
Publié le 8 avril 2026, mis à jour le 08/04/2026
Encart normalisé de présentation du contact :
Contactés : Leo et Mike Dworshak.
Planète du contact : dans une autre galaxie que la notre, position et nom inconnus, mais faisant partie selon les visiteurs d'un ensemble de 12 galaxies liées entre elles dont la leur et la notre font partie.
Nom du contact principal : aucun nom de contact donné.
Date et lieu du contact : durant l’été 1932 à proximité de la ferme familiale de Leo Dworshak, en zone rurale isolée des collines près de la ville de Killdeer, dans le Dakota du Nord, aux USA.
Présentation complète du contact par vidéo détaillée d'accompagnement :
Vidéos détaillées : Youtube, Odysee
Vidéos abrégées : Youtube, Odysee
Durée de lecture de l'article entier : 1h50
Sommaire cliquable de liens internes :
◻️ Planète d'origine des contacts
◻️ Identité du contacté
◻️ Époque et lieu du contact
◻️ Publication de l'histoire
◻️ Comment a eu lieu le contact
➳ Première observation du vaisseau dans la vallée
➳ Deuxième observation et détail des occupants
➳ Réactions extérieures et premières confirmations
➳ Troisième observation et intentions de contact
➳ Quatrième observation du vaisseau et barrière invisible
➳ Première observation du décollage du vaisseau
➳ Conséquences, tensions avec l’entourage, recherche de soutien
➳ Cinquième observation le 25 août 1932 et champ de force
➳ Immobilisation près du vaisseau et impressions mentales
➳ Sixième observation le 28 août 1932 en soirée et approche des occupants
➳ Septième observation le 29 août 1932 et premier signe gestuel direct
➳ Activités autour du vaisseau et description des occupants
➳ Conclusion provisoire de leur conviction
➳ Les visiteurs et le désir d’entrer dans leur vaisseau
➳ Réaction des parents et soutien nouveau de la mère
➳ Le soutien de M. Brooks et l’attente du moment favorable
➳ Huitième observation et accès aux occupants du vaisseau
➳ Description détaillée des occupants et vue rapprochée du vaisseau
➳ Premier échange verbal avec les visiteurs
➳ Le message adressé aux deux garçons
➳ Après l’échange et ce qu’en retient Leo
➳ Limites de la communication et retour au silence
➳ Entre attente forcée et retour vers la vallée
➳ Neuvième observation le 19 septembre 1932 et accès libre au vaisseau
➳ Description approfondie du vaisseau et premier contact physique
➳ Contact physique avec les occupants et proposition d’entrée
➳ Communication émotionnelle et échange plus développé
➳ Leçons sur la liberté humaine, la société et les crises futures
➳ Entrée dans le vaisseau et procédure de désinfection
➳ Découverte du compartiment principal et de l'intérieur
➳ Le laboratoire et les capacités des visiteurs
➳ Douze sens, représentants sur Terre et responsabilité envers la planète
➳ Impressions mentales et certitude finale de Leo
➳ Fin du premier cycle de contacts en 1932
➳ Août 1936 et 1938 : reprise du contact direct
➳ 15 septembre 1939 et seconde visite intérieure du vaisseau
➳ Isolement, guerre et retour de l’observation à distance
➳ 1962 et 1963 : témoins extérieurs et peur humaine
➳ La dernière rencontre du 21 octobre 1963
➳ Réflexions finales de Leo sur leur nature et leur mission
◻️ Apparence des habitants de la galaxie inconnue
➠ Extrait 1 : vaisseaux spatiaux
➳ Apparence générale, forme et structure externe
➳ Couleur, lumière et éléments en rotation
➳ Fonctionnement observable, contact avec l’environnement
➠ Extrait 2 : le pourquoi du contact avec la Terre
➳ Responsabilité de la Terre et étude du vivant
➳ Non-intervention, aide conditionnelle et relation avec l’humanité
➳ Organisation galactique et mission d’observation élargie
➳ Transmission, avertissements et finalité du contact
🔗 Liens vers des documents plus complets sur ce contact
Contenu complet du contact provenant du livre :
Planète d’origine des contacts :
Ils sont originaires d’une planète située dans une autre galaxie que la Voie Lactée. Le nom de leur galaxie ou sa position ou distance n’ont pas été donnée, seulement l’information qu’ils viennent d’une autre galaxie. Ils indiqueront que leur galaxie et la nôtre font partie d’un réseau de 12 galaxies qui sont liées entre elles (la nature du lien entre ces galaxies n’est pas expliqué).
Ils disent aussi venir sur Terre depuis 5000 ans, et être concernés par l’évolution de la vie sur la planète Terre (mais ils s’intéressent à son écosystème général, l’ensemble de la vie dessus, et pas spécifiquement aux humains sur Terre, qu’ils critiquent pour leurs actions qui abîment la planète). Le voyage est long jusqu’à leur galaxie, ils sont en mission de longue durée semble-t-il, mais des années après ils diront retourner dans leur galaxie et qu’un autre vaisseau arrive prendre leur relais.
Identité du contacté :
Leo Dworshak est né le 16 juillet 1920. A l’été 1932, c’est un garçon de ferme de douze ans vivant dans le Dakota du Nord, près de Killdeer, avec son frère Mike, plus jeune que lui (âgé de 8 ans). Tous deux sont les enfants d’une famille immigrée d’Allemagne aux États-Unis. À la maison, ils parlent allemand en famille, ce qui montre un cadre encore fortement marqué par les origines parentales. Lors de leurs déplacements en ville, leur maîtrise imparfaite de l’anglais les exposait régulièrement aux moqueries et aux mauvais traitements.
À cela s’ajoutait un climat de rejet alimenté par les conséquences des événements tragiques qui avaient marqué l’Europe après la Première Guerre mondiale, ainsi que par la montée en puissance et l’agressivité renouvelée de l’Allemagne militarisée au début des années 1930. Leo se présente comme l’aîné des enfants, ce qui lui donne très tôt une place de responsabilité dans la vie quotidienne du foyer.
Les enfants Dworshak grandissent dans un milieu rural modeste, au sein d’une ferme typique de la région et de l’époque. Leur environnement comprend une grange, plusieurs dépendances, des poulaillers, une glacière, un abri pour le bétail, des enclos et un puits. Leur père est à la fois fermier et entrepreneur agricole itinérant, propriétaire d’une batteuse à vapeur qu’il fait fonctionner dans le Dakota du Nord et jusque dans le Canada. Leo, dès son plus jeune âge, est déjà associé au travail des adultes. Quand l’équipe de battage travaille près de la maison, il accompagne les hommes et participe à sa manière au rythme de la journée, notamment en actionnant le sifflet de la machine pour annoncer les pauses et la fin du travail.
La vie des enfants est rude, très structurée par les corvées et par les nécessités de la ferme. Comme Leo est l’aîné, une grande part des tâches lui revient. Il transporte l’eau, le charbon et le bois, nourrit les poules, les oies, les cochons et les chevaux, et trait la vache chaque jour. La vie des frères Dworshak est donc marquée par le travail précoce, l’endurance et l’habitude de rendre service à la famille. Ce ne sont pas des enfants élevés à l’écart des réalités du monde adulte, mais au contraire de jeunes garçons déjà plongés dans les contraintes matérielles d’une exploitation agricole.
Leur existence se déroule dans le contexte difficile de la Grande Dépression et d’un environnement agricole frappé par la sécheresse et les invasions de sauterelles. Leo montre que ses parents vivent dans l’inquiétude à cause des récoltes, souvent compromises par les insectes et le manque d’eau. Quand les cultures sont mauvaises, le travail du père avec la batteuse diminue, ce qui l’oblige à chercher un revenu complémentaire dans une gravière. Les enfants Dworshak grandissent donc dans un climat de précarité, d’effort constant et de souci économique. Leur cadre de vie est simple, répétitif et dur, dominé par le travail et la lutte pour subsister.
Malgré cela, Leo et Mike disposent d’une certaine liberté dans les moments où les corvées sont terminées. Après le petit déjeuner et les tâches du matin, ils partent souvent explorer les collines et les champs autour de la ferme. Ils chassent, pêchent, fouillent les terriers, cherchent des mouffettes, tentent de surprendre les poules des prairies et parcourent les contreforts des montagnes Killdeer. Leo possède même un fusil de chasse et rapporte parfois du gibier pour les repas familiaux. Leur quotidien n’est donc pas seulement fait de labeur, mais aussi d’exploration, d’errance et de débrouillardise dans un vaste espace naturel qu’ils connaissent intimement.
Les deux frères vivent très proches l’un de l’autre. Leo précise qu’il y avait d’autres enfants dans les environs, mais qu’ils restaient surtout entre eux. Cela fait d’eux un duo très soudé, habitué à partager ses activités, ses découvertes et ses pensées. Mike apparaît déjà comme un compagnon constant de Leo dans les explorations, un frère plus jeune mais toujours présent, vif et observateur. Leur lien semble renforcé à la fois par l’isolement relatif de la ferme et par leur mode de vie, qui les conduit à affronter ensemble la monotonie, les travaux, les jeux et les aventures quotidiennes.
Dans l’ensemble, l’identité des enfants Dworshak est celle de garçons de ferme allemands-américains, élevés dans un monde rural pauvre et exigeant, où l’on travaille beaucoup, où l’on vit près des machines, des animaux et de la terre, mais où subsiste aussi une grande familiarité avec la nature, l’exploration et l’autonomie. Leo se présente comme un enfant sérieux, déjà chargé de responsabilités, tandis que Mike est son plus proche compagnon. Tous deux apparaissent comme des enfants rustiques, courageux, curieux, très liés à leur environnement et déjà habitués à observer le monde avec attention. C’est dans ce cadre précis, fait de labeur, de simplicité, de proximité fraternelle et d’ouverture aux collines sauvages autour de Killdeer, que commence l’expérience extraordinaire qui va bouleverser leur vie durant l’été 1932.
Leo et Mike s’engageront dans l’armée lors de la 2ème guerre mondiale, Leo dans la Navy. Après l’engagement pour la 2ème guerre mondiale, Leo revient à la vie civile et il exercera un métier dans l'industrie de la construction. Mike restera militaire de carrière et décèdera en mission en 1950. C’est ce qui poussera Leo à mettre par écrit son récit car il reste le seul survivant de toute cette histoire, son frère Mike étant décédé.
Leo se mariera et aura quatre enfants, et d'ailleurs en 1962 ses trois filles et lui verront le vaisseau en sustentation de vol de près pendant 30 min, sans contact plus approfondi avec ses filles car elles avaient très peur.
Leo Dworshak publie son récit une fois à la retraite, en 2002 (à l'âge de 82 ans) dans un livre intitulé "UFOs are with us - take my word" (Les ovnis sont parmi nous – croyez-moi sur parole), à partir du récit mis sur papier par lui en 1950, mais non publié alors.

Il décèdera le 28 avril 2007, à l’âge de 87 ans.

Époque et lieu du contact :
Le premier contact a lieu durant l’été 1932, dans une vallée rurale isolée des collines de Killdeer, dans le Dakota du Nord, à proximité de la ferme familiale de Leo Dworshak.




Publication de l’histoire :
Leo Dworshak replace les faits dans le contexte de sa jeunesse de garçon de ferme dans le Dakota du Nord, à l’été 1932. Sa famille, d’origine allemande, mène une existence rude, rythmée par les travaux agricoles, les corvées quotidiennes, la pauvreté de la Dépression et les dégâts causés par la sécheresse et les sauterelles. Avec son frère Mike, il passe ses moments libres à explorer les collines autour de la ferme, à chasser, pêcher ou simplement errer dans un environnement qu’il décrit comme monotone, dominé par le travail et les difficultés matérielles. C’est là que lui et son frère observeront à de nombreuses reprises un engin volant se poser et finiront par entrer en contact avec leur équipage.
Il publie le livre racontant leur histoire à lui et son frère décédé aux éditions Dorrance Publishing en 2002 :

ISBN 978-0805958683 (ou ISBN américain 0-8059-5868-1)
Leo Dworshak introduit son récit en précisant qu’il ne s’agit pas d’une œuvre de fiction mais du témoignage sincère d’un homme ordinaire, non comme un écrivain professionnel. Ancien travailleur du bâtiment, il insiste sur son honnêteté et sur le fait qu’il ne possède pas toutes les réponses concernant ce qu’il a vécu. Il a été soucieux de laisser une trace fidèle de ce qu’il a vécu avec son frère Mike dans leur enfance dans les années 1930.
Il précise qu’il a rédigé une première version de ce récit au début des années 1950, après avoir appris la mort de Mike en Corée, car il comprenait alors qu’il restait seul dépositaire de ces événements. Il insiste sur le fait qu’il ne prétend pas posséder toutes les réponses, mais qu’il veut transmettre ce qu’il a vu, entendu et ressenti, ainsi que l’importance qu’il a progressivement donnée à ces expériences avec le recul des années et à la lumière des progrès scientifiques ultérieurs.
Richard O’Connor, médecin et directeur du Crop Circle Research Foundation rédige ceci : « En octobre 2005, j'ai eu la chance de m'entretenir longuement avec Leo Dworshak au sujet de ces événements, chez lui à Helena, dans le Montana. J'ai simplement trouvé son numéro de téléphone dans l'annuaire, je l'ai appelé et je lui ai dit que j'étais médecin à Helena, que son histoire m'intéressait et que je souhaitais vivement le rencontrer pour en discuter. J'ai trouvé Leo très chaleureux et il a immédiatement accepté de me recevoir. Je me suis rendu à sa caravane, impeccablement entretenue, située rue Villard à Helena, un mardi vers 9 heures du matin, et nous avons parlé pendant environ quatre heures. Je me souviens avoir été surpris d'apprendre que Timothy Goode, le chercheur britannique spécialiste des OVNI, était également venu chez lui récemment et s'était assis à la même table que nous ! Au cours de cette longue conversation, j'ai eu amplement l'occasion de me faire une idée de l'état d'esprit de Leo. Mon impression : Leo n'était ni sénile ni déconnecté de la réalité. Léo avait un esprit très vif et était parfaitement au courant de l'actualité. Je n'ai jamais eu l'impression qu'il était psychotique, délirant ou qu'il me mentait dans ses propos. Léo était une personne intègre, dotée d'une expérience de vie incroyable. Le livre de Leo, « Les OVNI sont parmi nous – Croyez-moi », est toujours disponible sur Amazon.com. Je recommande vivement sa lecture. C'est un ouvrage court, qui se lit en une soirée, présenté de manière simple et directe, et qui contient un message extrêmement important pour l'humanité. Il est essentiel de lire ce livre pour pouvoir recevoir le message de Leo tel qu'il relate ces événements. Toute tentative de résumé de ma part serait vaine. Il faut l'entendre de la bouche de Leo. Merci pour le temps que vous m'avez consacré, Leo, et merci pour tout ce que vous avez fait pour nous ouvrir les yeux sur une nouvelle réalité. »
Comment a eu lieu le contact :
Première observation du vaisseau dans la vallée

À l’été 1932, Leo et son frère Mike aperçoivent depuis une colline un engin posé dans une vallée proche. Leo décrit un appareil circulaire aplati, de dimension comparable à une grange, à la surface argentée et parfaitement lisse. Une bande circulaire située sur sa partie la plus large émet des lumières colorées clignotantes tout en tournant selon un mouvement complexe, tandis qu’une autre partie semble immobile ou animée d’un mouvement différent. L’ensemble est totalement silencieux, sans aucun bruit de moteur ni émission, ce qui tranche radicalement avec les machines connues des enfants.
En s’approchant, ils découvrent l’existence d’une barrière invisible qui les empêche d’avancer. Cette barrière, totalement transparente mais solide, agit comme un mur infranchissable malgré plusieurs tentatives depuis différents angles. Ils peuvent voir parfaitement le vaisseau mais ne peuvent en aucun cas s’en rapprocher davantage, ils sont sur le haut d’une colline et le vaisseau en bas et ne peuvent s’en approcher. Ils restent alors à observer longuement le phénomène.

