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MARS – Daniel Fry

"The White Sands Incident", publié en 1954, ISBN 9781881852001
ISBN 9781881852001 (ISBN de l'édition 1992 de Rolf Telano)

Vidéos détaillées : Youtube, Odysee
Vidéos abrégées : Youtube, Odysee

◻️ Planète d'origine des contacts
◻️ Identité du contacté
◻️ Époque et lieu du contact
◻️ Publication de l'histoire
◻️ Comment a eu lieu le contact
◻️ Apparence des anciens habitants de Mars
◻️ Description de leur monde et de leur civilisation
  ➳ Origine et planète d’établissement
  ➳ Organisation sociale, gouvernement et lois
  ➳ Relation avec la Terre et observation de l’humanité
  ➳ Croyances et vision du monde

Extrait 1 : vaisseaux spatiaux
Extrait 2 : le pourquoi du contact avec la Terre
Extrait 3 : lien ancien avec la Terre - Atlantide, Mu et l’exode
Extrait 4 : éléments scientifiques donnés par Alan
Extrait 5 : éléments de réflexion métaphysiques
Extrait 6 : analyse critique du matériel de Daniel Fry par Timothy Good
Extrait 7 : les photographies et vidéos d'objets volants

🔗 Liens vers des documents plus complets sur ce contact

Planète d’origine des contacts :

Les êtres en contact avec Daniel Fry se présentent comme originaires de Mars, mais précisent que cette planète n’est pas leur monde d’origine premier. Selon leurs explications, leur civilisation est issue de la Terre elle-même, à une époque très ancienne et donc ils étaient des êtres humanoïdes, à une époque antérieure aux civilisations historiques connues. Ils indiquent avoir vécu sur Terre durant une période correspondant à ce que l’humanité moderne associe aux civilisations disparues telles que l’Atlantide et Mu.

À la suite de catastrophes planétaires majeures et de bouleversements environnementaux ayant rendu la Terre progressivement instable pour leur mode de vie, une partie de cette humanité avancée a quitté la planète. Mars est alors décrite comme ayant été, à cette époque lointaine, une planète habitable, disposant d’une atmosphère, d’une biosphère et de conditions compatibles avec la vie humaine. Les entités affirment s’y être installées durablement, où leur civilisation aurait poursuivi son développement scientifique, social et spirituel.

Avec le temps, Mars a elle aussi connu un lent déclin environnemental selon eux, conduisant ces êtres à développer des technologies spatiales avancées leur permettant de voyager dans le système solaire et au-delà. Ils vivent maintenant essentiellement dans des vaisseaux leur servant de résidence, dans l’espace, et plus sur des planètes. Leur présence actuelle autour de la Terre est présentée non comme une colonisation, mais comme une mission d’observation et d’assistance prudente envers une humanité considérée comme leur héritière lointaine.

Mars n’est donc pas leur planète d’origine au sens strict, mais un monde de refuge transitoire dans leur histoire post-terrestre.

Identité du contacté :

Daniel Fry est un technicien américain spécialisé dans l’instrumentation scientifique et les systèmes liés à la propulsion et aux essais de moteurs-fusées. Il était autodidacte en grande partie, ayant compensé l’absence d’un parcours universitaire classique pour cause d’insuffisance financière pour faire ses études, par des années d’études personnelles intensives, notamment dans les domaines de la chimie, de la physique et de l’ingénierie.

Né le 19 juillet 1908 dans le Minnesota, Daniel Fry perdit très tôt ses parents. Sa mère, Clara Jane Baehr, mourut en 1916, laissant Daniel et sa sœur aînée Florence être élevés par leur grand-mère. Son père, Fred Nelson Fry, charpentier et manœuvre, mourut à son tour en 1918 lors de la pandémie de grippe espagnole. Orphelin à l’âge de dix ans, Daniel quitta le Minnesota avec sa grand-mère et sa sœur en 1920 pour s’installer à South Pasadena, en Californie. Il fréquenta l’école primaire El Centro, aujourd’hui disparue, puis poursuivit ses études secondaires dans l’Antelope Valley.

À l’âge de dix-huit ans, sans héritage ni soutien financier, Fry dut subvenir seul à ses besoins. Il termina le lycée, mais renonça à des études universitaires en raison du chômage croissant précédant la Grande Dépression. Il occupa divers emplois tout en poursuivant une formation autodidacte le soir, étudiant à la bibliothèque publique de Pasadena les matières qu’il aurait suivies à l’université. Il développa un intérêt marqué pour la chimie, se spécialisa dans l’usage des explosifs et s’orienta progressivement vers le domaine émergent de la fuséologie.

Daniel Fry, jeune
Daniel Fry, jeune

Sur le plan personnel, Fry se maria en 1934 avec sa première épouse, Elma, avec qui il eut trois enfants. Dans sa carrière professionnelle, Daniel Fry travailla dans les années 1930 et 1940 comme superviseur d’explosifs sur de grands chantiers, notamment au barrage de Salinas en Californie et sur la route panaméricaine au Honduras.

Au moment du contact en 1949, Fry est employé par Aerojet General Corporation et travaille régulièrement sur le site militaire de White Sands Proving Grounds, au Nouveau-Mexique, où il participe à des programmes de tests liés aux technologies de missiles et de fusées. Il ne se présente ni comme un mystique, ni comme un médium, ni comme un adepte préalable des soucoupes volantes. Il insiste au contraire sur son approche rationnelle, technique et critique, affirmant n’avoir aucun intérêt particulier pour le sensationnalisme et n’avoir absolument pas eu d’intérêt préalable pour les soucoupes volantes.

Selon l'être qui l'a contacté dénommé Alan pour les terriens, Fry aurait été choisi non pour son statut social ou scientifique, mais pour certaines caractéristiques mentales précises : une capacité de réception télépathique inhabituelle, une grande stabilité émotionnelle face à l’inconnu, et une aptitude à raisonner calmement dans des situations radicalement nouvelles. Ces qualités auraient été évaluées à distance avant même le contact conscient, notamment par l’observation de ses états mentaux de relaxation et de concentration. Fry indiquera avoir des contacts récurrents environ tous les 5 ans avec lui par la suite.

À partir de 1954, il participa au développement de Crescent Engineering & Research Company, qu’il contribua à transformer en entreprise multimillionnaire aux côtés de son fondateur Edmund Vail Sawyer, devenant vice-président de la recherche et actionnaire. L’entreprise fabriquait notamment des composants liés aux fusées et effectuait des travaux sur des tuyères JATO durant la guerre.

En 1954, Fry publia "The White Sands Incident", puis fonda l’année suivante l’organisation "Understanding", qui éditait un bulletin mensuel. Incorporée en tant qu’organisation à but non lucratif, Understanding connut une expansion internationale, atteignant environ 1 500 membres payants et une soixantaine d’unités aux États-Unis au début des années 1960. L’organisation diffusait des idées sociales et spirituelles inspirées des enseignements attribués à Alan, par le biais de conférences, réunions et publications.

Après la publication de son récit en 1954, Fry échoua à un test polygraphique qu'il avait volontiers accepté concernant ses affirmations. Les tests polygraphiques de cette époque sont aujourd’hui largement considérés comme peu fiables et dépendants de nombreux facteurs psychologiques, ce qui relativise fortement la portée de cet échec. En effet le résultat dépend de quel opérateur fait passer le test au sujet. Fry dit que l'échec au polygraphe ne changeait rien pour lui car il savait avoir dit la vérité (et il avait accepté de le faire en cette raison).

Quoi qu’il en soit, il paraît peu plausible qu'il ait monté un canular : il occupait un poste stable et bien rémunéré, et savait que des affirmations de rencontres avec des êtres extraterrestres compromettraient irrémédiablement sa carrière.

À partir de 1954, Fry donna des milliers de conférences avec peu de compensation financière, participa pendant vingt ans aux "Spacecraft Conventions" de Giant Rock organisées par George Van Tassel.

Photographie de Daniel Fry aux côtés de Gerge Adamski lors d'une convention ufologique annuelle de Giant Rock dans les années 1950/1960.
Photographie de Daniel Fry aux côtés de Gerge Adamski lors d'une convention ufologique annuelle de Giant Rock dans les années 1950/1960.

Il publia 3 ouvrages supplémentaires : "Steps to the Stars", "Atoms, Galaxies and Understanding", "The Curve of Development", qui sont tous de petits livres de seulement quelques dizaines de pages, développant les contenus scientifiques donnés par son contact extraterrestre dans les années qui ont suivi.

Au début des années 1960, Fry vendit sa participation dans Crescent et s’installa à Merlin, dans l’Oregon, où il dirigea la Merlin Development Company. Il indiqua dans le bulletin Understanding d’octobre 1963 que l’organisation était en train de transférer progressivement ses activités de la Californie du Sud vers l’Oregon du Sud.

Daniel Fry, âge intermédiaire.
Daniel Fry, âge intermédiaire.

Le couple divorça en 1964 alors qu’il vivait à Merlin, dans l’Oregon. Il partagea ensuite une vie commune avec Bertha, également connue sous le nom de Tahahlita.

Fry réalisa aussi des photographies et des films 16 mm d’ovnis en 1964, qui sont aujourd’hui considérés comme truqués même si rien n'est prouvé à ce sujet, mais c'est une impression donnée en les voyant qui se dégage pour beaucoup de personnes, et sur deux on voit des possibles fils de suspension (voir l'Extait 6 et Extrait 7 ).

Il est plausible qu’ils aient été produits sous la pression des sceptiques, la seule photo antérieure lui servant d'élément de preuve, prise en 1954, étant de faible qualité bien que jugée probablement authentique. Cette tentative maladroite et humainement compréhensible si c'est le cas (non avéré), quand on est soumis pendant des années à un ridicule constant du grand public, alors qu'on a vécu une expérience authentique, n’invalide toutefois pas son récit initial de 1949, qui ne reposait sur aucune preuve visuelle et dont plusieurs éléments scientifiques, notamment cosmologiques, n’ont été confirmés par la recherche que des décennies plus tard. Il y a aussi un autre argument financier, il avait besoin de fonds pour terminer une construction destinée à diffuser le message, et les vidéos étaient vendues.

Des photographies prises aussi par sa femme Tahahlita sont connues et décriées comme fausses, faisant possiblement partie du lot de preuves fabriquées (ou pas) par lui et sa femme pour l'aider face aux critiques, dans la même veine que ses vidéos.

Dans les années 1970, il déménagea à Tonopah, en Arizona, où il s’occupa d’Enid Smith jusqu’à sa mort et administra son patrimoine, dont une propriété donnée à Understanding, Inc. En 1974, Understanding reçut en donation 55 acres de terrain près de Tonopah, comprenant plusieurs bâtiments circulaires initialement destinés à un collège religieux. Faute de moyens financiers et face à la baisse des adhésions, le site se dégrada, et plusieurs bâtiments furent détruits par un incendie criminel en 1978.

Peu avant la dissolution de l’organisation en 1979, Fry se retira à Alamogordo, puis relança quelques années plus tard la publication du bulletin Understanding sous une forme très réduite, qu’il poursuivit jusqu’en 1989.

Daniel Fry, plus âgé.
Daniel Fry, plus âgé.

Il y épousa Florence, avec qui il prit sa retraite à Alamogordo, au Nouveau-Mexique, avant son décès d’un cancer du sein en 1980. En 1982, Fry se remaria avec Cleona, résidente d’Alamogordo, avec qui il resta jusqu’à sa mort le 20 décembre 1992 à l'âge de 84 ans.

Époque et lieu du contact :

Le contact principal connu sous le nom d’« incident de White Sands » relaté dans le document a lieu le 4 juillet 1949 (bien qu’il soit écrit que c’est en 1950 dans le livre, Fry rectifiera plus tard l’année en disant que c’était une erreur, mais qui ne sera jamais corrigée dans les éditions ultérieures), en soirée, sur le site de White Sands Proving Grounds (zone d'essai de missiles), une vaste zone militaire et expérimentale située dans le désert du Nouveau-Mexique, au pied des montagnes Organ. Le contexte est celui de l’après-Seconde Guerre mondiale, en pleine montée des tensions géopolitiques mondiales et au début de l’ère des essais de missiles et de la conquête spatiale.

Situation du site d'essai de missile de White Sands dans les USA.
Situation du site d'essai de missile de White Sands dans le Nouveau-Mexique, USA.
Situation du site d'essai de missile de White Sands dans le Nouveau-Mexique, USA.
Emplacement du site de White Sands, au pied des montagnes Organ au Nouveau-Mexique, USA. On voit aussi Las Cruces à gauche des montagnes.
Emplacement du site de White Sands, au pied des montagnes Organ au Nouveau-Mexique, USA. On voit aussi Las Cruces à gauche des montagnes.

