitude de 100 %. Il deviendrait ainsi possible de connaître à l’avance l’état de l’espace, du temps et de l’environnement à destination, y compris les changements survenus entre le départ et l’arrivée, afin de garantir un trajet sûr d’un point A à un point B. Cette faculté permettrait le « voyage instantané », notamment pour rejoindre rapidement des systèmes habitables connus.
Le procédé reposerait essentiellement sur la transformation de la matière en énergie utilisable et sur la maîtrise des conditions de l’espace, de la gravité et du temps. En associant leur technologie à la « courbure de l’espace, de la gravité et du temps », les grands vaisseaux pourraient effectuer ces déplacements sans danger, mais leur durée devrait rester aussi courte que possible. Malgré les systèmes de protection, le voyage instantané imposerait en effet d’importantes contraintes structurelles aux appareils, nécessitant des arrêts de maintenance systématiquement planifiés à l’avance.

Les vaisseaux-mères standards, par exemple de 6 miles de longueur (environ 10 km), posséderaient seize générateurs de champs gravitationnels. Quatorze seraient répartis régulièrement le long de leur structure cylindrique en sept bandes annulaires, chacune comprenant deux générateurs interagissant entre eux et deux réflecteurs en forme de disques. Deux autres générateurs avec leurs réflecteurs seraient installés aux extrémités du vaisseau. L’ensemble fonctionnerait avec deux énormes moteurs électromagnétiques.
La propulsion repose sur une combinaison de moteurs électromagnétiques et gravitationnels. Le moteur électromagnétique est utilisé pour quitter une planète ou un champ gravitationnel important. Une fois dans l'espace, le moteur gravitationnel prend le relais pour les déplacements interstellaires.
Le principe consiste à modifier localement les propriétés de l'espace grâce à un champ gravitationnel qui réduit pratiquement toute résistance au déplacement. Le moteur principal agit en symbiose avec les générateurs de gravité et les boucliers protecteurs. Devant le vaisseau, il crée une sorte de « trou » gravitationnel permettant au déplacement instantané d'être extrêmement efficace quelle que soit la vitesse choisie.

Le système de propulsion repose sur un dispositif central d'environ trente centimètres de côté, véritable centre de traitement amplifiant les phénomènes gravitationnels. Chaque vaisseau spatial possède un tel appareil. Les croiseurs l'utilisent comme système principal de transport, tandis que certains autres engins le conservent comme dispositif d'urgence.
Invisibilité
Rene Erik Olsen écrit dans "The Alien Visitors - Volume I" : « Les étapes ou phases au cours desquelles la navette active la configuration de ses champs sont les suivantes :
Lorsque l’équipage est en place et prêt à voyager/décoller, deux des champs destinés à protéger et à soulever l’appareil sont activés. Ensuite, le champ entourant la cabine de l’équipage est activé. Le décollage peut alors être amorcé.
À mesure que les champs sont davantage « étirés » ou « focalisés » (observons maintenant le phénomène depuis l’extérieur), l’aspect extérieur de l’appareil passe d’une visibilité de 100 % à une couleur gris foncé (quelle que soit la couleur « réelle » de l’appareil). Cela est dû à l’augmentation de la puissance des champs, et la couleur grisâtre apparaît lorsqu’elle atteint 25 %. Cet effet de grisaillement est dû au fait que la coque extérieure est enveloppée par la puissance des champs, qui tendent à produire cet effet grisâtre (en lumière visible - en lumière infrarouge, elle paraît bleuâtre).

À 50 % de puissance, on peut observer des lignes sombres concentriques tournant autour de l’appareil. Il s’agit du champ qui devient partiellement visible sous l’effet de la pression atmosphérique (Note du Traducteur : probablement par la condensation de l'eau atmosphérique).

Peinture de "The Alien Visitors - Volume I" de Rene Erik Olsen. L'appareil est visiblement entouré de lignes sombres concentriques tournant autour de l'appareil quand le champ atteind une puissance de 50 %.
À 75 %, une « structure » ou une « forme » semblable à un nuage enveloppe l’appareil.

À 100 % de puissance, l’appareil se dissipe en une boule de lumière jaunâtre/blanchâtre - ou, alternativement, le pilote peut décider de le rendre totalement invisible (selon l’effet recherché par la configuration des champs, cela ne nécessite rien de plus que d’actionner un interrupteur).
À l’intérieur de l’appareil - pendant que ce processus se déroule - tout paraît parfaitement normal - la cabine est protégée des effets extérieurs. L’apparence des champs en fonctionnement, telle qu’elle est observée depuis l’extérieur, est due à l’électricité statique et aux ondes électromagnétiques qui interagissent avec les conditions atmosphériques/la pression entourant l’appareil. L’air a également tendance à se déplacer "avec" l’appareil. »
Olsen explique dans son livre "The Alien Visitors - Volume I" que lorsque les champs gravitationnels et le moteur électromagnétique fonctionnent ensemble, de l’électricité statique se forme sur le bord extérieur de la navette. Les champs énergétiques, qui évoluent constamment en déplacement comme en vol stationnaire, peuvent alors produire des effets lumineux par réfraction ou réflexion de la lumière.
Sur certaines navettes, le pilote peut rendre à volonté n’importe quelle partie des parois de la cabine ou de la coque transparente ou translucide, notamment en mode partiellement furtif. Cette technologie permettrait de modifier au niveau atomique ou électronique l’apparence de matériaux, en particulier les surfaces métalliques qui composent une grande partie des revêtements intérieurs et extérieurs. La lumière visible peut ainsi traverser ces matériaux avec une intensité contrôlée électroniquement par un simple interrupteur ou une commande.