Le fonctionnement du vaisseau se manifeste ensuite de manière précise. La bande lumineuse ralentit progressivement, puis s’arrête, les lumières s’éteignent, et une ouverture apparaît directement dans la coque sans mécanisme visible. Une rampe sort silencieusement. Trois hommes en descendent. Ils portent des vêtements identiques, ressemblant à des uniformes, et se déplacent autour de l’appareil en observant le ciel comme s’ils effectuaient des relevés. Leur apparence est humaine, sans caractéristique inhabituelle. Après un certain temps, ils remontent à bord, la rampe se rétracte et l’ouverture disparaît sans trace.
Le lendemain, les garçons reviennent sur place. Le vaisseau a disparu totalement, sans laisser la moindre trace au sol. Cette absence d’indices les trouble profondément. Ils vérifient qu’ils sont au bon endroit et commencent à douter, tout en conservant la certitude d’avoir réellement vécu l’événement.
Deuxième observation et détail des occupants
Environ deux semaines plus tard, alors qu’ils surveillent régulièrement la zone, ils aperçoivent le vaisseau en altitude. Ils le voient descendre lentement et se poser exactement au même endroit. Leo observe une nouvelle fois l’absence totale de bruit et remarque un phénomène particulier : l’environnement semble se figer au moment de l’atterrissage, comme si l’air et la végétation perdaient toute agitation. Il en déduit que les occupants pourraient exercer une influence sur leur environnement.

L’appareil présente les mêmes caractéristiques que lors de la première observation : surface argentée, bande lumineuse rotative, ralentissement puis extinction. En s’approchant, les garçons rencontrent à nouveau la barrière invisible, toujours parfaitement transparente mais infranchissable.
Une ouverture apparaît alors et six hommes sortent du vaisseau. Leur tenue diffère de la première fois : ils portent des vêtements propres et ajustés, de type chemise et pantalon. Leo pense cependant qu’il s’agit des mêmes individus. Leur comportement est particulièrement structuré. Ils se déplacent autour du site et se penchent régulièrement vers le sol, comme s’ils examinaient ou prélevaient quelque chose dans la terre. Leurs gestes sont méthodiques et répétés, en lien direct avec l’environnement immédiat.

Leo ressent fortement que ces hommes sont conscients de leur présence derrière la barrière, bien qu’ils ne manifestent aucune réaction. Ils ne montrent ni hostilité ni curiosité apparente et poursuivent leurs activités sans interaction. Les deux garçons les observent pendant plus d’une heure sans parvenir à attirer leur attention.
Réactions extérieures et premières confirmations
De retour chez eux, les garçons racontent ce qu’ils ont vu. Leur père rejette immédiatement leur récit, considérant qu’ils inventent par manque de travail, et les sanctionne en leur assignant des corvées. Leur mère ne les croit pas non plus, mais sans les punir. Cette réaction les conduit à ne plus évoquer le sujet devant leur père.

Ils cherchent alors une confirmation auprès de M. Brooks, un habitant qu’ils jugent plus ouvert. Celui-ci leur affirme avoir observé le même objet volant silencieusement dans la région. Il souligne que les appareils connus, comme les avions ou les zeppelins, produisent toujours du bruit, contrairement à celui-ci. Cette confirmation renforce fortement la conviction des deux frères que l’engin n’est pas d’origine ordinaire.
Troisième observation et intentions de contact
À partir de ce moment, Leo et Mike retournent régulièrement dans la vallée pour tenter d’observer à nouveau le phénomène et de comprendre pourquoi cet endroit précis est utilisé.
Extrait : « Nous étions incapables d’oublier que cette machine fantastique existait réellement, et nous étions déterminés à l’étudier davantage. Nous avons saisi toutes les occasions de retourner à pied dans la vallée pour voir si le vaisseau était revenu. Chaque fois que nous revenions à l’endroit où le vaisseau spatial avait atterri, nous regardions autour de nous et essayions de comprendre pourquoi il se poserait dans cette ouverture, qui se trouvait dans une petite vallée très ordinaire entourée de collines. Pourquoi cet endroit les intéressait-il tellement qu’ils y revenaient encore et encore ? La zone faisait environ un mile de large (1,5 km) et peut-être un demi-mile (800 mètres) de profondeur. »

Lors d’une nouvelle observation en début d’après-midi, ils voient le vaisseau se poser à nouveau. Cette fois, ils parviennent à s’approcher jusqu’à environ 250 mètres avant d’être arrêtés par la barrière, soit plus près que lors des précédentes tentatives. Ils tentent de communiquer en criant et en faisant des signes, mais n’obtiennent aucune réponse.

Leo développe alors une conviction persistante : les occupants les voient parfaitement mais choisissent délibérément de ne pas interagir, probablement pour ne pas les effrayer. Cette idée s’impose à lui sans qu’il puisse en expliquer l’origine.
Leur attitude évolue progressivement. Ils ne ressentent pas de peur mais une forme de confiance instinctive. Leo en vient même à penser que ces êtres pourraient leur offrir quelque chose de meilleur que leur vie difficile. Leur curiosité se transforme en volonté claire d’établir un contact direct.
Ils continuent à revenir sur les lieux malgré l’incrédulité générale. Chaque tentative sans résultat ravive leurs doutes, mais chaque nouvelle observation renforce leur certitude. Ils cherchent systématiquement des traces matérielles après les départs du vaisseau, mais n’en trouvent jamais aucune. Le sol reste intact, sans empreinte ni altération. Cette absence totale d’indices devient elle-même un élément central et déroutant du phénomène.
Quatrième observation du vaisseau et barrière invisible
Lors d’une nouvelle visite, Leo et Mike retrouvent le vaisseau posé au même endroit et reprennent leur position d’observation sur le versant. Comme précédemment, toute tentative d’approche est stoppée par la barrière invisible. Un événement vient cette fois confirmer de manière concrète son existence : un lièvre lancé dans leur direction percute cette surface invisible, rebondit, la teste brièvement puis s’éloigne sans blessure.

Pour Leo, cette scène prouve que la barrière est réelle et non une illusion. Le fait qu’elle n’ait pas blessé l’animal lui suggère qu’elle n’est pas dangereuse, ce qui renforce l’idée que les occupants du vaisseau ne sont pas hostiles. Leur comportement reste d’ailleurs constant : calme, précis, sans agressivité, comme s’ils menaient une étude méthodique de l’environnement.
Pendant ces longues observations, les deux garçons réfléchissent de plus en plus à la nature de ces hommes. Ils continuent à les percevoir comme humains, mais l’hypothèse qu’ils puissent venir d’un autre monde s’impose progressivement. Cette idée reste difficile à accepter pour eux, compte tenu de leur jeune âge et de leur absence de connaissances scientifiques, mais elle s’installe néanmoins comme la seule explication possible face à ce qu’ils observent.
Première observation du décollage du vaisseau
Un moment décisif survient lorsqu’ils assistent pour la première fois au départ du vaisseau. Sans avertissement, ils ressentent une vibration nette du sol, sans bruit initial. Puis apparaît un léger bourdonnement, première manifestation sonore clairement associée à l’appareil. L’enveloppe du vaisseau commence à tourner avec une régularité parfaite et une vitesse croissante. Leo observe que quatre grands supports situés sous l’appareil se rétractent dans la structure. La vibration du sol reprend simultanément au bourdonnement.
Le vaisseau s’élève alors verticalement. Une intense lumière colorée jaillit au moment du départ. L’ascension est extrêmement rapide. Leo insiste sur le fait que l’objet disparaît presque immédiatement après avoir quitté le sol, donnant l’impression que tout le décollage ne dure que quelques secondes. Malgré la puissance du phénomène, le niveau sonore reste très faible, ce qui les frappe autant que la vitesse elle-même.

Extrait : « Puis le vaisseau commença à monter plus haut, en s’élevant tout droit. Une énorme quantité de lumière colorée jaillit du vaisseau. Il continua à monter tout droit. La vitesse était si grande que lorsqu’il fut à environ dix ou quinze pieds du sol, il disparut complètement. Pour nous, il sembla que le décollage s’était produit en très peu de secondes. »
Conséquences, tensions avec l’entourage, recherche de soutien
Après cette observation, la manière de penser de Leo commence à évoluer. Le contraste entre la vie quotidienne de la ferme et ce qu’il a vu devient de plus en plus marqué. La nuit, ses pensées se tournent vers l’espace, les planètes et la possibilité d’autres mondes. Il mêle désormais les réalités ordinaires de sa vie à des idées beaucoup plus vastes.
Les tentatives d’observations se poursuivent, sans résultat. Mike se décourage parfois face à ces efforts répétés, tandis que Leo insiste pour continuer. Lors d’une visite infructueuse, Leo ressent brièvement l’impression d’être observé, sans pouvoir en identifier l’origine. À la maison, la situation devient plus difficile. Leur mère se montre de plus en plus sceptique et attribue leurs récits à l’imagination. Leur père rejette fermement le sujet et menace de les surcharger de travail. Cette opposition ne met pas fin à leur quête, mais ajoute une pression psychologique supplémentaire.
Leo et Mike retournent voir M. Brooks, qui confirme à nouveau croire en leur récit. Il leur rappelle qu’il a lui-même observé l’objet en vol et insiste sur leur sincérité. Cette validation joue un rôle essentiel pour leur équilibre, leur offrant un point d’appui face au scepticisme familial.
Cherchant à obtenir d’autres témoins, ils tentent de convaincre des enfants du village de les accompagner. Malgré leurs descriptions détaillées, leurs camarades refusent, jugeant leurs récits peu crédibles, surtout en apprenant qu’ils ont déjà effectué de nombreuses visites sans résultat.
Les deux frères restent donc seuls face au phénomène. Leo évoque également un isolement lié aux préjugés envers leur famille, ce qui renforce encore leur situation d’isolement.
Cinquième observation le 25 août 1932 et champ de force
À la fin du mois d’août, en début de soirée, Leo et Mike retournent dans la vallée et observent à nouveau le vaisseau en train de se poser. Cette fois, leur position sur la colline est différente : ils se trouvent plus bas et se retrouvent directement dans la zone du champ de force au moment de l’atterrissage.
Leo décrit cette expérience comme une immersion progressive dans une substance invisible, comparable à une masse fluide de plus en plus dense qui les enveloppe. Ils deviennent rapidement incapables de bouger. Contrairement aux fois précédentes où la barrière les arrêtait, ils sont ici pris à l’intérieur du champ et totalement immobilisés. Toute tentative de résistance s’avère inutile.

La porte du vaisseau s’ouvre à nouveau. Leo insiste sur son caractère totalement étranger à toute technologie connue, impossible à décrire précisément. Malgré l’immobilisation et la situation potentiellement inquiétante, il ne ressent pas une peur simple, mais un mélange d’excitation, de curiosité et de tension intérieure intense.
Il perçoit également un état similaire chez Mike : un mélange de peur et de confiance. Tous deux sont convaincus que les occupants les voient et les observent. Leo développe l’idée que ces êtres agissent volontairement pour les calmer, afin d’éviter qu’ils ne soient submergés par la peur.
Il utilise deux comparaisons pour décrire cette relation. Il évoque d’abord un vieux mâle antilope qui les observait sans agressivité, illustrant une attitude de vigilance sans hostilité. Il compare ensuite leur état à celui d’un chien blessé soigné malgré sa peur, qui finit par comprendre qu’on cherche à l’aider.
Peu à peu, leur perception évolue vers un sentiment de rapprochement. Ils ont l’impression d’entrer dans une relation plus directe avec les occupants. Leo envisage alors plusieurs hypothèses sur leur origine et leurs intentions, mais retient surtout l’idée qu’un seuil a été franchi.
Jusqu’ici, ils observaient le phénomène à distance. Désormais, ils sont physiquement inclus dans son champ d’action. Ils ne contrôlent rien, ne peuvent ni fuir ni avancer, mais ils ont la certitude intérieure que ce qu’ils vivent est réel. Leo insiste sur cette prise de conscience : ils ne doutent plus. Ils ont le sentiment d’être entrés pleinement dans la réalité du phénomène.
Immobilisation près du vaisseau et impressions mentales
Leo décrit une longue période pendant laquelle lui et Mike restent immobilisés à environ 90 mètres du vaisseau, incapables de bouger mais pleinement conscients de tout ce qui les entoure. Ce moment le marque profondément par l’intensité et la rapidité des sensations qui s’y succèdent : peur, sécurité, doute, curiosité, émerveillement et spéculation. Il est convaincu que les occupants savent parfaitement qu’ils sont là, même s’ils choisissent de ne pas leur accorder d’attention directe. Avec le recul, il estime qu’ils avaient affaire à des êtres d’une intelligence très supérieure à la leur, bien au-delà de ce que deux enfants pouvaient alors comprendre. Il a aussi l’impression que certaines idées leur viennent comme déposées dans leur esprit, notamment l’idée que ces visiteurs s’intéressent à la végétation, aux plantes, aux animaux et plus largement à l’état de la campagne frappée par la sécheresse. Les deux garçons en viennent ainsi à relier la présence répétée de ces hommes à la mauvaise santé des cultures, aux parasites et aux difficultés agricoles de la région.
Leo remarque également un changement profond dans leurs pensées. Mike, jusque-là préoccupé par des choses d’enfants, commence soudain à réfléchir à la planète elle-même et à se demander ce qui lui arrive. Leo insiste sur le caractère extraordinaire de cette évolution, car ni lui ni son frère ne savaient réellement ce qu’était une planète peu auparavant. Malgré leur incompréhension, ils restent persuadés que ces êtres ne leur veulent aucun mal, qu’ils perçoivent leur désir d’amitié et qu’ils ne représentent aucune menace. Ils souhaitent de plus en plus entrer dans le vaisseau, entendre la voix de ces hommes et comprendre ce qu’ils disent. Un autre détail les frappe fortement : bien qu’ils soient assis dans l’obscurité sur le flanc de la colline, au point de ne plus distinguer clairement leurs propres mains ni les buissons proches, ils continuent à voir nettement les mouvements des mains des hommes près du vaisseau à plusieurs centaines de pieds de distance. Cette netteté renforce encore leur certitude de ne pas être en train d’imaginer la scène.