Ayant manqué le dernier bus pour Las Cruces et souffrant de la chaleur dans son logement, il décida de marcher dans le désert.

Le lieu précis du premier contact est une route secondaire isolée, à l’écart des installations principales de la base, dans une zone désertique peu fréquentée. Le contact se déroule de nuit, dans un environnement silencieux, sans témoins humains directs. L’isolement du site, la clarté du ciel et l’absence de perturbations extérieures sont présentés comme des conditions favorables à une interaction contrôlée et discrète.

Il affirma qu’un engin en forme de sphéroïde oblat d’environ dix mètres de diamètre se posa devant lui et qu’il entra en communication avec le pilote, opérant le vaisseau à distance depuis un vaisseau-mère situé à environ 1 400 kilomètres au-dessus de la Terre. Fry déclara avoir été invité à bord et survolé New York avant de revenir à son point de départ en trente minutes. Il indiqua que le pilote, nommé Alan, lui transmit des informations sur la physique, la préhistoire de la Terre, l’Atlantide, la Lémurie et les fondements de la civilisation.

Alan expliquera que ce moment n’est pas entièrement dû au hasard. Bien que Fry n’ait pas été informé à l’avance, certaines circonstances matérielles, comme son isolement temporaire et la panne de climatisation l’ayant poussé à sortir, auraient été indirectement influencées afin de rendre la rencontre possible sans attirer l’attention des autorités ou du public.

Publication de l’histoire :

Daniel Fry rend public son expérience plusieurs années après les faits, après une période de silence volontaire qu’il justifie par la crainte du ridicule, des répercussions professionnelles et du climat de suspicion entourant les témoignages d’ovnis à cette époque. Il choisit finalement de consigner son récit de manière détaillée dans un ouvrage structuré, visant un public capable de réflexion critique plutôt qu’un lectorat sensationnaliste.

Son témoignage principal, celui de son premier contact, est publié sous la forme du livre :

“The White Sands Incident” publié en 1954 sous-titré « A Technician Talks with a Spaceman and Rides in a Flying Saucer ». Il fut publié pour la première fois en 1954, séparément du fascicule "To Men of Earth" (texte provenant de Alan), mais les deux textes furent réunis dans une seconde édition de The White Sands Incident publiée en 1960. Ils furent ensuite publiés à nouveau en 1966, puis une dernière fois en 1992.

"The White Sands Incident", 1954, Daniel Fry.
"The White Sands Incident", 1954, Daniel Fry.

Dans cet ouvrage, Fry relate de manière chronologique et minutieuse l’intégralité de l’expérience : les circonstances du contact, le dialogue avec l’entité se présentant sous le nom d’Alan, le vol à bord de l’engin, ainsi que les enseignements scientifiques, philosophiques et sociologiques transmis. Le livre inclut également des schémas techniques, des explications physiques détaillées et des messages ultérieurs attribués aux contacts 5 ans après.

En complément de cet ouvrage, Daniel Fry publie et diffuse divers articles, conférences et documents explicatifs dans les années suivantes, destinés à clarifier certains points scientifiques et à répondre aux critiques. Ces publications s’inscrivent dans une démarche qu’il présente comme pédagogique, visant à encourager une réflexion globale sur l’avenir de l’humanité, la responsabilité technologique et les dangers des conflits armés à l’ère nucléaire.

Il publie en 1956 "Steps to the Stars" de Daniel Fry :

"Steps to the Stars", 1956, Daniel Fry.
"Steps to the Stars", 1956, Daniel Fry.

En 1957 "They rode in Space Ships", qui n'est pas publié par Danel Fry mais par Gavin Gibbons, qui étudie de manière complète le cas de Daniel Fry en compilant ensemble tous les éléments provenant de Daniel Fry de ses livres précédents, et étudie aussi ensuite le cas de Truman Bethurum.

"They rode in Space Ships", 1957, Gavin Gibbons.
"They rode in Space Ships", 1957, Gavin Gibbons.

Puis en 1960 "Atoms, Galaxies and Understanding" de Daniel Fry :

"Atoms, galaxies and understanding", 1960, Daniel Fry.
"Atoms, galaxies and understanding", 1960, Daniel Fry.

Enfin en 1965 "The Curve of Development" de Daniel Fry :

"The curve of development", 1965, Daniel Fry.
"The curve of development", 1965, Daniel Fry.

Mais le contenu qu'il a publié ne se limite pas à ces petits livres, puisqu'il a publié régulièrement dans la revue "Understanding" pour un volume de plusieurs milliers de pages. Le site très très fourni DanielFry.com fournit en ligne gratuitement le scan de la totalité des revues "Understanding" des années 1956 à 1989, cliquer ici (aller dans le menu à droite et passer la souris sur "Understanding Newsletters" pour avoir la liste cliquable de toutes les années.

Par exemple, clic sur l'année 1956 ici.

Le livre "Alien Base" de Timothy Good en 1998, contient un interview complet de Daniel Fry et des informations d'enquête originales, donc du matériel faisant partie du coeur à lire :

"Alien Base", 1998, Timothy Good.
"Alien Base", 1998, Timothy Good.

Comment a eu lieu le contact :

Le contact entre Daniel Fry et un être extraterrestre s’est déroulé dans des conditions à la fois fortuites et contrôlées, avec observation physique directe, interaction verbale, puis communication mentale, le tout sur une durée de plusieurs heures, dans la nuit du 4 juillet 1949, au White Sands Proving Grounds, au Nouveau-Mexique (le livre mentionne 1950 mais par la suite Daniel Fry précisera qu'il y a erreur sur l'année, et que c'est en 1949 que cela a eu lieu, qui ne sera jamais rectifiée dans le livre même pour les éditions ultérieures).

Ce soir-là, Daniel Fry, technicien spécialisé en instrumentation de tests de moteurs-fusées, se retrouve involontairement isolé sur la base militaire après avoir manqué le dernier bus pour Las Cruces. Une panne de climatisation rend son logement insupportable en raison de la chaleur. Vers 20 h 30, il décide alors de sortir seul pour marcher, empruntant une route secondaire peu fréquentée qui longe le champ de tir et s’étend vers les plaines désertiques au pied des montagnes Organ. Il n’a à ce moment-là aucune intention particulière autre que prendre l'air pour fuir son logement étouffant.

Alors qu’il progresse dans l’obscurité, le ciel est dégagé, richement étoilé. Fry remarque soudain un phénomène inhabituel : une étoile semble s’éteindre brièvement au-dessus des sommets montagneux. Peu après, d’autres points lumineux disparaissent successivement, dans une configuration qui exclut selon lui toute explication conventionnelle (avion, ballon météorologique ou phénomène atmosphérique). Il comprend progressivement que ce qu’il observe n’est pas une occultation aléatoire, mais l’approche silencieuse d’un objet de grande taille descendant directement vers sa position.

L’objet devient alors perceptible par son contour, presque indiscernable du ciel nocturne tant sa teinte épouse celle de l’obscurité. Sa trajectoire est stable, contrôlée, et sa vitesse décroît progressivement. Contrairement à tout aéronef connu, il ne produit aucun bruit, aucune turbulence, aucune émission lumineuse intense. Fry constate que l’engin est en phase d’atterrissage et qu’il passera à une distance sécurisée de lui. L’objet se pose finalement à environ 20 mètres, avec une douceur extrême, sans choc ni vibration, n’écrasant que légèrement la végétation sous sa masse.

Après un temps d’observation figé par la stupeur, Fry s’approche lentement de l’appareil. Il distingue alors clairement sa forme : un sphéroïde aplati, d’environ neuf mètres de diamètre et cinq mètres de hauteur, dépourvu de toute ouverture visible, de rivets, de joints ou de surfaces mobiles apparentes. La coque métallique est lisse, argentée, présentant une irisation subtile. Aucune trace de propulsion conventionnelle n’est visible. Fort de son expérience professionnelle, Fry comprend que la technologie employée dépasse radicalement tout ce qui est connu de la science humaine de l’époque.

Poussé par une curiosité irrépressible, il s’approche suffisamment pour toucher la coque. Au contact, il ressent une sensation étrange : la surface semble incroyablement lisse, presque intangible, accompagnée d’un léger picotement dans la main. C’est à cet instant précis qu’intervient le premier contact direct. Une voix claire, masculine, surgit soudainement à proximité immédiate, sans origine physique identifiable, l’avertissant de ne pas toucher la coque, car celle-ci est entourée d’un champ de force susceptible de provoquer des effets biologiques graves à long terme.

Surpris et effrayé, Fry recule brutalement et chute. La voix adopte aussitôt un ton rassurant, l’invitant au calme et affirmant qu’il n’est pas en danger. S’engage alors un échange verbal prolongé. L’interlocuteur explique que la coque n’est pas radioactive, mais protégée par un champ de répulsion moléculaire destiné à préserver l’intégrité de l’engin et à réduire les frottements atmosphériques. Il précise que le danger réside dans une réaction biologique différée, liée à l’interaction du champ avec les tissus humains.

Au fil de la conversation, la voix révèle que l’entité ne se trouve pas physiquement dans l’appareil posé au sol. L’engin est un vaisseau automatisé, télécommandé depuis un vaisseau principal situé à haute altitude au-dessus de la Terre. L’entité explique également qu’elle n’est pas encore biologiquement adaptée aux conditions terrestres (gravité, atmosphère, biologie), ce qui interdit pour l’instant toute présence physique directe parmi les humains.

L’interaction se transforme rapidement en un dialogue structuré, rationnel et pédagogique. L’entité affirme que Fry n’a pas été choisi par hasard, mais en raison de sa capacité inhabituelle à recevoir mentalement des informations, ainsi que de sa stabilité émotionnelle et intellectuelle face à l’inconnu. Elle explique que son arrivée à cet endroit précis a été indirectement facilitée par des circonstances orchestrées, notamment la panne de climatisation et son isolement momentané.

L’entité expose ensuite le cadre général de la mission : une reconnaissance scientifique et psychologique de l’humanité, visant à évaluer la capacité de certains individus à comprendre et intégrer des concepts radicalement étrangers à la pensée humaine courante. Elle précise que des tentatives de contact ont eu lieu dans le passé lointain, notamment à l’époque de civilisations avancées aujourd’hui disparues, mais que celles-ci ont échoué en raison de facteurs sociaux et psychologiques.

Après cette phase d’échange au sol, l’entité propose à Fry d’entrer dans l’appareil et d’effectuer un court vol. Une ouverture apparaît alors dans la coque, se formant sans mécanisme visible, révélant un compartiment intérieur pressurisé. Fry accepte, conscient du caractère irréversible de son choix, et pénètre dans l’engin. Une fois à l’intérieur, la communication change progressivement de nature : la voix n’est plus perçue comme un son externe, mais comme une pensée formulée directement dans son esprit, sans perte de clarté ni de logique.

Le vol qui suit, comprenant une ascension rapide puis un déplacement à très grande vitesse jusqu’à New York et retour, s’accompagne d’explications détaillées sur les principes physiques de la propulsion, la gravité, l’énergie et la nature unifiée de la matière. Mais, au-delà de l’aspect technologique, l’interaction conserve une dimension profondément humaine : l’entité observe les réactions émotionnelles de Fry, l’encourage à poser des questions, et souligne à plusieurs reprises l’importance du libre arbitre, de la responsabilité individuelle et de la maturité collective de l’humanité.

Le contact se conclut par l’annonce d’un futur rapprochement. L’entité, qui adoptera ultérieurement le nom d’« Alan » dans les échanges ultérieurs, affirme que d’autres contacts auront lieu lorsque les conditions biologiques, politiques et psychologiques le permettront. Fry est finalement ramené exactement au point de départ, sans trace physique immédiate de l’événement, mais avec une mémoire intacte et détaillée de l’ensemble de l’expérience.

Au cours de l’interaction, Alan explique à Daniel Fry que l’un des objectifs principaux de l’expédition est d’évaluer la capacité mentale des êtres humains à comprendre calmement des concepts totalement étrangers à leurs modes de pensée habituels. Elle précise que des contacts ont eu lieu dans un passé très ancien, mais que ceux-ci ont échoué presque totalement en raison de réactions psychologiques inadéquates de la part des humains de l’époque. Le contact actuel vise à déterminer si, dans le contexte moderne, certains individus sont capables de recevoir et d’analyser rationnellement des informations nouvelles sans réaction de peur ou de rejet immédiat.