Le pilote n’a donc besoin ni de cockpit vitré ni de hublots pour diriger l’appareil. Une visibilité totalement dégagée reste toutefois nécessaire en vol stationnaire lors des décollages et atterrissages. Cette transparence contrôlée servirait également à l’observation partiellement furtive ou à produire un effet particulier pour un observateur extérieur, comme évoqué dans les illustrations et le « film du Mexique ».
À proximité de l’appareil, les champs gravitationnels produiraient un effet de brouillard ainsi qu’un effet comparable à une lentille ou à du verre au niveau de chacun des quatre points du champ gravitationnel. La lumière y serait réfléchie et polarisée, donnant au vaisseau une apparence déformée sous certains angles, comme dans le film de Silver Spring (film tourné dans le Maryland, le 26 février 1965 avec Madeleine Rodeffer et George Adamski). Les particules d’air affectées par les champs et l’électricité statique générée par l’appareil pourraient rendre sa coque visible ou invisible à certaines longueurs d’onde, y compris celles perceptibles par l’œil humain, les pellicules photographiques et les capteurs numériques. Les navettes pourraient également rendre certaines zones localisées partiellement visibles ou invisibles grâce au rayonnement thermique produit dans leurs champs.
Lorsqu’un appareil se déplace dans l’atmosphère à forte puissance et sous d’importantes forces G, il serait entouré d’air ionisé, particulièrement dense dans la direction du déplacement, formant une sorte d’onde d’étrave. Malgré les accélérations gravitationnelles, les occupants ne subiraient aucune contrainte : le champ entourant la cabine maintiendrait en permanence une gravité de 1 G, même si le vaisseau se trouve sur le côté ou à la verticale, pointe vers le bas. La très grande précision du contrôle des champs permettrait ainsi des accélérations et décélérations considérables et des manœuvres extrêmes, comme des virages à 90 degrés, des arrêts violents ou des inversions de direction, sans que les occupants ressentent les changements de trajectoire.
Enfin, depuis l’extérieur, la navette émettrait un très faible bourdonnement provenant du moteur. Ce son deviendrait d’autant plus perceptible que l’air est dense, sa densité dépendant notamment de la température, de la pression et de l’humidité ; l’air froid étant plus dense que l’air chaud.
Voyage instantané
Le voyage instantané repose sur la combinaison de la gravité et du temps. Une fois la destination verrouillée par les systèmes informatiques du vaisseau, la distance devient pratiquement négligeable. Les vitesses atteintes dépassent largement la vitesse de la lumière. Cette technologie a été transmise aux Visiteurs par la civilisation des Anciens.
Cependant, plus le déplacement instantané est rapide, plus les contraintes mécaniques sur la coque augmentent. Les boucliers gravitationnels réduisent considérablement ces contraintes sans pouvoir les supprimer totalement. Les premiers essais ont provoqué la perte de plusieurs véhicules télécommandés, avant que le phénomène ne soit correctement compris. Les voyages très rapides nécessitent donc une surveillance constante des générateurs de gravité et de l'intégrité structurelle du vaisseau.
Le voyage instantané s'effectue le long de lignes d'énergies reliant les étoiles entre elles par un réseau qui ne nous est pas perceptible. Rene Erik Olsen compare ce réseau reliant les étoiles à une toile d'araignée cosmique. Il a joint une photo de toile d'araignée mouillée, les gouttes d'eau représentent les étoiles et les fils de la toile les chemins magnétiques reliant les étoiles, en terme d'image.
Rene Erik Olsen dans "The Alien Visitors - Volume I" explique ce réseau cosmique de filaments permettant le voyage instantané : « Imaginez que l’« espace » séparant chaque lune, planète, étoile, galaxie, amas de galaxies, etc. soit rempli d’un réseau de « filaments », comparable à une immense toile d’araignée (voir illustrations). Ces « filaments » constitueraient des interconnexions entre tous les corps de l’Univers. Les intrications existant entre tous les éléments de l’Univers seraient utilisées pour voyager aux vitesses du « voyage instantané ».
Si la destination se trouve, par exemple, à 100 années-lumière et que l’on connaît sa « fréquence », chaque « corps » de l’Univers émettant selon le texte une « signature » propre, les ordinateurs du vaisseau — et, par leur intermédiaire, le moteur et le système de propulsion gravitationnelle — calculent la durée nécessaire ou souhaitée pour effectuer le trajet.
Ces « connexions » permettraient d’utiliser n’importe quelle vitesse, puisque l’espace et le temps seraient alors annulés, une fois le verrouillage sur la destination établi. Pendant toute la durée du voyage, les ordinateurs de bord maintiennent en permanence le système stellaire ou l’étoile de destination comme point de référence, afin de garantir l’arrivée à l’endroit prévu.
L’arrivée dans un système stellaire s’effectuerait toujours à bonne distance des planètes, afin d’éviter que le vaisseau ne provoque des perturbations gravitationnelles susceptibles d’affecter leurs orbites.
Une autre manière imagée d’expliquer le phénomène consiste à prendre une ficelle tendue entre les deux mains, bras écartés. Cette ficelle représente la distance spatiale séparant l’étoile d’origine, représentée par la main gauche, de la destination, représentée par la main droite.