Lorsque Leo comprend qu’ils vont rentrer très tard et se faire gronder à la maison, la force qui les immobilisait cesse brusquement. Son pied cède, il roule légèrement de côté, et les deux frères comprennent qu’ils sont de nouveau libres. Ils ne cherchent pas à rester davantage et repartent aussitôt dans l’obscurité presque complète, avec le sentiment nouveau qu’il fallait réellement partir. Une fois rentrés, ils décident de ne rien raconter à leur père, persuadés qu’il rejetterait encore leur récit comme des sottises d’enfants. L’accueil est pourtant cette fois paisible et sans questions, probablement parce que l’ambiance familiale est bonne ce soir-là. Leo considère qu’à partir de ce moment leur attitude change réellement : ils gardent désormais davantage pour eux ce qui concerne le vaisseau, n’en parlant plus qu’entre eux, tandis que les idées nouvelles continuent à mûrir dans leur esprit.
Sixième observation le 28 août 1932 en soirée et approche des occupants
Trois jours plus tard, le 28 août vers huit heures du soir, Leo et Mike retournent dans la vallée et trouvent le vaisseau posé au même endroit. En descendant prudemment le versant broussailleux, ils constatent qu’ils peuvent s’approcher bien davantage qu’auparavant avant d’être bloqués par la force invisible. Ils sont désormais assez près pour mieux distinguer les hommes et leurs déplacements, même si la nuit approche. Leo en conclut que cette barrière agit comme une sorte de force magnétique appliquée non aux métaux, mais aux êtres vivants. L’excitation des deux garçons devient immense, car ils ont le sentiment de vivre leur meilleure occasion jusque-là d’observer les occupants du vaisseau de près.
À cette distance, ils parviennent enfin à discerner plusieurs traits d’ensemble. Les six hommes leur paraissent très semblables les uns aux autres par la taille, la carrure et l’âge apparent. Leo les estime entre cinq et six pieds de haut. Tous portent des vêtements clairs très semblables, sortes de combinaisons ou tenues uniformes. Ils ne ressemblent pas à des femmes, aucun n’a les cheveux longs ni des formes féminines, mais aucun ne paraît non plus particulièrement robuste. Leo les compare spontanément aux hommes de l’équipe de battage de son père et pense qu’ils ne supporteraient pas longtemps un travail aussi rude. Malgré cette apparence relativement ordinaire, ils restent profondément étrangers par leur coordination, leur calme et leur manière d’agir. Les garçons les voient se baisser fréquemment pour toucher le sol ou examiner quelque chose à la surface de la terre, sans réussir à comprendre ce qu’ils prélèvent ou observent.

Mike, de plus en plus excité, se met alors à poser des questions sans arrêt, à faire de grands signes et à appeler les hommes de plus en plus fort. Il leur demande s’ils peuvent les voir, s’ils sont leurs amis, s’ils les laisseront entrer dans le vaisseau. Leo tente de le calmer, mais Mike finit par sauter sur place, crier et secouer les buissons. C’est alors que plusieurs des hommes tournent directement leur regard vers eux. Presque aussitôt, la même vague silencieuse et invisible les enveloppe de nouveau et les immobilise complètement. Leo compare leur situation à celle d’une vache coincée dans un trou de boue. Il reproche à Mike sa conduite, mais celui-ci lui répond avec obstination qu’au moins les hommes savent désormais qu’ils sont là. Leo pense que cette réaction peut venir soit du fait qu’ils veulent éviter que leurs cris attirent l’attention, soit du fait qu’ils ont été agacés par son agitation. Dans tous les cas, ce sont encore les hommes du vaisseau qui décident du moment où ils seront libérés.
Pendant cette nouvelle immobilisation, Leo et Mike continuent à recevoir ce mélange de pensées, d’impressions et de questions intérieures. L’un des points qui les frappe le plus est la très forte ressemblance entre les hommes. Leo insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une simple ressemblance familiale : ils ont à peu près le même âge apparent, le même visage lisse sans barbe ni moustache et la même silhouette générale. Mike continue pourtant à leur faire confiance, répétant qu’ils sont toujours leurs amis et que de vrais amis laisseraient entrer deux garçons comme eux. Il formule alors une idée qui marque Leo : on peut peut-être avoir des amis venus d’une autre galaxie justement parce qu’eux aussi sont, d’une certaine manière, des étrangers. Leo corrige le mot en rappelant qu’eux-mêmes sont Américains malgré les préjugés qu’ils subissent, mais il admet qu’il ne pense pas que ces hommes soient Américains. À ce stade, l’idée qu’ils viennent d’ailleurs s’enracine de plus en plus profondément en eux.
Lorsque le soleil disparaît sous l’horizon, les hommes regagnent finalement le vaisseau. L’appareil repart ensuite comme les fois précédentes, avec la faible vibration bourdonnante déjà connue et la spectaculaire émission de lumières colorées. Les deux garçons ne peuvent quitter la vallée qu’après le départ du vaisseau, car ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils sont libérés du champ d’immobilisation. Sur le chemin du retour, Leo lève les yeux vers le ciel et remarque à l’est un triangle de trois étoiles brillantes. Cette vision nourrit aussitôt son imagination : ces hommes viennent-ils de l’une de ces étoiles ? Une fois rentré, il n’ose rien dire à ses parents. Il garde pour lui toutes les questions qui l’assaillent : pourquoi ces hommes se ressemblent-ils autant, pourquoi ne répondent-ils jamais, pourquoi les ont-ils laissés approcher si près cette fois-ci avant de les arrêter brutalement, comment produisent-ils cette force comparable à un magnétisme appliqué aux êtres vivants, et viennent-ils réellement d’une autre galaxie ou bien sont-ils liés à quelque projet secret du gouvernement ? Allongé dans son lit, Leo continue à ruminer tout cela et réfléchit même à ce qu’est une galaxie, mot nouveau pour lui, qu’il imagine vaguement comme quelque chose de très lointain dans le ciel, peut-être comparable à une immense ville lointaine.
Septième observation le 29 août 1932 et premier signe gestuel direct
Le lendemain matin, le 29 août, Leo et Mike repartent avant le lever du soleil pour vérifier si le vaisseau est encore là. Ils ne trouvent rien. Les étoiles brillantes de la veille ont disparu dans la lumière du matin. Une fois encore, ils fouillent soigneusement la zone d’atterrissage, persuadés qu’une activité aussi importante aurait dû laisser des traces. Pourtant, ils ne découvrent absolument rien, ni herbe couchée, ni pas, ni eau, ni débris d’aucune sorte. Leo compare cette propreté absolue à ce que laisse toujours derrière elle une équipe de battage : fumier, papiers, mégots, vêtements abandonnés, déchets divers et lourdes traces des machines et des chevaux. En comparaison, les visiteurs ne laissent strictement rien. Les deux frères vont même jusqu’à imaginer le type de déchets qu’ils auraient pu produire, mais ne trouvent aucune confirmation de leurs hypothèses. Ils en viennent alors à penser que leur manière de compter le temps est peut-être différente de la leur et décident de revenir plus tard dans la journée.
Au début de l’après-midi, ils reviennent donc dans la vallée sans rien voir d’abord. Leo a néanmoins l’intuition qu’il faut attendre. Après un court moment, le vaisseau approche effectivement. Les garçons pensent alors que l’appareil peut arriver et repartir sans être vu parce qu’il passe presque instantanément d’une vitesse visible à une vitesse telle qu’il devient invisible à leurs yeux. Ils comparent cela à une balle frappée si vite qu’on ne peut plus la suivre du regard. Quand ils tentent, comme d’habitude, de s’approcher, ils sont bloqués très tôt par la force invisible, beaucoup plus haut sur la colline qu’ils ne l’espéraient. Mike s’en inquiète et craint que les hommes aient perdu une partie de leur confiance à cause de son agitation de la veille. Pourtant, ils obtiennent enfin un premier signe direct : les hommes lèvent les mains vers eux avant de reprendre presque entièrement leurs activités. Pour Leo et Mike, ce simple geste a une immense importance. Ils y voient la preuve que leur présence est reconnue et qu’une véritable rencontre devient peut-être possible.
Extrait : « Quoi qu’ils fussent en train de faire, ils y étaient très occupés, allant et venant du vaisseau avec de petits colis et d’étranges appareils que nous ne pouvions pas bien voir. Il pouvait y en avoir des dizaines à l’intérieur, mais nous n’en avons jamais vu plus de six dehors à la fois. Comme auparavant, ils portaient tous des vêtements semblables, les combinaisons que j’admirais. « Ils n’ont pas de boutons, Leo. » Mike avait raison. Il n’y avait pas de boutons visibles, ni même une couture sur le devant qui aurait pu les dissimuler. Je me demandais à moi-même comment ils pouvaient entrer et sortir de tels vêtements lorsque je réalisai que les chaussures n’étaient pas séparées du pantalon. Les vêtements ressemblaient aux pyjamas une pièce que notre petit frère portait au lit. »
Pendant cette observation, les deux frères continuent à discuter de l’origine des visiteurs. Mike en vient même à rêver qu’ils pourraient les emmener avec eux vers un endroit où la vie serait meilleure que dans le Dakota du Nord ravagé par la dépression. Leo, plus réaliste, doute qu’ils veuillent s’encombrer de deux enfants, d’autant plus que Mike est d’ordinaire sujet au mal du pays. Mais, au fond d’eux-mêmes, ils sont désormais presque certains que ces hommes ne viennent pas de la Terre. Sans savoir exactement pourquoi, ils ont écarté cette hypothèse et se sentent convaincus qu’ils viennent d’une autre galaxie, peut-être liée aux étoiles observées le matin ou la veille au soir. Ils sentent aussi de manière assez nette que ces êtres les examinent et les observent avec un intérêt véritable, mais amical.
Activités autour du vaisseau et description des occupants
Pendant qu’ils restent maintenus à distance, Leo et Mike observent plus attentivement les activités des hommes autour du vaisseau. Ceux-ci vont et viennent, transportent de petits colis ou des appareils étranges difficiles à distinguer, inspectent les buissons, touchent le sol et travaillent de manière très coordonnée. Leo remarque qu’ils ne voient jamais plus de six hommes dehors à la fois, bien qu’il soit possible qu’il y en ait beaucoup d’autres à l’intérieur. Les vêtements continuent à les intriguer tout particulièrement. Tous portent des combinaisons semblables, sans boutons visibles, sans couture frontale apparente, et les chaussures semblent faire corps avec le pantalon, comme un vêtement d’une seule pièce. Leo les compare à une sorte de pyjama intégral, tout en soulignant qu’il est bien plus soigné et remarquable. Mike, fidèle à lui-même, multiplie les questions sur ce que chacun fait, transporte ou examine. Malgré leur peur résiduelle, les deux garçons continuent à ressentir chez ces hommes une attitude globalement amicale.
Le moment le plus marquant de cette observation survient lorsque, peu à peu, l’activité extérieure diminue jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul homme hors du vaisseau. Celui-ci s’approche alors très près d’eux, à environ dix ou douze pieds, soit environ 3,50 mètres. La force qui bloque Leo et Mike derrière la barrière ne semble pas l’affecter le moins du monde puisqu’il se trouve du côté protégé. Il les regarde directement, leur sourit d’une manière paisible et amicale, puis lève la main, paume ouverte vers eux. Pour les deux garçons, ce geste constitue la manifestation la plus claire et la plus personnelle de reconnaissance depuis le début de toute l’affaire. Après cela, l’homme se retourne, remonte la rampe et rentre dans le vaisseau. La rampe se rétracte, l’étrange porte se referme, puis plus rien ne se passe pendant un moment. Leo a l’impression qu’ils attendent ou qu’ils « digèrent » les résultats de leurs activités.

Après la fermeture de la porte, Leo et Mike sont libérés du blocage de la barrière invisible, qui disparaît pour eux. Ils choisissent volontairement de ne pas courir jusqu’au vaisseau, même s’ils en sont tentés, car ils veulent montrer aux occupants qu’ils savent se conduire correctement et qu’ils ne dérangeront pas leurs opérations. En rentrant, ils se mettent d’accord pour ne raconter cette aventure à personne. Arrivés à la maison, ils trouvent le souper servi, mais sont trop absorbés par ce qu’ils viennent de vivre pour avoir vraiment faim. Leur mère s’inquiète de les voir manger si peu, mais ils ne disent rien. Les deux frères comprennent surtout qu’ils sont désormais incapables de prouver quoi que ce soit à leurs parents ou aux autres habitants. Pourtant, intérieurement, leur excitation grandit. Ils sentent que le vaisseau reviendra bientôt, probablement dès la nuit suivante, et que la prochaine étape consistera peut-être enfin à s’approcher beaucoup plus encore, voire à entrer dans l’appareil.
Conclusion provisoire de leur conviction
Leo et Mike ont peu à peu construit entre eux une vision cohérente de ce qu’ils vivent. Presque personne ne les croit, sauf M. Brooks, si bien qu’ils doivent élaborer seuls leurs conclusions à partir de leurs propres observations. Ils sont désormais persuadés que les voyageurs qu’ils voient viennent d’un autre monde très lointain, probablement d’une autre galaxie. Leur conviction repose sur l’ensemble de leurs expériences directes : le silence du vaisseau, sa vitesse, la force invisible, l’absence complète de traces, l’intelligence paisible de ses occupants, leur parfaite santé apparente, leur aisance matérielle et leur manière d’agir comme des êtres totalement maîtres de leur environnement. Pour deux enfants vivant dans la pauvreté de la Dépression, tout cela compose l’image d’êtres issus d’un monde beaucoup plus avancé, plus prospère et plus harmonieux que le leur.
En même temps, ils apprennent à devenir plus discrets sur ce qu’ils font et sur ce qu’ils savent. La nuit, l’esprit de Leo est de plus en plus occupé par les visiteurs. Il développe l’impression qu’ils agissent sur lui et sur Mike d’une manière subtile, difficile à définir, ni menaçante ni clairement visible, mais bien réelle. Il a parfois le sentiment qu’une sorte de voix intérieure ou d’intuition lui indique s’ils seront présents ou non dans la vallée. Avec le recul, il interprète cela comme une influence mentale exercée par eux. Sur le moment, il comprend surtout qu’ils semblent amicaux, qu’ils savent beaucoup de choses sur eux et qu’ils les maintiennent à distance pour les habituer progressivement à leur présence et calmer leur peur.
Les visiteurs et le désir d’entrer dans leur vaisseau
Leo explique qu’en y repensant, ce qui les fascinait le plus n’était pas seulement les hommes eux-mêmes, mais surtout leur immense vaisseau. Pris individuellement, ces êtres lui paraissaient finalement assez ordinaires d’apparence. Habillés comme n’importe quels hommes, ils n’auraient peut-être pas attiré l’attention dans une ville. Mais le simple fait qu’ils aient construit, maîtrisé et piloté une machine aussi extraordinaire leur faisait supposer qu’ils étaient capables d’accomplir bien d’autres choses encore, au-delà de toute imagination. Les deux frères finissent même par soupçonner que ces visiteurs pourraient agir sur le temps ou les conditions atmosphériques, car leurs atterrissages ont toujours lieu dans un calme parfait, sans vent ni agitation de l’air, dans une atmosphère anormalement paisible.
Cette présence envahit désormais leur pensée quotidienne. Même dans leurs jeux ou leurs baignades dans les trous d’eau de Killdeer Creek, ils extrapolent sur les pouvoirs possibles de ces êtres et imaginent, par exemple, qu’ils pourraient faire surgir une tornade ou aspirer l’eau d’un étang. Ces spéculations restent enfantines, mais elles montrent à quel point le vaisseau et ses occupants occupent maintenant une place centrale dans leur esprit.
Leo précise aussi que leur objectif devient très clair : entrer dans le vaisseau. Ils sont presque certains que les visiteurs ne leur veulent aucun mal, mais ils se demandent sans cesse s’ils seront pris au sérieux ou considérés seulement comme deux enfants encombrants. Ils imaginent des situations concrètes, à la fois naïves et pratiques : leur passer des outils comme leur père leur demande parfois de le faire, leur parler, visiter l’intérieur de l’appareil, comprendre enfin ce qu’ils font.
Une difficulté demeure pourtant essentielle : la langue. Leo se demande comment ils pourraient réellement entrer en contact si ces êtres ne parlent ni anglais ni allemand. Il envisage même la possibilité qu’ils parlent suédois ou norvégien, langues associées pour eux au monde des immigrés de la région. Toutes ces questions montrent que le contact cesse d’être pour eux une simple observation lointaine. Il devient un projet réel, presque pratique, qu’ils cherchent à rendre possible.
Réaction des parents et soutien nouveau de la mère
Inquiets de s’être engagés dans quelque chose d’aussi grave sans tout raconter, les deux garçons reviennent vers leurs parents. Leo sent que ceux-ci remarquent chez eux des changements intellectuels qu’ils ne savent pas expliquer. Ils entendent leurs fils parler de planètes, d’étoiles, de galaxies et de structures qu’ils n’ont jamais apprises à la maison. Un épisode marque particulièrement Leo : alors qu’ils jouent dans un tas de sable à faire des routes et des ponts avec leurs camions miniatures, leur mère remarque que le motif qu’ils ont tracé ressemble à une fleur et, impressionnée par sa complexité, appelle leur père pour qu’il vienne voir. Avec le recul, Leo pense qu’il s’agissait d’une sorte d’échangeur en trèfle, forme qu’aucun enfant de leur milieu n’aurait normalement pu concevoir de cette manière. Leur père, cependant, se retire rapidement de la conversation.