Alan expose ensuite une critique détaillée de l’état de la science humaine. Il explique que les scientifiques terrestres ont progressé en s’éloignant progressivement des lois fondamentales simples de la nature, pour s’engager sur des développements de plus en plus complexes et fragmentés. Il compare la progression du savoir humain à un homme grimpant sur les branches d’un arbre : en s’éloignant du tronc principal, il continue à monter mais perd la vision d’ensemble, jusqu’à se retrouver sur des ramifications de plus en plus confuses. Selon lui, cette situation conduit les scientifiques à considérer que les lois physiques deviennent purement statistiques et incompréhensibles autrement que par des constructions mathématiques abstraites.

Il affirme que les vérités fondamentales de la nature sont toujours simples lorsqu’elles sont observées depuis le bon point de référence. Il indique que la science humaine devra revenir à ces principes de base si elle souhaite poursuivre un développement cohérent. Il précise que son peuple peut aider à montrer cette voie, mais uniquement si l’humanité en exprime le désir et démontre une capacité à suivre cette orientation sans contrainte.

Concernant la nature de la matière et de l’énergie, Alan explique que celles-ci ne sont pas des réalités distinctes, mais deux aspects d’une même entité observée depuis différents référentiels. Il utilise des analogies géométriques pour montrer que le changement d’apparence entre matière et énergie dépend du point d’observation, et non d’une transformation réelle. Il évoque également les travaux d’Albert Einstein, en indiquant que la formule d’équivalence masse-énergie est mathématiquement correcte, mais souvent interprétée de manière erronée par les scientifiques humains.

En ce qui concerne la propulsion des vaisseaux, Alan explique que le déplacement ne repose pas sur une poussée mécanique interne, mais sur l’interaction entre les champs magnétiques du vaisseau et les champs magnétiques naturels existants. Il précise que tous les corps en mouvement possèdent un champ magnétique, y compris la Terre. Le vaisseau génère un champ capable d’entrer en opposition ou en coopération avec ces champs, produisant ainsi un déplacement sans réaction mécanique perceptible. Ce principe permet des accélérations très élevées sans que les occupants ressentent les effets habituels de l’inertie.

Alan explique que, contrairement aux véhicules humains, l’accélération agit simultanément sur chaque atome du vaisseau et sur chaque atome des corps qu’il contient. Il n’existe donc aucune compression interne du corps, ce qui supprime toute sensation de force ou de pression. Il précise que la seule limite à l’accélération est la quantité de force disponible pour produire le champ nécessaire.

Concernant la gravité, Alan indique que ses vaisseaux reproduisent artificiellement une force équivalente à la gravité naturelle afin d’assurer le confort et la stabilité des occupants. Il précise que la gravité naturelle de leur monde est inférieure à celle de la Terre, ce qui explique pourquoi ses semblables ne peuvent pas encore vivre librement à la surface terrestre. Une exposition directe et prolongée à la gravité terrestre provoquerait chez eux de graves troubles physiologiques, pouvant conduire à la mort. L’adaptation à la gravité terrestre nécessite un processus progressif s’étalant sur plusieurs années (il précise qu’il faudra 4 ans pour être adapté à venir sur Terre avec son corps et compte le faire).

Alan fournit également des explications biologiques concernant le champ protecteur entourant la coque du vaisseau. Ce champ repousse la matière à très courte distance, empêchant tout contact direct avec la surface métallique. Il explique que l’exposition de la peau humaine à ce champ peut provoquer la formation d’anticorps qui s’accumulent dans le foie et entraînent une défaillance progressive de cet organe. Il précise que ces effets peuvent être différés de plusieurs mois, mais qu’ils sont potentiellement mortels en cas d’exposition prolongée. C’est la raison pour laquelle Daniel Fry a été immédiatement averti de ne pas le toucher. Les quelques secondes d’exposition ne poseront pas problème, plus longtemps aurait été fatal pour lui au long terme.

Sur le plan de la communication, Alan explique que les échanges avec Fry ne sont pas réalisés par des ondes sonores, mais par transmission directe de pensées. Il précise que ce mode de communication ne constitue pas une capacité surnaturelle, mais une fonction naturelle du cerveau, très peu utilisée par les humains. Il indique que la réception mentale est favorisée par un état de relaxation profonde, tandis que la concentration volontaire correspond à un état d’émission qui empêche la réception.

Alan affirme qu’il a établi un premier contact mental avec Fry plusieurs nuits avant la rencontre physique, en observant ses états mentaux au moment où il tentait de s’endormir. Il explique avoir étudié en détail le contenu de son esprit, y compris ses souvenirs, ses blessures émotionnelles et ses capacités intellectuelles, et avoir jugé qu’il présentait les qualités requises pour un contact conscient.

Sur le plan historique, Alan déclare que l’histoire des premières civilisations humaines est mieux connue de son peuple que de l’humanité actuelle. Il fait référence à des civilisations anciennes très avancées, aujourd’hui disparues, et indique que les conflits internes ont joué un rôle majeur dans leur disparition. Il précise que son propre peuple a connu des périodes similaires de conflits avant d’en éliminer les causes fondamentales.

Enfin, Alan insiste sur le fait que toute aide apportée à l’humanité est conditionnée à l’absence de tensions politiques majeures. Il affirme que fournir un avantage scientifique décisif à une nation terrestre conduirait inévitablement à une guerre d’extermination. Il précise que son peuple n’est pas venu pour faire la guerre, ni pour favoriser un camp, mais pour observer et, éventuellement, aider à éliminer les causes profondes des conflits, si l’humanité démontre qu’elle est prête à évoluer dans ce sens.

D'autres éléments scientifiques plus précis lui seront transmis dans un autre contact, à propos de la considération de la matière comme un élément unique de matière-énergie, dont la perception dans notre dimension dépend d'un pivotement autour d'un axe dimensionnel, qui varie selon la vitesse par exemple. Ce concept de perception variée d'un élément unique sous forme d'énergie ou de matière a déjà été évoqué par les Ummites aussi. Un détail de ces éléments donnés à Fry est disponible dans l'Extrait 4.

Apparence des ANCIENS habitants de MARS:

Dans le récit de Daniel Fry, aucune description physique directe des êtres du monde d’Alan n’est fournie. À aucun moment Alan n’apparaît visuellement devant Daniel Fry, et aucune manifestation corporelle, silhouette, visage ou forme matérielle n’est observée. Le contact initial s’établit par une voix sans source visible, puis se poursuit par une communication mentale directe. Alan précise que cette communication ne s’accompagne d’aucune image projetée, d’aucune représentation mentale imposée, et d’aucune tentative de visualisation de son apparence.

Cette absence de description contraste avec de nombreux récits de contactés contemporains et constitue un élément distinctif du cas Fry.

Alan explique explicitement que l’absence de contact physique est liée à des contraintes biologiques. Il indique que la gravité terrestre est trop élevée pour la physiologie de son peuple et qu’une présence prolongée à la surface de la Terre provoquerait de graves dommages internes. Pour cette raison, toute rencontre physique directe est exclue à ce stade. Il précise qu’une adaptation serait théoriquement possible, mais qu’elle nécessiterait un processus lent et progressif s’étalant sur plusieurs années.

Les informations disponibles sur l’apparence des êtres d’Alan sont donc uniquement indirectes. Alan affirme que son peuple est issu de l’humanité ancienne ayant vécu sur Terre avant la disparition des civilisations telles que l’Atlantide et Mu. Cette origine terrestre implique une proximité biologique avec l’homme, sans que le texte ne fournisse de détail supplémentaire sur d’éventuelles différences physiques apparues au cours de leur évolution ultérieure.

Le document ne contient aucune indication concernant la taille, les traits du visage, la couleur de la peau, les vêtements ou toute autre caractéristique visuelle des êtres du monde d’Alan. Aucune comparaison physique avec l’homme moderne n’est proposée, et aucune description symbolique ou imagée n’est utilisée. Toute tentative de représentation visuelle de ces êtres ne peut donc pas être fondée sur le texte de Daniel Fry, mais relèverait nécessairement d’une interprétation extérieure au document source.

Image fictive d’un humanoïde d’un autre monde pouvant représenter ou pas un habitant du peuple de Alan.
Image fictive d’un humanoïde d’un autre monde pouvant représenter ou pas un habitant du peuple de Alan.

Timothy Good, qui a fait un interview direct de Daniel Fry, publié dans un de ses livres appelé "Alien Base", rapporte que Fry lui aurait indiqué que la longévité des êtres du monde d’Alan serait approximativement deux fois et demie celle des humains. Cette information n’apparaît pas sous cette forme chiffrée dans les livres de Fry, où la question de la longévité est abordée de manière indirecte.

Daniel Fry a produit des photographies de soucoupes volantes qu'il a prises, qui sont décriées comme des faux, et analysés clairement en tant que tel depuis. Il faut comprendre que ces photos sont des photos prises des années après son contact et l'ensemble du récit de son livre de contact n'a aucun lien avec ces photos. Le témoignage ne repose en rien sur un lien avec elles. Il est probable que Daniel Fry, n'étant pas pris au sérieux ni cru et exposé à la critique constante pendant des années, ait cherché à produire des éléments photographiques "pour convaincre", qui aient été des faux.

Dans son chapitre, Timothy Good aborde explicitement les documents visuels associés à Daniel Fry avec une prudence méthodologique marquée. Contrairement à Fry, qui a toujours présenté ses photographies et films comme des éléments allant dans le sens de la réalité du phénomène, Good adopte une position analytique consistant à évaluer chaque document séparément, sans considérer l’ensemble comme homogène ni automatiquement authentique.

Good souligne d’abord que plusieurs films et photographies diffusés par Fry au fil des années présentent des caractéristiques problématiques. Il mentionne des images dont la qualité, la composition ou le contexte de prise de vue ne permettent pas d’exclure une mise en scène ou une fabrication volontaire. Ces documents, souvent utilisés lors de conférences publiques ou de présentations, sont jugés insuffisamment étayés par des données techniques solides (localisation précise, témoins indépendants, chaîne de conservation). Good estime que ces éléments ont contribué à affaiblir la crédibilité publique du cas Fry, en donnant prise à des accusations de trucage.

Cependant, Good ne conclut pas pour autant à une falsification globale du dossier. Il introduit une distinction nette entre les documents. Il indique qu’au moins une photographie, prise en Californie en 1954, lui paraît plus difficile à rejeter que les autres. Cette image, bien que ne constituant pas une preuve définitive, se distingue par son aspect, son contexte et l’absence d’explication triviale immédiate. Good reste toutefois prudent et précise que même ce document ne permet pas de conclure à l’origine extraterrestre de l’objet représenté.

Timothy Good : « J’ai toujours été dubitatif quant à l’authenticité des films 16 mm de Fry montrant des OVNI (dont je possède des copies), en particulier celui d’un objet qu’il disait avoir observé dans l’Oregon en mai 1964, et qui me donne l’impression de deux abat-jour, ou de dispositifs de forme similaire, fixés ensemble et suspendus par un fil très fin.

Il est entré dans certains détails concernant les circonstances du tournage et a affirmé que certaines images montraient le bord d’un nuage passant devant la soucoupe. Je reste sceptique ; le mouvement de l’engin donne toutes les indications d’un faux suspendu. Peut-être ai-je tort.

Mais cela prouve-t-il que Fry mentait au sujet de toutes ses expériences antérieures ? Je ne le pense pas. Il est plus probable qu’il ait estimé que quelques films truqués de « soucoupes » renforceraient des affirmations impossibles à prouver autrement.

Cela mis à part, il me semble que Fry a pris au moins une photographie authentique d’un OVNI (voir la section des planches). L’incident s’est produit dans l’après-midi du 18 septembre 1954, alors qu’il rentrait chez lui après le travail sur Garvey Boulevard, près de Baldwin Park, en Californie.

Il n’avait pas d’appareil photo sur lui ; venant tout juste de dépasser une pharmacie, il fit demi-tour et acheta rapidement un appareil Brownie de type box ainsi qu’une pellicule. L’OVNI fut photographié et, quelques minutes plus tard, la pellicule fut remise au même magasin pour développement.»

Un point important de l’analyse de Good est l’hypothèse selon laquelle Daniel Fry aurait pu accepter, voire produire, certains documents douteux sans intention frauduleuse majeure. Good suggère que Fry était profondément convaincu de la réalité de son contact et qu’il aurait pu considérer ces images comme des moyens pédagogiques ou illustratifs destinés à soutenir un message qu’il jugeait fondamentalement vrai. Dans cette perspective, les documents visuels ne seraient pas au cœur de l’expérience vécue par Fry, mais des éléments secondaires ajoutés a posteriori.