Si l’on rapproche ensuite la main droite de la gauche — ou inversement —, la ficelle devient « souple et se courbe », pendant que ses deux extrémités finissent par se rejoindre. La distance qui les séparait est alors annulée.
C’est la représentation la plus simple proposée dans le texte pour expliquer le principe du « voyage instantané » : au lieu de parcourir conventionnellement toute la distance séparant deux points, l’espace entre eux serait en quelque sorte assoupli et courbé jusqu’à rapprocher les deux extrémités et annuler cette distance (voir l’image de la page suivante). »

Commentaire personnel :
On peut rapprocher cette description des chemins magnétiques dans l'espace de manière identique à plusieurs autres contacts qui parlent de ces lignes magnétiques reliant les planètes à leur étoile, les étoiles entre elles dans la galaxie et même les galaxies entre elles. Ces chemins sont comme des autoroutes d'énergie empruntable par les vaisseaux qui ont la technologie permettant de se coupler avec eux pour une propulsion à des vitesses fantastiques de dizaines, centaines, milliers, millions ou milliards de fois la vitesse de la lumière selon la capacité technique des civilisations.
Les contacts suivants parlent de ces chemins magnétiques empruntables : Clarion, Klermer, Koldas, Vénusiens, etc.


Dans un croiseur (les soucoupes ne possèdent pas cette capacité et se font transporter par les croiseurs dont elles dépendent), la gravité, sous ses deux formes, serait combinée à ces moteurs pour produire des ondes gravitationnelles extrêmement efficaces capables de « percer des trous dans la trame de l’espace » et de rendre celui-ci « souple ». Cela permettrait de franchir d’immenses distances grâce au « voyage instantané ». Celui-ci pourrait néanmoins être « étiré » : sa durée irait d’un temps nul à plusieurs heures ou jours selon les besoins. Plus le trajet est court, plus les contraintes exercées sur la coque et ses différentes couches sont importantes.
Cette technologie reposerait sur une connaissance presque complète de l’Univers et sur l’existence d’une « connexion » entre toutes ses particules ou ondes, aux échelles microscopique et macroscopique. Depuis les premiers temps de l’Univers, même des particules séparées par des distances considérables conserveraient une sorte de « connaissance » commune de leur origine et resteraient ainsi éternellement connectées tant que l’Univers existe.
Cette connexion permettrait de déterminer précisément le lieu et le moment correspondant à n’importe quelle destination dans un espace à quatre dimensions : trois dimensions spatiales auxquelles s’ajoute le temps. Elle rendrait possibles les déplacements sur d’immenses distances en un temps extrêmement court et fournirait aux ordinateurs avancés des vaisseaux une cartographie de navigation constamment exacte et actualisée.
En revanche, voyager vers le passé serait impossible. Tout déplacement pourrait seulement être considéré, au sens élémentaire, comme un « voyage dans le temps » vers le futur, puisque se déplacer implique nécessairement d’avancer dans le temps : dire « je te verrai dans dix minutes » revient ainsi à dire « je te verrai dix minutes dans le futur », tandis qu’il serait impossible de rencontrer quelqu’un dix minutes dans le passé.

Cette image représente l’écran de navigation lorsque le vaisseau se trouve très près de l’étoile de destination, celle-ci apparaissant alors sous la forme d’une grande masse orange au centre de l’écran.


Générateurs de gravité
Les générateurs gravitationnels constituent le cœur technologique des croiseurs. Chaque générateur principal prend la forme d'une sphère d'environ six mètres de diamètre composée de deux demi-sphères. À l'intérieur se trouve un compartiment contenant cinq éléments synthétiques de matériau gravitationnel reliés par des conducteurs transparents. Ce matériau est régulièrement contrôlé en laboratoire afin de vérifier ses performances. Si un seul élément devient défectueux, il est remplacé avant la remise en service du générateur. Plusieurs champs énergétiques doivent être désactivés avant toute intervention de maintenance. Les générateurs travaillent en réseau et leur synchronisation est essentielle au bon fonctionnement du vaisseau.
Construction et maintenance
La construction des grands vaisseaux s'effectue principalement dans les stations spatiales. Les éléments sont déplacés grâce à des émetteurs de gravité manipulés par des robots spécialisés ou par des techniciens travaillant en parfaite coordination. Les robots utilisent directement des manipulateurs gravitationnels à la place de mains mécaniques. Les grandes sections sont assemblées sans grues ni câbles, uniquement grâce au contrôle des forces gravitationnelles.
Les vaisseaux des Anciens
Le livre mentionne enfin les vaisseaux des Anciens, civilisation beaucoup plus avancée encore. Ils utilisent des vaisseaux à plasma, considérés comme technologiquement supérieurs aux croiseurs des Visiteurs. C'est auprès de cette civilisation que les Visiteurs ont appris les principes les plus avancés de la propulsion gravitationnelle et du voyage instantané, ce qui a profondément transformé leur technologie spatiale et permis leur expansion à travers la galaxie.
Extrait 2 : le pourquoi du contact avec la Terre
La Terre intégrée à un programme galactique d'observation
Selon les Visiteurs, la Terre n'est pas un cas exceptionnel dans l'Univers. Des millions, voire des milliards de planètes portent la vie, qu'elle soit apparue naturellement ou qu'elle résulte de programmes de colonisation plus anciens. Les civilisations spatiales explorent donc continuellement la galaxie à la recherche de nouvelles formes de vie et de civilisations émergentes. La Terre fait partie de ce vaste ensemble et ne bénéficie d'aucun statut particulier.