En revanche, leur mère les écoute longuement avec une attention nouvelle. Elle ne prétend pas comprendre pleinement ce qu’ils vivent, mais elle finit par admettre qu’il n’y a, selon elle, aucune raison d’exclure l’existence d’autres planètes habitées. Elle va même jusqu’à suggérer que, d’une manière ou d’une autre, ils ont peut-être été destinés à voir ce qu’ils ont vu. Surtout, elle leur dit qu’ils devront vivre avec le fait que peu de gens les croiront, mais que ce qu’ils ont appris en eux-mêmes dépasse déjà le stade des simples histoires inventées. Cette reconnaissance partielle de leur mère devient pour Leo un appui moral très important. À partir de là, sa détermination et celle de Mike se renforcent encore.
Le soutien de M. Brooks et l’attente du moment favorable
L’autre soutien décisif reste M. Brooks, l’homme de l’élévateur, qui continue à les encourager. Après avoir entendu le récit de leurs dernières expériences, il leur dit en substance que, puisqu’ils sont allés aussi loin, ils doivent aller jusqu’au bout pour leur propre paix intérieure. Cet appui les aide à supporter les nombreuses sorties sans résultat.
Peu à peu, les deux frères apprennent aussi à faire confiance à l’intuition subtile qui semble leur indiquer le rythme des apparitions. Leo remarque alors que les soirées sont toujours les moments les plus favorables. Le contact suivant, qui devient le premier véritable échange verbal, a lieu en fin d’après-midi, après une tentative infructueuse le matin même.
Huitième observation et accès aux occupants du vaisseau
En arrivant sur la crête en fin d’après-midi d’une journée où ils étaient déjà passés le matin sans rien trouver, Leo et Mike voient le vaisseau posé à son emplacement habituel, avec les hommes dehors, occupés à leurs gestes étranges, se baissant vers le sol comme s’ils ramassaient ou examinaient quelque chose. Leo a l’impression qu’ils accomplissent toujours le même type d’« exercice », comme si leur activité ne concernait pas seulement leur vallée, mais le monde entier.
À l’échelle enfantine qui est la leur, les deux frères imaginent presque que cette seule machine pourrait couvrir toute la planète grâce à sa vitesse prodigieuse. Ils restent fascinés par le contraste entre leur propre misère quotidienne et l’apparente santé, intelligence, coordination et aisance de ces êtres, dont les vêtements, le vaisseau et le comportement évoquent pour eux un niveau de vie et de développement supérieur. Leur désir d’entrer dans le vaisseau devient alors plus fort que tout, au point que Leo dit qu’ils le souhaitaient encore davantage que de manger leur souper.
Le changement majeur de cet épisode tient au fait que, lorsqu’ils commencent à descendre la colline, la force invisible n’est plus devant eux mais derrière eux. Cette fois, rien ne les empêche donc d’avancer vers le site d’atterrissage.
Extrait : « Lorsque nous avons commencé à descendre la colline, nous nous sommes retrouvés dans une situation tout à fait différente des fois précédentes. La force magnétique dont ils se servaient pour nous maintenir à distance se trouvait derrière nous et nous étions libres d’avancer prudemment vers le site d’atterrissage. Tandis que nous approchions du vaisseau, ces gens étaient dehors avec des sourires sur le visage. Ils étaient très calmes, nullement excités ni nerveux. Ils vaquaient simplement à leurs exercices et nous donnaient le sentiment d’être les bienvenus, comme si nous ne gênions pas.
Nous avons interrompu notre approche à peut-être huit ou dix pieds du plus proche d’entre eux, et nous sommes simplement restés là à regarder. »
Ils n’osent pas aller plus loin, non parce qu’une force les retient cette fois, mais parce qu’ils ont appris à respecter ce qu’ils perçoivent comme une zone de travail, comme ils le faisaient avec l’équipe de battage de leur père. Ils restent donc là, prêts à fuir au moindre signe hostile, mais rien de tel ne se produit. D’aussi près, Leo est surtout saisi par les dimensions immenses du vaisseau, qui l’impressionnent presque plus encore que la présence des hommes.
Description détaillée des occupants et vue rapprochée du vaisseau
Pour la première fois, Leo peut observer les visiteurs de près. Il souligne leur double aspect : très ordinaires à première vue, mais profondément exotiques en réalité. Ils ont les cheveux brun clair, coupés simplement, d’une manière comparable à la coupe que leur mère leur faisait à la maison. Leur teint est beige clair, légèrement hâlé. Leurs yeux sont bleus avec une pupille sombre. Leo estime leur poids autour de 140 livres, soit environ 70 kg, et les juge un peu plus grands et plus solidement bâtis que son père, qui n’avait jamais dépassé environ 130 livres. Tous lui paraissent avoir presque exactement la même taille, le même poids et la même carrure, ce qui renforce l’impression d’uniformité qu’il avait déjà ressentie de loin. Leurs mains et leurs pieds ont une forme humaine ordinaire, mais leurs chaussures sont totalement inhabituelles : sans lacets, sans semelle distincte, d’un seul tenant avec le reste du vêtement ou conçues d’une manière très différente des chaussures terrestres connues de Leo.
Leurs vêtements ont changé par rapport aux observations précédentes. Ils ne portent plus les combinaisons une pièce qui avaient tant intrigué les enfants, mais un haut et un pantalon assortis. Leo remarque que le tissu possède un motif très subtil, visible seulement selon l’angle de la lumière. De loin, tous les uniformes paraissent identiques, mais de près ce motif varie légèrement de l’un à l’autre. Leur tenue semble soigneusement repassée, nette, sans insigne, sans galon ni décoration. Cette absence totale de marque de rang les distingue pour lui des soldats ou marins qu’il avait déjà vus. Ils gardent ainsi une apparence à la fois sobre, parfaitement maîtrisée et très homogène, comme si l’individualité visible comptait moins que l’ensemble.

Leo corrige aussi l’impression qu’il avait eue jusque-là sur la couleur du vaisseau. Vu de près, il n’est pas simplement argenté, mais d’un bleu clair qui se fond doucement avec la couleur du ciel. Cette teinte, associée à une sorte de voile entourant l’appareil, le rend étrangement difficile à distinguer, aussi bien de près que sur fond de ciel. Cette propriété explique peut-être en partie pourquoi le vaisseau semble si facilement se dérober au regard lorsqu’il décolle. Leo reste partagé entre l’observation des hommes et celle de l’appareil lui-même, dont la masse, la surface et l’étrangeté dominent toute la scène.
Premier échange verbal avec les visiteurs
Pendant un certain temps, les hommes se contentent de les regarder de temps à autre en souriant, tout en poursuivant leurs « exercices ». Leo et Mike, eux, restent incapables de parler librement, comme paralysés non plus physiquement, mais verbalement. Mike finit néanmoins par essayer d’adresser quelques mots à celui qui se trouve le plus près, dans le mélange d’allemand et d’anglais qu’ils utilisent à la ferme. Les hommes ne répondent pas immédiatement. Puis deux d’entre eux rentrent dans le vaisseau, un autre en sort, s’avance vers les garçons et leur dit en allemand : « Je peux parler votre langue. » Il ajoute ensuite en anglais : « Nous parlons toutes les langues de tous les peuples de votre planète. »
Cette réponse frappe profondément Leo, qui est ravi d’entendre un autre être employer lui aussi le mot « planète ». Il précise que cet homme parlait aussi bien l’allemand que l’anglais, sans accent, comme quelqu’un qui aurait pratiqué ces langues toute sa vie. Pourtant, la conversation reste d’abord très brève. Les garçons, bien qu’ils aient rêvé de poser une infinité de questions, se trouvent curieusement incapables de parler autant qu’ils l’avaient imaginé. Ils sont extrêmement excités, se serrent l’un contre l’autre pour se rassurer, mais ne ressentent plus vraiment de peur. Leo a même le sentiment que les visiteurs leur communiquent eux-mêmes ce calme. L’un des hommes s’approche alors tout près et s’adresse directement à eux dans un allemand parfait.

Le message adressé aux deux garçons
L’être leur dit qu’ils ont vécu avec eux une grande expérience et qu’ils ont fait preuve d’une grande détermination en revenant encore et encore dans la vallée. Il leur explique qu’ils ont déjà beaucoup vu, beaucoup appris, et qu’ils en savent plus sur eux que la plupart des gens de leur monde. Il ajoute toutefois un avertissement très net : personne ne les croira lorsqu’ils parleront d’eux. Il fixe Leo dans les yeux et lui dit que ce ne sera pas avant qu’il soit devenu un vieil homme que les gens commenceront peut-être à le croire. En attendant, quoi qu’ils racontent, leur entourage restera incrédule. En revanche, dans leur propre esprit, ils sauront toujours la vérité de ce qu’ils ont vécu et ressenti. Il répète ensuite ce même message en anglais avec le même soin.
Puis il leur donne l’information centrale qu’ils attendaient : ils viennent d’une autre galaxie. Il dit qu’ils voyagent vers la Terre depuis plus de cinq mille ans, venant d’un lieu très au-delà de leur monde, « éloigné de millions d’années en temps ». Il précise qu’ils continuent à venir sur cette planète parce que cela relève de leur responsabilité. Selon lui, ce qu’ils montrent aux garçons n’est qu’une petite partie de ce qu’ils pourront attendre dans l’avenir. Il leur explique aussi qu’on ne peut pas tout apprendre d’un coup sans repos et qu’ils les reverront bientôt. En attendant, ils doivent rentrer chez eux et se reposer, car leurs esprits ne sont pas encore assez grands pour apprendre aussi vite qu’ils le voudraient. Il leur demande enfin de croire ce qu’ils ont vu, de comprendre ce qu’ils ont appris et de se souvenir qu’ils ne sont pas là pour leur faire du mal.
Après l’échange et ce qu’en retient Leo
Après ces paroles, ni Leo ni Mike ne posent d’autres questions. Ils n’entrent pas dans le vaisseau, même si cette possibilité semble presque s’ouvrir à eux. Leo a le sentiment que les visiteurs connaissent déjà les questions qui les agitent, mais qu’ils n’y répondront pas pour autant sans nécessité. Il comprend qu’il faut poser la bonne question pour recevoir la bonne réponse, et que, malgré les assurances reçues, une part de peur subsiste encore en eux.
Cette rencontre laisse à Leo plusieurs impressions durables. Il a d’abord le sentiment que ces êtres sont beaucoup plus âgés qu’ils n’en ont l’air. Leurs corps paraissent jeunes, sains et vigoureux, mais leurs yeux lui semblent extrêmement anciens, profonds, chargés d’expérience. Il retrouve cette impression dans leur regard et dans leur sourire. Il en conclut qu’ils disposent de moyens très supérieurs pour préserver leur santé et qu’ils vivent dans un environnement bien meilleur que celui des humains qu’il connaît.
Leo retient aussi qu’ils respectent profondément la Terre. Il interprète désormais leur propreté absolue, l’absence totale de déchets et la netteté constante de leur zone d’atterrissage comme l’expression d’un respect conscient pour cette planète. Enfin, il se convainc qu’ils lisent réellement dans les pensées. Pour lui, ils répondent non seulement aux paroles prononcées, mais aussi aux désirs, aux questions et aux convictions déjà présents dans l’esprit. Inversement, ils semblent capables d’y déposer leurs propres idées sans tout exprimer par des mots. À partir de là, le doute disparaît totalement : le contact est devenu à la fois visuel, verbal et mental.
Leo développe alors une conviction plus large : ces êtres sont des voyageurs intergalactiques, et leur présence sur Terre n’est ni accidentelle ni dépourvue de but. Le vaisseau, vu de très près, lui paraît impossible, construit selon des principes inconnus et ayant traversé des distances inimaginables. Malgré sa taille immense, il lui semble presque dépourvu de masse au sens habituel, comme s’il échappait aux lois ordinaires de la matière. Cela renforce chez lui l’idée d’une technologie très avancée et d’un contrôle subtil de l’environnement.
Il en vient aussi à les considérer comme profondément pacifiques, intelligents et responsables du bien-être de la Terre. Ils lui apparaissent comme des êtres très supérieurs à l’humanité, presque protecteurs. Il est convaincu que s’ils étaient hostiles, ils auraient déjà pu détruire les hommes sans difficulté. Cette certitude nourrit ensuite chez lui une réflexion plus générale sur le danger qu’il y aurait, pour l’humanité, à réagir agressivement face à eux.
Limites de la communication et retour au silence
Malgré la proximité physique et le contact enfin établi, Leo et Mike ressentent une grande frustration. Ils n’arrivent pas à poser les nombreuses questions qui les habitent. La présence de ces êtres agit sur eux de manière si profonde qu’ils ont l’impression que leurs pensées sont déjà connues, que leurs questions sont comprises avant même d’être formulées, et que les réponses existent déjà quelque part en eux. La parole devient alors difficile, presque inutile. Leo décrit une forme de communication implicite, comme si les visiteurs ouvraient seulement une fenêtre mentale vers un monde qu’ils ne peuvent encore qu’entrevoir.
Ils comprennent aussi qu’ils ne sont pas à la hauteur intellectuelle de ces êtres. Leo compare leur situation à celle d’un enfant face à des adultes détenant un savoir inaccessible. Il suppose même que leur jeune âge a peut-être facilité le contact, parce qu’ils étaient plus ouverts, plus malléables et moins menaçants. L’expérience les laisse à la fois émerveillés, saturés et mentalement confus.
De retour chez eux, les deux frères restent presque silencieux, contrairement à leurs habitudes. Ils ne parlent pas de ce qu’ils ont vécu, ni entre eux ni avec leurs parents. À table, ils donnent des réponses banales, tandis que leur père, absorbé par les problèmes économiques et politiques du temps, parle de la situation mondiale, du nazisme montant en Allemagne et de la violence de la Prohibition, sans imaginer ce que ses fils viennent de vivre. Le contraste entre cette banalité quotidienne et l’intensité de leur expérience renforce encore leur isolement.
Comme leurs tentatives précédentes de raconter ce qu’ils voyaient n’ont apporté que moqueries, indifférence ou menaces de corvées supplémentaires, ils décident peu à peu de garder le silence. Leur exploration devient alors intérieure autant qu’extérieure.
Entre attente forcée et retour vers la vallée
Les jours suivants, les obligations familiales les empêchent de retourner dans la vallée. Cette attente ne fait que renforcer leur désir de revoir les visiteurs. Ils continuent à réfléchir, à discuter entre eux et à tenter de comprendre ce qu’ils vivent, tout en ayant le sentiment d’apprendre davantage lors de ces rencontres qu’à l’école.
Le 19 septembre, après le repas du soir, ils décident spontanément de repartir vers la vallée. Leur excitation est intacte. En chemin, ils jouent encore comme des enfants ordinaires, rejouant des scènes de guerre avec des bâtons, ce qui contraste fortement avec la nature extraordinaire de leur destination. Malgré cela, ils ressentent toujours ce lien particulier avec les visiteurs, avec l’impression d’être attendus et acceptés.
Neuvième observation le 19 septembre 1932 et accès libre au vaisseau
À leur arrivée après le coucher du soleil, le vaisseau est de nouveau présent. Cette fois, la situation a encore changé : ils peuvent traverser librement la barrière invisible. Leo a l’impression que le champ de force est toujours actif, mais qu’il a été réglé de manière à les laisser passer. Aucun occupant n’est visible à l’extérieur, mais les garçons sentent nettement qu’ils sont observés et attendus.
Ils avancent lentement, s’arrêtant souvent pour regarder le vaisseau, partagés entre fascination et prudence. Leur but est désormais clair : le toucher, et peut-être toucher aussi l’un des êtres. Leo insiste sur le fait que le vaisseau les impressionne encore plus que les hommes eux-mêmes, tant il lui paraît extraordinaire et impossible à décrire de manière ordinaire.
Description approfondie du vaisseau et premier contact physique
Leo décrit alors le vaisseau comme un objet qui n’obéit pas aux lois physiques habituelles. Il n’a pas la présence d’un objet solide classique, ne réfléchit pas la lumière normalement, semble absorber la lumière autour de lui et produire ses propres couleurs, capables de varier à volonté, comme un caméléon. Il ne renvoie pas non plus les sons comme le ferait une surface ordinaire. On peut presque se tenir à côté sans percevoir sa présence de manière normale, comme s’il échappait lui-même à la perception.