Good insiste également sur le fait que le récit de White Sands ne repose pas, à l’origine, sur des preuves photographiques. Le contact initial est décrit comme une expérience directe, verbale et technique, sans production d’images. Les films et photographies apparaissent plus tard dans le parcours public de Fry, ce qui amène Good à considérer qu’ils ne constituent pas la base du témoignage, mais une tentative ultérieure de répondre à l’attente du public et des médias.

Enfin, Good conclut implicitement que l’erreur principale de Fry n’a pas été de mentir sur son expérience, mais de sous-estimer l’effet délétère que des preuves visuelles fragiles pouvaient avoir sur la réception globale de son témoignage. En introduisant des documents contestables dans un dossier déjà complexe, Fry aurait involontairement offert à ses détracteurs des arguments faciles pour discréditer l’ensemble de son récit, y compris les éléments les plus cohérents et les plus difficiles à expliquer.

Description de leur monde et de leur civilisation :

Alan explique que son peuple est issu de la Terre et non d’un monde extraterrestre au sens strict. Après la destruction des civilisations terrestres anciennes, notamment l’Atlantide et Mu, une partie de cette humanité a quitté la Terre à bord de plusieurs vaisseaux. Trois de ces vaisseaux sont parvenus à atteindre la planète que les humains appellent aujourd’hui Mars. C’est sur cette planète que la civilisation d’Alan s’est établie et a poursuivi son évolution.

Alan précise que, à l’époque de leur arrivée, Mars possédait des conditions compatibles avec la vie humaine : une atmosphère suffisante, de l’eau et une température permettant la survie. Leur installation sur Mars est décrite comme une nécessité de survie, et non comme un projet d’expansion ou de colonisation.

Alan indique que son peuple a éliminé, au cours de son évolution, les causes fondamentales des conflits internes qui avaient conduit à la destruction des civilisations terrestres anciennes. Il ne décrit pas de système politique détaillé, mais précise que leur société repose sur une organisation collective visant à empêcher toute concentration dangereuse du pouvoir.

Il est explicitement indiqué que l’égalité entre les sexes est complète dans leur civilisation. Hommes et femmes participent de manière équivalente aux décisions importantes, comme cela était déjà le cas lors du conseil ayant décidé du départ de la Terre à l’époque de l’Atlantide et de Mu.

Aucune description détaillée de lois écrites, de tribunaux ou de structures administratives n’est fournie dans le document.

Alan indique que son peuple observe la Terre depuis longtemps, en particulier depuis que l’humanité est entrée dans l’ère atomique. Cette observation est motivée par leur origine terrestre et par la crainte de voir l’humanité répéter les erreurs ayant conduit à la destruction de l’Atlantide et de Mu.

Il n’est pas fait mention d’observatoires visibles, de bases permanentes sur la Terre ou la Lune, ni de systèmes de défense spatiale automatisés. Les observations semblent être effectuées principalement depuis l’espace, à l’aide de vaisseaux.

Alan précise que son peuple ne se considère pas comme porteur d’une mission religieuse ou spirituelle au sens humain. Il n’est fait mention d’aucune divinité, d’aucun culte, ni d’aucune religion organisée. Leur vision du monde repose sur l’expérience historique, la connaissance scientifique et la mémoire collective de leur propre destruction passée.

Leur approche est décrite comme fondée sur la responsabilité collective, le refus de la domination et la compréhension des conséquences à long terme des actes technologiques et sociaux.

Alan décrit le vaisseau observé par Daniel Fry comme un appareil de forme globalement discoïdale, légèrement aplatie, avec une surface extérieure entièrement lisse. La coque ne présente ni rivets, ni joints apparents, ni ouvertures visibles lorsqu’il est au repos. Aucune gouverne, aile, tuyère ou élément de propulsion externe n’est observable. L’ensemble donne l’impression d’un objet constitué d’un seul bloc métallique homogène.

La surface extérieure est décrite comme métallique et brillante, mais sans éclat aveuglant. Elle reflète faiblement la lumière ambiante. Alan précise que la coque est entourée en permanence d’un champ protecteur invisible, ce qui empêche tout contact direct entre la main humaine et la surface matérielle du vaisseau. Cette protection explique l’absence d’usure liée au frottement de l’air lors des déplacements à grande vitesse.

L’ouverture du vaisseau ne fonctionne pas à l’aide de portes mécaniques. Lorsqu’un accès est créé, une portion de la coque devient temporairement perméable, permettant l’entrée ou la sortie, puis retrouve son état initial sans laisser de trace visible. Alan précise qu’il ne s’agit pas d’un mécanisme mobile au sens humain, mais d’une modification locale des propriétés de la structure.

L’intérieur du vaisseau est décrit comme simple et dépourvu de tout élément superflu. Daniel Fry observe une cabine unique, sans cloisons visibles ni compartiments complexes. Les surfaces internes sont lisses, similaires à la coque extérieure, et semblent intégrées dans une structure continue.

Voici le schéma de la structure interne du vaisseau dans lequel Daniel Fry est monté lors du contact de 1949, qu'il a fourni dans son livre "The White Sands Incident" publié en 1954.
Voici le schéma de la structure interne du vaisseau dans lequel Daniel Fry est monté lors du contact de 1949, qu'il a fourni dans son livre "The White Sands Incident" publié en 1954.

Les sièges ne sont pas fixés de manière rigide comme dans les aéronefs humains. Ils sont conçus pour maintenir le corps dans une position stable sans nécessiter de ceinture ou de système de retenue. Alan explique que, du fait du mode de propulsion utilisé, il n’existe aucune accélération différentielle à l’intérieur du vaisseau, ce qui rend inutile tout dispositif de sécurité mécanique.

Aucun tableau de bord classique n’est visible. Les commandes ne prennent pas la forme de leviers, boutons ou cadrans analogues à ceux des technologies humaines. Alan indique que le contrôle du vaisseau repose sur des principes que Fry ne pourrait pas comprendre entièrement à ce stade, mais précise que le fonctionnement repose davantage sur des champs et des ajustements d’équilibre que sur des commandes mécaniques directes.

L’éclairage intérieur est uniforme et diffus, sans source lumineuse identifiable. Il n’y a ni ombre marquée ni variation brutale d’intensité, ce qui contribue à une sensation de calme et de stabilité.

Alan explique que les vaisseaux de son peuple ne fonctionnent pas par propulsion à réaction, explosion, combustion ou expulsion de matière. Le déplacement repose sur l’interaction entre les champs générés par le vaisseau et les champs naturels existants, notamment les champs magnétiques.

Il précise que tout corps en mouvement possède un champ magnétique, y compris la Terre. Le vaisseau génère un champ capable de s’opposer ou de s’aligner avec ces champs naturels, produisant ainsi un déplacement sans résistance mécanique. Ce principe permet au vaisseau de se déplacer aussi bien dans l’atmosphère que dans l’espace sans modification structurelle.

Alan insiste sur le fait que, lors de l’accélération, chaque atome du vaisseau et de son contenu est accéléré simultanément. Il n’existe donc aucune contrainte interne comparable à celles subies par les pilotes d’avions ou de fusées humaines. C’est cette caractéristique qui explique l’absence totale de sensation d’accélération, même lors de variations de vitesse extrêmement rapides.

Le vaisseau est capable de changements de direction instantanés, d’arrêts brusques et d’accélérations très élevées sans produire de bruit, de souffle ou de perturbation atmosphérique notable. Alan précise que ces manœuvres seraient impossibles avec une technologie fondée sur la mécanique classique.

Alan indique que la gravité à l’intérieur du vaisseau est produite artificiellement. Elle est ajustée afin de correspondre à un niveau confortable pour les occupants. Cette gravité artificielle est indépendante de la gravité extérieure, ce qui permet au vaisseau de fonctionner de la même manière en vol atmosphérique ou dans l’espace.

Il précise que la gravité naturelle de son peuple est inférieure à celle de la Terre, ce qui explique pourquoi ses semblables ne peuvent pas vivre directement à la surface terrestre sans adaptation préalable pendant longtemps. Le vaisseau permet de compenser ces différences de gravité et de maintenir un environnement stable.

Alan explique que le champ entourant la coque du vaisseau sert à réduire les effets du frottement de l’air et à protéger l’appareil. Ce champ empêche tout contact direct avec la surface matérielle du vaisseau.

Il précise que ce champ est dangereux pour les êtres humains. Une exposition prolongée peut entraîner une réaction biologique différée, notamment la formation d’anticorps qui s’accumulent dans le foie, conduisant à une défaillance progressive de cet organe. Ces effets peuvent apparaître plusieurs mois après l’exposition et être fatals. Cette information est donnée pour expliquer pourquoi Fry est averti de ne pas toucher la coque.

Alan souligne que ces effets ne sont pas dus à une radiation au sens humain, mais à une interaction biologique spécifique entre le champ et les tissus humains.

Alan explique à Daniel Fry que la raison première du contact avec la Terre est liée à l’origine même de son peuple. Il précise que son peuple est issu de la Terre et qu’il considère l’humanité actuelle comme la descendante directe des survivants des civilisations anciennes disparues. La Terre n’est donc pas pour eux une planète étrangère, mais leur monde d’origine, auquel ils demeurent historiquement et biologiquement liés.

Alan indique que le souvenir de la destruction de l’Atlantide et de Mu constitue un élément central de leur mémoire collective. Cette destruction est présentée comme la conséquence directe d’un développement scientifique et technologique devenu incontrôlable dans un contexte de rivalité politique et militaire. Le contact avec la Terre moderne est motivé par la reconnaissance de signes similaires à ceux qui avaient précédé la chute des civilisations anciennes, notamment la concentration du pouvoir, la course aux armements et l’usage croissant de forces destructrices.

Alan précise que son peuple observe la Terre depuis longtemps et qu’il a suivi avec attention le développement de la science humaine, en particulier depuis l’entrée de l’humanité dans l’ère atomique. Il indique que la libération de l’énergie nucléaire par les humains constitue un seuil critique, comparable à celui atteint par l’Atlantide et Mu peu avant leur destruction. Ce franchissement technologique est présenté comme l’un des déclencheurs majeurs ayant conduit à envisager un contact plus direct.

Il explique que le contact n’a pas pour but d’intervenir militairement, de modifier les systèmes politiques terrestres ou d’imposer un modèle de civilisation. Alan insiste sur le fait que toute intervention directe conduisant à un déséquilibre de pouvoir entre nations humaines serait extrêmement dangereuse et pourrait accélérer une destruction globale. Pour cette raison, son peuple refuse toute transmission de connaissances susceptibles d’être utilisées comme armes ou instruments de domination.

Alan indique que le contact vise avant tout une évaluation. Il s’agit de déterminer si certains êtres humains sont capables de comprendre calmement des informations nouvelles sans réagir par la peur, l’hostilité ou le fanatisme. Il précise que des tentatives de contact ont déjà eu lieu dans un passé très ancien, mais qu’elles ont échoué en raison de réactions psychologiques inadéquates de la part des humains de l’époque. Le contact actuel est donc conçu comme un test limité, prudent et progressif.

Alan explique que les contacts sont volontairement restreints à des individus isolés, choisis pour leur stabilité émotionnelle et leur capacité à raisonner sans hystérie. Il précise que Daniel Fry n’a pas été choisi en raison de son statut social ou de son autorité, mais parce que ses caractéristiques mentales rendaient possible une communication sans perturbation excessive. Le contact individuel permet d’éviter les réactions collectives incontrôlées.

Il est également précisé que le contact avec la Terre a pour objectif de préserver la possibilité d’un avenir pour l’humanité. Alan explique que son peuple ne cherche pas à sauver l’humanité à sa place, mais à éviter que les erreurs ayant conduit à la destruction des civilisations anciennes ne se reproduisent à l’identique. Le rôle de son peuple est limité à l’observation, à l’avertissement et, éventuellement, à l’orientation, si l’humanité démontre qu’elle est capable d’utiliser la connaissance sans autodestruction.

Enfin, Alan précise que le contact avec la Terre est motivé par un devoir historique et moral issu de leur propre passé terrestre. Ayant survécu à l’effondrement de l’Atlantide et de Mu, son peuple considère qu’il lui incombe de ne pas rester totalement passif face à une humanité confrontée aux mêmes dangers. Toutefois, cette responsabilité est strictement encadrée par le respect du libre arbitre humain et par la conviction que toute évolution véritable doit venir de l’humanité elle-même, et non d’une intervention extérieure.