Ils expliquent qu'une fois qu'une civilisation a participé à l'ensemencement d'un monde ou à l'apparition de la vie, elle conserve une responsabilité de surveillance aussi longtemps qu'elle demeure présente dans ce système planétaire. Cette surveillance peut être assurée directement par une présence physique ou indirectement au moyen de sondes. Si cette civilisation quitte définitivement le système, cette responsabilité peut être transmise à une autre civilisation, mais aucune n'a le droit de modifier les conditions fondamentales déjà établies sur la planète.
Une prise de relais dans la surveillance du système solaire
Lorsque les Visiteurs sont arrivés dans le système solaire près d'un siècle avant les événements du récit, ils n'étaient pas les premiers à s'intéresser à la Terre. Des sondes avaient déjà été envoyées depuis longtemps et une autre civilisation assurait alors officiellement la surveillance de la planète. D'autres civilisations plus lointaines venaient également observer la Terre de façon occasionnelle au cours de son histoire.
Au moment où les Visiteurs décidèrent de s'installer plus durablement, la civilisation qui assurait auparavant cette mission avait déjà transféré cette responsabilité à une civilisation plus proche du système solaire, située sur une planète colonisée orbitant autour d'une vieille étoile jaune distante d'environ vingt années-lumière. Les Visiteurs coopérèrent avec cette civilisation locale pendant toute la durée de leur propre programme terrestre.
Un programme temporaire de contact
Contrairement à une présence permanente, les Visiteurs présentent leur mission terrestre comme un programme limité dans le temps. Leur objectif n'était pas de s'installer durablement sur Terre mais de conduire une série d'actions définies avant de repartir vers un autre système planétaire nécessitant à son tour leur assistance.
Ils expliquent que chaque programme est préparé par un groupe spécialisé chargé de l'exploration des systèmes planétaires. Ce groupe décide si une civilisation est suffisamment avancée pour bénéficier d'un programme de contact, définit les objectifs à atteindre et choisit les équipes qui seront envoyées sur place. La durée habituelle d'un projet varie entre deux et cinq ans, exceptionnellement jusqu'à une dizaine d'années selon les circonstances, les résultats devant être mesurables pendant cette période. Leur présence sur Terre s'est finalement prolongée beaucoup plus longtemps que prévu initialement.
Favoriser le développement d'une civilisation
Les Visiteurs expliquent qu'il existe, dans l'évolution de certaines civilisations, des périodes où un léger soutien extérieur peut favoriser leur progression. Sans cette aide, une civilisation peut stagner durablement ou même finir par s'autodétruire. Leur intervention ne consiste cependant jamais à transformer directement une société ni à modifier son évolution naturelle, mais seulement à l'accompagner lorsque certaines conditions sont réunies.
Ils considèrent leur rôle comme celui d'éducateurs chargés d'aider une civilisation à élargir progressivement ses connaissances, à mieux comprendre l'Univers et à évoluer intellectuellement. Ils estiment que la partie la plus difficile n'est pas leur propre travail, mais la capacité des civilisations aidées à accepter de nouvelles idées et à modifier leurs habitudes.
Une coopération discrète avec l'humanité
Les Visiteurs affirment avoir établi des contacts avec un certain nombre de personnes appartenant à des milieux très différents. Ces contacts sont soigneusement sélectionnés après de longues études psychologiques et physiques afin d'évaluer leur capacité à supporter les conséquences d'une telle expérience. Le premier contact est considéré comme décisif : c'est lui qui détermine si la relation sera poursuivie ou interrompue.
Ils expliquent également avoir participé discrètement à certains progrès scientifiques terrestres, en coopération avec la civilisation responsable de la surveillance du système solaire. Cette assistance demeure volontairement secrète et ne doit pas conduire l'humanité à dépendre directement d'eux.
Une sélection mondiale des contacts
Avant toute opération, la planète entière est analysée afin de déterminer les pays et les régions où un programme de contact aura le plus d'impact. Une fois ces zones identifiées, les personnes susceptibles de devenir des contactés sont soumises à des analyses approfondies destinées à mesurer leurs réactions psychologiques, leur équilibre personnel, leur capacité d'adaptation et les conséquences possibles du contact sur leur existence. Les Visiteurs recherchent les individus qui auront les meilleures chances de vivre cette expérience sans être détruits psychologiquement et qui pourront assimiler des révélations importantes.
Une présence appelée à disparaître
Les Visiteurs précisent que leur programme terrestre touche à sa fin. Leur mission étant considérée comme accomplie, ils doivent désormais consacrer leurs ressources à un autre système planétaire où un nouveau programme de contact est sur le point de commencer. La Terre restera néanmoins observée par la civilisation chargée de la surveillance permanente du système solaire. Les Visiteurs présentent donc leur départ non comme un abandon, mais comme le fonctionnement normal d'un programme galactique temporaire où différentes civilisations se succèdent dans l'accompagnement de mondes en développement.
Extrait 3 : historique de leur civilisation
La motivation spatiale de leur civilisation
La civilisation des « Visiteurs » connut un développement technologique et intellectuel qui l’amena à entrer en contact avec des peuples plus avancés, lesquels lui transmirent notamment la technologie de la propulsion gravitationnelle. Cette avancée transforma leur programme spatial et leur permit d’envisager l’exploration de systèmes stellaires lointains tout en faisant progresser leurs infrastructures et leurs moyens de transport. Convaincus que l’expansion dans l’espace était la clé du progrès scientifique et de l’évolution de leur société, ils mobilisèrent l’ensemble de la planète autour de cet objectif commun. Grâce à un effort collectif, soutenu par une organisation où les contraintes économiques n’étaient pas un frein, ils développèrent rapidement leurs capacités scientifiques, robotiques et industrielles, faisant de la conquête spatiale le moteur principal de leur civilisation.