Le vaisseau manifeste ensuite des transformations visuelles spectaculaires. Il se fond dans les couleurs du ciel, imite les reflets du coucher du soleil, prend tour à tour l’apparence d’une surface liquide, d’un miroir ou d’une surface sombre. Pour Leo, ces changements sont contrôlés et intentionnels, presque comme une démonstration. Il a l’impression que l’objet est presque vivant, capable de réagir à son environnement.
Les enfants aperçoivent alors deux hommes près du vaisseau. L’un d’eux s’adresse immédiatement à eux en allemand, répondant directement à leur intention mentale de toucher l’appareil. Il demande à son compagnon de s’assurer que le vaisseau est « mis à la terre », ce qui indique qu’il pourrait accumuler de l’électricité pendant ses voyages et devenir dangereux sans précaution.
Leo et Mike sont alors autorisés à toucher le vaisseau. La sensation est totalement inattendue. Ce n’est ni froid ni chaud, ni dur comme du métal. La surface est d’une douceur extrême, mais donne en même temps l’impression qu’il n’y a pas de contact réel, comme si une force empêchait le toucher direct, à la manière de deux aimants qui se repoussent. Les couleurs semblent venir de l’intérieur même du matériau. Même en le touchant, Leo a du mal à croire que l’objet est réellement là.
Mike pose ses mains et même son visage contre la surface, mais reste lui aussi incapable d’expliquer ce qu’il ressent. L’expérience ne résout rien ; elle multiplie au contraire les questions.
Contact physique avec les occupants et proposition d’entrée
Les enfants serrent ensuite la main d’un des visiteurs. Leo décrit une main chaude, douce, avec une poignée ferme, très humaine dans sa sensation. À ce moment-là, il pense intensément à entrer dans le vaisseau. L’homme répond aussitôt à cette pensée non formulée en disant que cela est possible, mais qu’ils devront d’abord passer par un « processus ».
Ce processus est présenté comme une forme d’énergie, comparable à un faisceau ou à un champ invisible, sans danger pour eux. Leo comprend qu’il s’agit d’une variation du champ de force déjà observé auparavant. Il pense que cela pourrait avoir un rapport avec des questions de contamination ou d’hygiène, même s’il n’a pas les connaissances nécessaires pour en comprendre le fonctionnement.
Pendant qu’ils attendent, l’homme leur explique aussi certains phénomènes déjà vus, notamment pourquoi les animaux rebondissent contre la barrière invisible. Il ajoute que, dans les trente années à venir, les enfants verront des choses qui les aideront à mieux comprendre ce qu’ils vivent, laissant entendre que les connaissances humaines évolueront.
Communication émotionnelle et échange plus développé
Leo comprend alors de plus en plus clairement que la communication avec ces êtres ne passe pas seulement par les mots. Il ressent qu’ils transmettent directement des informations sous forme d’impressions, d’émotions et d’idées qui apparaissent dans son esprit. Il perçoit aussi une chaleur émotionnelle constante, une profonde bienveillance qui émane d’eux.
Il note surtout l’absence totale de haine ou de violence chez ces êtres. Il a le sentiment qu’ils possèdent quelque chose que les humains n’ont pas, ou au contraire qu’ils sont dépourvus de certains traits négatifs fondamentaux chez les hommes. Cette différence renforce sa conviction qu’ils appartiennent à une civilisation beaucoup plus avancée, non seulement technologiquement, mais aussi moralement.
À l’intérieur du cadre de cet échange, la relation change encore de nature. Leo insiste sur le fait que, cette fois, ils sont véritablement écoutés. Ils parlent de leur vie concrète, de la sécheresse, des récoltes perdues, des sauterelles, et les hommes semblent comprendre parfaitement tout ce qu’ils décrivent. Contrairement à la première conversation, où les visiteurs menaient entièrement l’échange, la communication devient ici plus équilibrée. Les garçons ont le sentiment rare d’être crus, compris et encouragés à parler librement de leur réalité.
Les visiteurs leur laissent entendre que les malheurs de leur monde, comme la dépression et la sécheresse, ne sont pas seulement des catastrophes extérieures, mais aussi des conséquences que l’humanité a en partie créées elle-même et qu’elle devra résoudre par ses propres moyens. Ils annoncent également que les hommes attireront sur eux des guerres terribles et beaucoup de souffrances. Pour Leo, ces paroles sont lourdes à entendre à son âge, car lui et Mike étaient venus avec l’espoir de découvrir l’intérieur d’un vaisseau spatial, non d’entendre des avertissements sur l’avenir du monde. Avec le recul, il dira pourtant que ce qu’ils leur ont annoncé s’est bien réalisé, même si la forme précise des événements lui a parfois semblé différente de ce qu’il croyait avoir compris sur le moment.

Leçons sur la liberté humaine, la société et les crises futures
Les visiteurs développent ensuite des idées que Leo ne comprendra réellement que bien plus tard. Selon eux, l’humanité doit rester libre de toute domination extérieure si elle veut survivre correctement sur la Terre. Si cette liberté est supprimée, l’homme devient perdu, frustré, et finit par se révolter. Ils évoquent ainsi des problèmes futurs liés aux gouvernements, aux taxes, à la résistance des peuples contre leurs propres dirigeants, à l’effondrement des racines de la société et à la tentative de construire des formes nouvelles de société que les hommes ne pourront pas supporter. Leo souligne qu’à l’époque il ne comprenait même pas certains mots comme « société » et qu’il ne pouvait recevoir tout cela que sans en mesurer la portée.
Ils parlent aussi de tensions raciales à venir entre Blancs et Noirs, qu’ils décrivent comme destinées à s’aggraver jusqu’au conflit, ainsi que d’une corruption installée au cœur du gouvernement. Ils disent que si cette corruption était maîtrisée et si les responsables affrontaient réellement les problèmes, beaucoup de sang pourrait être épargné. Pour les deux garçons, cette partie de l’échange devient plus difficile. Leo avoue ressentir ici une première déception, car les visiteurs commencent à lui rappeler les adultes de son entourage, avec leurs discours sur l’argent, la politique, les morts et les difficultés du monde. La dimension merveilleuse du contact extraterrestre se mêle soudain aux réalités sombres de la condition humaine.

Leo précise qu’il est très difficile de reconstituer exactement l’ordre de ces conversations, car la communication ne passe pas seulement par les paroles. Il a l’impression qu’en parlant à un seul de ces hommes, il parle en réalité à tous à la fois. Le sens de certaines phrases ne lui reviendra que des jours, des semaines ou même des années plus tard, lorsqu’un événement réveillera brusquement en lui ce qu’ils lui avaient dit. Il devient ainsi difficile pour lui de distinguer clairement ce qui venait de ses propres pensées et ce qui avait été placé dans son esprit par ces êtres.
Pendant que Leo écoute ces développements sur l’avenir, Mike supporte de moins en moins cette longue conversation. Il finit par lui glisser qu’il veut entrer dans le vaisseau plus que tout et qu’il craint qu’ils passent toute la nuit à leur faire la leçon sans jamais les laisser visiter. Ce moment rappelle que, malgré tout ce qui leur est communiqué, les deux garçons restent des enfants animés d’une curiosité très concrète. Ils sentent que les visiteurs lisent déjà leurs pensées et connaissent leurs désirs avant même qu’ils ne les formulent. Leo décide alors d’utiliser cela volontairement : il se répète intérieurement avec force qu’il veut entrer dans le vaisseau, s’imaginant avec Mike montant la rampe et pénétrant par l’ouverture latérale. Il comprend que Mike fait la même chose, mais à sa manière, plus visible et plus impatiente.
Entrée dans le vaisseau et procédure de désinfection
Les visiteurs finissent par les inviter à entrer, tout en précisant qu’un « ajustement » sera nécessaire pour entrer puis pour ressortir. La grande rampe descend silencieusement et les garçons sont conduits à l’intérieur par celui qui leur parle directement. Ils découvrent alors un système de double porte : une porte intérieure et une porte extérieure ne sont jamais ouvertes en même temps, et une sorte de brume traverse l’espace intermédiaire. Leur guide leur explique qu’il s’agit d’un désinfectant destiné à éliminer les germes présents sur leur corps, la zone elle-même étant également désinfectée.
Leo est très frappé par ces portes, car il n’y voit ni charnières, ni poignées, ni joints. Un instant plus tôt, il n’y a qu’une paroi lisse ; l’instant suivant, une ouverture apparaît. L’absence totale de mécanisme visible prolonge pour lui le caractère incompréhensible de toute la technologie du vaisseau.

L’éclairage intérieur le surprend aussi immédiatement. Il s’attend à trouver des lampes ou un équivalent terrestre, mais il n’y a aucune source visible. La lumière semble venir de partout à la fois, sans ombre et sans point d’émission repérable. Après cette première phase de désinfection, leur guide leur explique qu’ils doivent enlever leurs vêtements pour que la procédure soit complète. Les garçons sont un peu gênés, mais le sont moins quand ils comprennent qu’on va leur faire porter des vêtements des visiteurs.
On leur donne alors de petites vestes ou tuniques qu’ils trouvent très belles, faites d’une matière extrêmement lisse et inconnue. Ces vêtements s’ouvrent à l’arrière et se ferment d’eux-mêmes quand on rapproche les bords, sans boutons. Mike met d’abord la sienne à l’envers, ce qui amuse l’un des visiteurs, puis une nouvelle brume passe sur leur corps dans un autre compartiment, achevant la procédure avant l’accès aux espaces principaux du vaisseau.
Découverte du compartiment principal et de l'intérieur
Quand la porte intérieure s’ouvre enfin, ils entrent dans ce que Leo considère comme le compartiment principal. Ce qui l’impressionne d’abord, ce sont de grands fauteuils extraordinaires, très différents de tout ce qu’il connaît. Ils ne semblent pas faits de pièces séparées comme les meubles ordinaires et paraissent venir d’eux-mêmes vers la personne qui souhaite s’asseoir. Une fois assis, le siège s’ajuste automatiquement à son corps, des talons jusqu’à la tête. Mike, plus joueur, essaie de déjouer leur fonctionnement, ce qui amuse visiblement leurs hôtes.
Depuis son siège, Leo remarque aussi ce qu’il prend d’abord pour un petit écran de cinéma, sur lequel il voit des images d’un lieu ou d’un processus qu’il ne comprend pas. Le long d’une autre paroi, il observe des machines qu’il comparera plus tard à des ordinateurs, bien que les visiteurs les désignent comme un « capteur magnétique ». Ils voient aussi des compartiments de repos avec des lits inhabituels, des systèmes de préparation des repas impossibles à expliquer, et des installations de toilette entièrement automatiques. Leo a l’impression que tout fonctionne grâce à cette force « magnétique » ou à des procédés chimiques étrangers à toute technologie humaine connue.

Le laboratoire et les capacités des visiteurs
La pièce qui les frappe le plus ressemble à un laboratoire ou à un atelier. Leo y voit une grande quantité de dispositifs et de machines qu’il est incapable d’interpréter. Lorsqu’il essaie de poser des questions, les visiteurs lui répondent que, quoi qu’ils lui disent, il lui serait impossible de comprendre réellement le fonctionnement de ces choses. Mike demande alors pourquoi ils reviennent toujours dans leur vallée. La réponse est brève mais centrale : ils étudient « les schémas de la vie ».