Alan explique à Daniel Fry que ses ancêtres sont originaires de la Terre. Il précise que leur peuple faisait partie de l’humanité ayant vécu lors de la dernière grande civilisation terrestre, il y a plus de trente mille ans selon le mode de calcul humain du temps. À cette époque, cette humanité avait développé une science matérielle très avancée, qui dépassait sur plusieurs points le niveau technologique de l’humanité actuelle.

Alan indique que cette civilisation terrestre avancée était organisée autour de deux grands centres de pouvoir. L’un se trouvait sur un continent que les traditions humaines appellent Mu ou Lémurie, l’autre sur le continent de l’Atlantide. Chacun de ces continents avait bâti un vaste empire et possédait une science puissante. Il précise que, dans un premier temps, la relation entre ces deux civilisations était fondée sur une rivalité scientifique relativement pacifique.

Avec le temps, cette rivalité s’est transformée en antagonisme. Alan explique que chaque civilisation cherchait à surpasser l’autre en démontrant ses avancées scientifiques et technologiques. Cette compétition est devenue de plus en plus amère, jusqu’à ce que leur science atteigne un niveau extrêmement élevé. Alan précise qu’ils avaient dépassé de loin la simple libération partielle de l’énergie atomique et qu’ils étaient capables de manipuler des masses entières sur l’axe de l’énergie.

Selon Alan, à ce stade de développement, la destruction mutuelle des deux civilisations est devenue inévitable. Il établit un parallèle direct avec la situation de la Terre moderne, où deux grandes puissances se préparent également à une confrontation totale. Il indique que le conflit entre l’Atlantide et Mu a dégénéré en une guerre d’anéantissement, dans laquelle des armes d’énergie absolue ont été utilisées par les deux camps.

Alan explique que ces armes avaient une puissance destructrice mille fois supérieure à celle de la bombe à hydrogène telle que la connaît l’humanité actuelle. Il précise qu’il n’y eut ni vainqueur ni vaincu : les deux civilisations se sont simplement détruites mutuellement. À la suite de cette guerre, il ne resta que très peu de survivants, et le niveau de radiation de l’ensemble de la surface de la Terre fut élevé au-delà de ce que le corps humain pouvait normalement tolérer.

Alan précise que cette élévation du niveau de radiation n’a pas entraîné une mort immédiate pour tous les survivants, mais qu’elle a provoqué une détérioration progressive des fonctions mentales et biologiques, ainsi qu’un grand nombre de mutations chez les générations suivantes. Cette dégradation aurait conduit, à terme, à une régression du niveau de civilisation, jusqu’à un état proche de celui de l’animalité.

Il explique que, dans ce contexte, un petit groupe de survivants s’est rassemblé sur un haut plateau situé dans ce qui correspond aujourd’hui au Tibet. Sur ce plateau, six engins aériens appartenant à cette civilisation étaient stationnés, chacun avec son équipage. Un conseil fut réuni afin de décider s’il existait une possibilité de préserver une partie de la culture et du savoir de la race.

Alan indique que ces engins étaient capables de voyager dans l’espace et avaient déjà été utilisés pour atteindre des altitudes de plusieurs centaines de kilomètres au-dessus de la surface terrestre. Toutefois, aucun voyage interplanétaire n’avait encore été tenté, et les équipages ignoraient si une telle traversée serait possible. Il fut alors proposé de tenter de rejoindre une autre planète afin d’assurer la survie de la civilisation.

Alan précise que, à ce moment-là, la planète que les humains appellent aujourd’hui Mars se trouvait en conjonction avec la Terre et que ses conditions de surface, température, atmosphère, présence d’eau, étaient bien plus favorables à la vie humaine que celles observées par les astronomes modernes. Un vote fut organisé parmi les équipages des six engins.

À l’issue de ce vote, les membres des équipages de quatre engins décidèrent de tenter ce qu’Alan qualifie de « grand pari », dans l’espoir de préserver au moins une partie de la culture de leur race. Les équipages des deux autres engins estimèrent que, grâce à l’altitude du plateau tibétain et au niveau de radiation relativement plus faible dans cette région, il leur serait possible de continuer à vivre sur Terre sans subir une dégénérescence totale, ni pour eux-mêmes ni pour leurs descendants. Ils choisirent donc de rester sur Terre.

Alan précise que cette civilisation avait atteint une égalité complète entre les sexes et que les hommes et les femmes étaient représentés de manière équitable lors de ce conseil. Il indique que, parmi les quatre engins ayant tenté le voyage interplanétaire, trois arrivèrent avec succès à destination. En revanche, il n’existe aucun enregistrement dans l’histoire de son peuple concernant le sort du quatrième engin.

Alan explique que, pour les survivants arrivés sur Mars, de nombreuses générations furent consacrées à une lutte difficile pour la survie. Cette période est décrite comme les « âges sombres » de leur nouvelle civilisation, dont ils possèdent peu de détails historiques. Cependant, les membres des équipages originels rédigèrent, immédiatement après leur arrivée, une histoire complète des races de la Terre et des causes de leur chute.

Alan précise que ce document a été soigneusement conservé à travers les siècles et qu’il est connu sous le nom de « The Great Lesson ». Il indique que ce texte constitue le fondement de l’éducation de leur jeunesse et qu’il est enseigné en premier à tous ceux qui se préparent à la vie active. Ce récit sert de rappel constant des erreurs commises sur Terre et de la nécessité de maintenir un équilibre entre science matérielle, valeurs sociales et développement spirituel.

Lors d'un contact ultérieur avec Daniel Fry, Alan explique que la matière et l’énergie ne sont pas deux réalités distinctes, mais deux aspects d’une seule et même chose. Il précise qu’il n’existe pas de transformation de la matière en énergie ou de l’énergie en matière au sens où l’entendent les scientifiques humains. Ce qui change, selon lui, n’est pas la nature de l’objet, mais la manière dont il est perçu par l’observateur, en fonction du point de référence utilisé.

Il illustre ce principe en expliquant qu’un objet matériel peut être considéré comme une forme d’énergie vue sous un certain angle. Lorsque les conditions de mouvement changent, notamment la vitesse, l’objet pivote progressivement sur ce qu’il appelle l’axe masse-énergie. Cette rotation modifie la manière dont l’objet apparaît à l’observateur, sans que l’objet lui-même cesse d’exister.

Dans son deuxième livre "Steps to the Stars", Frydéveloppe plus longuement l’idée selon laquelle matière et énergie sont deux états d’une même réalité fondamentale. Il explique que la distinction entre matière et énergie dépend du point de référence de l’observateur et de l’état dynamique de l’objet observé. La matière n’est pas détruite lorsqu’elle devient énergie apparente ; elle change simplement d’état d’apparition relative.

Alan indique que, lorsqu’un corps est accéléré, sa dimension se contracte dans la direction du mouvement. Plus la vitesse augmente, plus cette dimension diminue. Lorsque la vitesse de la lumière est atteinte, le corps cesse d’avoir toute dimension dans la direction du mouvement. À ce stade, il n’est plus perçu comme matière par l’observateur, mais uniquement comme énergie.

Il précise que ce phénomène n’est pas une destruction de la matière. Le corps n’est pas annihilé, mais il cesse d’exister comme matière dans le référentiel de l’observateur parce qu’il a totalement pivoté sur l’axe masse-énergie. À partir de ce point, aucune augmentation supplémentaire de vitesse n’est possible, car ce qui était matière n’existe plus comme masse.

Alan explique qu’une quantité d’énergie extrêmement précise est nécessaire pour accélérer une masse donnée jusqu’à la vitesse de la lumière. Il indique qu’il faut neuf fois dix puissance vingt ergs pour accélérer un gramme de matière à cette vitesse. Une fois ce seuil atteint, le corps n’existe plus comme matière, ce qui rend impossible toute accélération supplémentaire par rapport au même référentiel.

Cette limite n’est pas présentée comme une barrière arbitraire, mais comme une conséquence directe de la structure même de la réalité physique. La vitesse de la lumière marque la frontière entre l’apparence matérielle et l’apparence énergétique d’un objet.

Dans "Steps to the Stars", Fry introduit explicitement l’idée d’une force répulsive à grande échelle agissant entre les galaxies. Il explique que l’univers n’est pas maintenu uniquement par la gravitation attractive, mais qu’il existe une composante opposée, responsable de l’éloignement progressif des grandes structures cosmiques.

Cette force répulsive est décrite comme faible à petite échelle mais dominante à très grande distance, ce qui expliquerait pourquoi les galaxies s’éloignent les unes des autres malgré leur masse. Alan ne lui donne pas de nom spécifique, mais le mécanisme décrit correspond à ce que la science humaine appellera plus tard une forme d’énergie noire ou de pression cosmologique.

Il précise que cette force n’est pas une anomalie ni une correction tardive des lois physiques, mais une composante fondamentale de l’univers, ignorée ou mal interprétée par les modèles humains de son époque.

Il explique que l’univers est stable non pas grâce à une force unique, mais grâce à un équilibre dynamique entre attraction et répulsion. À petite échelle, l’attraction domine et permet la formation des atomes, des planètes et des étoiles. À grande échelle, la répulsion empêche l’effondrement global de l’univers et favorise son expansion.

Il insiste sur le fait que l’erreur majeure de la cosmologie humaine est de chercher une cause unique aux phénomènes observés, au lieu d’accepter que la stabilité provient d’un jeu de forces opposées mais complémentaires.

Commentaire personnel :

Le concept scientifique moderne d’énergie noire apparaît en 1998, lorsque deux équipes indépendantes, le Supernova Cosmology Project et le High-Z Supernova Search Team, publient des observations de supernovae de type Ia montrant que l’expansion de l’Univers est en accélération. Ce résultat inattendu implique l’existence d’une composante cosmique inconnue, distincte de la matière ordinaire et de la matière noire, exerçant une pression négative et dominant la dynamique de l’Univers à grande échelle.

Bien que la constante cosmologique introduite par Albert Einstein en 1917 constitue un antécédent mathématique possible, elle ne correspond pas encore à ce concept physique observationnel et ne s'interprétait pas du tout ainsi, mais comme un artefact mathématique permettant d'empêcher l'écroulement de l'univers. À partir de 1998-1999, le terme « énergie noire », popularisé notamment par Michael Turner, s’impose pour désigner cette nouvelle composante fondamentale intégrée au modèle cosmologique standard, comme un type d'énergie fondamental de l'univers.

Il est remarquable que Daniel Fry ait introduit cette notion identique à l'énergie noire dans son livre "Steps to the Stars", publié en 1956, selon les informations qui lui sont données par Alan. Daniel Fry n'était qu'un technicien dans le domaine du lancement de fusées militaires, en rien un cosmologiste ou un scientifique érudit du domaine astrophysique. Ceci soutien qu'il a obtenu cette information d'une source extérieure à lui et tend à accréditer son contact avec la civilisation extraterrestre dont il parle.

Dans "Atoms, Galaxies and Understanding", Daniel Fry développe explicitement l’idée que les mêmes lois fondamentales gouvernent toutes les échelles de l’univers, de l’atome jusqu’aux galaxies. Il insiste sur le fait que la science humaine a artificiellement séparé la physique microscopique et la cosmologie, alors qu’il s’agit de manifestations différentes d’un même ordre universel.

Il explique que les structures atomiques et les structures galactiques présentent des analogies réelles de comportement, non pas comme de simples métaphores, mais comme des expressions répétées des mêmes principes fondamentaux à des échelles différentes. Cette continuité serait essentielle pour comprendre correctement l’univers.

Dans "Steps to the Stars", Alan approfondit la notion selon laquelle le déplacement des vaisseaux repose sur l’interaction avec les champs naturels de l’univers. Il insiste sur le fait que toute matière en mouvement génère des champs, et que ces champs peuvent être modulés pour produire un déplacement sans réaction mécanique.

La propulsion ne résulte pas d’une poussée interne, mais d’un déséquilibre contrôlé entre champs générés et champs environnants. Cette approche permet d’annuler les effets de l’inertie, de supprimer les contraintes mécaniques et de voyager aussi bien dans l’espace que dans l’atmosphère.

Alan explique que la gravité n’est pas une propriété figée, mais une manifestation locale de champs pouvant être modifiés. Le contrôle de la gravité à bord des vaisseaux permet d’assurer des conditions stables pour les occupants, indépendamment de la vitesse ou de l’environnement extérieur.

Il précise que cette maîtrise est indispensable pour voyager à grande vitesse sans provoquer de dommages biologiques, et qu’elle repose sur les mêmes principes fondamentaux que ceux gouvernant l’attraction et la répulsion à l’échelle cosmique.

Même si la gravité artificielle est déjà décrite dans les ouvrages précédents, "They Rode in Space Ships" apporte un point nouveau : la gravité est présentée comme une interaction relative entre masses et référentiels, et non comme une force absolue attachée à un objet.