Après avoir acquis une solide compréhension de l’espace et de la gravité, cette civilisation commença par explorer son propre système planétaire avant d’effectuer une première expédition habitée vers le système stellaire le plus proche, préalablement étudié par des sondes automatiques. Ce voyage, réalisé en environ deux mois grâce à une propulsion gravitationnelle encore rudimentaire, marqua une étape décisive dans son développement, puis des contacts avec des civilisations plus avancées lui permirent d’améliorer considérablement ses moyens de déplacement.
La technologie de voyage spatial
Leurs vaisseaux cylindriques utilisent une combinaison de propulsion électromagnétique et gravitationnelle, l’électromagnétisme servant à quitter les champs gravitationnels planétaires tandis que la gravité assure le déplacement dans l’espace. La maîtrise conjointe de la gravité et du temps leur permet d’effectuer un « voyage instantané », rendant les distances pratiquement négligeables une fois la destination verrouillée, avec des vitesses supérieures à celle de la lumière. Ils privilégient cependant souvent des trajets moins rapides afin d’étudier les régions traversées, transformant chaque mission en une source de découvertes scientifiques et de connaissances sur l’abondance de la vie dans la galaxie.
Cette technologie repose sur un dispositif compact intégré aux vaisseaux qui agit sur les champs gravitationnels et les ondes temporelles, mais elle impose de fortes contraintes mécaniques à la structure des engins, particulièrement lors des déplacements les plus rapides. Pour limiter ces risques, les voyages peuvent être volontairement prolongés afin de réduire les efforts sur les générateurs de gravité et sur la coque, les premiers essais ayant entraîné la perte de plusieurs véhicules expérimentaux télécommandés avant la maîtrise complète de cette technique.
Rencontre avec la civilisation des « Anciens »
Cherchant à perfectionner une propulsion gravitationnelle encore imparfaite, les Visiteurs organisèrent une ambitieuse mission d’exploration vers un système stellaire lointain contenant deux planètes habitées déjà repérées par leurs sondes. À leur arrivée, ils furent officiellement accueillis par une civilisation très ancienne vivant sur une planète protégée par un immense champ de force et utilisant des vaisseaux à plasma. Les représentants de cette civilisation, des humains entourés d’une aura lumineuse, reçurent les Visiteurs dans une vaste structure octogonale où furent posées les bases d’une coopération technologique et commerciale.
Les Anciens, dont la civilisation existait depuis environ cinquante mille ans et avait atteint un niveau technologique et intellectuel très supérieur, offrirent aux Visiteurs l’accès à un système révolutionnaire capable de servir à la fois de source de distribution d’énergie et de moyen de propulsion spatiale. En échange de matériaux dont ils avaient besoin, ils acceptèrent de former des techniciens visiteurs qui demeurèrent sur place afin d’étudier cette technologie, une coopération qui permit aux Visiteurs de franchir une étape décisive dans leur évolution scientifique et intellectuelle.
Au cours de leur apprentissage, les techniciens découvrirent le fonctionnement pratique de cette propulsion grâce à un voyage expérimental de dix minutes vers un système voisin. Ils constatèrent cependant que plus le déplacement instantané est rapide, plus les contraintes exercées sur la structure du vaisseau sont importantes, même en présence d'un bouclier gravitationnel, révélant ainsi les limites et les exigences de cette technologie avancée.
Programme de colonisation
À mesure de leur développement, les Visiteurs adoptèrent comme objectif majeur de devenir une civilisation colonisatrice, estimant que l’expansion vers d’autres mondes était une étape naturelle de leur évolution et la meilleure garantie de survie de leur espèce. Leur première colonie fut établie sur la seconde planète de leur propre système, dont les conditions étaient pratiquement identiques à celles de leur monde d’origine. Par la suite, ils envoyèrent des populations vers des planètes habitables, assurant leur soutien jusqu’à ce que chaque colonie devienne totalement autonome avant de passer à un nouveau système.
L’acquisition auprès des Anciens de la technologie du voyage instantané transforma profondément cette stratégie en permettant de mener simultanément plusieurs programmes de colonisation et d’exploration. Grâce à l’envoi de nombreuses sondes et de plusieurs croiseurs vers différents systèmes, ils identifièrent des planètes habitables, des mondes pouvant être rendus habitables et des systèmes déjà occupés par d’autres civilisations. En environ mille ans, ils avaient ainsi colonisé une centaine de systèmes en y développant les infrastructures nécessaires à l’installation de populations importantes.
Une fois leur présence établie dans une vaste région de la galaxie, ils mirent également en œuvre un « programme d’ensemencement ». Celui-ci consistait soit à introduire les conditions permettant l’apparition de la vie sur des planètes stériles, soit à modifier discrètement une population humaine existante en y ajoutant un marqueur particulier lorsque son évolution risquait de devenir destructrice ou nécessitait une aide. Une telle intervention était considérée comme exceptionnelle et engageait la civilisation responsable à assurer une observation intermittente pouvant durer plusieurs siècles, voire un millénaire ou davantage. En raison de cette responsabilité considérable, l’ensemencement demeurait rare et les programmes de contact destinés à guider les civilisations étaient privilégiés, la colonisation restant pour les civilisations spatiales humaines, le moyen fondamental d’assurer la pérennité de leur espèce.