Leo découvre aussi un détail important : depuis l’extérieur, le vaisseau ne laisse rien voir de son intérieur et ne montre aucune fenêtre, mais depuis l’intérieur ils peuvent regarder dehors à travers certaines parties de la coque supérieure et voir clairement le ciel et les nuages. Les visiteurs leur expliquent qu’il ne s’agit pas de verre, mais d’un autre matériau. Sur une paroi apparaît également une image très précise du coucher de soleil sur les montagnes Killdeer, avec des nuages et de petites lumières en mouvement. Leo comprend qu’il ne s’agit pas d’une image fixe, mais d’une représentation en temps réel des environs.
Au fil de cette première visite, Leo comprend aussi qu’ils disposent de moyens extraordinaires pour arrêter, suspendre ou inverser le mouvement des êtres et des objets. Ils lui montrent ou lui expliquent qu’ils peuvent immobiliser un oiseau en plein vol, maintenir un lapin figé en plein saut puis le libérer sans blessure apparente ni conscience de ce qui s’est passé. Ils peuvent aussi, selon lui, arrêter un objet à la distance voulue, renvoyer ce qui leur est lancé et inverser une trajectoire. Il en conclut que personne sur Terre ne pourrait sérieusement leur faire du mal et qu’ils disposent, si nécessaire, d’une puissance défensive écrasante.
Douze sens, représentants sur Terre et responsabilité envers la planète
Parmi les éléments qui marquent le plus les garçons figure l’idée que ces êtres possèdent douze sens. Les visiteurs affirment aussi que douze personnes de leur galaxie vivent en permanence sur la Terre, mêlées aux humains sans qu’on puisse voir qu’elles sont différentes. Selon eux, ces représentants ont souvent essayé d’aider le monde humain, mais leurs offres ont toujours été rejetées. Ils insistent sur le fait qu’ils ne donnent des conseils qu’à ceux qui les accueillent véritablement.
Les visiteurs disent également qu’ils viennent sur cette planète depuis plus de cinq mille ans et qu’ils continueront de le faire, car la Terre est leur responsabilité. Leo retient bien qu’ils parlent de la Terre elle-même, et pas seulement de l’humanité. Les humains n’occupent qu’un lieu qu’ils cherchent à protéger.
Leo est aussi frappé par l’étrangeté de la communication à bord. Une visite qui n’a peut-être duré que quelques heures lui donne l’impression de s’étendre sur des jours, tant ils reçoivent d’impressions, d’idées et d’informations à la fois. Il a le sentiment que, pendant qu’un de leurs hôtes parle d’un sujet précis, beaucoup d’autres choses sont introduites en même temps dans leur esprit. Les idées reviennent ensuite plus tard, comme si elles se dépliaient lentement depuis leur mémoire.
Impressions mentales et certitude finale de Leo
Leo raconte aussi qu’à certains moments il a l’impression d’être assis dans un fauteuil à écouter une explication sur la distance de leur galaxie, puis, l’instant d’après, de se retrouver dehors sur le flanc de la colline à recevoir une démonstration sur la manière dont les sauterelles pondent leurs œufs, avant de revenir brusquement à l’intérieur. Il ne sait pas encore comment interpréter exactement ces expériences, mais il les rapporte comme faisant partie intégrante de ce qu’ils ont vécu. Pour lui, cela confirme que les visiteurs disposent de moyens de communication et de transmission qui dépassent complètement les catégories humaines ordinaires.

À l’issue de cette visite, Leo est plus convaincu que jamais de la nature pacifique, avancée et protectrice de ces êtres. Il pense qu’ils partagent continuellement pensées et informations entre eux et avec les humains à un niveau subtil. Il croit qu’ils diffusent depuis toujours des connaissances parmi les hommes, non par des livres ou des médias, mais par une forme de transmission mentale agissant faiblement sur l’esprit humain.
De cette expérience, Leo tire surtout une conviction morale et générale. Ces visiteurs sont, pour lui, réels, immensément puissants, présents parmi nous et responsables de la protection de la planète. Ils ne cherchent ni à gouverner les hommes ni à prendre le contrôle du monde, mais attendent qu’ils se réforment eux-mêmes, cessent de détruire la Terre et apprennent à vivre en paix. Il pense aussi qu’aucune tentative humaine de les suivre, de les piéger ou de les tester ne pourrait réussir, puisqu’ils liraient aussitôt les intentions hostiles et pourraient les neutraliser sans difficulté.
Au-delà de leurs connaissances et de leur technologie, ce qui marque le plus Leo reste leur manière d’être. Il dit qu’ils lui ont toujours inspiré confiance, qu’ils le traitaient avec politesse, chaleur et respect, presque comme un adulte malgré son jeune âge. Il affirme aussi que leur écoute n’était pas seulement verbale : ils recevaient directement pensées et émotions, et renvoyaient en retour des impressions, des idées et des sensations qui s’imprimaient dans l’esprit. C’est pourquoi il lui devient presque impossible, même des années plus tard, de distinguer exactement ce qu’ils ont dit avec des mots et ce qu’ils ont fait comprendre sans paroles.
Au terme de cette partie, ce qui domine chez Leo n’est donc pas seulement la fascination technologique, mais la certitude qu’ils sont dignes de confiance. Ce n’est pas pour lui une idée abstraite, mais quelque chose de directement ressenti dans leur présence : sécurité, accueil, paix intérieure et absence totale de malveillance.
Fin du premier cycle de contacts en 1932
À la fin de cette première série de rencontres, Leo et Mike quittent les visiteurs avec l’impression d’avoir reçu tout ce qu’ils pouvaient assimiler en une seule fois. Le soir est déjà très avancé, leurs esprits sont saturés, et les visiteurs leur disent qu’ils se reverront plus tard. Ce départ marque la fin des contacts directs pour l’année 1932.
La vie familiale est ensuite bouleversée par la mort de leur mère après la naissance de leur sœur Mary. La famille doit se réorganiser dans la difficulté : la petite sœur est envoyée chez une tante pendant plusieurs années, le père doit assumer seul la maison, et le poids de la vie quotidienne devient plus lourd encore pour les enfants. Leo mentionne aussi l’arrivée de l’électricité dans leur foyer à cette époque, détail concret qui accentue, dans son souvenir, le contraste entre la modernité très limitée de leur monde et l’avance vertigineuse du vaisseau.
Dans les années suivantes, Leo dit revoir parfois le vaisseau et même le voir atterrir à plusieurs reprises, notamment près de Dunn Center entre 1933 et 1934. Mais malgré ces observations, il n’y a pas alors de nouveaux échanges personnels avec les visiteurs. Il remarque aussi que ces apparitions semblent se produire seulement au printemps ou pendant les chaleurs de l’été, jamais en hiver ni pendant les périodes froides.
Août 1936 et 1938 : reprise du contact direct
En août 1936, vers la fin du mois, Leo voit de nouveau le vaisseau atterrir près de Dunn Center et décide cette fois de marcher seul jusqu’à lui. Il constate qu’on le laisse entrer dans la zone sans être repoussé par la force magnétique comme autrefois. Il croit reconnaître trois des personnes déjà rencontrées en 1932, même s’il ne peut en être absolument certain. Ce qui domine surtout, dans cette rencontre, est un sentiment de familiarité : il ne ressent plus aucune peur, mais au contraire une impression très douce de bienvenue et de sécurité.
L’échange est plus bref qu’en 1932, mais important. Les visiteurs lui reparlent de l’avenir et réaffirment que le monde connaîtra de très grands problèmes, sans qu’eux interviennent directement dans la manière dont les hommes les géreront. Ils redisent que la planète est leur affaire, mais que l’homme doit apprendre par lui-même à prendre soin de son monde. Ils lui disent que la Terre continuera d’exister, mais qu’ils ne peuvent pas garantir la même chose pour l’humanité si elle persiste à détruire ce qu’elle possède de plus précieux. Ils confirment aussi une parole laissée par sa mère avant sa mort : il sera le dernier survivant de la famille. Ils lui annoncent enfin qu’il verra le monde en très graves difficultés avant l’an 2000.

Un autre contact direct a lieu en 1938 dans la région de Watford City. Leo, alors âgé de dix-huit ans, repère le vaisseau posé au sol, gare sa voiture et s’en approche à pied. De nouveau, rien ne l’empêche d’avancer. Il comprend alors qu’il n’est plus un enfant tenu à distance, mais quelqu’un que les visiteurs reconnaissent désormais. Il est persuadé d’avoir affaire à de véritables amis, peut-être même à quelques-uns des seuls êtres avec qui il se sente réellement en lien.
Au cours de cette rencontre, les visiteurs lui laissent entendre que les lieux où ils atterrissent ont une importance réelle en rapport avec ce que les hommes font à la planète. Leo note aussi qu’ils lui parlent désormais surtout en anglais, alors que dans l’enfance ils utilisaient davantage l’allemand. Cela lui montre que leur manière d’entrer en relation avec lui suit son propre développement. Cette rencontre de 1938 apparaît moins comme une grande visite intérieure que comme une confirmation claire de leur lien amical.
15 septembre 1939 et seconde visite intérieure du vaisseau
Le 15 septembre 1939, alors que Leo roule vers Watford City sans penser au vaisseau, il aperçoit soudain quelque chose dans le ciel, quitte la route principale, suit une piste secondaire et retrouve le vaisseau posé dans une clairière. Après l’avoir observé quelques minutes depuis sa voiture, il décide de s’en approcher. L’ambiance est calme et rien ne l’empêche d’aller jusqu’à lui.
Lorsqu’il arrive à moins de cent pieds, la porte s’ouvre et deux personnes en sortent en levant les mains vers lui. Puis trois hommes viennent à sa rencontre. Chacun pose une main sur son épaule en lui disant qu’ils sont heureux de le revoir. Ce geste le bouleverse profondément. Il comprend qu’il s’agit bien des mêmes amis que ceux rencontrés auparavant. Lorsqu’il leur dit qu’il a changé depuis 1932, ils lui répondent que, de leur côté, leur apparence ne change pas de façon perceptible parce qu’ils ont plusieurs milliers d’années d’avance sur le temps humain, vivent sans germes, et possèdent une durée de vie totalement différente. Ils ajoutent aussi que si les savants terrestres consacraient leurs efforts à prolonger sainement la vie humaine au lieu d’autres priorités, les hommes pourraient vivre bien plus longtemps.
Le contact se déroule d’abord dehors, dans une lumière sans ombre qui éclaire la zone autour du vaisseau malgré l’heure tardive. Quand Leo leur demande si cette lueur pourrait être vue de loin, ils répondent que oui, mais précisent qu’ils ont stoppé tout mouvement dans un rayon de trois miles autour d’eux, de sorte que personne ne peut approcher ni même se déplacer dans cette zone sans leur permission. Ils l’invitent ensuite à entrer de nouveau dans leur vaisseau, en lui rappelant la même procédure de désinfection qu’autrefois. Quand il leur dit qu’il n’a plus la peur qu’il avait avec Mike en 1932, ils sourient et lui rappellent qu’ils n’ont jamais oublié les deux enfants effrayés qu’ils avaient alors traités avec douceur.
À l’intérieur, la procédure est fondamentalement la même : il enlève ses vêtements, subit la brume de désinfection, reçoit une veste, puis entre dans le compartiment principal. Il y trouve six hommes assis dans les grands fauteuils, regardant toujours le même grand écran aux images incompréhensibles. Quand il leur demande ce qu’il voit, ils lui répondent que l’image vient de leur galaxie, située à plusieurs millions de miles, et qu’elle n’a de sens que pour eux dans le cadre de leur travail. Ils lui disent aussi que le système de lumière et de puissance du vaisseau est contenu dans leur métal lui-même, mais ajoutent aussitôt que les scientifiques humains de l’époque n’ont encore aucune idée des principes qui rendent cela possible. Une fois encore, ils lui rappellent que, même s’il a vu tout cela de ses propres yeux, personne ne le croira.

Avant de partir, il vit un moment de contact émotionnel très fort : chacun des six hommes lui permet de poser sa main sur son épaule pendant qu’eux posent la leur sur la sienne. Après avoir rendu la veste et reçu la dernière brume, il ressort du vaisseau. Une lumière sans ombre l’accompagne sur tout le chemin jusqu’à sa voiture, puis disparaît complètement une fois qu’il est reparti.
Isolement, guerre et retour de l’observation à distance
Après cette visite, Leo éprouve à nouveau le même mélange de joie et de frustration : la joie d’un contact réel, la frustration de ne pouvoir le partager avec personne. Cela renforce encore son sentiment que les visiteurs avaient raison depuis le début en lui annonçant qu’il resterait seul à porter ce témoignage.
Le contact s’interrompt ensuite à nouveau en 1941, lorsque Leo est mobilisé dans la Marine. La guerre bouleverse entièrement sa vie et celle de sa famille. Il sert dans le Pacifique Sud, participe aux opérations d’Okinawa et d’Iwo Jima, puis à l’occupation du Japon. Mike entre lui aussi dans l’Armée, est blessé, décoré et poursuit une carrière militaire. Leur plus jeune frère Henry sert également dans la Marine. Pendant toutes ces années de guerre, ni Leo ni Mike ne voient quoi que ce soit des visiteurs, mais Leo précise qu’ils ne quittent jamais vraiment son esprit, d’autant plus qu’ils avaient annoncé un conflit violent dépassant tout ce qu’il pouvait imaginer enfant.

Après sa libération de la Marine, Leo revient à Killdeer. Il reste très occupé à remettre sa vie en ordre, mais pense encore souvent aux visiteurs et surveille le ciel le soir. Il dit apercevoir parfois le vaisseau dans les environs pendant les mois qui suivent son retour, sans réussir à renouer un contact personnel. Plus tard, après son installation dans le Montana, il revoit en 1950 un vaisseau près de la route entre Norris et Sappington Junction. Il commence alors à organiser certains trajets du soir pour repasser par cette région, et les aperçoit plus souvent vers 8 h 15 au coucher du soleil, mais le terrain reste trop difficile pour espérer retrouver un contact direct.
Au même moment, la guerre de Corée frappe directement sa famille. Mike est signalé tué au combat en juillet 1950. Sa mort touche profondément toute la famille. À partir de là, Leo reste seul dépositaire de la mémoire des premiers contacts partagés avec son frère.
1962 et 1963 : témoins extérieurs et peur humaine
En 1962, Leo vit ce qu’il avait espéré pendant des années : la possibilité de montrer enfin le vaisseau à d’autres témoins. Il se trouve alors avec ses trois jeunes filles et deux de leurs amies lorsqu’il voit un vaisseau se déplacer dans le ciel du soir, assez près de la route. Il approche sa voiture jusqu’à environ deux cents pieds de l’appareil, qui flotte à une vingtaine de pieds au-dessus du sol, entouré des mêmes couleurs qu’autrefois. Il croit tenir là une occasion décisive d’obtenir enfin une confirmation extérieure. Mais les cinq fillettes réagissent par la peur et non par la curiosité. Elles ne restent qu’environ une demi-heure à observer l’appareil, et Leo comprend avec déception qu’il lui est impossible de leur faire sentir qu’il ne représente aucun danger.