Fry explique que lorsque le vaisseau accélère, la force exercée sur le corps du passager reste constante parce que l’accélération agit proportionnellement sur toutes les masses concernées. Cela permet de comprendre pourquoi aucune force écrasante n’est ressentie, même lors de variations importantes de vitesse ou de trajectoire.

Le vaisseau dans lequel Fry a voyagé était non principalement conçu pour transporter des passagers, seulement de manière anecdotique (c'est un vaisseau piloté à distance pour l'étude télécommandée), dont la compensation gravitationnelle est partielle. Alan explique que dans ce cas précis, Fry ressent de légères variations de poids lors des changements d’altitude, similaires à celles ressenties dans un ascenseur.

Cette description introduit une nuance importante : la gravité artificielle n’est pas toujours totale ni permanente, mais ajustée en fonction de la mission et de la conception du vaisseau.

Fry fait la description d’engins automatiques non habités servant de capteurs. Ces appareils sont décrits comme capables de recueillir des informations complexes et de les transmettre à distance vers les vaisseaux principaux. Il est explicitement suggéré que ces instruments dépassent la simple observation visuelle et sonore, sans toutefois détailler leur fonctionnement interne.

Dans "They Rode in Space Ships", Gibbons rappelle que Fry parle de la reconnaissance explicite de contraintes énergétiques, même pour une technologie très avancée. Alan explique qu’il devient coûteux en énergie de maintenir un vaisseau immobile dans certaines conditions, ce qui impose des limites opérationnelles.

Il est donné aussi une classification des types de vaisseaux par Gibbons :

– grands disques métalliques destinés aux vols interstellaires
– vaisseaux-mères allongés opérant depuis la haute atmosphère
– vaisseaux d’exploration pilotés (vimanas)
– engins automatiques de reconnaissance (vidyas)

Cette classification n’est pas présentée comme spéculative, mais comme une typologie fonctionnelle liée aux usages et aux contraintes techniques.

Alan explique que la science humaine s’est progressivement éloignée des lois fondamentales simples de la nature. Il compare le développement du savoir humain à un arbre dont les scientifiques auraient gravi les branches secondaires, perdant de vue le tronc central. En conséquence, les lois physiques sont devenues de plus en plus complexes et abstraites, au point d’être perçues comme essentiellement statistiques.

Il précise que cette complexité croissante n’est pas une preuve de profondeur, mais le signe d’un éloignement des principes de base. Selon lui, toute science véritablement avancée doit reposer sur des lois simples et cohérentes, compréhensibles sans empilement excessif de formules.

Tout au long de "Steps to the Stars", Alan revient sur les limites de la science humaine, qu’il attribue non pas à un manque d’intelligence, mais à une approche trop compartimentée et trop dépendante des modèles mathématiques abstraits. Il souligne que les lois fondamentales sont simples, mais qu’elles ont été obscurcies par des approximations successives.

Il insiste sur le fait que la compréhension réelle de l’univers passe par une vision unifiée de la matière, de l’énergie, des champs et de la conscience, sans séparation artificielle entre ces domaines.

Un enseignement central de son troisième livre "Atoms, Galaxies and Understanding" concerne la critique explicite de la spécialisation excessive de la science humaine. Fry explique que la connaissance a été fragmentée en disciplines étanches, ce qui empêche toute vision d’ensemble cohérente.

Il affirme que cette fragmentation conduit à des théories correctes localement mais fausses globalement, car elles ne tiennent pas compte de l’interaction constante entre les phénomènes. Fry fait la distinction claire entre connaissance et compréhension. Ilexplique que l’humanité accumule des faits, des équations et des modèles sans réellement comprendre les principes qui les relient.

Il insiste sur le fait que la compréhension véritable implique la capacité de relier des phénomènes apparemment différents à une cause simple et unique. Selon lui, l’échec de la science humaine n’est pas un manque de données, mais un manque de compréhension unificatrice.

Un autre élément sur lequel insiste Fry dans "Atoms, Galaxies and Understanding "est la simplicité fondamentale des lois de l’univers. Fry affirme que plus une théorie devient complexe, plus elle s’éloigne probablement de la réalité.

Il soutient que les civilisations avancées (sans en décrire de nouvelles) recherchent toujours des lois simples, générales et élégantes, capables d’expliquer un grand nombre de phénomènes sans multiplication de paramètres arbitraires.

Fry développe une critique détaillée de la cosmologie humaine moderne, qu’il considère comme incomplète parce qu’elle se concentre excessivement sur l’attraction gravitationnelle et néglige les forces opposées nécessaires à la stabilité de l’univers.

Un apport conceptuel bien pointé dans "They Rode in Space Ships" est l’explication détaillée de la non-linéarité des lois physiques. Fry explique que la science humaine a longtemps cru que les lois de la nature étaient linéaires et universelles dans toutes les conditions. Cette hypothèse provenait du fait que l’homme n’observait qu’un segment très restreint de la réalité.

Lorsque l’étude est descendue à l’échelle atomique, puis montée à l’échelle cosmique, des lois apparemment différentes ont été découvertes. Fry affirme que ces lois ne sont pas contradictoires, mais qu’elles représentent différentes portions d’une courbe unique. La linéarité n’est qu’une approximation valable dans un domaine limité, là où la courbure est trop faible pour être perçue.

Fry distingue clairement trois domaines d’observation : le monde macroscopique accessible aux sens, le microcosme atomique et le macrocosme galactique. Il explique que la science humaine a cru à tort que chacun de ces domaines obéissait à des lois distinctes.

Dans "They Rode in Space Ships", il est précisé que ces trois ensembles de lois ne sont que des segments différents d’une même loi globale, observée sous des angles différents. Les contradictions apparentes disparaissent lorsque l’on adopte une vision continue et non segmentée de la réalité physique.

Fry affirme que la relativité aurait dû conduire la science humaine à cette compréhension unifiée, mais que ses implications ont été insuffisamment exploitées. Il explique que la relativité montre déjà que les lois dépendent du point de référence, mais que la science humaine s’est arrêtée à des applications pratiques sans en tirer les conséquences philosophiques et structurelles.

Quand Alan allume un « viewing beam » (un faisceau de visualisation, décrit comme un rayon violet), Fry constate que la porte métallique « disparaît » visuellement, comme s’il regardait à travers une vitre : la porte ne coulisse pas, elle « cesse d’exister » à l’œil.

Alan explique alors le mécanisme : le faisceau d’énergie qui agit sur le métal de la porte est présenté comme un « multiplicateur de fréquence ». Le faisceau pénètre le métal et agit sur la lumière qui l’atteint en multipliant sa fréquence jusqu’à une gamme située entre les spectres « rayons X » et « rayons cosmiques ». À ces fréquences, les ondes traversent le métal plus facilement. Ensuite, quand ces ondes ressortent côté intérieur, elles interagissent de nouveau avec le faisceau de visualisation et produisent des « fréquences de battement » identiques aux fréquences originales de la lumière.

Alan précise que, même si Fry a l’impression de voir à travers le métal, il voit en réalité une « reproduction » du champ visuel reconstruit par ce procédé et en rien directement à travers.

Une « force répulsive » décrite concerne, de façon très concrète, l’environnement immédiat du vaisseau. Alan explique que la coque est entourée d’un champ qui repousse la matière. Ce champ serait très puissant à des distances moléculaires, puis décroîtrait très rapidement avec la distance (il précise une décroissance « à la septième puissance »), devenant négligeable à quelques microns de la coque.

Il ajoute que cette répulsion fait que la peau de Fry ne touche pas réellement le métal (d’où la sensation de surface extrêmement lisse qu'a ressenti Fry en touchant le vaisseau) et que ce champ sert à protéger la coque des rayures/dommages à l’atterrissage, tout en empêchant la friction de l’air sur la coque directement à grande vitesse dans une atmosphère.

Dans son 4ème et dernier petit livre, intitulé "The Curve of Development", Daniel Fry développe des points de vue philosophiques et métaphysiques. Fry précise implicitement que "The Curve of Development" n’a pas pour vocation d’apporter de nouvelles lois physiques, de nouvelles descriptions technologiques ou de nouveaux récits de contact. Le livre se positionne comme une synthèse conceptuelle destinée à fournir une clé de lecture globale des enseignements précédents. Il vise à replacer les notions de matière, d’énergie, de conscience et de civilisation dans une structure unique et cohérente, sans entrer dans des détails techniques supplémentaires.

Dans "The Curve of Development", Daniel Fry introduit explicitement la notion de « courbe » comme modèle universel décrivant l’évolution de toutes les formes d’existence. Cette courbe ne s’applique pas seulement à la matière ou à l’énergie, mais à l’ensemble des manifestations de la réalité, incluant la vie, la conscience et les capacités de compréhension. Fry explique que toute évolution suit une progression continue, sans rupture brutale, depuis les formes les plus denses et simples jusqu’aux formes les plus subtiles et complexes. Cette courbe constitue la structure fondamentale du réel et permet d’unifier des domaines jusque-là considérés comme séparés.

Un apport central du livre est l’affirmation explicite que la physique et la métaphysique décrivent le même phénomène fondamental, mais à partir de points de départ opposés. Fry explique que la physique commence par l’étude de la matière et remonte progressivement vers l’énergie et les causes premières, tandis que la métaphysique commence par l’énergie ou l’esprit et descend vers leurs manifestations matérielles. Ces deux approches suivent la même courbe de développement, ce qui signifie qu’elles ne sont ni contradictoires ni concurrentes, mais complémentaires. Leur opposition apparente provient uniquement du sens dans lequel la courbe est parcourue.

Fry précise que la position d’un phénomène sur la courbe de développement est déterminée par sa fréquence de vibration. Les formes les plus matérielles correspondent à des fréquences basses, tandis que les formes les plus subtiles correspondent à des fréquences élevées. Cette relation n’est pas présentée comme un nouveau mécanisme physique, mais comme un principe général permettant de comprendre pourquoi certaines formes deviennent progressivement moins tangibles à mesure que leur niveau de développement augmente. La fréquence devient ainsi un critère universel de classement des états d’existence.

Dans ce livre, Fry redéfinit la limite de la science humaine non comme une erreur ou une insuffisance intellectuelle, mais comme une conséquence naturelle de sa position sur la courbe. Il explique que la science expérimentale est efficace tant qu’elle opère dans les domaines où la matière est dominante et mesurable. Au-delà d’un certain point de la courbe, les phénomènes deviennent trop subtils pour être appréhendés par des instruments matériels. Cette limite n’invalide pas la science, mais indique simplement qu’elle n’est pas adaptée à tous les niveaux de la réalité.

Fry introduit la notion de « compréhension » comme seuil fondamental sur la courbe de développement. En dessous de ce seuil, l’accumulation de connaissances, de données et de modèles est possible, mais reste fragmentaire. Au-delà de ce seuil, la compréhension permet de relier les phénomènes entre eux à partir de principes simples et unifiés. Cette transition ne correspond pas à une découverte technologique, mais à un changement de mode de pensée, et de perception de la réalité.

Un point clarifié de manière spécifique dans ce livre est que le contrôle sur la matière ne résulte pas d’une technologie avancée, mais d’un état d’évolution atteint sur la courbe. Fry insiste sur le fait que la maîtrise apparente de la matière, telle qu’elle est parfois attribuée à des civilisations avancées, est la conséquence naturelle d’un niveau de développement plus élevé, et non l’effet de machines ou de dispositifs techniques. La technologie est présentée comme secondaire par rapport à l’état de l’être qui l’utilise.

Fry affirme que la séparation entre science, philosophie, métaphysique et spiritualité est artificielle et résulte d’une vision fragmentée de la réalité. Sur la courbe de développement, ces domaines correspondent simplement à des régions différentes d’un même continuum. À mesure que la compréhension progresse, ces distinctions perdent leur pertinence et une vision unifiée de la connaissance devient possible. Cette unification n’est pas présentée comme une future discipline, mais comme une conséquence naturelle de l’évolution de la compréhension.

Dans son livre "Alien Base", Timothy Good consacre le chapitre 4 au cas de Daniel Fry. Il contient notamment un interview exclusif qu'il a mené directement auprès de Daniel Fry, ainsi que des témoignages divers, analyses et critiques des éléments. C'est un apport conséquent à l'étude de ce cas qui mérite largement sa place ici.