Extrait 4 : les technologies des Visiteurs
Les Visiteurs possèdent une technologie extrêmement avancée, fruit d'environ dix mille ans de développement scientifique continu, enrichi par les échanges avec d'autres civilisations spatiales et plus récemment par les enseignements des Anciens. Malgré ce niveau technologique considérable, leurs systèmes sont décrits comme étant remarquablement simples, fiables et toujours conçus pour répondre à un besoin précis plutôt que pour démontrer une supériorité technologique.
Propulsion spatiale
La propulsion de leurs vaisseaux repose principalement sur la maîtrise de la gravité. Les générateurs de gravité produisent des champs capables de modifier localement les interactions gravitationnelles, supprimant pratiquement les effets de l'inertie sur les occupants tout en permettant des accélérations extrêmement importantes.
Ces générateurs fonctionnent conjointement avec des moteurs électromagnétiques et un système appelé « booster gravitationnel à plasma » qui permet le voyage instantané. Les Visiteurs expliquent que la seule propulsion gravitationnelle ne suffit pas pour atteindre les vitesses extrêmes nécessaires aux déplacements interstellaires. C'est pourquoi leurs moteurs utilisent un dispositif supplémentaire exploitant les propriétés gravitationnelles du plasma afin d'accéder au déplacement spatio-temporel instantané.
Le voyage instantané ne correspond pas à une accélération infinie mais à une technologie qui supprime pratiquement la notion de distance entre deux points de l'espace.
Les générateurs de gravité et les boucliers
Les générateurs de gravité constituent la technologie fondamentale de leur civilisation. Ils sont utilisés aussi bien dans les véhicules spatiaux que dans les bâtiments industriels, les stations spatiales ou les installations énergétiques.
Ils produisent des champs gravitationnels pouvant être orientés dans toutes les directions afin d'assurer plusieurs fonctions simultanément : propulsion, protection des occupants contre les accélérations, maintien artificiel de la gravité à bord, alimentation des boucliers, réduction des contraintes mécaniques sur les structures.
Les boucliers sont des champs gravitationnels configurables qui entourent les vaisseaux. Leur forme varie continuellement selon les manœuvres effectuées. Lors des accélérations importantes, ils deviennent parfois visibles sous forme de halos lumineux, de bulles translucides ou de scintillements colorés. Leur configuration est surveillée en permanence durant les essais en vol.
Ces boucliers assurent à la fois la protection physique du vaisseau, la réduction des contraintes aérodynamiques et l'isolation thermique. Ils permettent également de rendre progressivement un appareil translucide, puis totalement invisible dans le domaine optique, infrarouge et ultraviolet.
Les nouvelles technologies à plasma
Les Visiteurs développent une nouvelle génération de vaisseaux utilisant une technologie enseignée récemment par les Anciens.
Ces appareils ne sont plus constitués uniquement de structures métalliques classiques mais possèdent une enveloppe partiellement vivante. Leur peau change continuellement de couleur selon l'état des générateurs de gravité et des boucliers, passant du jaune au violet, à l'orange ou au vert.
Cette enveloppe reste souple au contact lorsque les champs sont actifs et participe directement au fonctionnement du vaisseau.
La propulsion utilise des réacteurs à fusion intégrés directement au moteur, alimentant des systèmes gravitationnels beaucoup plus puissants que ceux des navettes traditionnelles. Cette technologie permet une autonomie supérieure et des performances encore plus élevées.
Les Visiteurs considèrent cependant cette génération comme expérimentale et poursuivent de nombreux essais avant d'envisager une production à grande échelle.
L'énergie
Toute leur civilisation repose sur une énergie propre. Ils maîtrisent la fusion nucléaire de l'hydrogène en hélium et utilisent cette réaction aussi bien dans leurs moteurs que dans leurs systèmes industriels.
Ils développent également des stations capables de capter directement l'énergie de leur étoile grâce à d'immenses structures gravitationnelles installées dans l'espace. Ces collecteurs doivent concentrer puis redistribuer cette énergie vers leurs deux planètes habitées.
Selon eux, l'énergie stellaire représente la source énergétique ultime, propre, pratiquement inépuisable et parfaitement maîtrisable lorsqu'une civilisation possède les connaissances nécessaires.
Robots et automatisation
Les robots occupent une place essentielle dans leur société. Ils participent à la construction des vaisseaux spatiaux, à leur maintenance, aux essais techniques, au déplacement des pièces lourdes, aux opérations industrielles et à de nombreuses tâches répétitives.
Les techniciens expliquent que les robots travaillent avec une efficacité comparable à celle des humains et qu'ils collaborent naturellement avec eux. Rene observe constamment des équipes mixtes composées de techniciens et de robots travaillant ensemble sans distinction particulière.
Téléportation et manipulation de charges
L'une des technologies les plus impressionnantes des Visiteurs est le téléport, utilisé principalement dans les stations spatiales, les chantiers de construction et les infrastructures industrielles. Rene découvre ces installations dès sa première visite de la grande station spatiale et les revoit à plusieurs reprises durant son séjour. Les téléports servent à déplacer instantanément des éléments de très grande taille, notamment les immenses sections des croiseurs en cours de construction, des structures métalliques, des générateurs ou d'autres équipements lourds, sans qu'il soit nécessaire de les transporter mécaniquement.