L’année suivante, en 1963, Leo aperçoit un autre vaisseau en train d’atterrir dans les contreforts du Montana. Cette fois, une autre voiture s’arrête derrière la sienne. Un homme et une femme en sortent. Leo leur demande aussitôt de regarder les collines pour lui dire s’ils voient la même chose que lui. La femme confirme immédiatement qu’un objet étrange descend bien. Pour Leo, c’est une occasion exceptionnelle : un autre adulte reconnaît spontanément le phénomène. Il propose alors au mari de le suivre jusqu’au site. Mais celui-ci réagit avec une peur très forte, refuse catégoriquement de s’impliquer, avoue avoir déjà vu une chose semblable en Californie sans jamais vouloir en reparler, refuse de donner son nom ou son adresse, puis repart précipitamment en lançant seulement : « Bonne chance ! » Cette scène affecte profondément Leo et renforce encore sa conviction que beaucoup préfèrent éviter le phénomène plutôt que d’affronter ce qu’il implique.
La dernière rencontre du 21 octobre 1963
Le 21 octobre 1963, vers 8 h 15 du soir, Leo décide volontairement de retourner dans la région où il a vu le vaisseau atterrir. Il ressent à la fois de la nostalgie et un profond désir de retrouver la compagnie de ces êtres, qu’il considère comme ses amis. Après avoir conduit aussi loin que possible sur des routes de montagne sombres, il laisse des feux de position pour retrouver sa voiture, puis continue à pied. Quand il aperçoit le vaisseau posé, exactement comme au temps où Mike était encore avec lui, il s’arrête quelques minutes pour reprendre son souffle et savourer l’intensité du moment. Il ne ressent aucune peur, seulement de la joie et un grand désir de revoir ce vaisseau.
En descendant le versant, il voit apparaître la douce lumière indirecte qu’il connaît déjà. Il distingue environ six personnes en mouvement, puis remarque que deux d’entre elles viennent vers lui. Elles l’accueillent comme autrefois, main sur l’épaule, et l’un d’eux lui dit qu’il s’est écoulé de nombreuses années depuis leur dernière rencontre. Très vite, ils évoquent aussi la scène précédente avec l’homme rencontré sur la route. Ils lui disent qu’ils l’ont observée grâce à leurs capteurs, qu’ils ont entendu la conversation, et qu’il faisait du bon travail en essayant de convaincre cet homme de venir. Mais ils lui rappellent aussi qu’après toutes ces années il aurait dû savoir que la plupart des gens ne le croiraient pas. Selon eux, cet homme, qui les avait déjà vus auparavant, a préféré laisser sa peur le persuader qu’ils étaient une menace plutôt que d’accepter la réalité de leur présence.
En approchant du vaisseau, les cinq autres hommes sortent à leur tour et l’accueillent avec le même sourire bienveillant. Tous semblent exprimer ensemble leur joie de le revoir. Ils ajoutent qu’ils regrettent que Mike ne puisse pas être là et disent qu’il leur plaisait beaucoup. Lorsque Leo leur explique que Mike a été perdu en Corée, il a le sentiment qu’ils le savaient déjà avant même qu’il ne le dise. Cette allusion renforce chez lui l’idée qu’ils suivent sa vie et sa mémoire d’une manière intime et continue.
Après cet accueil, Leo entre une nouvelle fois dans le vaisseau selon la procédure habituelle. L’atmosphère lui paraît très simple, très détendue, presque familiale. Il leur parle de sa vie au cours des années écoulées. Ils évoquent aussi sa tentative de montrer le vaisseau à ses filles et regrettent qu’elles aient été trop effrayées. L’un des visiteurs aborde ensuite un sujet beaucoup plus grave : depuis trois ans, des tentatives déterminées ont été faites sur Terre pour détecter et capturer l’un de leurs vaisseaux. Ils expriment le souhait que les hommes changent d’attitude et consacrent leur énergie à leur propre amélioration plutôt qu’à des entreprises hostiles. Ils disent clairement que la science et la technologie humaines sont désormais assez avancées pour représenter une menace non seulement pour leurs vaisseaux, mais aussi pour la planète entière.
Ils ajoutent alors un avertissement très net : si les chefs militaires continuent à chercher à endommager leurs vaisseaux, ils seront forcés de se défendre. Mais leur autodéfense obéit à une règle simple : tout ce qui leur est lancé sera renvoyé à sa source. Ils insistent sur le fait qu’ils ne lanceront pas d’attaque gratuite, mais exerceront seulement ce droit défensif minimal. Pour Leo, cela confirme une fois encore qu’ils sont puissants, mais retenus par une morale supérieure.
Le reste de la visite se déroule dans une ambiance beaucoup plus paisible. Il n’y a pas de nouvelle exploration du vaisseau : Leo connaît déjà l’essentiel de ce qu’il y a à voir. Ils parlent surtout comme de vieux amis. Les visiteurs lui donnent le sentiment qu’ils sont de plus en plus préoccupés par la direction que prend la Terre. Après être sortis du vaisseau, ils s’asseyent ensemble sur le sol et regardent les étoiles pendant encore longtemps, dans un moment très calme et presque hors du temps.
Quand Leo pense à repartir, ils savent déjà ce qu’il pense. Ils lui disent qu’ils espèrent le revoir, mais que cela prendra cette fois assez longtemps, car ils repartent vers leur propre galaxie. Ils lui annoncent qu’un autre de leurs vaisseaux continuera à voyager autour de la Terre, mais qu’il effectuera beaucoup moins d’atterrissages, car il sera davantage occupé à observer ce que l’homme fait dans l’espace. Ils ajoutent aussi qu’un autre vaisseau, beaucoup plus grand, atterrira dans ce même lieu en 1971, 1972 et 1973, et qu’il pourra souvent avoir l’occasion de le voir dans cette région.
Avant de se séparer, ils lui rappellent de continuer à croire ce qu’il a vu, à travailler pour le comprendre, et à ne pas oublier qu’ils restent disposés à aider si les hommes les sollicitent sans les craindre. Leo leur répond qu’il sera toujours attentif à leurs activités et saisira toutes les occasions de les revoir. Il leur dit aussi qu’ils ont toujours été les seuls vrais amis qu’il ait connus. La séparation se fait sur un sentiment très profond de confiance et de fidélité.
Leo reprend ensuite le chemin de sa voiture, accompagné une fois de plus par une lumière qui éclaire tout son trajet. À environ un demi-mile du vaisseau, il commence à sentir une chaleur inhabituelle autour de lui alors que la nuit est froide. Lorsqu’il atteint sa voiture, il découvre que le moteur tourne déjà et que l’habitacle est bien chaud. Il ne comprend pas comment ils ont pu démarrer la voiture, mais y voit une nouvelle preuve de leur attention concrète et bienveillante. Une fois revenu sur la route, il regarde en arrière : les montagnes sont redevenues sombres et silencieuses, comme si le vaisseau n’avait jamais existé.
Réflexions finales de Leo sur leur nature et leur mission
Avec le recul, Leo insiste sur le fait qu’aucun de leurs actes ne lui a jamais suggéré le mal, la tromperie, la brutalité ou le mépris. Ils lui sont apparus sages, propres, bons, calmes, attentifs, incapables d’erreur au sens humain ordinaire. Il les voit comme des modèles d’humanité accomplie, et estime qu’un de leurs messages essentiels est précisément que l’humanité terrestre doit grandir et mûrir avant de devenir digne de posséder de telles capacités et de telles connaissances.
Il pense qu’ils sont profondément préoccupés par les armes nucléaires et chimiques, ainsi que par la tendance humaine à empoisonner l’environnement. Il avance aussi l’idée que leur travail sur Terre était probablement lié à l’étude des insectes, des plantes et des poisons chimiques présents dans l’environnement, ce qui expliquerait pourquoi ils apparaissaient surtout du printemps à la fin de l’été, quand la vie végétale et les insectes étaient actifs.
Leo oppose enfin très clairement la dureté des hommes à la qualité morale de ces visiteurs. Sa famille a connu la discrimination, la suspicion, la pauvreté, la haine et les pertes liées à la Dépression. Lui et Mike passaient beaucoup de temps seuls dans les collines, en partie à cause des moqueries et de la xénophobie visant leur origine allemande et catholique. Face à cela, il souligne qu’avec les visiteurs, ni lui ni son frère n’ont jamais connu la discrimination, l’avidité, la haine ou le mépris. C’est pour lui le point le plus important. Ils ont pris le temps de parler à deux petits garçons de ferme du Dakota du Nord, les ont traités avec respect, et ont changé leur vie pour toujours. Sa conclusion est donc que ces êtres feront toujours tout ce qu’ils peuvent pour aider l’humanité à apprendre de ses erreurs, mais qu’ils ne remettront jamais entre les mains d’êtres immatures des capacités ou des outils dangereux qu’ils ne sauraient pas employer avec sagesse.
Apparence des habitants de la galaxie inconnue :
Apparence générale et impression d’ensemble
Les êtres observés par Leo Dworshak présentent une apparence extérieure entièrement humaine. Dès les premières rencontres, Leo et Mike notent qu’aucun détail physique ne permet de les distinguer immédiatement d’hommes ordinaires. Leur morphologie, leur taille, leur posture et leurs proportions sont similaires à celles des humains. Leur visage ne présente pas de particularité inhabituelle, ni déformation, ni trait exagéré. Ils ne possèdent ni caractéristique animale, ni aspect monstrueux, ni élément évoquant une altérité biologique visible. Cette ressemblance est telle que Leo insiste sur le fait qu’ils pourraient facilement passer pour des hommes parmi d’autres.
Cependant, malgré cette apparence humaine, une impression globale différente se dégage. Leo perçoit chez eux une forme de perfection et d’harmonie dans les traits, sans pouvoir désigner précisément ce qui les distingue. Leur présence est décrite comme calme, maîtrisée, sans agitation ni tension. Ils dégagent une impression de stabilité, de contrôle et de sérénité constante. Leur comportement est toujours mesuré, sans gestes inutiles ni brusques, ce qui renforce cette sensation d’écart avec les humains ordinaires.

Vêtements, uniformité et présentation
Lors des premières observations, les êtres portent des vêtements identiques, semblables à des uniformes. Ces tenues sont propres, ajustées, sans ornement visible ni signe distinctif individuel. Cette uniformité vestimentaire donne l’impression d’un groupe structuré, organisé, sans différenciation apparente entre les individus.

Lors d’autres observations, leur apparence vestimentaire évolue légèrement : ils portent des vêtements ressemblant à une chemise et un pantalon, toujours parfaitement propres et bien ajustés. Là encore, aucune décoration, aucun symbole, aucun accessoire n’est mentionné. L’ensemble reste simple, fonctionnel, mais extrêmement soigné. Leo remarque que, quelle que soit la tenue observée, elle est toujours impeccable. Aucun pli, aucune salissure, aucune trace d’usure n’est visible. Cette propreté constante participe à l’impression générale de maîtrise et de contrôle.
Expression, regard et comportement physique
Les êtres ne manifestent aucune expression émotionnelle marquée au sens humain habituel. Leur visage reste calme, neutre, sans signes de surprise, d’inquiétude ou d’agitation. Lorsqu’ils interagissent, ils peuvent sourire, mais ce sourire reste mesuré, sans exagération.
Leur regard n’est pas décrit comme étrange ou disproportionné, mais Leo ressent qu’il est attentif, conscient, et qu’ils perçoivent beaucoup plus que ce qu’ils montrent. Il a à plusieurs reprises l’impression qu’ils sont parfaitement conscients de sa présence, même lorsqu’ils ne réagissent pas visiblement. Leur manière de se déplacer est fluide et coordonnée. Ils marchent sans précipitation, avec une grande régularité. Lorsqu’ils travaillent autour du vaisseau, leurs gestes sont précis, méthodiques, répétés, toujours en lien direct avec ce qu’ils observent. Ils ne font aucun mouvement inutile, ce qui donne l’impression d’une efficacité totale dans leurs actions.
Lors des premiers contacts, ils n’interagissent pas directement avec Leo et Mike malgré leur proximité. Ils poursuivent leurs activités sans manifester de curiosité apparente, ce qui renforce l’idée qu’ils contrôlent parfaitement leurs réactions et choisissent délibérément de ne pas engager d’échange. Le contact physique avec ces êtres est décrit à plusieurs reprises, notamment à travers un geste récurrent : chacun d’eux pose une main sur l’épaule de Leo, et celui-ci répond en posant la sienne sur la leur. Ce geste simple constitue une forme de salut et de reconnaissance.
Lors de ce contact, Leo ressent clairement la pression des doigts. Le toucher est réel, solide, sans anomalie apparente. Il ne décrit ni froideur particulière, ni texture inhabituelle de la peau. Rien, dans ce contact, ne suggère une nature non humaine au niveau sensoriel. Ce geste est chargé d’une forte valeur émotionnelle pour lui. Il est répété par plusieurs individus, parfois successivement, ce qui donne à l’ensemble un caractère presque rituel. Il associe ce contact à une forme d’affection, de respect et de reconnaissance mutuelle.
Absence de vieillissement et perception du temps
Un élément important relevé par Leo est l’absence de changement visible dans leur apparence au fil des années. Lorsqu’il les retrouve plusieurs années plus tard, il a l’impression de revoir exactement les mêmes individus, sans modification liée au temps.
Les visiteurs eux-mêmes expliquent que leur apparence ne change pas de manière perceptible parce qu’ils ont plusieurs milliers d’années d’avance sur le temps humain. Ils indiquent qu’ils vivent sans germes et possèdent une durée de vie totalement différente de celle des humains. Ils précisent toutefois qu’ils ne peuvent pas lui expliquer en détail ce fonctionnement. Cette absence de vieillissement observable contribue fortement à l’impression qu’ils appartiennent à une réalité différente, où le temps ne produit pas les mêmes effets que chez l’homme.
Perception mentale et présence intérieure
Au-delà de l’apparence physique, Leo insiste sur une dimension qu’il perçoit comme essentielle : la présence mentale de ces êtres. Il a constamment le sentiment qu’ils comprennent ses pensées, qu’ils anticipent ses réactions et qu’ils savent ce qu’il ressent avant même qu’il ne parle. Cette perception ne repose pas sur un élément visible, mais sur une impression persistante. Il remarque que leurs réponses correspondent souvent exactement à ses pensées du moment, comme s’il n’avait pas besoin de formuler ses questions à voix haute.
Cette capacité renforce l’écart entre leur apparence humaine et leur nature réelle. Extérieurement semblables aux hommes, ils semblent intérieurement fonctionner d’une manière très différente, avec une forme de communication qui dépasse le langage verbal. Malgré leur apparence entièrement humaine, Leo conclut que ces êtres ne peuvent pas être confondus avec des humains ordinaires. Ce qui les distingue ne réside pas dans leur physique, mais dans l’ensemble de leur présence : leur calme, leur maîtrise, leur absence d’émotions visibles, leur comportement parfaitement structuré, leur propreté constante, leur absence de vieillissement et leur capacité apparente à percevoir les pensées.
Ils lui apparaissent comme des êtres aboutis, équilibrés, sans agressivité, sans nervosité, sans contradiction dans leurs gestes ou leurs attitudes. Cette cohérence totale entre leur apparence, leur comportement et leur manière d’interagir constitue, pour lui, la différence la plus marquante. Ainsi, l’apparence des êtres du contact repose sur un paradoxe constant : extérieurement humains en tout point, mais intérieurement perçus comme profondément différents, appartenant à un niveau de développement et de compréhension qui dépasse celui de l’humanité.
Extraits des divulgations, selon une sélection choisie :
Extrait 1 : vaisseaux spatiaux
Apparence générale, forme et structure externe
Le vaisseau observé par Leo Dworshak se présente comme un appareil de grande taille, de forme circulaire aplatie, comparable à une grange. Son aspect extérieur est parfaitement homogène : aucune jointure, aucun rivet, aucune séparation de panneaux n’est visible. L’ensemble donne l’impression d’un objet constitué d’un seul bloc. Aucune structure mécanique identifiable n’apparaît à l’extérieur : pas d’antenne, pas de moteur apparent, pas d’ouverture permanente.
Les accès au vaisseau participent à cette étrangeté. Rien ne permet d’anticiper leur emplacement. Une ouverture apparaît directement dans la surface, sans découpe visible préalable, sans charnière ni mécanisme observable. Une rampe sort alors silencieusement, puis disparaît de la même manière, sans laisser de trace sur la coque.
Lorsqu’il est posé, le vaisseau repose sur quatre grands appendices situés sous l’appareil, que Leo interprète comme des supports. Ceux-ci sont visibles lors des phases stationnaires. Au moment du départ, ils se rétractent directement dans le corps du vaisseau, dans un mouvement fluide et silencieux, sans mécanisme apparent.