Le chapitre apporte un éclairage détaillé sur la question de la date du contact initial à White Sands. Timothy Good explique que Fry a volontairement indiqué l’année 1950 dans ses premières publications, alors que le contact aurait en réalité eu lieu en 1949. Good précise les raisons avancées par Fry pour justifier cette modification : contraintes professionnelles, nécessité de préserver l’anonymat de certaines personnes, et conditions matérielles incompatibles avec une présence de Fry sur le site en 1950. De plus comme Alan lui avait prévu un contact 4 ans après et que ce contact par Alan a eu lieu en 1954, donc en fait 5 ans après en fait, plus longtemps après que prévu, son éditeur lui a aussi demandé de ne pas rectifier car 1950 + 4 ans = 1954 et cela correspond à la date de contact.

Daniel Fry était technicien mais il s'est fait délivrer plus tard après son contact, un titre de doctorat dans le domaine des sciences. Il n'était toutefois pas pris au sérieux car le doctorat était délivré par un institut privé n'ayant aucune habilitation et donc il n'y avait aucune reconnaissance en tant que doctorat auprès de la communauté scientifique. Certains ont accusé Fry de mensonge, qu'il n'avait pas de doctorat.

Timothy Good consacre une partie importante de son analyse à la question du doctorat revendiqué par Daniel Fry notamment sur le titre de son livre "Atoms, Galaxies and Understanding". Good établit que le « Ph.D. » mentionné par Fry ne correspond pas à un diplôme universitaire classique reconnu. L’institution citée, « St Andrews College of London », n’était pas une université académique, mais un organisme délivrant des titres sans reconnaissance officielle, par correspondance. Fry a envoyé une sorte de thèse sur sa compréhension du cosmos, et l'institut lui a délivré en retour un doctorat en "Cosmisme", discipline inexistante. C'est donc sans valeur reconnue quelconque. Good ne présente pas cet élément comme une preuve de fraude intentionnelle, mais comme un facteur ayant contribué à discréditer Fry auprès des scientifiques et du public. Cette précision biographique est absente des ouvrages de Fry et permet de comprendre pourquoi son discours scientifique n’a jamais été pris au sérieux par les milieux académiques.

Good enrichit le dossier Fry en introduisant des témoignages provenant de militaires et de scientifiques contemporains des faits. Il mentionne notamment des observations d’objets non identifiés à White Sands et dans des zones militaires sensibles à la fin des années 1940. Ces témoignages ne confirment pas directement le contact de Fry, mais établissent que le site était effectivement le théâtre d’activités aériennes non conventionnelles à cette période. Cet apport est nouveau car Fry, dans ses livres, se concentre sur son expérience personnelle sans l’inscrire dans un contexte plus large d’observations concordantes.

Timothy Good cite nommément le Commander Robert B. McLaughlin, officier de la marine américaine et scientifique affecté à White Sands Proving Grounds. Il rapporte qu’en avril 1949, McLaughlin et son équipe de scientifiques de la Navy suivaient un ballon Skyhook lorsqu’ils ont observé un objet argenté inhabituel. À l’aide d’un théodolite et d’un chronomètre, ils ont mesuré : une altitude d’environ 56 miles, des dimensions estimées à 40 pieds de long et 100 pieds de large, une vitesse initiale d’environ 7 miles par seconde.

McLaughlin est cité disant explicitement être convaincu qu’il s’agissait d’une soucoupe volante et que ces engins sont des vaisseaux spatiaux provenant d’une autre planète, opérés par des êtres intelligents. Il ajoute avoir observé à plusieurs reprises des disques volant en formation avec des missiles expérimentaux, les dépassant aisément en vitesse, et en avoir vu suivre des tirs de roquettes à White Sands, site d’essais nucléaires et balistiques.

Good souligne que les descriptions technologiques données par Fry concernant l’énergie et la propulsion des soucoupes étaient très en avance sur la physique connue de 1949–1950. Il précise que ces concepts ne commencèrent à être examinés sérieusement par la recherche académique qu’à partir de la fin des années 1980, notamment par des chercheurs tels que Hal Puthoff, dans des revues scientifiques à comité de lecture.

Good mentionne une lettre du professeur Parry Moon, professeur de génie électrique au MIT, adressée à Daniel Fry en 1958. Moon y exprime son avis que Steps to the Stars constitue une présentation remarquable pour le grand public, tout en reconnaissant que certains concepts gagneraient à être développés de façon plus rigoureuse pour un public scientifique.

Ce point est utilisé par Good pour montrer que Fry n’était pas ignoré ou rejeté en bloc par tous les scientifiques.

Un des apports les plus importants du document de Timothy Good est l’évaluation, avec recul historique, des enseignements scientifiques attribués à Alan. Good souligne que plusieurs concepts décrits par Fry, tels que la manipulation de l’inertie, les champs gravitationnels artificiels ou certaines idées cosmologiques, n’étaient pas présents dans la littérature scientifique publique à la fin des années 1940. Il ne conclut pas pour autant à une origine extraterrestre certaine, mais met en évidence le caractère étonnamment précurseur de certains passages, ce qui renforce l’intérêt du cas sans en faire une preuve définitive.

Le premier livre de Daniel Fry concernant le contact initial dit qu'Alan a parlé d'un autre contact qui surviendrait 4 ans plus tard. Et le livre termine par un ensemble de propos provenant d'Alan, qui ne faisaient pas partie du contact de 1949, donc manifestement situé après. Il semblerait que ça soit le contact de 1954 qui eut lieu en fait 5 ans après. Mais Daniel Fry ne dit rien explicitement à ce sujet, il présente seulement un ensemble d'éléments provenant de Alan, sans dire ni ou ni quand ni comment il les a recueillis, et date sa diffusion de mai 1954. A la fin du premier livre de Fry "The White sands incident" on trouve en préambule des données provenant de Alan ceci :

Mon contact avec le groupe extraterrestre ne s’est pas terminé avec les événements décrits dans le texte précédent, mais est devenu une relation continue. Relater tout ce qui s’est échangé entre nous nécessiterait de nombreuses heures de discussion ou, mis par écrit, remplirait plusieurs volumes. Si l’accueil réservé à ce texte montre qu’il existe un nombre significatif de personnes réellement intéressées, je ferai de mon mieux pour présenter au public l’ensemble des informations que j’ai reçues.

Le chapitre de Good révèle que Fry aurait confié à Timothy Good avoir eu des rencontres physiques ultérieures avec Alan, espacées d’environ cinq ans. Cette information est nouvelle, car les ouvrages de Fry évoquent peu ou pas ces rencontres répétées. Good précise que Fry reste volontairement discret sur ces épisodes et ne fournit que peu de détails, ce qui alimente à la fois l’impression de prudence et le soupçon d’un manque de transparence.

Voir photos sur Academia the year 1954

Voici ce que nous dit Timothy Good de cette photo : « Cela mis à part, il me semble que Fry a pris au moins une photographie authentique d’un OVNI (voir la section des planches).

L’incident s’est produit dans l’après-midi du 18 septembre 1954, alors qu’il rentrait chez lui après le travail sur Garvey Boulevard, près de Baldwin Park, en Californie. Il n’avait pas d’appareil photo sur lui ; venant de dépasser un magasin de droguerie, il fit demi-tour et acheta à la hâte un appareil Brownie de type box ainsi qu’une pellicule.

L’OVNI fut photographié et, quelques minutes plus tard, la pellicule fut confiée au même magasin pour développement. »

Photo du 18 septembre 1954 par Daniel Fry, près de Baldwin Park, Californie.
Photo du 18 septembre 1954 par Daniel Fry, près de Baldwin Park, Californie.
Ceci est semble-t-il un agrandi (découpé en deux morceaux rassemblés) de la photo du 18 septembre 1954 par Daniel Fry, près de Baldwin Park, Californie.
Ceci est semble-t-il un agrandi (découpé en deux morceaux rassemblés) de la photo du 18 septembre 1954 par Daniel Fry, près de Baldwin Park, Californie.

Voir les photos et vidéos sur Danielfry.com

Ces vidéos sont considérées comme des faux réalisés par Daniel Fry, mais cet aspect n'est pas démontré, c'est leur comportement pendulaire paraissant comme suspendu à un fil parfois qui a amené cette conclusion de beaucoup. Toutefois on a déjà constaté ce genre de phénomènes dans d'autres cas d'observation d'Ovni non avérées truquées, une forme d'oscillation sur une vague d'antigraviité, donc cela n'est en rien un élément suffisant pour conclure. Pour avoir un faux il faudrait détecter la "ficelle" et/ou montrer que les objets sont proches et petits donc et non loin et grands, et c'est ce genre d'analyse que le site danielfry.com dit avoir fait sur certaines vidéos, voir ci-dessous.

Ce sont des vidéos en 16mm censées avoir été tournées en Californie en 1963 ou Oregon en mai 1964.

Voici des photos extraites du film :

Le film :

Compilation des films divers de 1963 et 1964 :

Voici des photos extraites du film :

Le site Danielfry.com analyse que ce film est une projection d'un film pris du genre de celui indiqué précédemment, qui a été filmée par une caméra projetant le film, mais avec du ralenti. Il démontre cela avec les coins courbés dans visibles dans les captures écrans précédentes, une fois on voit le coin courbé en haut à droite, une autre fois en bas à droite, qui montre que c'est un film projeté (la projection donne des coins courbes) qui est refilmé. Et cela au ralenti, en assombrissant l'image. Le but serait de faire passer ceci pour un deuxième objet lumineux qui bouge doucement alors que ça serait le même objet que dans le film n°1. De plus avec l'image suivante, le site analyse que le trait blanc dans le coin à droite n'est pas juste un artefact mais une prise montrant une barre transverse de la potence qui soutient le faux appareil volant par un fil :

Le film :

Le film dont il est question ici est censé avoir été tournée par Daniel Fry (date non connue de moi). Je n'ai pas eu accès à ce film, seulement à des captures d'images extraites avec leur analyse, que je remets ici.

Site Danielfry.com : « Ce film provient tourné par Fry, récupéré depuis des bandes magnétiques à bobines provenant de Timothy Good, permet clairement voir qu’il s’agit dessous l'engin volant d’une autoroute très fréquentée, comme on peut s’y attendre pour l’Interstate Highway 5, en particulier lorsque l’on voit un grand semi-remorque roulant à vive allure traverser le champ à 44 secondes. Voici des captures images.

Ce semi-remorque, ou camion dix-huit roues, visible à 44 secondes, est important car Tahalita y fait référence dans son récit d’origine concernant les photos prises par elle en 1968 et étudiées plus loin, qui sont en fait du même objet qu'ici :

"un camion est passé sur notre autoroute — ou l’Interstate 5. J’ai pris le camion…"

(Par « pris », je suppose qu’elle entend « pris en photo », et par « camion », un semi-remorque ou camion dix-huit roues.) »

Voici d'autres captures images provenant du même film depuis le site danielfry.com :

Sur la photo suivante, extraite du même film toujours, le site Danielfry.com pointe qu'un fil d'attache de suspension du disque semble clairement visible sur l'image, ce qui paraît en effet plutôt clair.

Ces éléments (attache du petit disque par un film qui semble visible) vont dans le sens d'un faux. Et comme ces photos sont en fait semble-t-il de la même série que celles qu'on va donner à la suite de Tahahalita, les autres sont alors fausses aussi dans ce cas.

Le film :

Je ne dispose pas du film dont les photos ont été extraites.

En l’absence de chaîne de possession clairement établie et face à la multiplicité de versions contradictoires, les photographies qui suivent ne peuvent être considérées comme des éléments probants du dossier Fry.

Voir les photos et vidéos sur Danielfry.com

Tahahlita (de son vrai prénom Bertha) a été la compagne de Daniel Fry de 1960 à 1970 (mais non mariée à lui, donc ne portant pas le nom officiel de "Fry", bien qu'elle soit souvent appelée Tahahlita Fry, pour savoir de qui on parle).

Bertha, surnommée Tahahlita, compagne de Fry (mais non mariée avec lui) de 1960 à 1970.
Bertha, surnommée Tahahlita, compagne de Fry (mais non mariée avec lui) de 1960 à 1970.

Les photos prises par Tahahlita sont considérées comme étant des faux elles aussi, avec la complicité de sa témoin. Mais qu'est-ce qui l'atteste ? C'est surtout le fait qu'une vidéo a été tournée par Daniel Fry censée être à un autre moment et qui montre le même objet en suspension avec une autoroute plus au loin, et qu'on distingue sur un des objets ce qui est un fil d'attache pour le suspendre. Donc si la vidéo est falsifiée, les photos prises exactement du même objet sont aussi forcément une falsification. Voilà les dites photos.

Daniel Fry et Bertha (Tahahlita), dans l'Oregon.
Daniel Fry et Bertha (Tahahlita), dans l'Oregon.