Ces installations occupent des volumes gigantesques et constituent un élément essentiel de leur industrie spatiale. Les charges apparaissent ou disparaissent directement entre différentes zones de travail avec une très grande précision, ce qui accélère considérablement l'assemblage des vaisseaux. Rene est particulièrement frappé par les dimensions de ces téléports, capables de manipuler des éléments pesant des centaines, voire des milliers de tonnes, tout en conservant une précision parfaite.
Lors de son dernier passage sur la station spatiale, il revient volontairement observer ces installations. Il reste impressionné par leur taille, leur puissance et la facilité avec laquelle elles déplacent d'énormes éléments destinés à la construction des croiseurs. Les téléports font partie des équipements industriels les plus spectaculaires qu'il découvre au cours de son voyage.
À côté de cette technologie de téléportation, les Visiteurs utilisent également des émetteurs de gravité portatifs ou de grande puissance pour manipuler localement des pièces lourdes lors des opérations de maintenance ou d'assemblage. Ces appareils permettent de soulever, déplacer et positionner avec une grande précision des éléments volumineux sans contact direct, les opérateurs guidant simplement les charges grâce aux champs gravitationnels. Cette combinaison entre téléportation pour les transferts à grande distance et manipulation gravitationnelle pour les opérations locales rend leurs chantiers extrêmement efficaces.
Informatique, communication et intelligence artificielle
L'informatique est omniprésente mais reste discrète. Les interfaces sont généralement constituées d'écrans intégrés aux parois ou de panneaux très simples. Les systèmes pilotent automatiquement les vaisseaux, surveillent les installations techniques, enregistrent les mesures scientifiques et assistent les opérateurs.
Les communications utilisent de petits appareils portatifs très compacts permettant de transmettre instantanément des informations. Les nombreuses fonctions automatiques observées par Rene montrent que les systèmes informatiques disposent d'une autonomie très élevée, sans jamais remplacer totalement la décision humaine.
Scanners et instruments d'analyse
Les Visiteurs disposent de systèmes de balayage extrêmement performants. Ils peuvent analyser un individu aussi bien sur le plan physique que psychologique avant tout contact. Les mêmes technologies servent à contrôler les performances des moteurs, des générateurs de gravité, des boucliers, des matériaux ou encore des structures métalliques.
Leurs capteurs fonctionnent simultanément en lumière visible, infrarouge, ultraviolet et dans d'autres domaines du spectre, permettant une analyse complète des phénomènes observés.
Traducteurs et communication
Chaque voyageur terrestre reçoit un traducteur individuel permettant de comprendre immédiatement la langue des Visiteurs et d'être compris par eux. Au fil de son séjour, Rene apprend progressivement leur langue et utilise de moins en moins son traducteur.
La télépathie constitue toutefois leur principal moyen de communication entre eux. Les échanges verbaux restent fréquents mais sont constamment complétés par des communications télépathiques qui transmettent simultanément des intentions, des émotions ou des nuances difficiles à exprimer uniquement par les mots. Pour les Visiteurs, les deux modes de communication sont parfaitement complémentaires.
Réplicateur de matière
Les Visiteurs utilisent quotidiennement un réplicateur de matière, véritable système universel de fabrication d'objets. Rene le découvre lorsqu'il reçoit ses nouveaux vêtements. L'appareil commence par analyser entièrement un objet placé à l'intérieur, puis il peut en produire une copie parfaitement identique. Avant la fabrication, il est également possible de modifier certains paramètres de l'objet. C lui montre notamment comment changer instantanément la couleur d'un vêtement avant que celui-ci ne soit reproduit. Le même modèle peut ainsi être décliné en différentes couleurs sans nécessiter une nouvelle fabrication traditionnelle.
Le réplicateur ne se limite pas aux vêtements. Il est utilisé pour produire rapidement de très nombreux objets du quotidien et constitue l'un des équipements courants de leur société. Les habitants n'ont pas recours à une fabrication industrielle classique pour les biens usuels : les objets peuvent être reproduits ou remplacés à la demande à partir de leurs modèles enregistrés. Cette technologie participe directement à leur mode de vie fondé sur l'abondance matérielle, la suppression du gaspillage et l'absence de pénurie.
Synthétiseur de nourriture
La nourriture est produite par un synthétiseur alimentaire capable de préparer instantanément une très grande variété de repas et de boissons. L'utilisateur choisit simplement ce qu'il souhaite consommer, puis l'appareil fabrique directement l'aliment demandé. Rene utilise régulièrement ce système aussi bien à bord du croiseur que dans son habitation sur la planète. Les repas obtenus sont variés, équilibrés et de très bonne qualité. Malgré cette technologie très avancée, les Visiteurs continuent également de cuisiner de vrais aliments naturels, de partager des repas familiaux et de cultiver des aliments naturels, le synthétiseur constituant avant tout un moyen pratique de produire rapidement de la nourriture lorsque cela est souhaité, surtout dans les vaisseaux. Rene l’utilise souvent, surtout à bord du croiseur et dans sa maison sur la planète des Visiteurs.
Extrait 5 : les Anciens
Les Anciens constituent la civilisation la plus avancée décrite dans le récit. Les Visiteurs les considèrent comme leurs principaux mentors technologiques et spirituels. Bien qu'ils ne soient jamais rencontrés directement par Rene, de nombreuses informations leur sont consacrées lors d'un entretien avec une collègue astrophysicienne de C, ainsi qu'au travers des Archives. Ils apparaissent comme une civilisation humaine extrêmement ancienne, dont l'évolution représente, aux yeux des Visiteurs, un modèle vers lequel tendre.