Couleur, lumière et éléments en rotation
À première vue, le vaisseau apparaît argenté. Cependant, Leo précise qu’en réalité, sa surface possède une teinte bleu clair capable de se fondre avec le ciel, ce qui le rend difficile à distinguer, notamment en altitude. Cette surface n’est pas passive : elle peut modifier son apparence en fonction de l’environnement. Elle reproduit les teintes du ciel, du coucher du soleil, peut prendre un aspect liquide, réfléchissant ou au contraire plus sombre. Ces variations semblent contrôlées.
Une caractéristique constante est la présence d’une bande circulaire située sur la partie la plus large de l’appareil. Cette bande émet des lumières colorées clignotantes et est associée à un mouvement rotatif. Leo observe que certaines parties du vaisseau tournent selon un mouvement complexe, tandis que d’autres restent immobiles ou suivent un rythme différent. Lors des phases de transition, cette bande ralentit, s’arrête, puis les lumières s’éteignent, marquant un changement d’état du vaisseau.
Le vaisseau produit également une lumière diffuse capable d’éclairer la zone environnante sans source visible et sans créer d’ombres nettes. Cette lumière donne une impression uniforme et inhabituelle. Les couleurs observées ne semblent pas être simplement réfléchies, mais plutôt provenir de l’intérieur du matériau lui-même.
Fonctionnement observable, contact avec l’environnement
Le fonctionnement du vaisseau se manifeste notamment lors du décollage. Leo décrit une séquence très précise : le sol commence à vibrer de manière nette et prolongée avant toute manifestation sonore. Un léger bourdonnement apparaît ensuite, restant extrêmement faible. Simultanément, l’enveloppe extérieure du vaisseau entre en rotation avec une régularité parfaite. Les quatre supports se rétractent alors dans la structure. Une grande quantité de lumière colorée jaillit au moment où l’appareil s’élève. L’ascension est fulgurante : en quelques secondes, l’objet disparaît totalement, après avoir atteint seulement une faible hauteur au-dessus du sol.
Malgré cette puissance apparente, le niveau sonore reste très faible, ce qui frappe particulièrement Leo. Le vaisseau ne présente aucune signature mécanique classique : pas de bruit de moteur identifiable, pas de souffle, pas de système de propulsion visible.
Lors du contact physique, la surface du vaisseau présente des propriétés très inhabituelles. Elle n’est ni froide ni chaude, ni dure comme du métal. Elle est décrite comme extrêmement douce, mais donne l’impression qu’un contact complet n’a jamais lieu. Leo compare cette sensation à celle de deux aimants qui se repoussent : la main approche, mais une force invisible empêche un véritable contact. Les couleurs visibles à ce moment semblent provenir de l’intérieur du matériau.
Autour du vaisseau se trouve également un champ invisible agissant comme une barrière. Totalement transparent, il empêche toute approche lorsque celui-ci est actif. Il peut être ajusté, permettant ou non le passage. Ce champ interagit aussi avec les êtres vivants, repoussant par exemple des animaux qui tentent de s’approcher. Dans certains cas, les visiteurs indiquent qu’ils peuvent contrôler une zone beaucoup plus large autour du vaisseau, allant jusqu’à immobiliser tout mouvement dans un périmètre étendu.
Enfin, le vaisseau possède une capacité à échapper à la perception. Il peut se fondre dans son environnement au point de devenir difficile à distinguer, même à relativement courte distance. Cette propriété ne semble pas seulement visuelle, mais affecte plus globalement la manière dont il est perçu.
Ainsi, l’ensemble des caractéristiques extérieures décrites par Leo présente un objet circulaire aplati reposant sur quatre supports rétractables, doté d’une surface lisse et sans structure visible, capable de modifier son apparence, d’émettre des lumières internes, de fonctionner presque sans bruit, et d’interagir avec son environnement au moyen de champs invisibles. L’ensemble donne l’impression d’une technologie totalement étrangère aux principes mécaniques connus.
Extrait 2 : le pourquoi du contact avec la Terre
Responsabilité de la Terre et étude du vivant
Dans l’ensemble du récit, la raison principale donnée par les visiteurs pour leur présence sur Terre est exprimée de manière très claire : ils affirment revenir sur cette planète depuis plus de cinq mille ans parce que la Terre est de leur responsabilité. Leo insiste sur ce point dans ses souvenirs : ils ne parlent pas seulement des humains, mais bien de la planète elle-même. La Terre apparaît, dans leur discours, comme un monde dont ils ont la charge à un certain niveau, dans un cadre beaucoup plus vaste que celui de l’humanité seule. C’est pourquoi ils continuent à venir, à observer, à atterrir en différents lieux, et à suivre l’évolution de ce qui s’y passe.
La formulation la plus directe qu’ils donnent sur leur activité est qu’ils étudient « les schémas de la vie ». Cette expression reste mystérieuse, mais tout le contexte du récit permet de voir qu’elle renvoie à l’observation de la vie terrestre sous plusieurs formes. Dès les premières rencontres, Leo et Mike ont l’impression que les hommes du vaisseau s’intéressent à la terre, aux plantes, aux animaux, à la campagne frappée par la sécheresse, aux récoltes détruites et aux parasites. Ils les voient à plusieurs reprises se pencher vers le sol, examiner ou prélever quelque chose dans la terre, inspecter les buissons, transporter de petits appareils et travailler méthodiquement autour de la zone. Plus tard, Leo pense que leur travail sur Terre concernait probablement les insectes, les plantes et les poisons chimiques présents dans l’environnement. Cela lui paraît expliquer pourquoi leurs apparitions se produisent surtout du printemps à la fin de l’été, au moment où la vie végétale est active et où les insectes sont présents.
Leur intérêt pour la Terre ne se limite donc pas à l’homme. Leo comprend progressivement qu’ils se soucient de l’ensemble du vivant et de l’état général de la planète. Le respect extrême qu’ils montrent pour leur environnement va dans ce sens : ils ne laissent jamais aucune trace, aucun déchet, aucune altération visible du sol. Pour Leo, cette propreté absolue n’est pas un simple détail technique, mais l’expression d’un respect conscient pour la Terre. Ils se comportent comme si ce monde était un lieu important qu’il faut préserver, et non comme un territoire que l’on peut utiliser sans égard.
Non-intervention, aide conditionnelle et relation avec l’humanité
Les visiteurs semblent aussi considérer que les crises touchant la Terre sont en partie liées au comportement humain. Lors des échanges à bord du vaisseau, ils laissent entendre que des malheurs tels que la dépression, la sécheresse et d’autres souffrances collectives ne sont pas seulement des catastrophes extérieures, mais aussi des conséquences que l’humanité a en partie créées elle-même. Ils annoncent également de grandes guerres et de lourdes souffrances à venir, et parlent de problèmes futurs liés aux gouvernements, aux taxes, à la corruption, aux tensions raciales, à la frustration des peuples et à l’effondrement des bases de la société. Leo comprend avec le recul qu’ils relient l’état du monde humain à des déséquilibres profonds produits par l’homme lui-même.
Cependant, malgré cette attention constante, ils répètent qu’ils n’interviendront pas directement à la place des humains. Ils disent que la planète est leur affaire, mais que l’homme possède son propre esprit et doit apprendre par lui-même à prendre soin de son monde s’il veut conserver son foyer. Ils affirment ainsi que l’humanité doit rester libre de toute domination extérieure. Selon eux, si cette liberté disparaît, l’homme devient perdu, frustré et finit par se révolter. Cette idée est centrale : ils ne se présentent pas comme des conquérants ni comme des dirigeants venus prendre en main la Terre, mais comme des observateurs et des gardiens indirects, qui laissent les humains apprendre par eux-mêmes, même si cela implique des erreurs, des crises et des souffrances.
Leur rapport à l’humanité est donc double. D’un côté, ils suivent de très près ce que les hommes font à la planète et semblent profondément préoccupés par l’orientation prise par la civilisation humaine. De l’autre, ils refusent de s’imposer. Ils disent qu’ils sont disposés à aider, mais seulement si cette aide est demandée sincèrement. Cela apparaît aussi dans ce qu’ils disent des douze êtres de leur galaxie vivant en permanence sur Terre, mêlés aux humains sans qu’on puisse les reconnaître. Selon eux, ces douze représentants ont souvent essayé d’aider le monde humain, mais leurs offres ont toujours été rejetées. Ils précisent qu’ils ne donnent des conseils qu’à ceux qui les invitent et les accueillent réellement. Pour Leo, cela signifie qu’ils n’imposent jamais leur savoir, même s’ils possèdent manifestement des connaissances très supérieures.
Organisation galactique et mission d’observation élargie
Ils évoquent également une organisation plus large à laquelle leur monde appartient, en parlant de plusieurs galaxies liées entre elles. Leur propre galaxie serait connectée à la nôtre au sein d’un ensemble d’environ douze galaxies en relation. Cette idée suggère un système structuré à une échelle bien plus vaste que celle d’une seule galaxie, dans lequel les mondes ne seraient pas isolés mais reliés entre eux. Dans ce cadre, leur présence sur Terre ne serait pas seulement une initiative locale, mais s’inscrirait dans une organisation plus étendue, où certaines planètes comme la Terre font l’objet d’une attention particulière.
Le récit suggère aussi que leur présence a une dimension de surveillance générale. Depuis le vaisseau, ils observent les environs grâce à leurs capteurs et semblent capables de voir en temps réel ce qui se passe autour d’eux. Plus tard, ils disent à Leo qu’un autre de leurs vaisseaux continuera à circuler autour de la Terre, mais avec moins d’atterrissages, car il sera davantage occupé à observer ce que l’homme fait dans l’espace. Cela montre que leur mission ne concerne pas seulement la surface terrestre ou les campagnes qu’ils étudient, mais aussi l’évolution plus large de l’activité humaine. À mesure que l’humanité développe sa science et sa technologie, leur attention semble se porter aussi sur les nouvelles menaces qu’elle fait peser, non seulement sur elle-même, mais sur la planète entière.
Cette inquiétude devient explicite dans les derniers contacts. Les visiteurs évoquent les tentatives humaines de détecter et de capturer leurs vaisseaux, et se disent préoccupés par le fait que la science et la technologie humaines sont désormais assez avancées pour menacer non seulement leurs appareils, mais aussi la Terre elle-même. Leo associe immédiatement cela à l’image d’un nuage atomique. Avec le recul, il pense qu’ils sont profondément préoccupés par les armes nucléaires, les armes chimiques et plus généralement par la tendance humaine à empoisonner l’environnement. Leur présence sur Terre prend alors, dans son interprétation, une dimension encore plus claire : observer, protéger, mesurer les dangers, et empêcher autant que possible que certaines limites soient franchies, sans pour autant ôter à l’humanité sa responsabilité.
Transmission, avertissements et finalité du contact
Une autre dimension importante du contact avec la Terre est, pour Leo, la transmission. Il en vient à croire qu’ils n’agissent pas seulement par des apparitions visibles ou des rencontres directes, mais aussi par une influence mentale subtile. Il pense qu’ils partagent des pensées, des impressions et des informations entre eux et avec les humains à un niveau intérieur. Il croit même qu’ils diffusent depuis longtemps certaines connaissances parmi les hommes, non par des livres ou des médias, mais par une forme de transmission mentale faible, agissant discrètement sur l’esprit humain. Cette idée relève clairement de son interprétation personnelle, mais elle s’inscrit dans ce qu’il a ressenti à bord : une communication non seulement verbale, mais intérieure, où beaucoup de choses étaient comprises sans avoir été dites à haute voix.
Dans ce cadre, le contact avec Leo et Mike ne semble pas être présenté comme un simple hasard. Les visiteurs leur disent qu’ils ont vécu avec eux une grande expérience, qu’ils ont beaucoup vu et beaucoup appris, et qu’ils en savent déjà plus sur eux que la plupart des gens de leur monde. Leo a aussi le sentiment qu’ils les ont tenus à distance au début pour les habituer progressivement à leur présence et calmer leur peur. Leur démarche sur Terre ne consiste donc pas seulement à étudier passivement l’environnement : ils choisissent aussi certains humains, les approchent avec prudence, leur transmettent peu à peu des éléments de compréhension, tout en leur rappelant que le reste du monde ne les croira pas encore.
La raison de leur présence sur Terre peut ainsi être reconstituée de manière assez complète. Ils viennent parce qu’ils se considèrent responsables de la Terre. Ils observent les schémas de la vie, le vivant, les sols, les plantes, les animaux, les insectes et l’état général de l’environnement. Ils surveillent aussi l’activité humaine, ses crises, ses déséquilibres, ses tendances à la guerre, à la corruption, à la destruction et à l’empoisonnement du monde. Ils avertissent, conseillent parfois, mais refusent de gouverner ou de contraindre. Ils veulent aider, mais seulement des humains capables de les accueillir sans peur, sans avidité et sans volonté de domination. Ils semblent donc agir à la fois comme observateurs, protecteurs, témoins du long devenir de la planète, et porteurs d’un rappel constant : la Terre n’est pas abandonnée à elle-même, mais l’humanité doit apprendre seule à être digne d’y vivre.
Liens vers des documents plus complets sur ce contact :
• Livre complet "UFOs are with us - take my word", de Leo DWORSHAK, en anglais - format PDF : cliquer ici
• Traduction française numérique de "UFOs are with us - take my word", de Leo DWORSHAK - format PDF : cliquer ici
☝ Enquête vidéo en anglais sur Youtube : cliquer ici
☝ Court article sur Leo Dworshak par Rune en anglais :
Galactic.no/ru
☛ Traduction auto en FR : cliquer ici
☝ Autres liens en anglais :
Ufojournalist
☛ Traduction auto en FR : cliquer ici