Voici deux photos que Tahahlita dit avoir prises au-dessus du centre de "Understanding international" du petit village isolé de Merlin, dans l'Oregon en novembre 1968, et qu'elle a envoyées dans un courrier du 2 juin 1969 à son amie Edith Nicolaisen, vivant en Suède. Son amie Mme Wilma « Billie » Thompson était également présente à cette occasion, mais aucune d’entre elles n’a observé l’engin sur le moment des photos. Rien n'était visible, l'engin n'a été visible que sur les photos (il devait donc émettre de la lumière dans une gamme de fréquence non perceptible par l'oeil mais perceptible par la pellicule) et les l'appareil photo s'est enrayé pour prendre les photos seul pendant qu'elle le tenait pour aller viser autre chose, il a été manifestement déclenché à distance indépendamment de sa volonté. Elles furent surprises de découvrir un engin en forme de cloche sur les photographies lorsque le magasin eut développé la pellicule. Voici le courrier d'accompagnement :

"Vous trouverez ci-joint deux photographies d’OVNI prises au-dessus de Merlin, dans l’Oregon, en novembre 1968. Le ciel était parfaitement bleu. Je prenais des photos depuis le salon pour les envoyer à des amis en Floride qui souhaitaient venir vivre ici, quand un camion est passé sur notre autoroute, l’Interstate 5. J’ai photographié le camion, puis mon appareil a semblé déclencher tout seul, sans que je fasse quoi que ce soit. Ma chère amie Mme Billie Thompson était avec moi ; nous avons donc utilisé toute la pellicule, puis j’ai recommencé depuis le début pour être certaine d’obtenir de bonnes photos à envoyer. J’en ai effectivement obtenu de bonnes. Je vous en envoie deux. Je n’en ai jamais vu un s’ouvrir auparavant."

(la dernière phrase n'a pas été comprise clairement, mais pour moi elle signifie que jusque-là Tahahlita n'avait jamais vu d'Ovni s'ouvrir pour détacher une partie de lui-même, comme on le voit sur les photos, la partie basse avec les sphères semble se détacher de l'engin volant comme on détache un opercule d'une boite de conserve, tout en restant comme reliée par une partie à l'appareil.)

Photo d'engin volant extraterrestre prise par Tahahlita dans l'Oregon en Novembre 1968 au-dessus de Merlin - photo n°1
Photo d'engin volant extraterrestre prise par Tahahlita dans l'Oregon en Novembre 1968 au-dessus de Merlin - photo n°1
Photo d'engin volant extraterrestre prise par Tahahlita dans l'Oregon en Novembre 1968 au-dessus de Merlin - photo n°2 - On voit l'engin s'ouvrir par le bas, comme un couvercle soulevé.
Photo d'engin volant extraterrestre prise par Tahahlita dans l'Oregon en Novembre 1968 au-dessus de Merlin - photo n°2 - On voit l'engin s'ouvrir par le bas, comme un couvercle soulevé.

D'ailleurs, un magazine appelé le "Lotus leaves" a publié ces deux photos en version noir et blanc dans son n° de février-mars 1974, en indiquant comme légende pour la deuxième qu'on voit le vaisseau s'ouvrir pour capter de l'atmosphère terrestre et des insectes, etc à l'intérieur.

Dans un échange de courrier, Tahahlita dira à Edith Nicolaisen qu'elle avait au moins une troisième photo. Mais on ne sait pas si Mme Nicolaisen a pu la voir ou pas.

Lorsque Timothy Good rendit visite à Daniel Fry et à sa troisième épouse Florence en 1976, Dan lui déclara que Tahahlita n’avait pas vu l’engin au moment où elle prit les photographies. L’appareil photo aurait déclenché tout seul à six reprises.

Håkan Blomqvist qui avait mené une petite enquête au sujet de Daniel Fry par échange avec Timothy Good, indique que dans un courriel qu’il lui a adressé le 6 février 2012, Timothy Good mentionnait cette interview en ces termes : « Comme vous le savez, j’ai passé beaucoup de temps avec Dan et sa seconde épouse Florence lorsque j’ai séjourné chez lui en Arizona avec Lou Zinstag en 1976, et il m’a donné deux grands tirages couleur de cet engin. Je viens de relire notre correspondance, et voici ce que Florence m’écrivait le 29 août 1977 : “À propos des photos de Tahahlita [sic], Dan affirme que Tah n’a pas vu le vaisseau et qu’elle a rejeté les photos lorsqu’on les lui a présentées, parce qu’elle ne les reconnaissait pas. Finalement, l’une des photos représentait une amie commune et elle a accepté la pellicule [ou la série ?] de photos. L’appareil a simplement déclenché tout seul six fois de suite et, lorsque la pellicule a été développée, il y avait les images du vaisseau spatial…” »

Timothy Good a envoyé des copies des tirages couleur qu’il avait reçus de Daniel Fry à Håkan Blomqvist. Voici donc deux des photos de la série des 6 photos prises par Tahahlita, fournies par Daniel Fry à Timothy Good :

Photo d'engin volant extraterrestre prise par Tahahlita dans l'Oregon en Novembre 1968 au-dessus de Merlin - photo n°3
Photo d'engin volant extraterrestre prise par Tahahlita dans l'Oregon en Novembre 1968 au-dessus de Merlin - photo n°3
Photo d'engin volant extraterrestre prise par Tahahlita dans l'Oregon en Novembre 1968 au-dessus de Merlin - photo n°4
Photo d'engin volant extraterrestre prise par Tahahlita dans l'Oregon en Novembre 1968 au-dessus de Merlin - photo n°4

Ces photos sont cohérentes avec les photos que Tahahlita a envoyées en 1969 à Mme Nicolaisen. Toutefois ces deux dernières photos ont été attribuées à d'autres personnes que Tahahalita. Des personnes variées ont cherché à s'attribuer le mérite de la prise de ces dernières photos.

Håkan Blomqvist écrit : « Toute personne effectuant des recherches sur Internet au sujet des photos de Tahalita découvrira rapidement l’affirmation selon laquelle elles auraient en réalité été prises par un ingénieur nommé Fritz Van Nest le 21 mars 1968. Le lieu est indiqué comme se situant à huit miles au sud de Kanab, dans l’Utah.

Le premier ufologue à avoir avancé cette affirmation, d’après mes recherches, est Wendelle Stevens, dans l’article Bell-Shaped UFOs, publié dans Official UFO, volume 1, numéro 4, en novembre 1975. Stevens y livre un compte rendu très détaillé de l’incident, apparemment fondé sur une source de première main. Plus sensationnelle encore est l’affirmation selon laquelle Fritz Van Nest aurait été un collègue de travail du célèbre sceptique des ovnis, le Dr Donald Menzel.

Le 30 juillet 2008, un homme se présentant sous le pseudonyme de TruthSeeker a publié une courte note sur le site Internet consacré à Daniel Fry. Selon TruthSeeker, Tahalita Fry aurait pris les photographies, mais celles-ci auraient été « volées par son agent immobilier, Fritz Van Nest, qui aurait ensuite tenté à plusieurs reprises d’en tirer profit ».

J’ai été surpris de constater que, sur ce même site, la fille de Fritz Van Nest (Alix Van Nest) contestait cette affirmation : « Mon père est Fritz Van Nest. Il est ridicule d’affirmer qu’il aurait volé une quelconque photographie à qui que ce soit. Je possède personnellement l’original de la photo. Je l’ai depuis que je suis toute petite. Il m’a toujours dit qu’elle était réelle, et après être rentré chez lui après avoir vu cette chose, il y avait toujours un télescope installé, pointé vers le ciel. Dire qu’il aurait essayé de tirer profit de la photo est offensant ; c’était un scientifique, jamais un agent immobilier. Je n’ai jamais entendu parler de la personne à qui vous attribuez le vol de la photo. Et puisque je possède l’original, je pense que vous feriez mieux de vérifier vos sources avant de diffamer le nom de mon père. »

Dans le but de tenter de résoudre cette énigme d’affirmations contradictoires, j’ai envoyé un courriel à Alix Van Nest le 12 janvier de cette année, mais je n’ai reçu aucune réponse à ce jour. Je n’ai pas non plus réussi à trouver des données précises concernant Fritz Van Nest. S’il était, comme l’affirme Wendelle Stevens, un « ingénieur géophysicien bien connu et hautement respecté », il devrait exister des informations sur sa vie et sa carrière accessibles sur Internet.

Ajoutant encore à la confusion sur ce sujet, le site Internet de Neil Slade affirme que son ami Henry Rowland, de Denver, aurait reçu la photographie dans les années 1970 de la part d’un client pour lequel il effectuait des travaux de paysagisme en Californie. La photo aurait été prise par le frère de ce client. Et la liste des personnes présentées comme étant le photographe présumé ne cesse de s’allonger. À ce jour, les données les plus anciennes concernant ces photographies proviennent de la lettre personnelle de Tahalita Fry. »

Le site Danielfry.com nous indique un élément de réflexion sur un motif éventuel de réalisation de faux films d'Ovni pour diffusion, afin de gagner de l'argent pour achever le fonctionnement de la station de diffusion radio que Daniel Fry voulait monter, dans laquelle il avait mis tout son argent mais cela n'avait pas suffi.

Danielfry.com : « Bien que la vie de Daniel fût alors en pleine mutation rapide (ayant pris sa retraite, déménagé à Merlin et divorcé de son épouse de longue date) l’organisation Understanding avait encore plus de vingt années d’existence devant elle.

L’une des initiatives suivantes de Daniel fut de tenter de créer une station de radio. Le bâtiment destiné à la « Voice of Understanding » fut achevé en septembre 1964, mais la station ne diffusa jamais, faute de financement. À lui seul, l’émetteur de 20 000 watts coûtait 15 000 dollars. Bien que Daniel, par l’intermédiaire de la Merlin Development Company, ait prévu de fournir la moitié des fonds, il restait à réunir les sommes nécessaires pour couvrir les coûts annuels considérables d’exploitation et de maintenance.

Afin de satisfaire aux exigences de la FCC, Daniel créa une organisation appelée « News, Information, Communications and Entertainment », ou N.I.C.E. Inc., chargée de gérer la station. Chaque donateur recevait des parts de N.I.C.E. proportionnelles à sa contribution ; par exemple, certaines donations, comme celles de Coleman et Kertu Campbell, s’élevaient à 1 250 dollars.

Après l’échec du projet de station de radio à réunir des fonds suffisants, N.I.C.E. évolua en une organisation éducative que Daniel utilisa pour produire des films tels que « Saucers Unlimited » et « The Romance of Space ». Ces films furent projetés lors des conférences de Daniel et présentés sur un stand Understanding à la Foire de l’État de Californie en décembre 1964, qui attira entre six et sept mille visiteurs. N.I.C.E. publia également un petit cours d’étude scientifique centré sur la physique présentée dans les livres de Daniel. »

Il faut rappeler que le contact de Daniel Fry avait eu lieu en 1949 et ce contact ainsi que les informations données par Alan en termes scientifiques ont tous été diffusés dans les années 1950, sans avoir eu besoin de support de films pour en accréditer le contenu. Il est dommage que ces faux probables abîment la crédibilité d'un contenu qui a pourtant un intérêt avéré et possiblement bien extraterrestre. Il faut faire la part des choses dans cette recherche de vérité.

Liens vers des documents plus complets sur ce contact :

• Livre complet "The White Sands Incident" (1954), de Daniel Fry, en anglais - format PDF : Cliquer ici ou autre version Cliquer ici ou en ligne

• Livre complet "Steps to the stars" (1956), de Daniel Fry, en anglais - format PDF : Cliquer ici ou Cliquer ici ou en ligne

• Livre complet "Atoms, galaxy and Understanding" (1960), de Daniel Fry, en anglais - format PDF : Cliquer ici ou en ligne

• Livre complet "The curve of development" (1965), de Daniel Fry, en anglais - format PDF : en ligne

• Livre complet "They rode in Space Ships" (1957), de Gavin Gibbons, en anglais - format PDF : Cliquer ici ou en ligne
➳ 1ère moitié du livre consacrée à Daniel Fry

• Livre complet "Alien Base" (1998), de Timothy Good, en anglais - format PDF : Cliquer ici
➳ Chapitre 4 consacré à Daniel Fry, pouvant être téléchargé seul ici.


Site web en français :

Aliensontdejala


Sites web de référence en anglais :

DanielFry.com


Sites web en anglais + traduction automatique FR :

Håkan Blomqvist´s blog
☛ Traduction auto en FR : cliquer ici

Forum - discussion sur Daniel Fry
☛ Traduction auto en FR : cliquer ici