Une très ancienne civilisation spatiale
Il y a plus de cinquante mille ans, les Anciens parcouraient déjà la galaxie et tentaient de coloniser d'autres mondes. Leurs premières colonies rencontrèrent cependant de nombreuses difficultés, principalement parce que leurs vaisseaux ne permettaient pas encore d'assurer un soutien efficace aux populations installées loin de leur planète d'origine. Certaines colonies disparurent ainsi faute d'assistance.
Ces échecs les conduisirent à interrompre temporairement leurs programmes de colonisation afin d'améliorer profondément leurs technologies spatiales. Ils perfectionnèrent progressivement leurs moteurs, leurs systèmes de propulsion gravitationnelle et leurs infrastructures de soutien avant de reprendre leur expansion galactique.
Les inventeurs du voyage instantané
Leur plus grande réalisation technologique fut la mise au point du voyage instantané il y a près de cinquante mille ans.
En approfondissant leur compréhension des lois de la gravitation, de l'espace et du temps, ils découvrirent que la propulsion électromagnétique et gravitationnelle classique possédait des limites qu'il fallait dépasser. Ils développèrent alors un système utilisant un générateur plasma-gravitationnel protégé par plusieurs champs de gravité, capable d'augmenter les vitesses de manière exponentielle jusqu'au déplacement spatio-temporel instantané.
Selon les Visiteurs, cette technologie est aujourd'hui utilisée par un très grand nombre de civilisations spatiales, mais ce sont les Anciens qui en furent les inventeurs. Plus récemment encore, ils ont également transmis aux Visiteurs une nouvelle technologie de vaisseaux à plasma, encore en phase expérimentale chez ces derniers.
Une civilisation à la fois technologique et spirituelle
Les Anciens ne séparent jamais le progrès scientifique du développement intérieur. Ils considèrent que la compréhension des lois de la nature conduit naturellement à une évolution spirituelle. Pour eux, l'étude de l'Univers, de la vie et des phénomènes naturels permet de découvrir progressivement les principes qui gouvernent toute existence.
Leur civilisation est ainsi devenue simultanément extrêmement avancée sur le plan scientifique et profondément équilibrée sur le plan intellectuel, moral et spirituel. Ils utilisent toujours la télépathie ainsi que d'autres capacités mentales dans tous les aspects de leur vie quotidienne.
Une humanité « ascensionnée »
Les Anciens demeurent des êtres physiques semblables aux humains, mais ils ont atteint un niveau d'évolution que les Visiteurs décrivent comme une forme d'« ascension ».
Leur corps est entouré d'un léger rayonnement électromagnétique naturel. Cette lueur n'est généralement pas visible pour un observateur ordinaire, mais peut être perçue par des personnes suffisamment entraînées ou évoluées. Leur intelligence est décrite comme exceptionnelle, tout autant que leurs capacités mentales et sensorielles.
Une philosophie fondée sur la connaissance
Les Anciens n'ont aucune religion au sens terrestre du terme. Ils considèrent que l'Univers fonctionne selon des lois parfaitement réelles qu'il est possible de découvrir progressivement par la recherche, l'observation et les échanges entre civilisations.
Ils enseignent que l'Univers est un immense processus vivant. Lorsqu'un univers disparaît, un autre naît, dans un cycle permanent comparable à celui de la vie elle-même. Rien n'est figé ni prédéterminé ; tout évolue selon des processus que des civilisations suffisamment avancées peuvent comprendre.
Ils affirment également qu'une force créatrice imprègne tout l'Univers. Cette conscience invisible est présente dans chaque processus naturel et se manifeste jusque dans l'apparition spontanée de la vie sur les planètes habitables. Pour eux, l'Univers possède en quelque sorte une âme ou un esprit qui assure la continuité de ces cycles cosmiques.
Une civilisation tournée vers l'aide aux autres mondes
Après avoir assuré définitivement leur propre survie grâce à la colonisation d'innombrables systèmes planétaires, les Anciens ont progressivement changé leur mission. Leur objectif principal n'est plus l'expansion, mais l'assistance aux autres civilisations.
Ils consacrent désormais leurs efforts à partager leurs connaissances scientifiques, leurs technologies et leur expérience avec les peuples qui souhaitent progresser. Ils privilégient les échanges volontaires et les accords de coopération plutôt que toute forme d'ingérence.
Selon les Visiteurs, les Anciens entretenaient ainsi des relations amicales avec un très grand nombre de civilisations depuis plusieurs millénaires.
Une société harmonieuse
Les Anciens accordent une très grande importance à la famille et aux traditions. Les liens familiaux demeurent étroits tout au long de la vie et sont régulièrement célébrés. Ils organisent notamment des cérémonies consacrées à trois valeurs fondamentales : l'illumination, la découverte et la connaissance. Ces célébrations peuvent être collectives ou familiales.
Leur société vit en harmonie avec la nature et avec l'ensemble du vivant. L'équilibre entre progrès scientifique, développement personnel et respect de l'environnement constitue l'un des fondements de leur civilisation.
Les Visiteurs expliquent entretenir une relation particulièrement étroite avec les Anciens. Ils partagent leur vision de la vie, de l'évolution des civilisations et des lois qui gouvernent l'Univers, tout en considérant cette civilisation comme l'un des plus hauts modèles d'accomplissement auxquels ils aspirent eux-mêmes.
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